- 2006
- 2003
- 2002
- 2001
- 2000
- 1999
- 1998
15 décembre 2006 |
|
26 octobre 2006 |
|
27 juillet 2006 |
M. Charles Gautier, sénateur socialiste de la Loire-Atlantique |
18 mai 2006 |
|
5 mai 2006 |
|
23 mars 2006 |
Question d'actualité au gouvernement n° 0766G de M. Jean-Pierre Cantegrit
(Français établis hors de France - UMP) publiée dans le JO Sénat du 15/12/2006 - page 10283
M. Jean-Pierre Cantegrit. Monsieur le président, mesdames, messieurs les ministres, mes chers collègues, ma question s'adresse à Mme la ministre de la défense et porte sur la politique de la France en Afrique, plus particulièrement en Afrique centrale. La République centrafricaine et la République tchadienne sont l'objet d'incursions de bandes armées en provenance du Soudan , tendant à déstabiliser ces pays . La France a signé des accords de défense avec la République centrafricaine et de coopération militaire avec le Tchad. Très récemment, les forces militaires françaises ont dû intervenir, dans le cadre de ces accords, pour préserver l'intégrité territoriale de ces pays. L'origine du conflit semble due, pour la plus grande part, à l'instabilité qui règne au Soudan et à l'attitude du régime du président soudanais . En effet, Omar Al-Bachir ne contrôlant pas son territoire, il cherche à desserrer la pression internationale en tentant de déstabiliser ses voisins. N'oublions pas que ce pays a accueilli, en son temps, Oussama ben Laden ! Ainsi, l'intervention des forces aériennes françaises a aidé le Tchad à retrouver une certaine stabilité ; il en est de même pour la République centrafricaine, où les forces françaises ont aidé les Forces armées centrafricaines, les FACA, et la Force multinationale en Centrafrique, la FOMUC , à chasser les bandes armées qui occupaient une partie du territoire de ce pays et qui étaient équipées, pour partie, m'a-t-on dit, d'armes chinoises. La question est de savoir si la France fait face aux engagements qui sont les siens, alors qu'elle est observée par de grands pays amis comme le Gabon, le Cameroun, le Togo et le Sénégal, notamment, avec lesquels des accords de défense et de coopération militaire semblables ont été signés. Assumons-nous nos responsabilités ? Sommes-nous là pour protéger le millier de Français qui résident en Centrafrique, les 1 200 Français qui demeurent au Tchad, ou bien, allons-nous, sous la pression d'une partie de la presse française, toujours là pour culpabiliser notre pays, laisser la place à d'autres ? J'en arrive à ma seconde question. Nous entretenons, avec la Chine continentale, des liens anciens, établis sur l'initiative du général de Gaulle. Une coopération économique, fructueuse pour les deux pays, semble s'engager. Mais devons-nous laisser la place que nous occupons en Afrique à la Chine , qui n'a qu'un intérêt, celui d'obtenir des matières premières et qui, elle, ne donne pas de leçons de morale ?
M. Robert Hue. Vous en donnez, vous !
M. Jean-Pierre Cantegrit. J'aimerais connaître la position de la France face à cette évolution qui intéresse nos compatriotes français de l'étranger et le groupe France-Afrique centrale, que je préside. (Très bien ! et applaudissements sur les travées de l'UMP et de l'UC-UDF.)
Réponse du Ministère de la défense publiée dans le JO Sénat du 15/12/2006 - page 10284
Mme Michèle Alliot-Marie, ministre de la défense. Monsieur le président, mesdames, messieurs les sénateurs, oui ! la France assume et assumera ses responsabilités de protection à l'égard de ses ressortissants comme des ressortissants étrangers à ces pays ! Oui ! la France met en oeuvre les obligations qu'elle a contractées en signant des accords de défense ou de coopération avec différents pays africains. Oui ! la France assume ses responsabilités liées à son statut de membre permanent de l'ONU, qui l'oblige à être en première ligne pour la mise en oeuvre des résolutions de cette institution. Oui ! la France assume aussi ses responsabilités, dans un cadre européen, en devenant l'incitateur d'une politique européenne tendant à aider les pays africains, tout particulièrement l'Union africaine, de façon qu'ils aient les moyens, y compris militaires, de mettre en oeuvre des actions de stabilisation et de paix. Nous avons agi ainsi avec succès, voilà peu de temps, au Cameroun. Il en fut de même en République centrafricaine, comme vous venez de le rappeler, monsieur Cantegrit. Je tiens, d'ailleurs, à souligner que les forces armées centrafricaines ont repris la totalité des positions qu'elles occupaient dans les différents villages. Nous avons également apporté un soutien, uniquement logistique, aux forces tchadiennes, dans le cadre de nos accords de coopération. Nous sommes aussi intervenus, avec d'autres pays européens, en République démocratique du Congo, dans le cadre de la défense européenne, pour permettre la tenue des élections dans les meilleures conditions possibles. En Côte d'Ivoire, nous sommes présents à la demande de l'ONU, en soutien des forces de cette institution. Vous le constatez, mesdames, messieurs les sénateurs, oui ! la France assume ses responsabilités et continuera à le faire. Monsieur Cantegrit, vous avez évoqué la Chine qui, effectivement, est un nouvel intervenant sur le continent africain. Elle est le deuxième partenaire commercial de l'Afrique, après la France. Que fait la Chine en Afrique ? Elle va y chercher des ressources dont elle a besoin pour son développement et dont elle ne dispose pas sur son territoire, qu'il s'agisse de pétrole ou de différents minerais. Elle recherche également des débouchés pour ses activités. Elle veut également avoir une influence politique. Qu'un grand pays contribue au développement de l'Afrique, qui en a besoin, ne nous dérange pas, à condition que cette intervention se fasse en toute transparence, afin d'encourager le développement et la démocratie. M. Roland Muzeau. Comme le fait la France ? Mme Michèle Alliot-Marie, ministre. Nous attirons l'attention de la Chine sur le fait que, trop souvent, des armes chinoises sont en cause, et ce, indépendamment de tout embargo. Finalement, nous voulons aussi assumer notre responsabilité vis-à-vis de ce grand continent, en associant le plus grand nombre de pays pour répondre à l'ambition consistant à faire en sorte que la paix et le développement économique permettent aux Africains d'avoir de véritables perspectives d'avenir.
M. René-Pierre Signé. Doux rêve !
Mme Michèle Alliot-Marie, ministre. Cette vision est conforme à notre éthique et à la politique que la France a toujours menée à l'égard de l'Afrique. (Applaudissements sur les travées de l'UMP, ainsi que sur certaines travées de l'UC-UDF et du RDSE.)
|
Question écrite n° 25047 de Mme Christiane Demontès, sénatrice socialiste du Rhône,
publiée dans le JO Sénat du 26/10/2006 - page 2680
Catastrophe humanitaire du Darfour Mme Christiane Demontès attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur la catastrophe humanitaire du Darfour. Depuis plus de trois ans, la population du Darfour est en danger.Les violences qu'elle subit sont à l'origine de plus de 200 000 tués. Ce sont plus de deux millions de personnes sans distinction d'âge ou de sexe qui ont dû fuir leur pays. Au mois d'août dernier, les troupes soudanaises ont lancé une offensive contre les troupes rebelles de cette région. Ces armées gouvernementales et les milices Janjawids massacrent, violent, pillent et déplacent de force les civils. En cela, elles sont accusées de crime contre l'humanité. L'ONU a adopté tardivement la résolution 1706 appelant au déploiement d'une force de maintien de la paix de l'ONU au Darfour. Lors d'une récente visite du ministre britannique pour la coopération internationale et envoyé spécial britannique pour la paix au Soudan, le Président soudanais a réitéré que son pays refusait l'application de cette résolution. Au regard de ce qu'il est convenu d'appeler une véritable catastrophe humanitaire et que d'autres observateurs qualifient de "premier génocide du 21° siècle", elle lui demande quelle initiative le Gouvernement entend très rapidement prendre, afin que cette tuerie cesse et que le déploiement des troupes onusiennes, tel que prévu dans la résolution 1706, soit rendu effectif
En attente de réponse du Ministère des affaires étrangères
|
M. Charles Gautier, sénateur socialiste de la Loire-Atlantique
Question écrite n° 24104, publiée dans le JO Sénat du 27/07/2006 - page 1983
M. Charles Gautier attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur la situation au Tchad et l'implication des autorités françaises dans ce pays. La France a récemment apporté son soutien à la tenue de l'élection présidentielle du 3 mai, malgré la complexité de la situation, et a soutenu le président en affirmant qu'il serait le seul à pouvoir garantir la stabilité et l'unité nationale du pays. Lors des récents mouvements de rébellion dans le pays, l'armée française a également apporté son soutien technique au pouvoir tchadien. Il souhaite connaître les raisons qui ont conduit à ce soutien politique et militaire
Réponse du Ministère des affaires étrangères publiée dans le JO Sénat du 16/11/2006 - page 2875
Le Tchad est un pays dont l'unité nationale, la souveraineté et la stabilité doivent être soutenues. Le président Déby, lors de sa réélection en 2001, a opté pour des choix visant à assurer la réforme de son pays. Ces choix ont été réaffirmés lors de sa récente investiture du 8 août 2006, faisant suite à sa seconde réélection. Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine a condamné fermement les attaques rebelles, tout comme le conseil de sécurité de l'ONU et l'Union européenne, qui ont appelé le Tchad et le Soudan à respecter les dispositions de l'accord de Tripoli du 8 février 2006 . La France apporte au Tchad un soutien diplomatique et militaire. Le soutien militaire apporté au moment des attaques rebelles menées contre N'Djamena le 13 avril dernier s'est limité à une assistance logistique et à une aide en matière de renseignement, conformément à l'accord de coopération militaire de 1986. La France a également pris en charge le traitement médical d'un certain nombre de blessés. Cette prise en charge s'est essentiellement faite au sein de l'antenne médicalisée du dispositif militaire français au Tchad et à travers l'accueil d'une quinzaine de blessés graves en France. Le dispositif français au Tchad a naturellement été placé en état d'alerte, en vue de la sécurisation de la communauté française à N'Djamena, forte d'environ 1 000 personnes. Ces mesures se sont évidemment appliquées aux communautés étrangères, notamment européennes, présentes dans la capitale tchadienne. Tout au long de la crise, la France a tenu à établir la distinction qui s'impose entre les rébellions armées et les partis politiques légalistes, avec lesquels elle a maintenu un contact. C'est pourquoi nous incitons le gouvernement tchadien à favoriser les voies du dialogue avec son opposition politique et la société civile, dès lors que ces interlocuteurs institutionnels ne prônent pas le recours à la violence. Avec l'Union européenne, qui a entamé un dialogue politique avec le Tchad, au titre de l'article 8 de l'accord de Cotonou. la France considère que les élections présidentielles qui viennent de se tenir au Tchad, de même que les échéances électorales à venir, en 2007, peuvent et doivent être l'occasion pour la nation tchadienne d'un dialogue constructif et concret, susceptible d'aboutir à la réconciliation et à la stabilité du pays.
|
M. Bernard Piras , sénateur socialiste de la Drôme
Question écrite n° 23202, publiée dans le JO Sénat du 18/05/2006 - page 1349
Implication de la France au Tchad M. Bernard Piras attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur la situation au Tchad et l'implication des autorités françaises dans ce pays. La France a récemment apporté son soutien à la tenue de l'élection présidentielle du 3 mai, bien que le contexte soit très difficile, et a affirmé que le président Deby serait le seul à pouvoir garantir la stabilité et l'unité nationale du pays. Lors des récents mouvements de rébellion dans le pays, l'armée française a apporté son soutien technique au pouvoir tchadien (transmission de renseignements, transports de logistiques, etc.). Il lui demande ce qui justifie un tel soutien autant politique que militaire.
Réponse du Ministère des affaires étrangères publiée dans le JO Sénat du 16/11/2006 - page 2873
Le Tchad est un pays dont l'unité nationale, la souveraineté et la stabilité doivent être soutenues. Le président Déby, lors de sa réélection en 2001, a opté pour des choix visant à assurer la réforme de son pays. Ces choix ont été réaffirmés lors de sa récente investiture du 8 août 2006, faisant suite à sa seconde réélection. Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine a condamné fermement les attaques rebelles, tout comme le conseil de sécurité de l'ONU et l'Union européenne, qui ont appelé le Tchad et le Soudan à respecter les dispositions de l'accord de Tripoli du 8 février 2006 . La France apporte au Tchad un soutien diplomatique et militaire. Le soutien militaire apporté au moment des attaques rebelles menées contre N'Djamena le 13 avril dernier s'est limité à une assistance logistique et à une aide en matière de renseignement, conformément à l'accord de coopération militaire de 1986. La France a également pris en charge le traitement médical d'un certain nombre de blessés. Cette prise en charge s'est essentiellement faite au sein de l'antenne médicalisée du dispositif militaire français au Tchad et à travers l'accueil d'une quinzaine de blessés graves en France. Le dispositif français au Tchad a naturellement été placé en état d'alerte, en vue de la sécurisation de la communauté française à N'Djamena, forte d'environ 1 000 personnes. Ces mesures se sont évidemment appliquées aux communautés étrangères, notamment européennes, présentes dans la capitale tchadienne. Tout au long de la crise, la France a tenu à établir la distinction qui s'impose entre les rébellions armées et les partis politiques légalistes, avec lesquels elle a maintenu un contact. C'est pourquoi nous incitons le gouvernement tchadien à favoriser les voies du dialogue avec son opposition politique et la société civile, dès lors que ces interlocuteurs institutionnels ne prônent pas le recours à la violence. Avec l'Union européenne, qui a entamé un dialogue politique avec le Tchad, au titre de l'article 8 de l'accord de Cotonou, la France considère que les élections présidentielles qui viennent de se tenir au Tchad, de même que les échéances électorales à venir, en 2007, peuvent et doivent être l'occasion pour la nation tchadienne d'un dialogue constructif et concret, susceptible d'aboutir à la réconciliation et à la stabilité du pays
|
M. Robert Del Picchia (Français établis hors de France - UMP)
Question d'actualité au gouvernement n° 0678G publiée dans le JO Sénat du 05/05/2006, page 3540
M. Robert Del Picchia. Ma question s'adresse à Mme la ministre déléguée à la coopération, au développement et à la francophonie. Hier, quelque six millions de Tchadiens étaient appelés à voter dans le cadre d'un scrutin présidentiel, qui s'est finalement déroulé - il faut s'en réjouir - dans le calme, malgré des menaces d'attaques rebelles. L'actuel chef de l'État sera très vraisemblablement reconduit. Cette élection a eu lieu dans un contexte particulièrement troublé. Le 13 avril dernier, une colonne rebelle partie de l'est est entrée dans la capitale avant d'être repoussée par les forces régulières. Les combats ont fait plusieurs centaines de morts. La menace n'a pas disparu pour autant. Certains observateurs estiment même que la tenue de ces élections pourrait entraîner le Tchad dans une guerre civile catastrophique. Par ailleurs, les conséquences d'une telle déstabilisation pour le reste de la région seraient loin d'être négligeables. Le Tchad, qui, je vous le rappelle, jouxte le Darfour, abrite près de 300 000 réfugiés, chassés de cette province de l'ouest soudanais par des combats et des exactions. Ce conflit a fait des dizaines de milliers de morts depuis 2003. Les convois d'aide humanitaire à destination des camps installés au Darfour transitent également par le territoire tchadien. Idriss Déby a d'ailleurs prévenu que si l'ONU ne s'impliquait pas rapidement au Darfour, son pays ne serait plus en mesure d'héberger ces réfugiés. Bref, si le Tchad implose, ou s'il devait entrer en guerre civile, aucune solution durable ne pourrait être trouvée pour le Darfour. Je rappelle que la France soutient sans réserve les pourparlers de paix pour le Darfour qui se déroulent à Abuja et qui ont d'ailleurs été prolongés. Madame la ministre, nous savons le rôle éminent que la France joue au Tchad, notamment grâce à un soutien financier important, doublé d'une présence militaire. Nous savons également que la France est très attachée à la stabilité de ce pays, dont la position centrale en Afrique constitue un point d'ancrage très fort. Pouvez-vous nous indiquer dans quelles conditions s'est déroulé ce scrutin à risques et, plus généralement, nous faire part de votre analyse sur la situation actuelle du Tchad et sur son évolution, dans la mesure où ce pays est aujourd'hui producteur de pétrole et où la diplomatie américaine est engagée dans cette crise et dans la région ? (Applaudissements sur les travées de l'UMP.)
Réponse du Ministère de la coopération, du développement et de la francophonie publiée dans le JO Sénat du 05/05/2006 - page 3541
Mme Brigitte Girardin, ministre déléguée à la coopération, au développement et à la francophonie. Monsieur le sénateur, vous avez rappelé le contexte troublé dans lequel a vécu le Tchad ces derniers mois. Il apparaît clairement que les événements du mois d'avril sont directement liés à la crise du Darfour, celle-ci se conjuguant avec des tensions politiques internes au Tchad. Vous le savez, la France , comme la communauté internationale, a condamné la tentative de prise de pouvoir par la force. Dans cet environnement difficile, s'est déroulé hier, et sans incident, le scrutin présidentiel. Je rappelle que plusieurs dizaines d'observateurs africains ont participé à la surveillance de ce scrutin, dont les résultats seront proclamés dans dix jours. Mais l'essentiel est à venir. Un dialogue politique, que le président Idriss Déby a lui-même annoncé à l'issue de la consultation électorale, doit s'ouvrir entre tous les Tchadiens, dialogue que nous appelons de nos voeux. Nous pensons en effet qu'il est l'une des conditions de la réussite du développement de ce pays, qui passe notamment par la mise en valeur du pétrole. À cet égard, nous nous réjouissons qu'un accord ait enfin pu être conclu avec la Banque mondiale. La politique de la France au Tchad est fondée sur trois exigences. La première est de contribuer à la stabilité de ce pays, qui conditionne celle de toute la région, notamment le Soudan . Les États-Unis partagent cette préoccupation. Notre deuxième exigence est d'appliquer l'accord de coopération militaire que nous avons conclu avec le Tchad depuis 1986. C 'est ce que nous avons fait lors de la tentative de coup d'État en apportant au Tchad une assistance logistique et une aide en matière de renseignements. Enfin, notre troisième exigence est d'assurer la sécurité des ressortissants de la communauté française. Tel est notre devoir, au Tchad comme partout dans le monde où se trouvent nos compatriotes. (Applaudissements sur les travées de l'UMP et de l'UC-UDF, ainsi que sur certaines travées du RDSE.)
|
Question écrite n° 22330 de M. Yannick Bodin (Seine-et-Marne - SOC)
publiée dans le JO Sénat du 23/03/2006 - page 818
M. Yannick Bodin attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur l'accord de paix signé le 8 février dernier entre la République du Tchad et celle du Soudan, aux termes duquel les deux Etats s'engagent à n'accueillir sur leur sol aucune force rebelle et à s'interdire d'utiliser le territoire de l'un pour des activités hostiles à l'autre. L'Union européenne aussi a salué la conclusion de cet accord signé lors du sommet tenu à Tripoli à l'initiative du président de l'Union africaine, Denis Sassou Nguesso, et du dirigeant libyen, Muammar al-Kadhafi. Après les tensions qui ont suivi l'attaque menée contre la ville d'Adré par des rebelles tchadiens, le 18 décembre 2005, cet accord semble être une étape importante vers le rétablissement d'un climat de confiance et de coopération entre les deux pays. Jusqu'à la signature de cet accord dont la fragilité n'échappe à personne, la paix n'a été maintenue à la frontière du Darfour que par la présence d'unités militaires françaises intervenant en appui des forces tchadiennes, et par la mise en oeuvre d'une intense activité humanitaire internationale au bénéfice des populations locales et des réfugiés. Il lui demande si la France se porte garante de l'accord du 8 février, et, en fonction de la réponse apportée à cette interrogation, quel sera désormais le rôle dévolu aux troupes françaises à la frontière du Tchad et du Darfour soudanais, il souhaite aussi savoir si le traité de coopération militaire et de défense mutuelle avec le Tchad permettrait aux forces armées françaises présentes dans le cadre du dispositif Epervier de participer à la sécurisation de la frontière tchado-soudanaise.
Réponse du Ministère des affaires étrangères publiée dans le JO Sénat du 16/11/2006 - page 2873
Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine a condamné fermement les attaques rebelles, tout comme le Conseil de sécurité de l'ONU et l'Union européenne, qui ont appelé le Tchad et le Soudan à respecter les dispositions de l'accord de Tripoli du 8 février 2006 . La France suit avec préoccupation le déroulement des événements en cours sur l'ensemble du territoire tchadien. Elle est particulièrement attachée à la stabilité du Tchad, dont la position centrale en Afrique constitue un point d'ancrage pour la stabilité du continent. En tout état de cause, la France a rappelé sa condamnation sans ambiguïté des tentatives de coups d'Etat ou de prise du pouvoir par la force. Durant toute la crise, la France , de même que l'ensemble de la communauté internationale, a incité le gouvernement tchadien à favoriser les voies du dialogue avec le Soudan, seule solution permettant de réduire les tensions observées ces derniers mois entre les deux pays . La France a salué la réconciliation entre le Tchad et le Soudan, intervenue le 8 août 2006 après l'investiture du président Déby Itno , à laquelle assistait le président El-Béchir. Elle forme le voeu que la reprise du dialogue entre les deux pays ne soit pas remise en cause par les nouveaux incidents armés qui sont récemment apparus au centre du pays. En ce qui concerne la sécurisation de la frontière entre le Tchad et le Soudan , elle relève de la responsabilité de l'Etat tchadien qui n'a pas demandé d'aide particulière dans ce domaine. Il en est de même pour ce qui concerne la mise en oeuvre des dispositions sécuritaires de l'accord de Tripoli du 8 février 2006. L 'action des armées françaises se situe dans le strict respect de l'accord de coopération bilatérale de 1986. Elle consiste en un soutien logistique, une aide sanitaire et un appui en renseignement. Les avions du dispositif Epervier effectuent ainsi régulièrement des missions de reconnaissance qui permettent de suivre la situation et participent à la sécurisation de la zone. Au sol, des patrouilles terrestres menées à partir de la ville d'Abéché circulent régulièrement dans la zone est du Tchad pour dissuader toute action de banditisme dirigée, en particulier, sur les camps de réfugiés de la zone frontalière.
|
12 juin 2003, Beaudeau Marie-Claude, sénateur du Val d’Oise
5 décembre 2002, Charboux Gilbert, sénateur du Rhône
1er août 2002, Plancade Jean-Pierre, sénateur de la Haute Garonne
25 juillet 2002, Auban Bertrand, sénateur de la Haute Garonne
28 mars 2002, Humbert Jean-François, sénateur du Doubs
28 mars 2002, Plancade Jean-Pierre, sénateur de Haute Garonne
21 mars 2002, Boulaud Didier, sénateur de la Nièvre
21 mars 2002, Gruillot Georges, sénateur du Doubs
14 février, Auban Bertrand, sénateur de la Haute Garonne
14 février 2002, Collin Yvon sénateur du Tarn-et-Garonne
14 février 2002, Madrelle Philippe, sénateur de Gironde
14 février 2002 - Madrelle Philippe, Sénateur de la Gironde
4 février 2002 - Auban Bertrand, Sénateur de la Haute Garonne
6 décembre 2001, Piras Bernard, Sénateur de la Drôme
6 décembre 2001, Branger Jean-Guy, Sénateur de Charente Maritime
6 décembre 2001, Chabroux Gilbert - Sénateur du Rhône
23-novembre 2000 - Dulait André, Sénateur des Deux Sèvres
6 juillet 2000 Collin Yvon, Sénateur du Tarn et Garonne
25-février 1999, Rinchet Roger, Sénateur de la Savoie
20 août 1998 - Leclerc Dominique sénateur de l’Indre et Loire
23-07-1998 - Legrendre Jacques sénateur du Nord
14-05-1998 - Dusseau , Mme Joëlle de, sénateur
07-05-1998 -Hamel Emmanuel, sénateur du Rhône