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1er juillet 1999 : Senate passes Humanitarian aid for Southern Sudan

24 juin 1999 : US House calls Sudan war "genocidal"

23 avril 1999 : Déclaration américaine au sujet de la résolution L.29



Senate passes Humanitarian aid for Southern Sudan
 
(Brownback releases statement on Sudanese human rights) (680) 
01 July 1999

Washington -- Sudan "is among the most victimized civilian populations in the world. The statistics attest -- 1.9 million dead in the last decade, 4.3 million pushed out of their ancient homelands and forced to live on the edge of starvation," Senator Sam Brownback said in a   news release June 30. 

The news release included Brownback's remarks after the U.S. senate passed a part of the Foreign Operations Appropriations Bill that called for the U.S. to send humanitarian aid to Southern Sudan. 

"I have called on the government to stop the terror of civilian bombing, slavery, government-manufactured famine, and forced religious conversions," said Brownback, a Republican from Kansas. 

The 1998 Sudan Country Report on Human Rights Practices, released by the U.S. State Department on February 26, reported that the Sudanese government has "tortured youths, student leaders, and others whom they deemed opponents of the government." 

"A considerable number of children suffered serious abuse, including enslavement and forced conscription in the war zones. There continued to be reports that the government seized children for purposes of forced labor," the Sudan Country Report also said. 

The Foreign Operations Appropriations Bill that passed the Senate June 30 would expand on the U.S. aid already given to Sudan through Operation Lifeline Sudan. 

In order to become law both the Senate and the House have to pass identical versions of a bill and the President must sign it. 

Following is the text released by the office of Senator Brownback: 

(begin text) 

June 30, 1999

SENATE PASSES HUMANITARIAN AID FOR SOUTHERN SUDANESE

WASHINGTON -- 

U.S. Sen. Sam Brownback today was successful in passing as a part of the Foreign Operations Appropriations Bill (S. 1234), humanitarian assistance to the people in southern Sudan suffering under the rule of the National Islamic Front (NIF) government. S. 1234 passed the Senate tonight by a vote of 97-2. 

"I just returned a couple weeks ago from the Sudan where I visited an oppressed but noble group of people who are suffering greatly at the hands of the ruling government in Khartoum," Brownback said. I am pleased that we were able to pass legislation in the Senate today that will send humanitarian support to the southern Sudanese. 

"After visiting the Sudan and personally witnessing the effects of the human rights abuses brutally practiced by the Sudanese government against its own people, I have called on the government to stop the terror of civilian bombing, slavery, government-manufactured famine, and forced religious conversions. 

"In 1993, the U.S. officially placed the government of Sudan on a very short, very exclusive list of seven states in the world that sponsor terrorism. The Khartoum government is attempting to spread their form of government throughout all of Africa. 

"They support terrorists who bomb our embassies and plot to murder the leaders of our allies. They support militia who steal women and children, branding and selling them like cattle in open-air slave markets. They deliberately withhold American food aid as a weapon of war against their own people and induce a government-manufactured famine that killed at least 100,000 last year. 

"My trip to Sudan confirmed what I already had heard about -- this is among the most victimized civilian population in the world. The statistics attest -- 1.9 million dead in the last decade, 4.3 million pushed out of their ancient homelands and forced to live on the edge of starvation -- making this the largest refugee population in the world," Brownback said. 

The U.S. currently gives aid to Sudan, but it is primarily distributed through Operation Lifeline Sudan, and is given to those who support the Khartoum government. Under this Brownback language, humanitarian aid would expand direct assistance, in the form of food, to the Southern Sudanese. 

Brownback is a member of the Senate Foreign Relations Committee and sits on the African Affairs Subcommittee. He is also a commissioner on the Helsinki Commission (the Commission on Security and Cooperation in Europe).

www.sudan.net

 
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US House calls Sudan war "genocidal"
 
 The US House of Representatives last week approved a resolution condemning the Sudanese government for its "genocidal war in southern Sudan." The resolution passed the full House by a vote of 416 to 1. "It is the first time in six years that the full House has passed legislation exclusively on Sudan," a statement from the US Committee for Refugees (USCR), received by IRIN, said. The resolution states that Khartoum "is deliberately and systematically committing genocide in southern Sudan" and that an estimated 1.9 million Sudanese have died of war-related causes. "Millions have been displaced from their homes and the Sudan government is threatening the very survival of a whole generation of southern Sudanese," it said. USCR urged the US administration to appoint a full-time presidential envoy to facilitate peace efforts in Sudan, and to expand sanctions against the Sudan government.
(Sudan - Irin news briefs, 24 June)

 
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23 avril 1999 : Déclaration américaine au sujet de la résolution L.29
 

Madame la Présidente,

Nous comprenons les motivations de ceux qui recherchent une résolution de consensus dans ce contexte. La ferme volonté de mon gouvernement de soutenir le travail de valeur fait par le Rapporteur spécial  et le prolongement de son mandat a poussé le Gouvernement des Etats Unis à se joindre au consensus que cette résolution veut exprimer. Nous pensons cependant que cette résolution présente de graves défauts.

Nous aurions préféré qu'en ce qui concerne l'esclavage, la résolution évite des euphémismes tels que "disparition forcée ou involontaire" et "enlèvement de femmes et d'enfants en vue de les soumettre au travail forcé et autres conditions similaires". Cela est de l'esclavage.

Comme le souligne le rapport du Rapporteur spécial un nombre considérable d'hommes et de femmes sont enlevés comme des "troupeaux d'esclavages" où les femmes et les enfants sont les premières victimes. Cela est pratiqué par les alliés du Gouvernement du Soudan sous sa protection et pour atteindre ses buts. En effet l'esclave est utilisé comme tactique de guerre par le Gouvernement du Soudan pour recruter dans des groupes tribaux et de chasser de son territoire un autre groupe tribal ennemi dans la guerre civile.

La persécution religieuse est une autre tactique de guerre du gouvernement du Soudan. C'est aussi une des causes profondes de la tactique de la guerre civile qui a enlevé à la vie près de deux millions de Soudanais. Mais la persécution de personnes et de groupes chrétiens, musulmans et animistes par le Gouvernement dans la pratique de leur religion va beaucoup plus loin que ne le laisse entendre la formulation employée par la résolution.

Comme le note le rapport du Rapporteur spécial, le Gouvernement soudanais persécute tous les groupes religieux qui ne sont pas d'accord avec sa politique. Dans les régions qu'il contrôle loin de la guerre il a emprisonné plusieurs leaders religieux musulmans et chrétiens pour faire disparaître leurs idées. Dans les régions tenues par les rebelles, les forces gouvernementales font spécialement des efforts pour attaquer les églises et les mosquées. Des restrictions considérables sont imposées à la pratique religieuse chrétienne dans les régions du Nord du Soudan tenues par le Gouvernement et à un degré moindre pour les chrétiens et les animistes dans les régions du Sud aussi tenues par le Gouvernement.

Mon Gouvernement aurait aussi préféré que la résolution n'approuve pas ce que le Gouvernement soudanais appelle "l'accord de paix de 1997". A une autre place la résolution donne son accord à l'initiative de paix de l'IGAD, comme le font les Etats-Unis mais ce que le Gouvernement soudanais décrit comme un "accord de paix" n'avait pour but que de saper les discussions de paix de l'IGAD que le Soudan boycottait pendant qu'elles avaient lieu. Le soi-disant "accord de paix" était en fait un pacte entre le gouvernement et ses alliés dans la guerre civile et ne faisait aucun effort sérieux pour inclure [dans l'accord] les ennemis du gouvernement.

La résolution contient des inexactitudes qui pourraient prêter à des interprétations erronées. Par exemple, elle s'inquiète des exécutions perpétuées par les deux côtés dans le conflit armé; alors que l'évidence montre bien que le Gouvernement soudanais est le principal coupable. C'est uniquement ce gouvernement qui sur le champ de bataille se refuse à faire des prisonniers mais procède à leurs exécutions systématiques.

Nous avons aussi peur que certaines parties de la résolution soit utilisées comme propagande par ceux-là mêmes qui violent les Droits de l'Homme. Par exemple quand la résolution se réjouit de l'information concernant "des progrès récents en ce qui concerne la liberté d'expression et d'association" elle ne fait, dans la meilleure hypothèse, que donner une description  erronée d'un Soudan qui le mois passé a arrêté quatre journalistes et le plus important juriste du pays au service des Droits de l'Homme. Dans la même ligne, la résolution accuse les rebelles de la SPLA de détourner les secours. Il est certain que la SPLA a participé à des détournements mais le gouvernement du Soudan ainsi que ses alliés en ont fait autant, comme le mentionne le Rapporteur spécial.

En dépit de ces préoccupations, Madame la Présidente, mon Gouvernement se joint aux consensus exprimé par la résolution parce que nous pensons que le mandat du Rapporteur spécial doit être prolongé. Nous aimerions bien que le Rapporteur spécial soumette un rapport intermédiaire sur les Droits de l'Homme au Soudan à la prochaine session de l'Assemblée Générale. Mon Gouvernement croit fermement qu'un tel rapport intermédiaire est nécessaire étant donné la violation continuelle des Droits de l'Homme par toutes les parties en conflit au Soudan et c'est notre ferme espoir que les conclusions du rapport du Rapporteur spécial soient reprises dans une résolution par l'Assemblée générale.

Je vous remercie.

(traduit par Vigilance Soudan)
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