Nous référençons un certain nombre
d'articles sur le Soudan |
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Nations Unies communiqué de presse, 31 mars 2008
Lors d'une allocution devant le Sommet de la Ligue des États arabes à Damas, le Secrétaire général a engagé les membres de l'organisation à soutenir le processus de paix israélo-palestinien et à influer sur le Soudan pour parvenir à un règlement de la crise au Darfour. « Cette réunion arrive à un tournant critique pour le monde arabe et pour la région », a rappelé Ban Ki-moon dans un message transmis samedi par son Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, B. Lynn Pascoe, dans la capitale syrienne. « Votre engagement est particulièrement crucial pour le fragile processus de paix en cours entre le président Abbas et le Premier ministre Olmert ». Ces derniers ont « exprimer leur souhait de parvenir à un accord d'ici à la fin de l'année. Mais la voie vers la paix reste pavée de défis redoutables », a dit Ban Ki-moon. « En particulier, je partage les préoccupations des pays arabes sur le fait que la poursuite des activités de colonisation israéliennes ainsi que les diverses restrictions à l'accès et aux mouvements sapent la crédibilité du processus politique. J'exhorte à nouveau Israël à respecter ses engagements en arrêtant la construction de colonies, en réduisant les points de contrôle et permettant les mouvements. Il nous faut agir pour alléger les souffrances du peuple palestinien et lui donner un espoir pour l'avenir », a insisté le Secrétaire général. Ban Ki-moon a en parallèle appelé à une « stratégie différente et plus positive pour Gaza ». « J'encourage tous les pays arabes à agir de façon responsable et à exercer l'influence dont ils disposent au soutien de la cessation des violences à Gaza et dans la région, de l'ouverture des points de passage, de la garantie de frontières sûres et du respect des obligations palestiniennes dans le cadre de la Feuille de route ». « Cela est essentiel pour le bien-être de la population de Gaza, la sécurité des Palestiniens et de l'Egypte ainsi que d'Israël, et la perspective d'une réunification pacifique de la Cisjordanie et de Gaza sous l'autorité de l'Autorité palestinienne ». Le Secrétaire général a par ailleurs insisté sur la nécessité d'un règlement d'ensemble du conflit arabo-palestinien, avec la reprise des négociations entre Israël et la Syrie et Israël et le Liban. Sur la question du Liban, il a insisté sur la préservation de l'indépendance du pays. « Les amis du Liban ont la responsabilité de faciliter le processus politique et tout le monde devrait soutenir l'initiative de la Ligue arabe », a dit Ban Ki-moon. Par ailleurs, sur le Soudan, le message rappelle qu'aucune solution à long terme aux souffrances du Darfour ne peut se passer d'un règlement politique. « La Ligue des États arabes et ses membres sont bien placés pour soutenir les efforts en cours ; vos contributions peuvent aider à accélérer le déploiement de l'Opération hybride UA-ONU au Darfour (MINUAD) et votre influence peut donner un nouvel élan au processus politique au point mort »
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Communiqué émis par : Présidence de l'Union Européenne
Le 31 mars 2005 , le Conseil de sécurité des Nations unies a saisi la Cour pénale internationale (CPI) de la situation au Darfour. Dans sa résolution 1593 (2005), le Conseil de sécurité a déclaré que « le gouvernement soudanais et toutes les autres parties au conflit du Darfour d[evaient] coopérer pleinement avec la Cour et le procureur et leur apporter toute l'assistance nécessaire ». Haroun, actuel Secrétaire d'État aux affaires humanitaires, et de M. Ali Mohammed Ali Abd-Al-Rahman, également connu sous le nom de « Ali Kosheib », ancien dirigeant des milices janjaouites, pour les crimes contre l'humanité et les crimes de guerre qu'ils sont soupçonnés d'avoir commis au Darfour. L'UE se déclare profondément indignée par le fait que le gouvernement soudanais ne respecte toujours pas les obligations qui lui incombent en vertu de la résolution 1593 du Conseil de sécurité des Nations unies, notamment par son refus d'arrêter et de livrer les personnes susmentionnées à la CPI pour qu'elles soient poursuivies, et même d'autoriser la CPI à les interroger. L'UE réaffirme que la CPI constitue un moyen essentiel de promouvoir le respect du droit humanitaire international et des droits de l'homme, et donc de garantir la liberté, la sécurité, la justice et l'État de droit, ainsi que de contribuer au maintien de la paix et au renforcement de la sécurité internationale. Selon le principe fondamental inscrit dans le Statut de Rome de la Cour pénale internationale, les crimes les plus graves qui touchent l'ensemble de la communauté internationale ne sauraient rester impunis. Mettre fin à l'impunité dont jouissent les auteurs de ces crimes contribue à prévenir de tels crimes. L'UE invite une nouvelle fois le gouvernement soudanais à coopérer sans condition avec la CPI et à livrer les deux personnes à l'encontre desquelles la CPI a délivré un mandat d'arrêt. Si le gouvernement soudanais persiste à ne pas respecter les dispositions de la résolution 1593 du Conseil de sécurité des Nations unies, l'UE appuiera l'adoption de nouvelles mesures appropriées à l'encontre de ceux qui sont responsables de la non coopération du Soudan avec la CPI.
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Radio-Canada, 31 mars 2008
Le Darfour... cinq ans déjà! Cinq ans d'une cause qui a un peu comme la cause tibétaine allumé la sympathie des Occidentaux et provoqué une mobilisation humanitaire, sans pour autant que cette prise de conscience ne se traduise en progrès pour ceux qu'on prétend aider. On parle aujourd'hui d'une recrudescence des violences. Un rapport de l'ONU, rendu public à la mi-mars, fait état de massacres dans plusieurs villages du Darfour-Ouest en janvier et février, et accuse carrément les autorités de Khartoum d'avoir tué des dizaines de civils. À Khartoum, on nie toute violence contre les civils, tout en reconnaissant qu'il y a en ce moment une recrudescence des combats.
Une guerre qui change
Au début, la guerre du Darfour était plus simple. Les violences étaient plus massives et perpétrées principalement par des troupes progouvernementales soudanaises, les fameux « djandjawids » à cheval. Ces troupes pillaient et violaient allègrement, rasant des centaines de villages. La majorité des victimes de 200 000 à 400 000 morts selon les sources, plus environ 2 millions et demi de déplacés date de cette première période, en 2003 et 2004. À l'époque, on parlait essentiellement de deux groupes rebelles qui faisaient la lutte aux troupes gouvernementales. Pour faire une image simple, c'était alors des Arabes islamistes de Khartoum qui s'en prenaient, avec des « troupes de choc » (les djandjawids), aux populations noires musulmanes de l'ouest du pays*. Mais aujourd'hui, il y a multiplication des fronts. Les groupes rebelles se sont scindés et, parfois, se font la guerre entre eux. Autre élément de complication: l'imbrication des conflits internes du Soudan et du Tchad voisin, où se trouvent au moins 200 000 réfugiés du Darfour. Des bandes armées franchissent allègrement la frontière: rebelles tchadiens appuyés par le gouvernement du Soudan et rebelles soudanais (du Darfour) appuyés par le gouvernement du Tchad.
Malheureuse ONU
Et puis il y a cette malheureuse mission de l'ONU au Darfour, qui marque le pas avant même d'avoir démarré. En date du 1er janvier, l'ONU devait avoir déployé « la plus grande mission armée de son histoire »: 26 000 soldats et policiers, dans une force conjointe ONU-Union africaine (MINUAD), devant officiellement aider à l'application de l'accord de paix de mai 2006. Un accord qui n'est resté qu'un chiffon de papier. Sur les 26 000 prévus, la mission sur le terrain en était, fin mars 2008, à 9000 soldats et policiers déployés. Cela, en comptant l'apport de la mission précédente de l'Union africaine: 6000 hommes pratiquement sans équipement, qui se contentaient de visiter les scènes de massacres après coup et de faire des rapports.
Manque de personnel et d'équipement
Sur le terrain, le défi logistique est immense. C'est le désert sur des milliers de kilomètres carrés. Il n'y a pratiquement pas de routes, pas d'eau, pas d'infrastructures. Seulement des villages détruits et des bandes armées qui font la loi. Pourquoi n'arrive-t-on pas à réunir les soldats prévus? D'abord, les grands pays occidentaux ne sont pas au rendez-vous sur le terrain. La MINUAD est officiellement une mission à dominante africaine, avec un appui logistico-financier de la Chine, des États-Unis, du Canada et de l'Europe. Il y a convergence entre des Africains qui soutiennent que cette mission doit être pour l'exemple et par principe « d'abord africaine » et des Occidentaux qui disent: « Des soldats sur pied? Nous n'en avons pas... Mais voici l'argent, maintenant démerdez-vous! » Il y a aussi le fait que le Soudan peut opposer, en tout temps, un veto sur tel ou tel pays fournisseur de troupes. (Le Soudan avait fini en juillet 2007 par dire oui à la mission. Son « protecteur » chinois, dont le jeu au Darfour n'est pas toujours clair, lui avait, il est vrai, un peu tordu le bras.) Par exemple en janvier, la Norvège et d'autres pays nordiques avaient un bataillon prêt à partir. Mais Khartoum a interdit son déploiement. Et puis il y a cette histoire loufoque d'hélicoptères qui n'arrivent pas. L'ONU demande une vingtaine d'hélicoptères de haut niveau technologique. Ceux qui fabriquent ces appareils les Américains, les Français, les Allemands, les Russes aussi en fabriquent des milliers pour tous les fronts du monde. Ils n'en ont pas 20 pour l'ONU au Darfour! Dans une entrevue récente, l'ancien secrétaire général Kofi Annan a déclaré que la mission de l'ONU au Darfour pourrait bien s'avérer, à la fin, une des plus grandes humiliations de l'histoire des Nations unies!
* À distinguer des populations noires animistes du Sud-Soudan, auxquelles Khartoum avait fait la guerre dans les années 80 et 90.
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Le seuil des 100.000 rapatriés sud-soudanais est franchi
L'agence des Nations Unies pour les réfugiés a annoncé vendredi avoir aidé au retour de plus de 100 000 réfugiés depuis le Sud-Soudan, dans le cadre du programme de rapatriement organisé qui a débuté en décembre 2005. « Le seuil des 100 000 personnes a été franchi cette semaine, alors que le rythme des convois de retour a augmenté depuis les pays voisins du Sud-Soudan pour ramener les réfugiés chez eux avant la saison des pluies en mai et, pour ceux qui le souhaitent, avant le recensement national qui aura lieu du 5 au 30 avril », a indiqué vendredi Ron Redmond, porte-parole de l'UNHCR, aux journalistes à Genève. « Nous aidons actuellement quelque 4 500 réfugiés au retour chaque semaine depuis le Sud-Soudan - ce nombre est en augmentation par rapport aux 3 000 personnes rentrées il y a quinze jours », a ajouté Arun Sala-Ngarm, responsable du bureau du Sud-Soudan au siège de l'UNHCR à Genève. « A la mi-avril, ce chiffre devrait passer à 6 000 rapatriés par semaine, car nous augmentons la capacité de transport pour les rapatriés depuis l'Ouganda et l'Ethiopie» La majorité des réfugiés rentrent depuis l'Ouganda, avec quelque 2 700 rapatriés par semaine. La plupart des convois depuis l'Ouganda entrent au Sud-Soudan par le corridor de Nimule - l'un des 18 itinéraires aériens et terrestres empruntés par l'UNHCR pour ramener les réfugiés dans leur pays natal. Depuis le Kenya, la région vers laquelle les réfugiés rentrent a été étendue, grâce à une liaison aérienne mise en place depuis le camp de Kakuma dans le nord-ouest du pays et permettant ainsi rejoindre les Etats des Lacs, de Warrab, d'Unity, du nord et de l'ouest de Bahr el Ghazal au Soudan. Plus de 5 000 réfugiés sont rentrés depuis Kakuma cette année. Un autre groupe de 2 000 personnes devrait rentrer en avril. Les retours depuis l'Ethiopie - un pays qui accueille quelque 35 000 réfugiés sud-soudanais dans trois camps - devraient aboutir à la fermeture de deux camps. Les retours ont repris à la fin du mois dernier et s'effectuent au rythme de 1 200 rapatriés par semaine. « Ces retours devraient amener à la fermeture, en avril, du camp de Bonga, un camp où sont hébergés quelque 2 300 réfugiés dans la région de Gambella à l'ouest de l'Ethiopie. A Sherkole, plus au nord, la plupart des 6 800 réfugiés ont exprimé le souhait de rentrer au Sud-Soudan, dans la région du Haut Nil. Ils devraient rentrer fin mai », a expliqué Ron Redmond. « Plus de 8 000 réfugiés des camps de Dimma et de Fugnido devraient aussi rentrer en avril et en mail cette année, ce qui aboutira à la fermeture de Dimma, un camp accueillant quelque 2 600 réfugiés », a-t-il ajouté. Les mouvements de retour sont organisés en collaboration avec l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), l'agence allemande GTZ, les gouvernements des pays accueillant des réfugiés et le Gouvernement du Sud-Soudan. En février, l'UNHCR a lancé un appel d'un montant de 63 millions de dollars pour financer les opérations que l'agence mènera en 2008 au Sud-Soudan, incluant l'organisation du retour volontaire et la réintégration des réfugiés soudanais. Un total de 251 000 réfugiés sont rentrés au Soudan - quelque 100 000 d'entre eux dans le cadre de rapatriements organisés et le reste par leurs propres moyens - depuis la signature de l'Accord de paix global signé en janvier 2005 qui a mis fin à 21 ans de guerre civile entre le nord et le sud du pays. Par ailleurs, quelque 260 000 réfugiés soudanais se trouvent toujours hors du Soudan.
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IRIN, Nairobi, édition française, 28 mars 2008
Les organisations humanitaires présentes au Soudan ont fait part de leurs préoccupations au sujet de la hausse alarmante du nombre d'actes de banditisme perpétrés contre les personnes qui participent à l'intervention humanitaire dans la région du Darfour, dévastée par le conflit, et ont averti que les violences menaçaient de perturber l'aide apportée à des milliers de personnes dans le besoin. « Ces attaques ont atteint des niveaux sans précédent et la situation va de mal en pis », a déploré Edward Carwardine, directeur du service médias et relations externes des bureaux soudanais du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF). M. Carwardine a notamment cité l'incident qui s'est produit le 20 mars, lorsque quatre employés de la Corporation nationale des eaux, qui travaillaient avec l'UNICEF, ont été enlevés dans le nord du Darfour ; leur équipement de forage leur a été volé, et, en conséquence de cela, 180 000 personnes courent désormais le risque de ne pas recevoir d'eau salubre cette année, a-t-il ajouté. Selon Emilia Casella, directrice de la communication publique au Programme alimentaire mondial (PAM-Soudan) des Nations Unies, un « nombre extrêmement alarmant d'actes de banditisme » ciblés sur les convois du PAM a été constaté, et il faut désormais plus de temps aux camions affrétés par le PAM pour acheminer les vivres jusqu'aux entrepôts de l'agence, au Darfour. « Toutes les parties doivent comprendre que le personnel et les marchandises humanitaires sont là pour permettre de mener à bien un travail humanitaire neutre », a déclaré Mme Casella. Ces attaques, a-t-elle ajouté, se sont multipliées à l'heure où le PAM doit pré-acheminer autant de nourriture que possible au Darfour en prévision de la saison des pluies de mai-octobre, au cours de laquelle les routes deviennent impraticables. Selon les services du Coordinateur résident et Coordinateur humanitaire des Nations Unies au Soudan, trois travailleurs humanitaires et un camionneur vacataire ont été tués et près de 90 personnes, qui travaillaient dans le cadre de cette opération humanitaire, ont été enlevées, la plupart au cours de braquages, depuis le début de l'année 2008. Vingt-trois cambriolages et agressions à main armée ont également été recensés dans les locaux des organisations humanitaires et des Nations Unies. Vingt-neuf chauffeurs de camions affrétés par le PAM sont toujours portés disparus, depuis qu'ils ont été enlevés sous la menace des armes. « Ces attaques sont inacceptables et indéfendables », pouvait-on lire dans un communiqué publié par les bureaux du Coordinateur, le 26 mars. « Les individus qui s'en prennent aux travailleurs humanitaires pénalisent des innocents des enfants, pour la plupart qui dépendent de l'aide humanitaire pour leur alimentation, leurs soins de santé, l'eau, les systèmes d'assainissement, ainsi que d'autres services essentiels ».
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Médecins Sans Frontières, 28 mars 2008
Au Sud-Soudan, après de récents combats dans la région pétrolifère d'Abyei, des milliers de familles, déplacées par les affrontements, ont besoin d'une aide urgente, dans une région où les ressources sont déjà extrêmement réduites. Gabriel Trujillo, responsable des programmes MSF au Soudan, s'inquiète du manque de mobilisation des acteurs de l'aide au nord Bahr-el-Ghazal.
Des déplacés sont arrivés il y a plusieurs semaines dans le nord Bahr-el-Ghazal, dans quelle situation se trouvent-ils?
Environ 12 000 déplacés se sont regroupés sur trois sites au nord d'Aweil et des milliers d'autres sont dispersés dans la brousse, probablement 10 000 personnes, peut-être le double. Personne ne sait exactement, les conditions de sécurité et l'éparpillement des groupes de déplacés rendent l'accès très difficile. Sur les trois sites, les familles n'ont pratiquement reçu aucune aide depuis leur arrivée, entre un et deux mois. J'ai été impressionné par leur désespoir, à la limite de l'agressivité quand je les ai rencontrés il y a quelques jours. Dans le site de Mending Dot Akok (environ 10 000 déplacés), nous étions entourés par des hommes, des femmes et des enfants qui se frappaient l'estomac et portaient leurs doigts à leur bouche pour crier leur faim dans une langue universelle. Ils m'ont montré leurs seules ressources : des feuilles et des petites noix glanées dans la brousse. Les hommes partent chasser mais, au mieux, ils rapportent de petits animaux. La faim n'a pas encore marqué les corps des adultes mais déjà quelques adolescents présentent des signes de malnutrition . Pour les plus petits, une évaluation nutritionnelle rapide dans les trois sites a montré des signes très inquiétants : une malnutrition globale de 20% chez les moins de cinq ans, au stade sévère pour 8% d'entre eux, ce qui représente plusieurs centaines d'enfants qui ont besoin en urgence d'aliments thérapeutiques. Ces déplacés ont fui sans rien emporter, les abris de paille d'environ quatre mètres carrés ne contiennent généralement rien, parfois une marmite ou un vêtement. Pour trouver de l'eau, ils ont creusé des trous de quelques mètres au fond desquels stagne vingt centimètres d'eau boueuse. En somme, ces déplacés ont besoin en urgence d'eau, de nourriture, de matériel de base ainsi que de soins médicaux, particulièrement nutritionnels.
Que fuient ces déplacés et quelles sont les capacités locales pour répondre à cette urgence?
Cette urgence survient dans un contexte de tensions politiques , d'insécurité alimentaire élevée et de structures médicales insuffisantes et dotées de faibles moyens. Ces déplacements de population sont liés à des combats entre des nomades de la tribu des Misseriya et des forces armées du Sud, le long de la frontière entre le Nord et le Sud Soudan, depuis la fin du mois de décembre. Ces nomades se déplacent suivant leur route traditionnelle de transhumance mais cette tribu qui avait soutenu le Nord durant les années de guerre est suspecte aux yeux des anciens rebelles sudistes et les affrontements surviennent sporadiquement. Les tensions politiques sont actuellement très fortes dans cette zone, à proximité d'Abyei. C'est une région riche en pétrole dont le statut n'a pas été tranché lors de l'accord de paix entre le Nord et le Sud en 2005. Une partie de la population s'est donc déplacée vers le sud-ouest, au nord d'Aweil, alors que la pression sur les ressources locales est déjà accrue par le retour de quelque 20 000 anciens réfugiés. Car ceux qui avaient fui pendant la guerre dans un pays voisin ou vers le nord du pays reviennent progressivement. Près de deux millions de personnes sont déjà revenues dans tout le Sud-Soudan, et ce n'est pas fini. La perspective d'élections l'année prochaine peut inciter les quelques centaines de milliers de réfugiés, qui vivent encore hors des frontières, à rentrer. Une minorité des anciens réfugiés sont rapatriés par le Haut Commissariat des Nations unies aux Réfugiés (HCR). Mais, même pour ceux-là, les conditions de retour sont extrêmement dures : ils sont abandonnés à eux-mêmes très rapidement. Or tout manque, à commencer par les services médicaux et la nourriture. Nous connaissons cette région pour y avoir travaillé pendant des années et nous savons que le système de santé reste à construire et que la malnutrition sévit parmi les moins de cinq ans et ce, même les bonnes années. Aujourd'hui, alors que les besoins augmentent, la situation est encore pire : les inondations l'année dernière et la fermeture de la frontière pendant deux mois ont fortement diminué les quantités de nourriture disponibles. Les prix des aliments augmentent, à certains moments jusqu'à trois fois le prix habituel sur les marchés. Dans le même temps, l'aide diminue, le Programme Alimentaire Mondial a cessé les distributions générales de nourriture parce que le Sud Soudan n'est plus en conflit. Nous assistons donc à une accumulation de facteurs aggravants.
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Agence France Presse, 27 mars 2008
La mort d'un soldat français des forces spéciales survenue début mars dans un accrochage avec des éléments armés au Soudan était due à une "succession d'erreurs" et non à une "faute" dans les ordres donnés ou leur exécution, a indiqué jeudi l'état-major des armées. Selon le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, de l'état-major, une "enquête de commandement" conduite par le général Patrick Paimbault au Tchad voisin a "relevé une succession d'erreurs mais pas de faute ou d'actions qui auraient été conduites en contradiction avec des ordres reçus". Le porte-parole du ministère Laurent Teisseire a indiqué pour sa part que l'enquête du général Paimbault, inspecteur des forces en opération, "confirmait l'erreur de positionnement géographique" évoquée par les premiers témoignages. Selon ceux-ci, le sergent Gilles Polin et un second soldat des forces spéciales qui était parvenu à s'enfuir avaient pénétré par mégarde en territoire soudanais le 3 mars. Interrogé sur la nature des éléments armés qui avaient ouvert le feu sur les deux soldats français, le commandant Prazuck a indiqué que les informations recueillies par le général Paimbault au Tchad ne permettaient pas d'affirmer "qu'ils étaient des soldats réguliers ou des coupeurs de routes". Le commandant Prazuck a toutefois relevé que le groupe des forces spéciales françaises qui avait tenté ensuite d'aller chercher le corps du sergent Polin avait été pris sous "des tirs de mortiers". Ces "moyens lourds ne correspondent pas à ce qu'on trouve habituellement dans les bandes de coupeurs de route", a-t-il noté, estimant qu'ils avaient affronté "une force organisée". Il s'agit de "déductions et non de preuves flagrantes que le général Paimbault n'a pas obtenues", a cependant souligné le commandant Prazuck. Sur les circonstances de la mort du sergent Polin, il a précisé que "trois personnes" avaient "ouvert le feu à bout portant" sur lui au moment où il quittait son véhicule. Les autorités soudanaises avaient affirmé avoir retrouvé son corps plusieurs jours plus tard. Les deux soldats français menaient une missions "d'éclairage" sous drapeau de l'Eufor Tchad-RCA, une force européenne destinée principalement à protéger quelque 450.000 réfugiés soudanais du Darfour et déplacés tchadiens et centrafricains |
Libération, 27 mars 2008
Les circonstances de la mort du sergent Gilles Polin, le lundi 3 mars, lors d'un incident frontalier avec le Soudan, se précisent peu à peu. Voici les nouveaux éléments que nous avons recueillis. "La P4 (véhicule militaire léger) a été arrêtée sur une piste par trois hommes qui sortaient des fourrés. Ils ne portaient pas d'uniformes reconnaissables. Ils étaient très près de la P4 et, au moment où Polin mettait le pied à terre pour descendre du véhicule, l'un d'eux a ouvert le feu à bout portant." Le sergent a alors reçu une balle au flanc et l'adjudant qui l'accompagnait a été blessé légèrement par d'autres tirs. Selon les évaluations de l'état-major à Paris, ces hommes n'étaient pas des coupeurs de route, mais appartenaient à une "force organisée ". Une estimation fondée sur leur réaction à l'arrivée des autres éléments du COS. Ils ont réagi "avec des moyens de combat lourds (mortiers) qui ne correspondent pas à ce que l'on trouve chez les coupeurs de route" . Ces éléments semblent désigner l'armée soudanaise. De retour de sa mission d'enquête au Tchad, le général (air) Patrick Paimbault, inspecteur des forces en opération, a remis au chef d'état-major des armées ses conclusions sur les circonstances de cet incident frontalier. " Il a confirmé l'erreur dans le positionnement géographique" , qui a conduit l'équipe des forces spéciales à franchir la frontière, indique Laurent Teisseire, porte-parole du ministère de la défense. "Il n'y a pas eu de fautes, mais une succession d'erreurs" ajoute-t-on à l'état-major. En tout cas, "pas d'actions conduites en contradiction avec les ordres reçus." Lors d'une conférence de presse tenue le 19 mars, le général irlandais Patrick Nash - patron de l'Eufor et à ce titre des forces spéciales françaises engagées dans l'opération - avait provoqué la surprise en affirmant que les militaires de l'Eufor ne devaient pas s'approcher à moins de cinq kilomètres de la frontière avec le Soudan. Selon nos informations, cette règle d'engagement n'a jamais existé , même si "on ne dévoile pas toutes les règles d'engagement ", comme le reconnaît un officier français. Pour Paris, la présence, "naturelle et légitime ", des forces spéciales dans ce secteur s'intégrait dans "leur rôle d'éclairage initial de terrain". (1) Nommé adjudant à titre posthume.
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New York 26 mars 2008
(La version française du Point de presse quotidien n'est pas un document officiel des Nations Unies)
Ci-dessous les principaux points évoqués par Michèle Montas, Porte-parole du Secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-moon:
Soudan
Le Programme alimentaire mondial (PAM) s'est dit attristé et choqué d'apprendre l'assassinat de trois de ses chauffeurs lors de deux incidents séparés au Soudan. Une des victimes a été tuée par balle lundi alors qu'elle circulait sur la route de Nyala, au Sud-Darfour, et, samedi, dans le sud du Soudan, les deux autres chauffeurs ont été poignardés par des assaillants dans la ville d'Abiemnom. Ils transportaient des denrées du PAM destinées à la ville d'Abyei. Le PAM estime que les menaces quotidiennes qui pèsent sur la sécurité de ses transporteurs est inacceptable, les livraisons étant en outre retardées car les chauffeurs sont de plus en plus réticents à emprunter des routes dangereuses. Ces incidents portent à 56 le nombre de camions d'aide humanitaire impliqués dans des attaques cette année. À cela s'ajoute le vol de six véhicules du PAM destinés au transport de passagers au cours de la même période.
Au plan humanitaire, le Bureau du coordonnateur résident et Coordonnateur de l'action humanitaire au Soudan indique que les attaques contre des personnels humanitaires au Darfour n'ont jamais été aussi nombreuses, ce qui compromet le déroulement des opérations sur le terrain ainsi que la sécurité du peuple du Darfour. La communauté humanitaire condamne tous les actes de violence et appelle à la cessation de toutes les attaques ainsi qu'à la libération immédiate des personnes enlevées. Elle appelle également à la levée de toute impunité protégeant ceux qui prennent pour cible le personnel humain où que ce soit au Soudan.
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Reuters avec l'A.F.P., 26 mars 2008 Trois chauffeurs travaillant pour le Programme alimentaire mondial (Pam) ont été tués par des pillards ces sept derniers jours lors d'attaques séparées au Darfour, dans l'ouest du Soudan, ainsi que dans le sud du pays, rapporte l'agence de l'ONU. Lundi, un chauffeur a été abattu et son assistant grièvement blessé dans l'État du Sud-Darfour. Le 22 mars, deux autres chauffeurs qui se rendaient dans l'État d'Abyei ont été poignardés dans le sud du Soudan par six agresseurs, a indiqué le Pam. Ces nouvelles attaques soulignent la forte insécurité qui règne au Soudan où la plus importante opération humanitaire au monde est en cours dans la région du Darfour. Des organisations humanitaires travaillent également dans le sud du pays pour aider à la reconstruction après des années de guerre civile. Dans la seule région du Darfour, 56 camions du Pam et six véhicules de transport de passagers ont été attaqués et 24 chauffeurs sont toujours portés disparus, précise le Pam. "Nous sommes extrêmement choqués et attristés par ces incidents. Cette situation est totalement inacceptable", a déclaré le directeur du Pam au Soudan, Kenro Oshidari, dans un communiqué. Le Pam précise que les attaques sont en revanche plus rares dans le Sud-Soudan où un accord de paix signé en 2005 a mis fin à la plus longue guerre civile africaine. Opheera McDoom, version française Gwénaelle Barzic
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Nations Unies,New York PAM, 25 mars 2008
Trois chauffeurs de camions transportant l'aide humanitaire du Programme alimentaire mondial ( PAM ) ont été tués au Soudan au cours des cinq derniers jours. « Toutes les parties doivent reconnaître que les chauffeurs des véhicules humanitaires et leur cargaison poursuivent un objectif humanitaire neutre. En s'attaquant au personnel humanitaire, ces assaillants s'attaquent aussi à des personnes innocentes qui ont besoin de l'aide alimentaire », a affirmé Kenro Oshidari, le représentant du PAM au Soudan, dans un communiqué publié aujourd'hui à Khartoum. Il s'est dit « extrêmement choqué et attristé » par les incidents, qui les 22 et 24 mars dernier, ont causé la mort de Hamed Abdulla Sharif et de Hamed Ibrahim Digel le 22 mars à Abiemnom, au Sud-Soudan, et celle de Mohamed Ali sur la route de Nyala, au Darfour. Depuis le début de l'année, 56 camions ont été attaqués, et 33 d'entre eux sont toujours introuvables. Vingt-quatre chauffeurs sont toujours portés disparus. Ce banditisme a par ailleurs réduit considérablement les livraisons de l'aide humanitaire. Si le PAM a pu fournir des rations alimentaires mensuelles à plus de deux millions de personnes touchées par le conflit au Darfour le mois dernier, environ 64.000 autres n'ont pas pu être atteintes en raison de l'insécurité.
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Conseil Oecuméniques des Eglises, 24 mars 2008
Une équipe oecuménique internationale composée de représentants d'Eglises va effectuer une visite de solidarité auprès des Eglises et organisations oecuméniques du Soudan, du 26 mars au 2 avril. Cette équipe, conduite par le pasteur Samuel Kobia, secrétaire général du COE, se divisera en quatre groupes qui se rendront au Darfour, à Khartoum, Rumbek et Yambio, avant de se joindre à des responsables d'Eglises, des femmes et des jeunes soudanais pour une conférence de trois jours à Juba.
Cette visite veut donner à des représentants oecuméniques de divers pays l'occasion d'exprimer leur solidarité avec le peuple soudanais et d'écouter les Eglises de ce pays. Des visites à des paroisses chrétiennes, des organisations de la société civile, des personnes déplacées, des organisations humanitaires et des personnalité politiques permettront aux membres de cette équipe de découvrir les préoccupations, les espoirs et les besoins de ces divers groupes. Les participants à cette visite, organisée par la Conférence des Eglises de toute l'Afrique (CETA) et le Conseil oecuménique des Eglises (COE), seront les hôtes du Conseil des Eglises du Soudan. Les responsables des opérations d'urgence d'ACT-Caritas au Darfour assureront le déroulement de la visite dans cette région. Une guerre civile de 20 ans entre le Nord et le Sud du pays, qui a causé la mort d'environ 2 millions de personnes et en a forcé 4 millions à se déplacer à l'intérieur du pays, a pris fin en janvier 2005 par un accord de paix précaire. Depuis le début de 2003, la région du Darfour, située à l'ouest, a été le théâtre d'un conflit permanent entre groupes rebelles et milices soutenues par le gouvernement qui a entraîné la mort de 200'000 à 400'000 personnes et en a fait fuir quelque 1,8 million, tandis qu'on estime à 200'000 le nombre de celles qui ont cherché refuge dans les pays voisins du Tchad et de la République centrafricaine. Après s'être fait une idée de la situation sur le terrain, l'équipe oecuménique rencontrera une cinquantaine de représentants d'Eglises soudanaises pour une conférence qui se tiendra à Juba, capitale du Soudan du Sud, du 31 mars au 2 avril. Des responsables d'Eglises, des femmes et des jeunes y parleront de leurs expériences et évoqueront les défis que constituent le retour à la paix, le VIH et le sida, ou encore la reconstruction, pour ne citer que ceux-là. Cette visite de solidarité s'inscrit dans le cadre du projet "lettres vivantes" du COE et du Programme oecuménique des éminentes personnalités pour la paix en Afrique (ERERRA) de la CETA. Cette initiative a également le soutien de la Communauté des Conseils chrétiens et des Eglises des Grands Lacs et de la Corne de l'Afrique
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Agence France Presse, Khartoum, 24 mars 2008
Quatre chauffeurs accompagnant des ingénieurs du gouvernement travaillant avec Unicef sur un projet d'accès à l'eau ont été enlevés au Darfour, dans l'ouest du Soudan, a annoncé dimanche le Fonds des Nations unis pour l'enfance, exigeant leur libération immédiate. Des bandits ont arrêté jeudi un convoi de trois voitures et un camion transportant une plate-forme de forage, dans lequel voyageaient quatre ingénieurs et quatre chauffeurs de la compagnie soudanaise des Eaux à Um Tajok, dans le Darfour-nord, a indiqué l'Unicef. Les chauffeurs ont été contraint de suivre les assaillants avec leurs véhicules et la plate-forme est introuvable, selon la même source. "Nous exhortons les personnes responsables de cet incident à libérer immédiatement les membres manquants de l'équipe ainsi que leur équipement, indemnes", a dit le représentant de l'Unicef au Soudan, Ted Chaiban. "Cela ne peut être toléré, nous exigeons que tous ces travailleurs (humanitaires) puissent opérer en sécurité dans la région du Darfour", en proie à la guerre civile depuis cinq ans. Le banditisme est une entrave majeure au travail des humanitaires opérant au Darfour. Le conflit opposant des rebelles de cette région de l'ouest du Soudan aux forces gouvernementales et des milices locales a fait quelque 200.000 morts et 2,2 millions de déplacés sur une population de six millions d'âmes, selon des organisations internationales. Khartoum conteste le chiffre des victimes parlant de 9.000 morts seulement. En novembre 2006, neuf employés de la compagnie nationale des Eaux avaient été enlevés pendant plusieurs semaines. L'un des employés est mort. En juillet de la même année, des déplacés avaient tué trois membres d'une équipe de la même compagnie dans le camp de Hassa Hissa à Zalingei, également au Darfour. En novembre dernier, trois Soudanais et deux étrangers travaillant dans le secteur pétrolier ont été libérés après avoir été retenus en otage pendant près d'un mois par des rebelles du Darfour qui avaient attaqué un champ pétrolier à Kordofan, région frontalière du Darfour
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Angola Presse, 23 mars 2008
Des dizaines de milliers de chrétiens du Soudan ont célébré dimanche Pâques à Khartoum mais ils continuent de souffrir de discriminations dans ce pays à majorité musulmane, trois ans après un accord de paix où leurs droits ont été reconnus. Le Soudan compte une importante minorité chrétienne qui vit notamment dans le Sud mais aussi dans la capitale. Les chrétiens disent avoir retrouvé la liberté de culte depuis l`accord de paix de 2005 qui avait mis fin à 21 ans de guerre civile dévastatrice dans le Sud. Mais des restrictions subsistent. Selon le clergé, les écoles publiques interdisent encore l`étude de la Bible, les employeurs n`accordent pas de congés aux chrétiens pendant leurs fêtes religieuses et l`accès des femmes non voilées à l`Université de Khartoum est interdit. Il y a aussi des restrictions pour la construction d`églises et la charia, la loi islamique en vigueur dans le Nord à majorité arabo-musulmane, favorise les hommes pour l`héritage et interdit l`alcool. Certains membres du clergé chrétien s`inquiètent aussi d`interpellations de femmes pour leur simple tenue. Célébrer Pâques, qui commémore pour les chrétiens la résurrection du Christ après sa crucifixion, est aussi l`occasion de "réfléchir aux souffrances de notre communauté", assure à l`AFP le père Sylvestre Thomas, responsable de la Cathédrale Protestante,de tous les saints de Khartoum. Le 31 décembre 2006 , des policiers avaient lancé des grenades lacrymogènes dans la cathédrale protestante en pleine messe de la Saint-Sylvestre, blessant six fidèles, officiellement dans le cadre d`une poursuite.
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Le Figaro avec l'A.F.P., 21 mars 2008
N'Djamena a réuni les diplomates des pays observateurs de l'accord de paix de Dakar entre le Tchad et le Soudan pour leur montrer des "preuves irréfutables" d'une nouvelle menace d'agression de Khartoum, a annoncé une source diplomatique. "Le Tchad détient des preuves irréfutables sur l'intention du Soudan d'agresser le Tchad", et le ministre tchadien des Affaires étrangères Ahmad Allam-mi les a présentés vendredi à des diplomates français, américains, libyens et congolais ainsi qu'au représentant spécial des Nations Unies et à un représentant de la médiation de l'Union Africaine. "Le ministre a informé les diplomates des manoeuvres soudanaises qui exercent des pressions humiliantes sur ses obligés (rebelles tchadiens) pour les pousser à attaquer à nouveau le Tchad", a encore indiqué cette source.
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Ministères des Affaires étrangères, 20 mars 2008
A ma demande, la France a organisé des consultations réunissant M. Abdoulwahid El Nour, Président du Mouvement de Libération du Soudan, les co-médiateurs de l'ONU et de l'Union Africaine, MM. Jan Eliasson et Salim Ahmed Salim, et des représentants des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies. Cette rencontre, qui s'est tenue le 18 mars 2008 à Genève, a permis de nouer un dialogue entre le chef historique de la plus ancienne rébellion du Darfour et plusieurs acteurs majeurs de la communauté internationale, que je tiens à remercier très sincèrement pour avoir accepté cette invitation. L'ensemble des participants s'est accordé sur la nécessité de renforcer la sécurité sur le terrain, notamment grâce au déploiement de la mission des Nations unies et de l'Union Africaine, la MINUAD, ainsi que sur l'importance de la normalisation des relations au niveau régional pour favoriser la recherche d'une solution politique à la crise au Darfour. Dans le même temps, il a été demandé à M. El Nour de prendre toute sa part dans le processus diplomatique conduit par les co-médiateurs de l'ONU et de l'UA. J'espère que cette étape, conçue dans le cadre des efforts engagés par la France pour amener M. El Nour à prendre une part active à la recherche d'une solution politique au Darfour, permettra de créer une dynamique durable de coopération entre celui-ci et la communauté internationale Cette rencontre s'inscrit dans l'engagement de la France en faveur d'une solution à la crise du Darfour, dans le prolongement notamment de la réunion ministérielle de Paris de juin 2007, du vote de la résolution 1769 du Conseil de sécurité des Nations unies créant la MINUAD, ainsi que du déploiement de l'Eufor Tchad/RCA et de la MINURCAT pour faire face à la dimension régionale de la crise. Soudan - Darfour : recherche d'une solution politique à la crise du Darfour (Genève, 18 mars 2008 ) |
Le Nouvel Observateur avec l'AP, 20 mars 2008
Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a annoncé jeudi que la France avait obtenu la participation du chef historique de la plus ancienne rébellion du Darfour à des consultations avec les médiateurs de l'ONU et de l'UA ainsi que des représentants des cinq membres permanents, qui se sont tenues mardi à Genève. La rencontre entre Abdulwahid El Nour, président du Mouvement de libération du Soudan (MLS), les co-médiateurs des Nations unies et de l'Union Africaine, Jan Eliasson et Salim Ahmed Salim, et des représentants de la France, des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de Chine et de Russie, "a permis de nouer un dialogue" entre le chef du MLS et ces "acteurs majeurs de la communauté internationale", a estimé le chef de la diplomatie dans un communiqué. Selon M. Kouchner, "l'ensemble des participants s'est accordé sur la nécessité de renforcer la sécurité sur le terrain, notamment grâce au déploiement de la mission des Nations unies et de l'Union Africaine, la MINUAD, ainsi que sur l'importance de la normalisation des relations au niveau régional pour favoriser la recherche d'une solution politique à la crise au Darfour". Paris a "demandé à M. El Nour de prendre toute sa part dans le processus diplomatique conduit par les co-médiateurs de l'ONU et de l'UA". "J'espère que cette étape, conçue dans le cadre des efforts engagés par la France pour amener M. El Nour à prendre une part active à la recherche d'une solution politique au Darfour, permettra de créer une dynamique durable de coopération entre celui-ci et la communauté internationale", déclare Bernard Kouchner. AP
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Le Point, 20 mars 2008 , Version française Jean-Stéphane Brosse
Les forces soudanaises ont visé des civils lors d'attaques aériennes ou terrestres conduites en janvier et février contre des villages du Darfour, estiment le Haut-Commissariat de l'Onu pour les droits de l'homme et la Minuad dans un rapport. Selon la mission de l'Union africaine et des Nations unies dans la vaste région occidentale du Soudan en proie à la guerre depuis 2003, ces raids ayant impliqué des hélicoptères et des avions ainsi que des milices pro-gouvernementales ont fait 115 morts et 30.000 déplacés. Ces attaques constituent des "violations des principes humanitaires internationaux et des droits de l'homme (...) en n'établissant aucune distinction entre des objectifs civils et des objectifs militaires", souligne le rapport publié à Genève. Les services de la Haute-Commissaire de l'Onu pour les droits de l'homme Louise Arbour et de la Minuad, qui a pris le relais de la seule Union africaine au début de l'année, se réfèrent à trois raids contre le village de Saraf Djidad en janvier et à des attaques le 8 février contre les localités de Sirba, Sileia et Abou Surouj, durant une vaste offensive des forces gouvernementales contre la rébellion dans la région. Khartoum n'a pas réagi dans l'immédiat.
Pillages
D'autres actions menées par les rebelles du Mouvement Justice et égalité (JEM), qui affirme contrôler la plus grande partie du Darfour-Occidental, ont déjà été dénoncées par une commission indépendante comme des violations d'un accord de cessez-le-feu signé en 2004, rappelle le rapport. Le document fait état de pillages à grande échelle après les raids soudanais et de "récits consistants et crédibles" de viols commis par des hommes en uniforme pendant et après l'attaque de Siraj. L'ampleur des destructions matérielles, "y compris d'objets indispensables à la survie de la population civile, suggère que les dommages ont été partie intégrante et délibérée de la stratégie militaire". Parmi les morts figurent des personnes âgées et handicapées, des femmes et des enfants, ajoute le rapport. Nombre des habitants épargnés ont été contraints de s'enfuir de l'autre côté de la frontière, au Tchad, où sont déjà présents des milliers de réfugiés du Darfour. Selon le rapport, les maisons, les hôpitaux gérés par les ONG, les centres communautaires, les points d'eau, les écoles, les dépôts de nourriture et les boutiques ont été systématiquement vandalisés et "dans de nombreux cas incendiés, parfois avec leurs occupants à l'intérieur". La Minuad précise n'avoir pas encore été en mesure d'enquêter sur des attaques contre la ville de Djébel Moun et ses environs à la fin du mois de février où des civils auraient également été tués, car les autorités soudanaises lui ont refusé l'accès à la région. Même si des observateurs ont finalement pu s'y rendre le 1er mars, une semaine après les raids, le refus initial constitue une violation des accords entre Khartoum et la Minuad, dont les membres sont normalement libres de leur mouvement, a souligné la mission dans le rapport.
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Libération, 19 mars 2008
La version des circonstances de l'incident frontalier avec le Soudan, au cours duquel le sergent Polin a été tué le 3 mars, est la plus précise que nous ayons pu obtenir, sur la base d'informations recoupées. Elle n'est pourtant pas totalement satisfaisante. On peut en effet se poser quelques questions. 1) Quel était le but de la mission ? Officiellement, rejoindre un autre élément français du COS, en provenance de Birao (Centrafrique). Des sources parlent d'un véhicule seul, d'autres de plusieurs. 2) Une erreur de topographie ? C'est l'hypothèse la plus sérieuse. Naviguer dans ces régions n'est pas une mince affaire. Les hommes du COS avaient-ils avec eux un GPS en état de marche et des cartes précises et récentes, y compris des photos aériennes ou satellites sur lesquelles était indiquée la frontière. On l'espère. Et quid des cours de topographie ? Comment est-elle enseignée dans les forces spéciales ? 3) Pourquoi ce véhicule P4 a-t-il été envoyé seul à l'avant du groupe, contre les règles d'usage qui veulent que l'on se déplace en principe à deux véhicules ? 4) Après le premier incident armé, le groupe du COS a décidé de partir rechercher le sergent Polin. Cette décision, qui illustre les valeurs militaires, a été prise localement. Mais il s'agissait quand même de pénétrer dans un Etat souverain... Quels ont été les échanges radio (s'il y en a eu) entre le détachement et la base arrière ? 5) Le résultat de cette incursion a été un échec, puisque le corps n'a pas été retrouvé. Au bout de plus de trente minutes d'accrochages, les forces spéciales ont dû décrocher - en clair, fuir - sous les tirs de mortiers des Soudanais. 6) La chaîne de commandement semble a priori claire. Les hommes du COS dépendent de l'Eufor, c'est-à-dire localement d'un capitaine de vaisseau français, lui même sous les ordres du général français Ganascia. 7) Les forces spéciales se piquent de discrétion. Une affirmation qui fait sourire tous les militaires des troupes ordinaires. Il suffit de regarder la photo, fournie (sans commentaires) par l'Eufor et publiée sur ce blog le 27 février. Le militaire est évidemment un homme du COS: il n'enlève pas ses lunettes de soleil, ses cheveux sont plus longs que ne l'autorise le règlement, ni son arme ni son brelâge ne semblent être (sauf erreur de ma part) ceux en dotation dans l'infanterie. Et si l'on voyait ses pieds, ils seraient sans doute chaussés de manière bien plus confortable que de rangers...
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IRIN, édition française, Dakar, 18 mars 2008 Le Darfour tient son nom de la tribu des Fours, le groupe ethnique le plus important, qui a dominé la région pendant plusieurs centaines d'années. Le conflit du Darfour a fait quelque 2,5 millions de déplacés et des centaines de milliers de morts, dont bon nombre au sein de la communauté des Fours.
Deux organisations de défense des droits humains la Save Darfur Coalition (Etats-Unis) et la Rencontre africaine pour la défense des droits de l'Homme/RADDHO (Sénégal) - ont permis au sultan des Fours, Salah Eldine Mahamat Fadoul, et à un de ses conseillers religieux de prendre part au sommet des chefs d'Etat de l'Organisation de la conférence islamique (OCI), qui s'est tenu la semaine dernière à Dakar, capitale sénégalaise, pour tenter de convaincre les dirigeants des pays musulmans d'agir de manière plus active pour mettre fin à la violence dans le Darfour.
En marge du sommet de l'OCI, les chefs d'Etat du Tchad et du Soudan se sont rencontrés le 13 mars et ont signé un nouvel accord par lequel ils s'engagent à ne plus soutenir les groupes rebelles présents sur leurs territoires respectifs. IRIN s'est entretenu avec le sultan Fadoul à propos de ce nouvel accord et des efforts de paix au Darfour. Voici quelques extraits de cet entretien :
IRIN : Pensez-vous que ce nouvel accord va changer la situation ?
Le sultan Fadoul : C'est un bon accord. J'espère que le Soudan et le Tchad cesseront de soutenir les groupes rebelles qu'ils abritent sur leurs territoires et que cela va réduire les tensions. Je pense que le Tchad et le Soudan ont réellement besoin de calmer la situation. La guerre [par procuration] qu'ils se livrent a beaucoup coûté aux deux pays.
IRIN : Au cours des dernières années, la Libye a négocié plusieurs accords de paix entre le Tchad et le Soudan, mais ces accords n'ont jamais abouti. Pourquoi celui-ci serait-il différent des autres ?
Le sultan Fadoul : Cet accord a été signé en présence de Ban Ki-moon [le Secrétaire général des Nations Unies] et de nombreux chefs d'Etat. Il est possible que cet accord n'aboutisse pas non plus, mais je pense que ses chances de succès sont plus grandes. Mouammar Khaddafi, le chef d'Etat libyen, aime nous recevoir dans son pays, organiser des pourparlers et distribuer de l'argent, mais il ne cherche pas à comprendre les problèmes du Darfour. Il se plaît à dire que les protagonistes se battent pour des broutilles, alors que les causes du conflit sont bien plus complexes que cela.
IRIN : Que faut-il pour mettre fin à la violence dans le Darfour ?
Le sultan Fadoul : Si la force hybride de la Mission conjointe des Nations Unies et de l'Union africaine au Darfour (MINUAD) pouvait être déployée avec tous les moyens qu'il faut, alors nos populations se sentiraient plus en sécurité et des milliers de déplacés regagneraient leurs villages. Mais auparavant, il fait désarmer les janjawids [les milices arabes]. Le gouvernement ne peut pas le faire parce que c'est lui qui les a armés et que, bien évidemment, les janjawids refuseront de désarmer. Seules les Nations Unies peuvent mener cette opération.
IRIN : Mais êtes- vous sûr que les Nations Unies peuvent réellement les désarmer ?
Le sultan Fadoul : Nous espérons que la force hybride des Nations Unies sera forte, mais nous craignons qu'elle ne soit aussi faible que les casques verts de l'ancienne mission de l'UA. Cela a été une très mauvaise expérience, bien que la situation se soit quelque peu améliorée grâce à la pression et au contrôle qu'exerce la communauté internationale sur le gouvernement soudanais pour l'amener à mettre fin aux exactions.
IRIN : Et pourtant les attaques se poursuivent encore dans la région de Jebel Moon.
Le sultan Fadoul : Oui, de ce point de vue, la situation ne s'est pas améliorée car le gouvernement soudanais continue de mener des bombardements aériens et de privilégier la solution militaire à un règlement politique. Et ce sont essentiellement les civils fours qui sont encore déplacés.
IRIN : Que peut-on faire ?
Le sultan Fadoul : Nous sommes ici à Dakar [dans le cadre du sommet de l'OCI] pour tenter de sensibiliser les chefs d'Etat de l'OCI au problème du Darfour et pour leur faire prendre conscience qu'ils peuvent peser de tout leur poids pour mettre fin au conflit. Nous pensons que le [Secrétaire général] de l'OCI, Ekmeleddin Ihsanoglu, devrait mener une médiation avec le prochain président de l'OCI, Maître Abdoulaye Wade, le président de la République du Sénégal, avec la participation active de l'Egypte et de l'Arabie Saoudite. Et avec l'aide de la Malaisie et de la Chine [qui a massivement investi dans l'exploitation pétrolière au Soudan], ils pourront exercer une plus grande pression sur le gouvernement soudanais que les Nations Unies ; en plus, ils pourront influer sur la manière dont la mission des Nations Unies est déployée dans la région. L'Arabie Saoudite devrait se montrer plus présente et les Etats-Unis pourraient aussi en faire beaucoup plus.
IRIN : Que faut-il faire exactement ?
Le sultan Fadoul : Une fois les milices janjawids désarmées, la première chose à faire pour le gouvernement et les groupes rebelles sera d'engager des négociations. Mais c'est vrai qu'il sera difficile d'aboutir à la paix sans la signature d'un accord frontalier [entre le Tchad et le Soudan].
IRIN : Considérez-vous les communautés arabes comme vos ennemis ?
Le sultan Fadoul : Nous sommes tous musulmans et mon rôle en tant que sultan du Darfour n'est pas uniquement de représenter les Fours, mais de rassembler toutes les communautés de la région. Nous avons essayé d'expliquer aux communautés arabes que le gouvernement les avaient trompés en les poussant à nous tuer, nous leurs frères, pour les empêcher de prendre le pouvoir à Khartoum. À présent, elles commencent à se rendre compte et à reconnaître que les Fours ont le droit légitime de diriger le Darfour étant donné que nous sommes majoritaires dans la région et que nous la gouvernons depuis plusieurs centaines d'années. En matière de « hawakir » [distribution des terres], les responsables fours se sont toujours montrés équitables, et nous sommes une communauté intègre et pacifique. Nous envisageons d'organiser une conférence avec toutes les autres communautés du Darfour. Le problème est que cette conférence ne peut pas avoir lieu pour l'instant parce que les rebelles ne peuvent pas traverser librement la frontière pour entrer au Soudan [à partir du Tchad].
IRIN : Il doit vous arriver parfois de vous retrouver dans une posture politique difficile ?
Le Sultan Fadoul : Oh ! ma tâche est bien difficile. Le gouvernement me demande d'être son intermédiaire auprès des rebelles, mais lorsqu'on pense que je suis trop proche de la rébellion, on me prend pour un rebelle. J'ai même déjà été emprisonné deux fois. Lorsque je suis de près les directives du gouvernement, les rebelles se fâchent contre moi et ma communauté aussi. De toutes les communautés ethniques du Darfour, les Fours ont le plus souffert des déplacements, ce qui les a amenés à se rebeller contre le gouvernement parce que celui-ci a encouragé cette situation. Pour être franc, je dirai aussi que le gouvernement est responsable de cet état de fait. Je sais que je peux avoir des ennuis en affirmant cela, mais je préfère que le gouvernement se fâche contre moi parce que je dis la vérité plutôt qu'Allah soit fâché contre moi parce que j'aurais menti.
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IRIN, édition française, Dakar, 17 mars 2008
Après plusieurs heures de discussion sur le texte du sixième accord de paix proposé en deux ans, le président tchadien Idriss Déby et son homologue soudanais Omar el-Béchir ont signé un nouvel accord de paix le 13 mars au soir, à Dakar, capitale sénégalaise, par lequel ils s'engagent à nouveau à ne pas soutenir les groupes rebelles qui leur sont hostiles. L'objectif avoué de cet accord est « de mettre fin une fois pour toutes aux hostilités entre les deux pays et de rétablir la paix dans la sous-région ». L'accord, rendu possible par la médiation du président sénégalais Maître Abdoulaye Wade, a été signé au cours du sommet de l'Organisation de la conférence islamique (OCI) en présence de Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies, et de nombreux autres chefs d'Etat africains et diplomates occidentaux et arabes. Les précédents accords invitaient déjà les deux parties à ne plus abriter de groupes rebelles sur leurs territoires. Au Tchad, les groupes rebelles hostiles au président Déby ont mené un nombre incalculable d'offensives, dont celle de février dernier, qui a conduit les troupes rebelles jusqu'à N'Djamena, la capitale. Au Soudan, les forces rebelles combattent les forces gouvernementales et leurs milices alliées dans le Darfour, région limitrophe du Tchad. La nouveauté dans ce dernier accord réside en ce que le Tchad et le Soudan acceptent le principe d'un « groupe de contact », dirigé par la Libye et la République du Congo. Ce groupe se réunira une fois par mois et sera chargé du suivi de l'application de l'accord. Pour Roland Marchal, spécialiste du Tchad à l'université de Sciences politiques de Paris, la communauté internationale doit se montrer plus ferme pour que la situation change dans la région. Il a par ailleurs indiqué que la paix dans la région passerait par la résolution des conflits internes de chaque pays. « [Au Tchad], s'il n'y a pas une initiative politique pour amener [toutes les parties] autour de la table des négociations, il y a très peu de chances que l'opposition avalise simplement un accord conclu par d'autres acteurs [extérieurs] », a souligné M. Marchal. Selon certaines sources, les rebelles tchadiens ont déjà fait savoir qu'ils rejetaient le nouvel accord et ont promis de poursuivre leur combat pour renverser le président Déby si celui-ci n'accepte pas de dialoguer avec la rébellion. Le Sultan des Fours, le groupe ethnique majoritaire dans la région du Darfour, s'est toutefois dit optimiste à propos du nouvel accord. « J'espère que le Soudan et le Tchad cesseront de soutenir les groupes rebelles qu'ils abritent sur leur territoire et que cela va réduire les tensions », a déclaré le sultan Salah Eldine Mahamat Fadoul au cours d'un entretien exclusif accordé à IRIN à Dakar, en marge du sommet de l'OCI. « Je pense que le Tchad et le Soudan ont réellement besoin de calmer la situation. La guerre [par procuration] qu'ils se livrent a beaucoup coûté aux deux pays », a-t-il ajouté. Le conseiller religieux du sultan a quant à lui fait part de ses préoccupations en indiquant que la rencontre entre MM. Déby et el-Béchir n'aurait aucun impact sur les populations de la région. « Ils n'abordent pas du tout la question dans un contexte plus général », a indiqué à IRIN Allami Mahmoud Ousmane, conseiller religieux et iman adjoint. « Il ne s'agit pas [pour eux] de mettre fin à la souffrance des populations dans les deux pays ». Selon les estimations, le conflit au Darfour et dans l'est du Tchad a, de manière directe ou indirecte, fait pas moins de 400 000 morts et quelque 2,7 millions de déplacés.
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Agence France Presse, 17 mars 2008
Problèmes de financement et casse-tête logistiques menacent le bon déroulement du prochain recensement de la population au Soudan, une opération cruciale pour le fragile processus de paix et les scrutins futurs. Les autorités soudanaises se disent néanmoins confiantes que le recensement, le plus important de l'histoire du pays, se déroulera comme prévu du 15 au 30 avril après avoir été maintes fois reporté. En 2005, l'Accord de paix globale (CPA) avait mis fin à une guerre civile dévastatrice dans le Sud, majoritairement chrétien et animiste. En 21 ans, cette guerre avait fait 1,5 million de morts et exténué l'économie du Nord à majorité arabo-musulmane. Aux termes du CPA, le recensement doit confirmer le partage du pouvoir entre les anciens ennemis ou au contraire le redessiner. "C'est important pour le Sud car ils ne connaissent pas la répartition de la population dans les Etats" de la région, explique Yassine Haj Abdine, directeur du Bureau central des statistiques du Soudan. Et "c'est important pour le Nord car l'un des critères pour la redistribution des fonds gouvernementaux sera le nombre d'habitants". Mais trois ans après la signature de la paix, la méfiance entre le Nord et le Sud reste très vive. Herbet Kandeh, le responsable du Fonds des Nations unies pour la population qui supervise les opérations, raconte ainsi que le Nord a opposé son veto à l'inclusion d'une question souhaitée par le Sud sur l'appartenance ethnique. La solution de compromis prévoit que le recensé peut se déclarer Nord-Soudanais, Sud-Soudanais, non Soudanais ou s'abstenir de répondre. Le Sud croit dur comme fer que le nombre de ses habitants est largement supérieur à ce que de précédentes évaluations avaient pu laisser penser. Si tel était le cas, les implications sur les élections générales de 2009 et le référendum de 2011 sur l'indépendance du Sud-Soudan, deux scrutins prévus par le CPA, seraient immenses. "On en a assez que notre nombre soit sous-évalué", assène Mary Marle, employée du secteur sanitaire, qui arbore un T-Shirt barré du slogan: "Faites-vous compter". La population soudanaise est estimée à 39 millions d'habitants mais il n'existe aucune donnée fiable sur le nombre d'habitants dans le Sud. Le dernier comptage de population date du début des années 1980 et n'était pas national. Quoi qu'il en soit, le Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR) s'attend dans les jours à venir à une arrivée massive de Sud-Soudanais exilés dans les pays voisins. Depuis janvier, 15.700 retours ont été organisés, soit trois fois plus que durant la même période l'année précédente. Le recensement aurait dû être organisé avant la fin 2007. Les élections générales sont elles prévues en juillet 2009. M. Kandeh reconnaît que de nouveaux retards sont possibles "si le Sud n'accepte pas les estimations préliminaires du nombre d'habitants" effectuées pour déterminer en particulier le nombre de questionnaires à imprimer. "Le Sud a également demandé qu'on ajoute des questions que le Nord a peu de chance d'accepter", dit-il. Le financement pose aussi problème. Les autorités du Sud estiment à six millions de dollars supplémentaires leurs besoins, en raison des difficultés d'accès aux régions les plus reculées. "Certaines zones sont dépourvues de routes. On y va par avion". Lorsqu'il "y a des rivières, on utilise des bateaux", explique John Maciek, vice-président de la commission du recensement du Sud-Soudan. Les autorités soudanaises affirment que le recensement sera le premier à caractère national mais il est vraisemblable que certaines régions lui échapperont, comme les territoires du Darfour sous contrôle rebelle, le triangle d'Halayib sous occupation égyptienne dans le nord-est et des endroits reculés du sud.
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Le Figaro avec l'A.F.P., 17 mars 2008
Un dirigeant rebelle du Darfour a appelé aujourd'hui à des négociations de paix en tête-à-tête avec le gouvernement de Khartoum pour mettre fin aux violences dans cette région de l'ouest du Soudan. "Nous voulons des négociations de paix en tête-à-tête entre le JEM et le gouvernement (...) car en réalité il n'y a pas d'autres organisations sur le terrain, à l'exception du JEM", a déclaré à l'AFP par téléphone Khalil Ibrahim, dirigeant du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), un important groupe rebelle du Darfour. L'Union africaine et l'ONU cherchent toujours à favoriser une reprise des pourparlers de paix entre le gouvernement de Khartoum et les rebelles du Darfour ouverts fin octobre en Libye mais qui n'ont pas eu de suite en raison du refus de groupes comme le JEM d'y participer.
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Jeune Afrique, 16 mars 2008
C'est au son de « Jaamu Africa » (« la paix de l'Afrique », en wolof), la chanson d'Ismaël Lô, que s'est achevée la lecture par Cheikh Tidiane Gadio, le ministre sénégalais des Affaires étrangères, de l'accord de paix signé à Dakar le 13 mars au soir par Idriss Déby Itno et Omar Hassan el-Béchir, les présidents tchadien et soudanais. Censé « mettre définitivement fin » au différend entre leurs deux pays, ce document met en place un groupe de contact composé de ministres africains des Affaires étrangères. Ledit comité est chargé de faire chaque mois le point sur l'exécution par chacune des parties de ses obligations. Et de désigner les auteurs d'éventuelles infractions. Accouché au forceps, l'accord de Dakar a bien failli ne jamais voir le jour. La veille, alors que ses collègues sénégalais (Abdoulaye Wade), gabonais (Omar Bongo Ondimba) et tchadien l'attendaient au palais de l'avenue Léopold-Sédar-Senghor en compagnie de Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unies, Béchir s'était fait porter pâle : « Pardonnez-moi de ne pouvoir discuter aujourd'hui, je souffre d'atroces maux de tête » Le lendemain, à l'issue de la cérémonie d'ouverture de la 11e session de l'Organisation de la conférence islamique (OCI), le conclave s'ouvre enfin. Et Déby Itno attaque bille en tête : « On me signale qu'une colonne rebelle a franchi la frontière soudanaise pour violer le territoire tchadien. Veut-on saboter ce mini-sommet ? - Je n'ai aucune information de ce type, réplique Béchir. Pour le moment, je refuse de me prononcer sur des supputations. - Le Soudan doit arrêter de soutenir les rebelles qui s'attaquent à mon pays, tempête Déby Itno. - Avec tout le respect que je vous dois, Monsieur le Président, vous avez des problèmes internes auxquels mon pays est totalement étranger. » Ambiance. Pour tenter de détendre l'atmosphère, Bongo Ondimba joue la carte de l'humour, tandis que Wade, résolu à sauver « son » sommet de l'OCI, ne ménage pas ses efforts pour rapprocher les positions des uns et des autres. La partie n'est pas gagnée d'avance. Dans un passé récent, trois accords de paix ont été conclus, et deux « déclarations » signées, sans réussir à mettre un terme à la crise. Le dernier accord en date a été paraphé le 3 mars 2007 , à Riyad, en Arabie saoudite, après que les belligérants, l'un et l'autre musulmans, eurent juré devant la Ka'aba, à La Mecque, de respecter leurs engagements. Résultat : une série d'affrontements qui faillirent coûter son fauteuil à Déby Itno, début février. C'est que le règlement du différend se heurte à un obstacle de taille : le jeu passablement trouble de Mouammar Kaddafi. Le « Guide » libyen ne parvient pas, en effet, à trouver une solution, mais refuse de se dessaisir du dossier. Du coup, il multiplie les chausse-trapes sous les pieds de ceux qu'il considère comme des concurrents. Après avoir décidé de boycotter le sommet de Dakar, il a, jusqu'à la dernière minute, tenté de convaincre Béchir de l'imiter. Le Tchad, qui veut sortir de son face-à-face avec la Libye, bataille ferme pour atténuer l'emprise de celle-ci sur le règlement de la crise. D'où l'enthousiasme pour l'accord de Dakar manifesté par Déby Itno, ravi d'avoir en la personne de Wade et de Bongo Ondimba de nouveaux interlocuteurs. À la mi-février, le numéro un tchadien n'a pas hésité une seconde à recevoir Ahmed Khalifa Niasse, l'ambassadeur itinérant dépêché auprès de lui par son alter ego sénégalais. Jusque dans les jours précédant le sommet, ce dernier multipliera les allers-retours entre Dakar, N'Djamena et Khartoum. Avec l'accord de Dakar, Wade tient sa revanche sur Kaddafi, qui, dans le passé, lui a volé la vedette à deux reprises. La première fois, à l'issue du sommet de l'UA à Banjul, en juillet 2006, quand il tenta de convaincre Déby Itno et Béchir de se rendre à Dakar et que le « Guide » les détourna sur Syrte. La seconde, le 8 août 2006 , lors de la prestation de serment de Déby Itno. On se souvient que Wade avait convaincu Béchir de venir à N'Djamena, mais que Kaddafi, en pleine cérémonie, avait réussi à arracher aux frères ennemis une poignée de main, puis provoqué dans la capitale tchadienne un mini-sommet qui, bien sûr, avait vidé de son sens celui que le chef de l'État sénégalais projetait d'organiser dans son pays.
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Nations Unies,New York, 15 mars 2008
L'Organisation de la Conférence islamique exprime les aspirations et les préoccupations de plus d'un cinquième de l'humanité, a rappelé aujourd'hui le Secrétaire général au sommet de Dakar, où il a passé en revue les principales crises affectant ses membres, du Moyen Orient au Darfour, du Liban à l'Iraq et de l'Iran à la Somalie. « Je suis heureux que les liens entre nos deux organisations n'aient jamais été aussi solides », a dit le Secrétaire général, rappelant que l'ONU et l'OCI avaient fait cause commune dans de nombreux domaines. Les deux organisations rejettent de toutes leurs forces « tout lien entre le terrorisme et l';Islam». « Vous vous êtes élevés contre ceux qui cherchent à justifier la violence au nom de la religion», a rappelé le Secrétaire général qui a souligné que le partenariat était nécessaire dans de nombreux autres domaines, à commencer par la crise au Moyen Orient. Sur le Darfour, il a souligné que « l'OCI était bien placée pour soutenir [le processus politique], en usant de son influence considérable au profit d';une paix durable au Tchad et au Soudan et entre ces deux pays ». Le Secrétaire général a enfin rappelé qu';une grande partie du « Milliard des plus misérables » de par le monde vivaient dans des pays de l';OCI, exhortant à plus d';efforts pour réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).
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Parlement européen, Bruxelles le 15 mars 2008
Le Soudan et le Tchad figurent à l'ordre du jour des travaux de l'Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE, qui s'ouvriront lundi prochain à Ljubljana, capitale de la Slovenie, pays qui assure la présidence de l'Union européenne jusqu'au 30 juin 2008 . Les députés européens et leurs homologues des pays d'Afrique, du Pacifique et des Caraïbes auront à adopter des résolutions d'urgence sur la situation de tension prévalant entre le Tchad et le Soudan qui s'accusent mutuellement de soutenir les groupes rebelles de part et d'autre de leurs frontières communes pour se déstabiliser. L'accord de non agression signé jeudi à Dakar par les présidents Idris Déby et Omar El-Béchir, sera, à cet égard, bien accueilli par les membres de l'Assemblée parlementaire paritaire (APP). L'autre grand sujet à l'ordre du jour de cette session de l'APP, concerne les Accords de partenariat économique (APE). On rappelle que l'Union africaine (UA) a adressé une lettre à l'Union européenne pour la reprise, sans délai, des négociations en vue de la conclusion d'accords pour le développement. Faute d'avoir signé avant le 1er janvier 2008, les APE complets avec les pays ACP, l'Union européenne a conclu à la halte, avec des pays ou groupe de pays, des accords intérimaires de libre-échange compatibles avec les règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Il s'agit, pour le cas de l'Afrique, des pays considérés comme à revenu intermédiaire, comme le Cameroun, la Côte d'Ivoire et le Ghana. Les pays ACP classés Pays les moins avancés (PMA) continueront, quant à eux, de bénéficier des préférences commerciales contenues dans l'Accord de Cotonou signé en 2000. Les autres points portés à l'ordre du jour de cette session de l'APP, sont la sécurité alimentaire dans les pays ACP, ainsi que les conséquences sociales et environnementales des programmes d'ajustement structurel.
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Le Monde avec l'AFP, 15 mars 2008
Le président du Soudan Omar Al-Bachir, et son homologue tchadien, Idriss Déby, ont signé, jeudi 13 mars à Dakar (Sénégal), un nouvel accord de paix pour mettre fin au conflit qui les oppose depuis cinq ans, via des mouvements rebelles, de part et d'autre de la frontière. Le texte a été signé en marge du sommet de l'Organisation de la conférence islamique (OCI), en présence de plusieurs chefs d'Etat ainsi que du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon. Il prévoit que les deux parties, pour « se réconcilier [et] normaliser [leurs] relations », s'engagent à interdire « toute activité de groupes armés et à empêcher l'utilisation de [leurs] territoires respectifs pour la déstabilisation de l'un ou l'autre de nos Etats ». Comparé aux trois précédents accords de paix signés depuis 2006 entre le Soudan et le Tchad, tous restés lettre morte, celui de Dakar innove sur un point. Il prévoit la création d'un « groupe de contact » chargé du « suivi, de la mise en uvre de bonne foi du présent accord et du "monitoring" de ses violations éventuelles ». Composé de ministres des affaires étrangères africains, ce groupe de contact devrait se réunir une fois par mois pour s'assurer que la « déclaration de Dakar » est bien appliquée, voire plus fréquemment si une des deux parties en fait la demande. En dépit de cette avancée, le scepticisme prévaut quant à la solidité de l'accord. Les rebelles des deux bords - ceux installés au Darfour, côté soudanais, comme ceux qui combattent à la frontière tchadienne - ont rejeté le texte, regrettant n'avoir pas été consultés. Il n'apportera pas, selon eux, de paix durable, que ce soit au Darfour ou au Tchad. L'attitude des deux principaux acteurs du conflit fait également redouter que « l'accord de Dakar » fasse long feu. Deux jours avant sa signature, le président soudanais s'interrogeait publiquement sur l'utilité d'un nouveau texte alors que les précédents n'avaient pas été respectés. De son côté, le Tchad avait accusé le Soudan, quelques heures à peine avant la signature du document, d'avoir envoyé plusieurs colonnes rebelles en territoire tchadien. L'accusation, non confirmée par les forces françaises présentes au Tchad et par la force européenne Eufor, déployée dans l'est du pays, a été repoussée par Khartoum. « Je peux vous assurer que c'est faux, a dit le ministre soudanais des affaires étrangères. Nous n'avons pas d'opposition [tchadienne] à l'intérieur du Soudan. Nous avons complètement fermé nos frontières à ces troupes. ».
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Le Figaro avec l'AFP, 14 mars 2008
Ni le Soudan, ni les groupes rebelles n'ont été invités à des consultations sur le Darfour qui seront menées lundi et mardi à Genève par les négociateurs de l'Union africaine et des Nations unies, a-t-on appris aujourd'hui de source diplomatique. Les envoyés spéciaux pour le Darfour de l'Union Africaine (UA), Salim Ahmed Salim, et de l'ONU, Jan Eliasson, ont "renoncé à inviter le Soudan, faute de pouvoir s'assurer de la présence à Genève des groupes rebelles", a expliqué la même source à l'AFP. Les discussions ont pour objectif "de parvenir à un accord avec les partenaires régionaux et les observateurs internationaux sur la suite du processus politique", a indiqué l'ONU.
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Jeune Afrique , 14 mars 2008
Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a prévu jeudi un afflux de retours volontaires cette année depuis les pays bordant le sud du Soudan, indique un communiqué de l'institution. Le HCR a déclaré son intention de faciliter cette année le repatriement volontaire de quelque 80.000 réfugiés soudanais, dont 45.000 en Ouganda, 17.000 au Kenya, 16.000 en Ethiopie et 2.000 en Egypte. Selon l'agence onusienne, environ 15.700 retours organisés ont eu lieu depuis janvier dernier, trois fois plus que le chiffre enregistré pour la période correspondante en 2007. "Le taux de retour hebdomadaire est passé de 600 personnes début janvier à 3.000 début mars. La tendance pourrait se poursuivre dans les mois qui viennent", annonce le document. Un service de vol régulier est offert pour assurer la liaison depuis le camp de Kakuma, dans le nord du Kenya, vers l'Etat de Jonglei. Eastern Equatoria, le camp temporaire nouvellement établi à Torit, a reçu mercredi le premier convoi de rapatriés depuis l'Ouganda, portant à 10.000 le nombre de retournés depuis ce pays. En février, le nombre de rapatriés depuis le Kenya a augmenté à 2.500, contre les quelque 600 enregistrés en moyenne durant la première moitié de l'an dernier, selon la même source. Les réfugiés fuyant les inondations en Ethiopie ont regagné leur pays natal à un rythme de 600 par mois, qui sera accéléré dans les semaines à venir. Le HCR et ses partenaires maintiennent actuellement jusqu'à 16 corridors terrestres et ponts aériens pour les opérations de rapatriement
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La presse canadienne, Johannesbourg , 14 mars 2008
Les ventes chinoises d'armes individuelles au Soudan ont augmenté à mesure que les violences connaissaient une escalade au Darfour, a accusé l'organisation Human Rights First jeudi dans un rapport qui demande à la Chine de cesser ses ventes d'armes. Selon ce rapport, la Chine aurait intensifié ses livraisons d'armes au Soudan au moment où d'autres pays les ont au contraire réduites pour se conformer à l'embargo sur les armes décrété par les Nations unies. Pékin serait ainsi devenu de loin le plus gros fournisseur d'armes individuelles à Khartoum en étant à l'origine de 90% de toutes les acquisitions de Khartoum entre 2004 et 2006 pour un montant de 55 millions de dollars. Les armes individuelles telles que les fusils d'assaut sont les plus couramment utilisées au Darfour. Le rapport indique que, tandis que les livraisons d'armes augmentaient, les ventes soudanaises de pétrole, vital pour la florissante économie chinoise, en faisaient autant. L'enquête suggère que l'intérêt pour l'or noir explique largement le soutien de Pékin au gouvernement soudanais. Human Rights First, dont le siège est à New York, s'est basé, pour élaborer son rapport, sur les chiffres fournis par le Soudan aux Nations unies, et affirme que les chiffres réels sont probablement plus élevés. Mais la Chine rejette ces accusations, reconnaissant seulement être l'un des sept pays qui fournissent des armes au Soudan. "Les gens qui disent que les armes chinoises alimentent un génocide au Darfour, et que les Chinois devraient en être tenus pour responsables, voire même qu'un rapprochement devrait être fait entre ce problème et les Jeux Olympiques, ces gens tiennent des propos qui ne sont pas corroborés par les faits", a déclaré la semaine dernière Liu Guijin, l'émissaire spécial de la Chine au Darfour, de retour de la province occidentale soudanaise en proie aux combats.
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Le Figaro, par Thierry Oberlé, 14 mars 2008
N'Djamena a dénoncé hier une nouvelle offensive des forces rebelles sur le territoire tchadien, peu avant une rencontre entre les présidents Déby et Béchir.
Le Tchad est-il à la veille d'un nouveau raid des forces rebelles sur N'Djamena ? Annoncée hier par le gouvernement tchadien, l'incursion dans l'est du pays de troupes venues du Soudan a été démentie par Khartoum. L'un des principaux chefs du mouvement rebelle Alliance nationale, Mahamat Nouri, a également nié avoir lancé une nouvelle offensive. Selon N'Djamena, plusieurs centaines de rebelles avanceraient en colonnes « puissamment armées » dans les environs de Moudeina, une localité située non loin d'Adé, à quelque 160 kilomètres au sud-est d'Abéché. Cité par l'AFP, un « observateur de la situation militaire » évoque la présence d'« au moins 25 pick-up », ces véhicules toutterrain utilisés pour les rezzous dans cette région. Ils auraient franchi la frontière avant-hier, sans que leurs intentions soient établies. La portion de secteur désertique occupé par les membres de l'Alliance nationale est un lieu de passage presque obligé des convois armés rebelles en route vers la capitale. Mais il peut aussi servir de verrou. En occupant le terrain, les rebelles coupent la route aux insurgés du Darfour du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), dont les bases sont au Tchad. Déterminés à en finir avec le régime du président Déby mais en proie à des divisions internes, les rebelles tchadiens représentent une menace pour le pouvoir central, en dépit de l'échec de l'offensive sur la capitale conduite début février. Repoussée aux alentours du palais présidentiel,: l'Alliance nationale s'était repliée dans son arrière-cour de la région frontalière du Darfour. Elle ne dispose plus que de quelques semaines pour reprendre l'initiative militaire avant la saison des pluies, une période peu propice pour engager des combats. La France, qui est mesure, grâce au dispositif de l'opération « Épervier », d'observer les déplacements des protagonistes du conflit tchadien, affirme ne pas avoir remarqué de mouvements particuliers dans la zone frontalière. « Nous n'avons pas pour l'instant détecté de colonnes », a déclaré le général Christian Baptiste, porte-parole du ministère français de la Défense. La force européenne (Eufor) est du même avis.
Accord de paix?
N'Djamena a intérêt à agiter le chiffon rouge d'une énième agression pour mettre la pression sur Khartoum, à l'heure où le Tchad et le Soudan sont invités par la communauté internationale à sceller un accord de paix. Prévu avant-hier à Dakar en marge du sommet de l'Organisation de la conférence islamique (OCI), le rendez-vous entre le président tchadien Idriss Déby et son homologue soudanais Omar elBéchir a été reporté. Le président Béchir ne s'était pas présenté à la réunion sous prétexte de « maux de tête ». Il avait auparavant émis des doutes sur l'opportunité de parapher un nouveau pacte de non-agression, les cinq précédents n'ayant pas été respectés. De leur côté, les rebelles du Tchad et du Darfour, soutenus en sous-main par N'Djamena pour les uns et par Khartoum pour les autres, avaient fait savoir qu'ils rejetteraient par avance un protocole soudano-tchadien. Sur l'insistance du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et du chef de l'État sénégalais, Abdoulaye Wade, les deux chefs d'État ont finalement accepté le dialogue. La rencontre à l'issue incertaine s'est déroulée hier après-midi, en présence du président gabonais Omar Bongo et de représentants français, américain et européen.
L'Eufor en phase opérationnelle
La mort du sergent Polin tué lors d'un accrochage au Soudan n'a pas remis en cause le calendrier du déploiement de la force européenne (Eufor). La mission dirigée par le général français Jean-Philippe Ganascia va entrer dans sa phase opérationnelle ce week-end. Les premières patrouilles chargées d'assurer la sécurité des camps de réfugiés du Darfour devraient commencer à circuler dans l'est du Tchad dès la semaine prochaine. La force qui doit être composée, d'ici à fin mai, de 3 700 hommes comprend à l'heure actuelle dans sa composante extra-française quelque 200 Suédois, 150 Autrichiens, 50 Finlandais et 50 Irlandais. Les Français sont environ un millier dont 220 militaires déployés à Birao, dans l'extrême nord-est de la Centrafrique. Ces derniers appartenaient à un détachement français présent en Centrafrique depuis quatre ans.
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Le Monde 14 mars 2008 par Laurent Zecchini avec l'AFP
Alors que le gouvernement français avait fait preuve de retenue pour commenter la mort du sous-officier français tué, le 3 mars, par des soldats soudanais à la frontière avec le Tchad, le président Nicolas Sarkozy a estimé qu'il s'agissait d'un « assassinat », mercredi 12 mars, à l'occasion d'une cérémonie militaire en hommage à l'adjudant Gilles Polin, qui s'est déroulée à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques). Membre de la Force européenne Eufor déployée dans l'est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique, ce soldat des forces spéciales françaises a été tué « alors qu'il participait, dans le cadre de l'Eufor, à une mission de protection humanitaire au profit des populations réfugiées du Darfour et des populations tchadiennes déplacées », a rappelé M. Sarkozy. « Il est tombé alors qu'il menait une opération de paix, victime de lâches, animés d'une violence aveugle et coupable », a insisté le chef de l'Etat, invoquant des « tirs inconsidérés; délibérés». De son côté, le gouvernement soudanais a réclamé une somme de 10 000 dollars pour chacun des quatre nomades soudanais qui, affirme-t-il, ont été tués par l'explosion d'une grenade accrochée à l'uniforme du soldat. Les experts militaires français mettent en doute cette version des faits : ils soulignent que le corps de Gilles Polin aurait dû, lui aussi, être déchiqueté par l'explosion, ce qui n'a pas été le cas. Alors qu'environ 40 % des soldats de l'Eufor (1680 sur un total de 3 700) sont arrivés au Tchad, la situation humanitaire dans l'est du pays se détériore, a estimé Kingsley Amaning, coordinateur de l'action humanitaire des Nations unies au Tchad. « Le contexte dans lequel nous travaillons empire parce que les crises dans les pays avoisinants, qui ont créé le flux de réfugiés, continuent », a-t-il déclaré mercredi. Environ 487 000 réfugiés et personnes déplacées sont désormais regroupés dans l'est du Tchad, 9 000 nouveaux réfugiés soudanais étant arrivés en février et 12 000 Centrafricains ayant passé la frontière depuis le début de l'année. Au Soudan, on assiste, d'autre part, à une recrudescence des combats au Darfour, avec une nouvelle offensive des milices janjawids qui prêtent main forte aux troupes gouvernementales face aux rebelles de la province soudanaise. Le Conseil de sécurité de l'ONU a exprimé, mardi 12 mars, sa « profonde préoccupation » devant une situation qui s'est traduite par le déplacement forcé de nouvelles populations civiles, estimées à 45 000 personnes.
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Le Point, 13 mars 2008 Version française Jean-Loup Fiévet
Les présidents soudanais Omar Hassan el Béchir et tchadien Idriss Déby se sont rencontrés jeudi à Dakar en marge du sommet de l'Organisation de la conférence islamique (OCI) pour tenter de désamorcer la tension entre les deux pays. Les dirigeants du Soudan et du Tchad débattent, sous la médiation de leur homologue sénégalais Abdoulaye Wade, des termes d'un pacte de non-agression. "Il y a du travail. Ils discutent des détails d'un texte", a indiqué une source proche des pourparlers. En début de matinée, le gouvernement de N'Djamena avait fait état d'une nouvelle incursion armée de rebelles tchadiens en provenance du Soudan - une accusation rejetée par Khartoum, qui a parlé à son sujet d'"absurdité". La confrontation entre les deux pays a occulté l'ouverture du sommet de l'OCI. Wade, qui cherche à jouer un rôle de médiateur dans plusieurs conflits africains, a élaboré un projet d'accord de non-agression entre le Tchad et le Soudan qui, dans l'esprit du médiateur sénégalais, devrait être paraphé à Dakar en marge du sommet islamique. Mais les Soudanais ont déjà fait part de leur scepticisme quant à l'utilité d'un tel accord, dont les cinq précédents signés sous l'égide de la Libye ou de l'Arabie saoudite sont restés lettre morte. L'entrevue entre Béchir et Déby, qui a repoussé in extremis, début février, une offensive rebelle au coeur de N'Djamena, devait d'abord avoir lieu mercredi. Elle a dû être reportée de 24 heures en l'absence du président soudanais qui, invoquant une migraine, a fait attendre pour rien pendant près de trois heures les officiels au palais présidentiel.
Une "absurdité" selon Khartoum
Pour le moment, l'accusation de N'Djamena n'a reçu aucune confirmation de source indépendante. Mais des sources internationales basées au Darfour ont signalé que des rebelles tchadiens s'étaient massés en début de semaine dans le secteur. "Le gouvernement tchadien informe l'opinion nationale et internationale que le Soudan a lancé mercredi 12 mars 2008 plusieurs colonnes fortement armées contre le Tchad", a affirmé jeudi matin N'Djamena, dont le communiqué parle de "mercenaires", terme habituellement utilisé par le régime tchadien pour désigner les rebelles. D'après le gouvernement, les insurgés ont franchi la frontière à Moudeina, localité frontalière du Darfour. "C'est absurde. Je peux vous assurer que c'est une absurdité", a martelé devant la presse le ministre d'Etat soudanais aux Affaires étrangères, Al Samani al Ouassilia. "Il n'existe aucune force d'opposition (tchadienne) au Soudan. Nous avons fermé complètement nos frontières à ces forces." De leur côté, les rebelles tchadiens de l'Alliance nationale ont opposé un démenti aux informations du gouvernement, affirmant qu'ils opéraient déjà à partir du territoire tchadien. Pour les chancelleries, l'ouest du Darfour sert régulièrement de base arrière aux rebelles tchadiens pour des incursions transfrontalières. En retour, Khartoum accuse N'Djamena de soutenir les rebelles du Darfour
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Radio Bruxelles, 7 sur 7, 13 mars 2008
Plusieurs colonnes de rebelles puissamment armées" ont pénétré mercredi dans l'est du Tchad à partir du Soudan, a annoncé le gouvernement tchadien jeudi dans un communiqué. "Le Soudan a lancé mercredi plusieurs colonnes puissamment armées contre le Tchad. Ces mercenaires ont franchi la frontière au niveau de la localité de Moudeina", au nord d'Adé, une autre localité frontalière, selon le communiqué diffusé à la radio nationale. "Cette nouvelle violation du territoire national intervient au moment où, sur l'initiative du président sénégalais Abdoulaye Wade, soutenu par la communauté internationale, une ultime médiation entre le Tchad et le Soudan se tient (à Dakar) en marge de la conférence de l'Organisation de la conférence islamique", poursuit le gouvernement. Le président tchadien Idriss Deby Itno et son homologue soudanais Omar el-Béchir se trouvaient jeudi dans la capitale sénégalaise où ils auraient dû signer un accord de paix la veille. La signature a été reportée à jeudi 11H30 (GMT et locales), en raison "de maux de tête" du président soudanais. Si elle est confirmée, cette nouvelle incursion des rebelles survient après leur offensive de début février. Partis de bases arrière au Soudan, ils avaient pénétré dans N'Djamena les 2 et 3 février acculant le président Deby dans son palais présidentiel avant d'être repoussés in extremis. . |
La presse canadienne, N'Djamena, 13 mars 2008
Le Tchad a accusé jeudi le Soudan de soutenir une nouvelle avancée de rebelles, alors même que le Sénégal tente d'amener les deux pays à la table des négociations. Selon un communiqué du gouvernement tchadien, le Soudan a lancé "plusieurs colonnes puissamment armées" contre le Tchad la veille. N'Djaména a qualifié les combattants de "mercenaires", un terme utilisé par les autorités tchadiennes pour décrire les rebelles tchadiens, soutenus selon elles par le Soudan. Le Tchad a ajouté que ces hommes armés étaient entrés sur son territoire par le Soudan et avaient atteint une ville proche de la frontalière, Moudeina. N'Djaména a ajouté avoir pris toutes les dispositions pour faire face à cette nouvelle agression. Les négociations qui auraient dû avoir lieu mercredi, à la veille de l'ouverture du sommet de l'Organisation de la conférence islamique (OCI) à Dakar, entre le Tchad et le Soudan ont été reportées, le chef d'Etat soudanais Omar al-Bachir ne s'étant pas présenté. "Ce n'est pas la première fois que le Soudan attaque le Tchad lorsque de telles initiatives se tiennent pour ramener la paix entre les deux", a dénoncé le gouvernement tchadien. Et le communiqué d'interpeller à nouveau la communauté internationale "à prendre cette fois-ci toutes les mesures pour dissuader le Soudan dans cette nouvelle tentative de destabilisation du Tchad". Les dirigeants du Tchad et du Soudan s'accusent depuis longtemps mutuellement de soutenir leur rébellion interne, et chacun le dénie régulièrement.
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Radio France Internationale, 13 mars 2008
Le communiqué diffusé jeudi matin par le gouvernement du Tchad affirme que « plusieurs colonnes de rebelles puissamment armées » ont pénétré dans l'Est du Tchad à partir du Soudan au niveau de la localité de Moudeina, située à la frontière au nord d'Adé. Les autorités tchadiennes affirment également que « cette nouvelle violation du territoire national intervient au moment où, sur l'initiative du président sénégalais Abdoulaye Wade, une ultime médiation entre le Tchad et le Soudan se tient en marge de la conférence de Organisation de la conférence islamique », actuellement à Dakar. Le président tchadien Idris Déby Itno et son homologue soudanais Omar el-Béchir se trouvent dans la capitale sénégalaise où ils auraient dû signer, mercredi, un accord de paix. La signature a été reportée, car le président soudanais
Le communiqué du gouvernement tchadien souligne que « ce n'est pas la première fois que le Soudan attaque le Tchad, lorsque de telles initiatives se tiennent pour ramener la paix entre les deux pays ». Toutefois, les principaux groupes rebelles ont contesté les accusations de Ndjamena. Ainsi, l'Alliance nationale (AN) - qui est formée de l'Union des forces pour la démocratie et le changement (UFDD), de l'UFDD Fondamentale et du Front pour le salut de la République (FSR) - dément qu'elle ait eu à franchir la frontière, et dit qu'elle n'a pas lancé de nouvelles opérations. L'AN affirme qu'elle est actuellement dans la région de Goz Beïda. Le RFC, le Rassemblement des forces pour le changement dirigé par Timane Erdimi, dément, lui aussi, que ses forces soient en mouvement dans la région de Moudeina. Et puis il y a les nouveaux venus de la rébellion tchadienne, l'Union des forces pour le changement et la démocratie (UFCD), un mouvement formé de dissidents des autres factions et qui vient de se doter d'un coordinateur, Adouma Hassabalah et d'un porte-parole. Ce porte-parole affirme que ce sont bien les troupes de l'UFCD qui sont dans la région de Moudeina, mais qu'elles ne sont pas en mouvement : « Nous nous positionnons à l'est du Tchad dans l'objectif de nous organiser , affirme ce porte-parole, et de préparer nos actions futures ». Le secrétaire d'Etat soudanais aux Affaires étrangères al-Wassila a qualifié, jeudi à Dakar, de « complètement fantaisistes » les affirmations tchadiennes au sujet des « colonnes de rebelles » venant du Soudan. « Nous avons fermé nos frontières à ces mouvements. Il y a un problème interne au Tchad et c'est ce que le gouvernement du Tchad devrait sérieusement prendre en considération », a-t-il ajouté.
Rien à signaler du côté de l'Eufor et de l'armée française
Les forces françaises au Tchad n'ont pas détecté, quant à elles, la présence des colonnes rebelles en provenance du Soudan. Le général Christian Batiste, numéro deux du service de communication du ministère français de la Défense a déclaré lors d'un point de presse à Paris que « au niveau des éléments français d'Epervier, nous n'avons pas pour l'instant détecté de telles colonnes ». Le dispositif Epervier, qui compte près de 2 000 hommes, dispose notamment de six chasseurs Mirage F1 qui mènent régulièrement des missions de reconnaissance. De son côté, l'Eufor, la force européenne en cours de déploiement dans l'est du Tchad pour stopper les débordements du conflit au Darfour, a affirmé jeudi, en fin de matinée, que « jusqu'à présent, sur la base des informations que nous avons grâce à nos contacts sur le terrain, la situation est calme ». Le commandant Dan Harvey, du quartier général de l'Eufor au Mont Valérien, dans la banlieue de Paris, a toutefois déclaré que ses unités allaient chercher « des éclaircissements et des confirmations ».
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Xinhuanet, 13 mars 2008
Le ministère soudanais des Affaires étrangères a rejeté mercredi un rapport annuel publié par les Etats-Unis sur la situation des droits de l'Homme dans le monde, le considérant de "pas objectif". Le ministère a indiqué dans un communiqué que "le rapport américain n'a rien à voir avec la situation des droits de l'Homme dans le monde", le qualifiant de "rapport politique reflétant les relations politiques de l'administration américaine avec les autres pays". Les Etats-Unis tentent d'utiliser le dossier des droits de l'Homme contre des pays qui n'acceptent pas les principes imposés par ce pays, dénonce le communiqué. Celui-ci note que le rapport américain néglige des progrès sur la situation des droits de l'Homme au Soudan et des appréciations émises par plusieurs organisations internationales à l'égard des droits de l'Homme. Le communiqué indique également que le gouvernement soudanais n'hésite pas à adopter des procédures judiciaires contre des personnes qui ont commis des violations des droits de l'Homme au Darfour, ajoutant que le gouvernement a fait des amendements sur plusieurs lois nationales afin de se conformer aux accords et conventions internationaux sur des droits de l'Homme. Le Soudan a ratifié la plupart des accords internationaux sur des droits de l'Homme et veut appliquer ces accords, affirme le communiqué. Le ministère a noté que le gouvernement soudanais a introduit le système de protection dans des camps des personnes déplacées au Darfour, a établi une administration policière et a accordé une liberté totale sur les déplacements des organisations onusiennes chargées du dossier des droits de l'Homme. Considérant les Etats-Unis comme "le plus grand pays ayant violé les droits de l'Homme", le communiqué montre les prisons secrètes établies par les Etats-Unis dans plusieurs pays et les enlèvements des personnes innocentes pour les torturer. Il condamne également des pratiques et la situation dans la base militaire de Guantanamo à Cuba et la prison Abu-Graib en Irak, sans parler de l'attitude des Etats-Unis sur l'agression israélienne au Liban et le silence américain sur les "massacres" contre des enfants innocents, des hommes et des femmes dans la bande de Gaza et d'autres lieux dans les territoires palestiniens. Les Etats-Unis ont commis des violations des droits de l'Homme en Palestine, en Irak, en Afghanistan et en Somalie, qui ont également touché les minorités raciales et religieuses ainsi que les musulmans vivant aux Etats-Unis, conclut le communiqué.
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Gouvernement canadien, Québec, 13 mars 2008
L'honorable Beverley J. Oda, ministre de la Coopération internationale, et l'honorable Maxime Bernier, ministre des Affaires étrangères, ont annoncé aujourd'hui que le gouvernement du Canada, par l'intermédiaire de l'Agence canadienne de développement international (ACDI), fournira jusqu'à six millions de dollars à des organisations humanitaires qui viennent en aide aux personnes touchées par les conflits persistants au Soudan et au Tchad. "Le gouvernement du Canada surveille constamment la situation humanitaire au Soudan et au Tchad, a déclaré la ministre Oda. Le soutien que nous apportons aux organisations humanitaires permettra de répondre aux besoins fondamentaux des populations touchées par les conflits actuels. Le Canada est prêt à intervenir rapidement lors de crises humanitaires, lorsque des vies sont menacées et que chaque seconde compte." Le ministre Bernier a ainsi commenté l'annonce faite aujourd'hui : "Le Canada est toujours préoccupé par la violence incessante au Soudan et au Tchad et par ses effets déstabilisateurs sur la région. Nous lançons un appel au dialogue en faveur de la paix. Nous demandons aussi à tous les intervenants de reconnaître leurs obligations en matière de protection des civils et de sécurité à assurer aux travailleurs humanitaires qui viennent en aide aux personnes en difficulté."
Le Canada versera des fonds aux organisations humanitaires suivantes :
- 3,25 millions de dollars au Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) pour des initiatives visant à aider et à protéger les personnes déplacées à l'intérieur du Tchad et les réfugiés tchadiens dans la région. Ce financement facilitera le retour volontaire des réfugiés soudanais dans le Sud du Soudan et répondra aux besoins essentiels des personnes déplacées à l'intérieur du pays et aux réfugiés soudanais au Darfour et au Tchad.
- 1,5 million de dollars au Comité international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (CICR) pour des initiatives visant à venir en aide aux personnes déplacées à l'intérieur du pays et aux réfugiés au Soudan et au Tchad. Cet argent permettra de leur fournir des services d'approvisionnement en eau et d'assainissement, des soins médicaux d'urgence, des abris, et d'assurer leur protection.
- Plus de 400 000 $ au Bureau de la coordination des affaires humanitaires (BCAH) pour coordonner des services d'urgence au Soudan.
- 500 000 $ à Médecins Sans Frontières (MSF) pour des initiatives visant à fournir des soins médicaux et d'autres services d'aide humanitaire aux personnes déplacées dans l'Est du Tchad.
- Les quelque 350 000 $ restants pour l'aide humanitaire seront versés au cours des prochains jours pour aider des organisations humanitaires et des organisations non gouvernementales internationales à répondre aux besoins pressants des personnes touchées par la crise au Tchad.
En sa qualité d'organisme principal du Canada en matière d'aide humanitaire et d'aide au développement, l'Agence canadienne de développement international veille à ce que les interventions du Canada face aux crises et aux catastrophes soient rapides et efficaces. Depuis 2006, l'ACDI a versé plus de 102 millions de dollars sous forme d'aide humanitaire au Soudan, ce qui fait de ce pays le premier pays en importance au titre de l'aide humanitaire canadienne. Le financement annoncé aujourd'hui vient s'ajouter à la contribution de 44,7 millions de dollars faite récemment au Programme alimentaire mondial pour fournir une aide alimentaire aux personnes déplacées à l'intérieur du pays, aux réfugiés et aux rapatriés au Soudan et au Tchad - une confirmation de l'engagement du Canada à doubler l'aide à l'Afrique d'ici 2008-2009 |
Agence France Presse, Dakar, 13 mars 2008
Le sommet entre le président tchadien Idriss Deby Itno et son homologue soudanais Omar el-Béchir, prévu mercredi soir à Dakar, a été reporté à jeudi matin, a indiqué le président sénégalais Abdoulaye Wade. Le sommet, qui devait donner lieu à la signature d'un nouvel accord de paix entre les deux pays, doit se tenir jeudi à 11H30 (locales et GMT), après l'ouverture du sommet de l'Organisation de la conférence islamique (OCI), a ajouté M. Wade devant les journalistes. Le sommet s'était ouvert peu après 22H00 (locales et GMT) au Palais présidentiel à Dakar en présence du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, du président gabonais Omar Bongo Ondimba et du chef d'Etat sénégalais Abdoulaye Wade. Mais à 23H15, le président soudanais Omar el-Béchir n'était toujours pas arrivé pour assister à ce sommet qui devait donner lieu à la signature d'un nouvel accord de paix entre les deux pays. Le président soudanais était arrivé mercredi vers 18H45 dans la capitale sénégalaise, où doit se tenir jeudi et vendredi le 11e sommet de la Conférence de l'organisation islamique (OCI, 57 pays membres). Depuis Dubaï, le président Béchir a émis mardi des doutes sur la possibilité d'un nouvel accord de paix. "Nous avons cinq accords (de paix), signés avec le Tchad", a rappelé M. Béchir. Il avait souligné qu'à l'occasion du dernier accord signé en mai à Ryad, il avait alors prié en compagnie de son homologue tchadien Idriss Deby Itno à l'intérieur de la Kaaba, le lieu le plus sacré de La Mecque, la ville sainte de l'islam. "Si le président tchadien n'a pas pu honorer un accord conclu à l'intérieur de la Kaaba, comment pourrait-on s'attendre à ce qu'il respecte un accord qu'il signerait à Dakar?", s'est-il demandé. Le président sénégalais Abdoulaye Wade avait annoncé dès la semaine dernière à Paris, après un entretien avec le président français Nicolas Sarkozy, que le Soudan et le Tchad allaient signer à Dakar un accord en vue d'une "solution définitive" au conflit qui les oppose. Ce sommet intervient après une tentative de renversement du régime du président tchadien début février par des rebelles venus de bases arrières au Soudan, pays accusé aujourd'hui par N'Djamena de continuer à leur fournir armes et renforts. De son côté, N'Djamena soutient certaines factions de la rébellion soudanaise du Darfour, notamment le Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), dirigé par des Zaghawas, l'ethnie du président Deby
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France Info, Bayonne, 13 mars 2008
Nicolas Sarkozy a assisté mercredi à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) à une cérémonie militaire en hommage à Gilles Polin, le sous-officier français de l'Eufor Tchad-RCA, tué lors d'un accrochage au Soudan, a constaté un journaliste de l'AFP
Le président de la République a rendu hommage, devant le cercueil recouvert d'un drapeau tricolore, au "remarquable et valeureux soldat" qui a été tué "alors qu'il participait dans le cadre de l'Eufor à une mission de protection humanitaire au profit des populations réfugiées du Darfour et des populations tchadiennes déplacées". "Il est tombé alors qu'il menait une opération de paix, victime de lâches animés d'une violence aveugle et coupable", a insisté M. Sarkozy, évoquant des "tirs inconsidérés, délibérés". "C'est un assassinat", a-t-il dit. La cérémonie s'est déroulée à la Citadelle de Bayonne sous un ciel de plomb, en présence notamment des ministres Michèle Alliot-Marie (Intérieur), Bernard Kouchner (Affaires étrangères) et Hervé Morin (Défense), ainsi que du Haut représentant pour la politique étrangère de l'UE, Javier Solana. Gilles Polin, qui était âgé de 28 ans, et dont les deux parents, le frère et la soeur assistaient à la cérémonie, appartenait au 1er Régiment de parachutistes d'infanterie de marine (1er RPIMA), un régiment des forces spéciales stationné à Bayonne. Le sous-officier, qui avait le grade de sergent, élevé à celui d'adjudant à titre posthume, a été nommé mercredi chevalier de la Légion d'honneur par le chef de l'Etat. Selon Paris, le véhicule à bord duquel se trouvait Gilles Polin "a franchi par inadvertance la frontière entre la République du Tchad et le Soudan" et "les personnes" qui tenaient le point de contrôle placé sur leur route "ont ouvert le feu sans sommation". Vendredi, Nicolas Sarkozy avait condamné l'usage "délibéré et disproportionné" de la force, et demandé "aux autorités soudanaises de prendre toutes les mesures nécessaires pour que cela ne se reproduise pas". Avant de quitter Bayonne, le président de la République s'est entretenu dans la Citadelle de Bayonne avec les membres de la famille de Gilles Polin.
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Le Monde, 13 mars 2008 , par Laurent Zecchini
L es militaires français tirent les enseignements de la récente crise tchadienne au cours de laquelle le pouvoir du président Idriss Déby a vacillé, début février. Cet exercice est d'autant plus nécessaire que quelque deux cents véhicules des groupes rebelles qui se sont lancés à l'assaut de N'Djamena sont regroupés dans l'est du Tchad. Ils n'ont pas repassé la frontière soudanaise et jouissent d'une certaine impunité pour reconstituer leurs forces, puisque les troupes gouvernementales ne font pas mine de les inquiéter. Alors que les soldats de la force européenne Eufor continuent de se déployer, les avions Mirage du dispositif français "Epervier" poursuivent leur surveillance. Les experts militaires ne se font pas d'illusions : la question n'est pas de savoir si une nouvelle offensive aura lieu, mais quand. Si, comme on l'affirme à Paris, à aucun moment les aéronefs français (avions et hélicoptères) n'ont ouvert le feu lors de la "bataille de N'Djamena", cela ne veut pas dire qu'ils ne le feront pas à l'avenir. Bien qu'il ne dispose pas d'un "transfert d'autorité en permanence" du chef d'état-major des armées (le général Jean-louis Georgelin), le général irlandais Patrick Nash, qui commande l'Eufor, pourra faire appel aux avions de combat français, qui passeront, pour l'occasion, sous les couleurs européennes. La principale leçon qui ressort de la crise tchadienne est l'importance de ce que les aviateurs appellent la "troisième dimension" , autrement dit la maîtrise du ciel. C'est en effet grâce à l'action des militaires français, qui ont "sanctuarisé" l'aéroport de N'Djamena, que le président Déby a pu utiliser ses aéronefs, lesquels ont pilonné les groupes rebelles. L'armée tchadienne possède trois avions Pilatus PC-21 (avion d'entraînement armé), ainsi que deux hélicoptères d'attaque Mi-24 et deux hélicoptères de transport armé Mi-171, qui sont pilotés par des mercenaires ukrainiens, algériens et mexicains. Les troupes françaises ont ouvert le feu à plusieurs reprises pour défendre l'aéroport de la capitale, et une fois au moins, le 3 février, un char français léger Sagaie a tiré trois obus sur les assaillants. Le même jour, les six Mirage ont quitté la capitale pour pouvoir "continuer à agir en toute sécurité" à partir d'un terrain situé dans la région, ainsi qu'à Abéché. La décision de ne pas utiliser la chasse française a été prise par le président Nicolas Sarkozy, pour des raisons diplomatiques. Dès le début de la crise, la chancelière allemande, Angela Merkel, a fait savoir qu'il n'était pas acceptable que l'Eufor soit mêlée au conflit tchadien. "Un seul coup de semonce des Mirage , résume un général, et la situation devenait très compliquée sur le plan politique." Cette neutralité aérienne française a tenu à peu de chose : les Mirage et les hélicoptères Puma, dotés de canons, étaient prêts à intervenir. La France a en revanche aidé le régime de M. Déby sur le plan logistique. Un avion de transport français C-160 Transall a effectué une rotation sur Tripoli pour aller chercher des obus équipant les quelque 12 chars T-55 de l'armée tchadienne, alors que l'aviation libyenne effectuait deux autres rotations sur N'Djamena pour livrer des munitions et des pièces de rechange pour hélicoptères. Les militaires français regrettent de ne pas avoir disposé de drones . "Les colonnes rebelles ont été repérées au début, à l'est d'Abéché, puis perdues, puis retrouvées. Un drone peut rester quinze à vingt heures sur zone et fournir des informations en continu" , souligne un officier. Cette lacune est comblée : trois drones tactiques SDTI de l'armée de terre sont désormais basés à N'Djamena, où ils devraient rendre de précieux services à l'Eufor. Les militaires français insistent enfin sur les carences du transport tactique en période de crise. Les 1 400 civils évacués sur Libreville (Gabon) ont été acheminés par Transall, un avion vieux de quarante ans, qui doit être remplacé par l'A-400 M, dont le premier exemplaire sera livré début 2010, au mieux. . |
Agence France Presse, Dakar, 12 mars 2008
Les présidents tchadien Idriss Deby Itno et soudanais Omar el-Béchir ont signé jeudi à Dakar un accord de non agression sous l'égide du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et du président sénégalais Abdoulaye Wade, a indiqué un ministre sénégalais. "Nous nous engageons solennellement à interdire toutes activités de groupes armés et à empêcher l'utilisation de nos territoires respectifs pour la déstabilisation de l'un et l'autre de nos Etats", stipule le texte lu par le chef de la diplomatie sénégalaise Cheikh Tidiane Gadio. "Nous réitérons le respect de nos engagements pris antérieurement", a ajouté le ministre, citant le document signé par les deux chefs d'Etat. Cet accord vise à "mettre définitivement fin aux différents entre nos deux pays, rétablir la paix et la sécurité dans la sous-région". Il s'agit du sixième accord signé entre les deux pays pour tenter de mettre fin aux conflits les opposant depuis cinq ans. Le président soudanais avait émis mardi, depuis Dubaï, des doutes sur l'opportunité de signer un nouvel accord de paix, les cinq précédents n'ayant pas été respectés. Le 8 février 2006 , les présidents Deby et Béchir avaient déjà signé à Tripoli un accord prévoyant "l'interdiction d'utiliser le territoire de l'un pour des activités hostiles contre l'autre" et des patrouilles communes sur la frontière. Mais le 13 avril suivant, le Tchad avait dénoncé une "agression programmée à partir de Khartoum", après une offensive de rebelles tchadiens sur N'Djamena et dans l'est du pays. Le Soudan avait alors démenti toute implication. L'accord de Dakar intervient quelques heures seulement après des accusations du gouvernement de N'Djamena selon lesquelles des colonnes de rebelles parties du Soudan auraient pénétré dans l'est du Tchad. Cette accusation n'a pas été confirmée par l'armée française, très présente au Tchad, ni par la force européenne déployée dans l'est du Tchad (Eufor). Le secrétaire d'Etat soudanais aux Affaires étrangères Al Sammani Al-Sheikh Al-Wassila a qualifié jeudi à Dakar de "complètement fantaisistes" ces allégations
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Nations Unies , New York , 12 mars 20 0 8
Le Sous-Secrétaire général aux opérations de maintien de la paix, Edmond Mulet, a dressé, ce matin devant le Conseil de sécurité, un tableau complet et actualisé de la situation sécuritaire, humanitaire et politique au Darfour, notamment sur l'action de l'Opération hybride Union africaine Nations Unies au Darfour (MINUAD). «La MINUAD ne constitue qu'un élément d'une stratégie internationale, il a assuré, précisant que la Mission, chargée notamment de la protection des civils, ne sera pas un instrument visant à régler les causes du conflit. La vitalité du processus politique est essentielle pour obtenir des progrès véritables et durables », a-t-il déclaré lors de la séance d'aujourd'hui. M. Mulet a en particulier évoqué la dernière éruption de violence dans l'ouest du Darfour et ses conséquences sur les populations civiles. Il a prévenu, par ailleurs, que les tensions entre le Tchad et le Soudan, ainsi que les combats que se livrent les forces rebelles peuvent favoriser une expansion régionale de la crise et faire dérailler les efforts de paix des deux côtés de la frontière. La normalisation des relations entre les deux pays est donc essentielle, a-t-il dit, en soulignant l'importance du sommet entre les présidents Bashir et Déby que le président Wade a convoqué pour demain à Dakar. Le Sous-Secrétaire général aux opérations de maintien de la paix a aussi indiqué qu'après les opérations que le gouvernement soudanais a menées dans l'ouest du Darfour, le 5 mars, le Secrétaire général, M. Ban Ki-Moon, s'est entretenu avec le Ministre soudanais des affaires étrangères et lui a dit combien les souffrances infligées aux populations civiles étaient inacceptables. Le Secrétaire général a aussi souligné que de telles opérations ne peuvent que compromettre les négociations politiques et la faculté de la MINUAD à remplir son mandat. De son côté, l'Envoyé spécial du Secrétaire général a parlé à la direction du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM) et de l'Armée de libération du Soudan (SLA; Abdul Wahid), a indiqué Edmond Mulet. Le JEM a indiqué qu'il n'arrêtera pas les combats tant que le cessez-le-feu ne fera pas partie des discussions sur les arrangements en matière de sécurité. S'inquiétant de cette position, le Sous-Secrétaire général a averti que la MINUAD ne pourra pas remplir sa mission tant qu'une masse critique de nouvelles troupes bien entraînées et bien équipées ne sera pas déployée. Les combats au Darfour indiquent clairement que les négociations politiques ne sont pas la priorité du gouvernement et des mouvements rebelles, et la Mission seule ne saura rétablir la sécurité, a estimé le Sous-Secrétaire général. Au 10 mars, la Mission comptait 9.178 hommes en uniformes; une unité formée de police, et 1.312 personnels civils, a indiqué le Sous-Secrétaire général aux membres du Conseil. La plupart des militaires et du personnel de police est issue de la MUAS, a-il précisé. Il est essentiel que les contingents disposent des moyens nécessaires pour mener à bien leurs opérations, a-il affirmé. Sans leur autonomie, les forces qui arriveront seront une charge pour la Mission et deviendront une partie du problème, et non pas la solution, a-t-il souligné, reprenant les propos du Commandant de la Force, le Général Luther Agwaï. Sur le front politique, M. Mulet a fait état d'une situation « qui n'est guère encourageante ». Il a également indiqué que Jan Eliasson et son homologue de l'Union africaine, Salim Salim, allaient tenir des consultations officieuses avec des partenaires régionaux et internationaux à Genève, les 17 et 18 mars.
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Nations Unies, New York, 12 mars 2008
Alors que le brigandage sur les routes du Darfour, au Soudan, rend nécessaire le transport par voie aérienne de l';action humanitaire, le Programme alimentaire mondial a indiqué que son service aérien humanitaire n'avait encore reçu aucune contribution pour cette année. « C'est une situation sans précédent. Notre opération aérienne pour les travailleurs humanitaires pourrait être interrompue parce que nous n'avons pas d'argent, à un moment où nos hélicoptères et avions sont plus que jamais nécessaires en raison de la grande insécurité sur les routes », a expliqué Kenro Oshidari, le Représentant du PAM au Soudan, selon un communiqué publié aujourd'hui à Khartoum. Deux millions de personnes dépendent actuellement de l'asistance alimentaire dans la région, et l'agence indique qu'elle devra réduire les rations dans certaines zones si elle ne peut garantir les livraisons. Selon le PAM, environ 8.000 travailleurs humanitaires utilisent chaque mois son service aérien humanitaire, dont 3.000 pour atteindre, par hélicoptère, des zones éloignées difficilement joignables par voie terrestre. Alors qu'il lui faut un budget de 77 millions de dollars pour an pour assurer ce service, il n'a encore reçu aucune confirmation de donation cette année. Pendant ce temps, seulement la moitié des denrées alimentaires peuvent être transportées du Darfour, où l'insécurité dissuade les chauffeurs de camions de prendre la route. Depuis le début de l'année, cinq véhicules de transport de passagers et 45 camions loués par le PAM ont été détournés. Il manque toujours 37 camions, tandis qu'on n'a aucune nouvelle de 23 chauffeurs.
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Xinhuanet
Le secrétaire général de l'ONU
Ban Ki-moon
assistera à la rencontre des présidents soudanais Omar el-Béchir et tchadien Idriss Deby à Dakar Selon la porte-parole de l'ONU
Michele Montas à cette rencontre seront également présents : Jeudi le secrétaire général de l'ONU prononcera un discours à la session d'ouverture du sommet de l'OCI et rencontrera certains chefs d'Etat.
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Agence France Presse
Les Etats-Unis ont retiré mardi la Chine de leur liste des pires violateurs des droits de l'homme sur laquelle ils ont ajouté la Syrie le Soudan et l'Erythrée tout en notant que le régime chinois continue à "harceler" "emprisonner" et "torturer". Dans son rapport annuel sur les droits de l'Homme publié par le département d'Etat Washington cite dix pays dans lesquels le pouvoir est resté en 2007 "concentré entre les mains de dirigeants n'ayant aucun compte à rendre": la Corée du Nord la Birmanie l'Iran la Syrie le Zimbabwe Cuba le Bélarus l'Ouzbékistan l'Erythrée et le Soudan. La Chine qui figurait l'an dernier et en 2005 sur cette liste des "pires violateurs systématiques des droits de l'Homme dans le monde" est reléguée en cette année de Jeux Olympiques au rang de "pays autoritaire en pleine réforme économique ayant vécu des changements sociaux rapides mais n'ayant pas procédé à des réformes politiques et continuant à nier à ses citoyens les droits de l'Homme et les libertés fondamentales basiques". "Ce rapport est rédigé avec l'espoir qu'aucune partie du monde n'est condamnée à perpétuité à la tyrannie"
a déclaré la secrétaire d'Etat américaine Le rapport souligne que le bilan du régime chinois en 2007 est resté "mauvais" faisant état de cas de torture et de contrôle abusif des naissances mais note que le gouvernement a procédé à "plusieurs réformes importantes" notamment l'examen par le parlement chinois de certains aspects de la législation sur la peine de mort. "Le gouvernement a continué à surveiller
harceler
détenir
arrêter et emprisonner des journalistes
des écrivains
des activistes et des avocats ainsi que leurs amilles Sur cette deuxième liste figure notamment le Venezuela le Nigeria la Thaïlande le Kenya et l'Egypte. Le département d'Etat a cherché à minimiser la signification de ce retrait du régime chinois de la liste des "pires violateurs" des droits de l'Homme à quelques mois des Jeux Olympiques. "Cette liste n'a aucune valeur statutaire" a souligné Tom Casey un porte-parole du ministère américain des Affaires étrangères. L'inscription d'un pays sur la liste des pays soutenant le terrorisme entraîne par exemple des sanctions américaines. "Cette année la décision a été prise de souligner le fait que bien que la Chine ait enregistré tous ces progrès économiques nous n'avons vu aucun progrès sur les réformes politiques" a précisé une autre porte-parole du département d'Etat ayant requis l'anonymat. "Cela nous a paru le bon moment pour faire cela" a-t-elle ajouté niant tout rapport avec la tenue des Jeux Olympiques en août à Pékin. Pour Sophie Richardson de l'organisation Human Right Watch"ce qui nous importe c'est (de savoir) si les rapports du département d'Etat sont complets et suffisamment critiques concernant l'éventail complet des violations des droits de l'Homme". Si cette décision "signifie que le département d'Etat accorde moins d'attention aux violations chroniques des droits de l'Homme en Chine oui cela est un problème" a-t-elle ajouté. "La décision de Washington survient au plus mauvais moment alors que la situation se dégrade avant les JO" a déploré de son côté Reporters sans frontières à Washington. "C'est un coup de poignard dans le dos des organisations qui militent pour des améliorations dans le domaine des droits de l'Homme" a estimé RSF. Washington a ajouté trois pays sur la liste noire des droits de l'Homme cette année: la Syrie
le Soudan et l'Ouzbékistan. En Syrie "le régime a continué à commettre de graves abus tels que la détention d'un nombre croissant d'activistes
de responsables de la société civile et d'autres critiques du régime" Le rapport qualifie le bilan des droits de l'Homme au Soudan d'"horrible" faisant état de "meurtres torture coups et viols commis par les services de sécurité gouvernementaux et les milices à leur solde au Darfour". En Ouzbékistan les services de sécurité "torturent frappent et abusent de façon routinière des détenus en cours d'interrogatoire" précise le rapport. En revanche la situation s'est améliorée en Mauritanie au Ghana Maroc et en Haïti. Ces deux derniers pays avaient déjà reçu un bon point des Etats-Unis pour leurs progrès l'an dernier. |
Xinhuanet
Le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) va former des centaines d'enseignants dans le sud du Soudan durant les trois ans à venir avec un prêt japonais de 8 Le programme prévoit la construction d'instituts de formation d'enseignants à Juba et à Aweil Les enseignants en formation donneront des cours pour avoir une expérience dans cinq écoles primaires qui seront construites en vertu du même programme. D'autres agences de l'ONU
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Suisse Romande avec l'AFP Juba
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Agence de Presse africaine
Plusieurs ONG ont adopté dimanche à Saly ( 80 km de Dakar) une déclaration demandant à l'Organisation de la Conférence Islamique (OCI) de faire pression sur le président soudanais Omar El Béchir en vue de le pousser à résoudre la crise au Darfour dans l'ouest du Soudan. Cette déclaration des ONG notamment la Rencontre Africaine de Défense des Droits de l'Homme (RADDHO basée au Sénégal) la Coalition Save Darfur' (un ensemble de 180 ONG) auxquels se sont joints des parlementaires venus du Soudan sera remise à la soixantaine de délégations de chefs d'Etat et de gouvernement attendue à Dakar à l'occasion du 11è sommet de l'OCI dans la capitale sénégalaise. « Nous ( ) lançons un appel aux dirigeants du Monde musulman afin ( ) de résoudre les questions qui affectent les populations dans certaines parties de la région notamment la situation humanitaire au Darfour dans l'Ouest du Soudan » indique la déclaration. « Nous sommes conscients du fait que la religion islamique préconise de hautes valeurs morales et ordonne aux musulmans d'adhérer aux valeurs de paix L'islam « interdit et criminalise la tuerie
le déplacement forcé des civils
dont les femmes
les enfants
et la destruction des vies et moyens de subsistance Le groupe d'ONG a donc réaffirmé sa préoccupation face aux « graves violations des droits humains au Darfour en particulier les attaques systématiques contre les civils la destruction et l'incendie des villages la prise pour cible des centres des déplacés internes et les civils ». Nous notons également que ce conflit affecte actuellement toute la région y compris le Tchad et la République Centrafricaine avec à chaque fois les mêmes caractéristiques. La coalition a lancé un appel à l'OCI afin quelle rappelle « au gouvernement soudanais ses devoirs envers le peuple musulman du Darfour » et à entreprendre des démarches supplémentaires pour persuader le gouvernement soudanais afin qu'il respecte ses obligations dans le cadre des résolutions régionales et nternationales pertinentes sur les droits humains auxquels le Soudan a adhéré ». Les participants ont invité l'Organisation de la Conférence Islamique entre autres à faire pression sur toutes les parties prenantes au conflit pour qu'elles mettent immédiatement fin à toutes les attaques contre les civils au Darfour ». Ils ont appelé dans le même temps à « une cessation des hostilités comme préalable à un cessez-le-feu durable et à une résolution de la crise et à s'engager convenablement à inviter les parties belligérantes à s'asseoir autour de la table de négociations ». L'appel a également été lancé aux « Etats membres de l'OCI ainsi que les autres Etats à fournir les moyens et l'appui nécessaires aux opérations hybrides Nations-Unies Union Africaine au Darfour et à inviter le gouvernement soudanais à faciliter son déploiement rapide et efficace ». Il est de même demandé au gouvernement soudanais de « cesser tout soutien aux Janjaweed (milices arabes) y compris par l'approvisionnement en équipements et en armes et inviter les acteurs extérieurs à cesser tout appui aux parties belligérantes. Les chefs d'Etat tchadien Idriss Déby Itno soudanais Omar el-Béchir gabonais Omar Bongo l'Union africaine et l'Organisation de Nations unies représentées au plus haut niveau devraient se rencontrer le 12 mars prochain à Dakar autour du président sénégalais Abdoulaye Wade dans le cadre d'une médiation pour le retour de la paix au Soudan et au Tchad. Le conflit du Darfour a fait environ 400.000 morts et plus de 2 millions de déplacés selon les organisations humanitaires évoluant dans la zone. Plus de 250.000 réfugiés du Darfour sont installés dans cette partie du Tchad le long de la frontière avec le Soudan voisin.
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L'Agence France Presse
Le Soudan a demandé des dédommagements à l'Union européenne pour la mort de nomades tués par l'explosion d'une grenade lors de la récupération du corps d'un soldat français la semaine dernière au Darfour a déclaré lundi le ministère soudanais des Affaires étrangères. "Quand un accident fait une victime sa famille et ses proches doivent être dédommagés" a affirmé à l'AFP le porte-parole du ministère Ali al-Sadiq. M. Sadiq a ajouté que les dédommagements étaient en général de 10.000 dollars par victime. Il a précisé que la demande avait été faite auprès de la force européenne au Tchad l'Eufor pour les familles des quatre nomades tués la semaine dernière alors qu'ils récupéraient le corps d'un soldat français de la force. Ils ont été victimes de l'explosion d'une grenade qui se trouvait sur le cadavre du sergent Gilles Polin tué par des tirs soudanais lors d'un incident frontalier après qu'il se fut égaré au Darfour dans l'ouest du Soudan. Le porte-parole soudanais a espéré que la question serait résolue à l'amiable. Carlo de Filippi le chef de la délégation européenne à Khartoum a indiqué que la question des dédommagements avait été discutée avec les autorités soudanaises sans plus de précisions..
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Le Point 9 mars 2008 Alistair Thompson
Les forces françaises stationnées dans le nord-est de la Centrafrique limitrophe du Tchad et du Soudan sont passées officiellement ce week-end sous le commandement de la force européenne de paix Eufor chargée d'empêcher les débordements de violence venant du Darfour voisin. Samedi Le détachement français opérant désormais sous la bannière de l'Eufor est composé d'une unité d'infanterie La garnison de Birao L'Eufor Fin 2006 En début de semaine
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Le Nouvel Observateur avec l'A-P
Le Français Jean-Marie Guéhenno Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix depuis octobre 2000 M. Guéhenno a à plusieurs reprises critiqué la décision du Conseil de sécurité de déployer des missions de maintien de la paix dans des zones de guerre où la paix n'est pas encore revenue. Il a notamment émis des réserves en novembre quant à la mise en place au Darfour (ouest du Soudan) de la force mixte Union africaine-Nations unies Il a par ailleurs tenté d'attirer l'attention de l'opinion publique sur le problème de l'exploitation sexuelle par les Casques bleus au Congo-Brazzaville Le poste de M. Guéhenno pourrait être convoité par les Etats-Unis
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Libération
Le gouvernement soudanais a signé le 9 février l'accord nécessaire au déploiement de la force hybride ONU-UA de maintien de la paix au Darfour (Minuad). Cette signature marque un tournant dans la recherche d'une solution pacifique au Darfour. L'Union africaine au Soudan (Muas) a passé la main à la Minuad (Unamid en anglais) Avec 26 000 militaires et policiers Si elle prenait trop de retard Il est temps aussi de tirer un bilan de la Muas au Darfour. Cette force a été injustement décriée. Conçue à l'origine comme une mission de surveillance du cessez-le-feu Mais une force Plusieurs responsables de la rébellion du Darfour continuent à le boycotter
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Revue parlementaire n°904 de mars 2008
Entretien avec Abdul Wahid al-Nour
Exilé en France depuis plusieurs années
Quelle est la situation au Darfour ?
Après 400 000 morts et 2 millions et demi de réfugiés et de déplacés en 4 ans
Quel est l'objectif du SLM ?
J'ai fondé le SLM en 1992 à l'Université de Khartoum
Qu'attendez-vous de la Communauté internationale ?
Nous attendons toujours le déploiement de l'UNAMID (la force hybride)
Quelle est votre situation en France ?
Je ne peux que remercier la France
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Le Monde du 8 mars 2008 par Frédéric Bobin (avec Philippe Bolopion à New York)
C 'e st l'"effet Spielberg" : le régime chinois est en train d'engager une contre-offensive diplomatique et médiatique afin de redorer son blason après les dégâts infligés à son image par la décision de Steven Spielberg de renoncer à sa participation aux Jeux olympiques de Pékin (8-24 août). Le cinéaste américain Fidèle soutien du régime soudanais Depuis le coup d'éclat de l'icône d'Hollywood Evoquant les difficultés ayant récemment surgi dans la composition de la Minuad
"Changement significatif"
"La Chine est prête L'approche plus constructive de la Chine est de plus en plus reconnue. "Nous avons constaté un changement significatif au cours des douze derniers mois" Les intérêts pétroliers de la Chine au Soudan - les actifs de la China National Petroleum Corporation (CNPC) s'y chiffreraient à 7 milliards de dollars - sont en effet trop précieux pour que Pékin s'offre le luxe d'une crise grave avec Khartoum. Illustration des limites des pressions de Pékin : la Chine a bloqué
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Le Monde avec l'A.F.P. 7 mars 2008
Les chefs d'Etat du Soudan et du Tchad "Les chefs d'Etat du Soudan et du Tchad "Cet accord Le 2 mars Il avait alors affirmé que l'échec de précédents accords de paix signés entre les deux pays était dû au fait qu'ils "n'avaient pas prévu de dispositif de mise en oeuvre". Selon cette source à la présidence sénégalaise Le Tchad et le Soudan Le 29 février Il avait expliqué avoir saisi l'Egypte pour ses "relations très étroites avec le Soudan"
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Agence France Presse
Le gouvernement japonais a annoncé jeudi qu'il envisageait d'alléger la dette du Soudan "Nous étudions la possibilité d'une remise de dette concernant nos prêts au Soudan pour soutenir le processus de paix après la guerre civile nord-sud" Mais "le Soudan doit d'abord changer d'attitude en ce qui concerne le Darfour s'il veut que le Japon allège sa dette" L'adjoint du président soudanais Omar el-Béchir Selon l'agence de presse japonaise Jiji Un accord de paix entre le Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM) et le gouvernement de Khartoum avait été signé en janvier 2005 pour mettre fin à 21 ans de guerre civile dans le sud du pays. Ce conflit a fait au moins un million et demi de morts. En cinq ans
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Agence France Presse
Le soldat français disparu au Soudan était grièvement blessé lorsqu'il a d'abord été découvert puis abandonné par des nomades du Darfour ne décédant que par la suite a rapporté jeudi un porte-parole militaire soudanais. Le sergent français de l'Eufor la force européenne au Tchad avait disparu après un accrochage lundi avec l'armée soudanaise s'étant retrouvé par mégarde au Darfour dans l'ouest du Soudan selon l'Eufor. Selon le porte-parole militaire le lieutenant-colonel Khalid al-Sawarmi le soldat français avait été découvert vivant lundi par des nomades arabes qui l'ont abandonné faute d'avoir pu communiquer avec lui. "Il était vivant et il marchait grièvement blessé. Ils ont tenté de l'aider mais a surgi un problème de langue. C'était le jour de l'affrontement" a-t-il dit à l'AFP. Ce ne serait que plus tard que ces nomades de l'ouest du Darfour région en proie à la guerre civile ont retrouvé son corpsà 4 km à l'ouest du village d'Abou Jaradil en direction de la frontière tchadienne. Toujours selon ce porte-parole quatre nomades qui ont alors tenté de transporter sa dépouille ont été tués dans l'explosion d'une grenade accrochée à son uniforme. "Ils l'ont retrouvé mort et ont tenté de porter son corps. C'est à ce moment que la grenade a explosé tuant quatre personnes" a-t-il dit. La dépouille du soldat a ensuite été transférée à Khartoum. Le Soudan avait confirmé mercredi qu'un corps retrouvé au Darfour était celui "du soldat disparu". "Nous pouvons confirmer que le soldat porté disparu a été retrouvé mort près de la frontière commune entre le Tchad et le Soudan" avait annoncé Ali al-Sadiq porte-parole du ministère soudanais des Affaires étrangères. Le ministère français de la Défense a indiqué jeudi espérer une identification "formelle" du corps dans la journée. Un diplomate européen a indiqué à l'AFP qu'une équipe de médico-légale de l'Eufor basée au Tchad devrait arriver jeudi à Khartoum. M. Sadiq avait indiqué plus tôt à l'AFP: "oui c'est un Français (...) et il sera rapatrié vers la France". Des diplomates européens qui ont été en contact avec les autorités soudanaises ont précisé qu'une cérémonie pour le rapatriement était en préparation pour vendredi avant le départ par avion du corps. Selon l'Eufor
deux militaires français en mission de reconnaissance avaient pénétré par erreur à bord d'un véhicule tout terrain au Darfour L'Eufor Tchad-RCA est chargée de veiller à la sécurité d'une mission de police de l'ONU des centaines de milliers de réfugiés soudanais du Darfour et de personnes déplacées dans l'est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique. En cinq ans
le conflit au Darfour a fait près de 200.000 morts
selon des organisations internationales
et plus de deux millions de déplacés. Khartoum conteste ce bilan et chiffre le nombre des victimes à 9.000. L'Eufor
dont le déploiement a été retardé par l'offensive de rebelles tchadiens sur N'Djaména en février |
Le Figaro avec l'AFP et l'AP
L'Eufor Tchad-RCA est chargée de veiller à la sécurité d'une mission de police de l'ONU
La dépouille
L'Eufor accuse peut-être sa première perte Le sergent des forces spéciales françaises Khartoum fustige un acte « délibéré » Trois quarts d'heure plus tard Aussitôt après avoir apris la nouvelle de l'accrochage
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Le Monde
L e ton est monté d'un cran entre la France et le Soudan
Paris a officiellement demandé "aux autorités soudanaises" d'apporter leur aide pour retrouver le militaire disparu lors de l'échange de tirs Khartoum a une autre version des faits : selon le ministère soudanais des affaires étrangères
Véhicule calciné
Selon les autorités du Soudan Tout en soulignant qu'elles ne voulaient pas "faire monter la tension avec le Tchad" Cet incident Ce premier incident impliquant la force européenne souligne l'ambiguïté de son mandat : les deux soldats français faisaient une patrouille de reconnaissance le long de la frontière
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L'accrochage de lundi entre des militaires de la force européenne qui patrouillaient par erreur au Soudan et l'armée soudanaise illustre les difficultés de la mission.
Le Figaro
L'incident tombe mal. Alors que l'Eufor Les faits restaient De son côté
Faiblesses du mandat
Selon lui Hier De fait
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Nations Unies
La police de l'ONU qui travaille pour l'Opération hybride Union africaine/ONU au Darfour (MINUAD) a envoyé une patrouille dans les zones du Nord du Darfour contrôlées par la faction Minni Minawi de l'Armée de libération du Soudan (SLA selon son acronyme anglais). « La sûreté des citoyens du Darfour est une priorité de la MINUAD » Si cette première patrouille avait pour but de contribuer à instaurer la confiance dans une zone difficile La MINUAD compte aujourd'hui 1.600 officiers de police -- dont 252 femmes -- originaires de 32 pays différents. De son côté « Quelque 13.000 réfugiés soudanais sont arrivés à l'est du Tchad depuis le 8 février Les réfugiés -- principalement des femmes et des enfants -- ont reçu des kits d'urgence Beaucoup ont exprimé le souhait d'être transférés dans des camps Une fois arrivés aux camps de Mile et de Kounoungou Le HCR et ses partenaires gèrent douze camps de réfugiés dans l'est du Tchad
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New York
A la suite de deux visites dans les villages du Darfour ouest récemment touchés par les combats « L'impact sur les communautés a été dévastateur » « Des communautés entières ont été forcées à fuir après les dernières attaques contre une série de villages au nord de El Geneina » Selon elle L'équipe de l'ONU a également pu voir des maisons brûlées et des constructions civiles -- cliniques Ameerah Haq a renouvelé La coordonnatrice humanitaire a également souligné le besoin Parmi les membres de l'équipe qui a visité les villages de Sirba et Sileah figurent des représentants du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés
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Agence France Presse
Un soldat français de l'Eufor La France a demandé "aux autorités soudanaises" leur aide pour "retrouver" ce soldat Selon l'armée française Plus tôt Selon Khartoum "A 17H00 (13H00 GMT) hier (lundi) "La jeep a été entièrement détruite "Une heure plus tard De son côté "Vous ne pouvez pas faire quelque chose deux fois et dire que c'est une erreur" Un porte-parole de la mission de paix UA-ONU au Darfour (Minuad) Le lieutenant-colonel Patrick Poulain L'Eufor Tchad-RCA est chargée de veiller à la sécurité d'une mission de police de l'ONU L'Eufor Le Soudan a affirmé qu'il s'assurerait qu'un tel incident "sérieux" ne se reproduise pas En cinq ans En février . |
Agence France Presse
Un soldat français de l'Eufor La France a demandé "aux autorités soudanaises" leur aide pour "retrouver" ce soldat Selon l'armée française Plus tôt Selon Khartoum "A 17H00 (13H00 GMT) hier (lundi) "La jeep a été entièrement détruite "Une heure plus tard De son côté "Vous ne pouvez pas faire quelque chose deux fois et dire que c'est une erreur" Un porte-parole de la mission de paix UA-ONU au Darfour (Minuad) Le lieutenant-colonel Patrick Poulain L'Eufor Tchad-RCA est chargée de veiller à la sécurité d'une mission de police de l'ONU L'Eufor Le Soudan a affirmé qu'il s'assurerait qu'un tel incident "sérieux" ne se reproduise pas En cinq ans En février
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Agence France Presse
Près de 20.000 personnes sont "prises au piège" dans une zone montagneuse et isolée de l'ouest du Darfour D'après Ameerah Haq "Ce matin A la question de savoir si ces personnes étaient prises au piège "Nous sommes préoccupés car nous ne savons pas s'ils ont assez (de réserves) Mme Haq "Nous avons eu des informations sur plusieurs convois et d'autres mouvements de troupes vers cette zone (...). Nous sommes inquiets de ce qui va se passer à Jebel Moon en raison des mouvements de troupes là-bas" En cinq ans "Des populations innocentes sont l'objet d'attaques de toutes parts "Beaucoup d'ONG et de quartiers d'humanitaires ont été attaqués et un certain nombre d'ONG ont eu des membres de leur personnel tués" Mme Haq Beaucoup de maisons ont été "brûlées et rasées" dans le village de Sirba Mme Haq a exhorté le gouvernement soudanais à déployer la police immédiatement En tout Le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) affirme que 13.000 réfugiés ont fui le Darfour vers le Tchad voisin L'armée soudanaise a décrit la zone le mois dernier comme une cible militaire "légitime".
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L'Ex press avec Reuters
Un soldat français de la force européenne Eufor en cours de déploiement dans l'est du Tchad est porté disparu et un autre a été blessé après s'être perdus et être entrés par erreur en territoire soudanais où ils ont été pris dans des tirs avec des soldats soudanais rapportent les autorités françaises. Les autorités soudanaises ont dit ne pas être courant qu'un soldat avait disparu mais ont signalé des tirs entre des "soldats blancs" et une unité soudanaise Christophe Prazuck "L'un des deux a été blessé Le ministre de la Défense "Nous demandons aux autorités soudanaises qu'elles nous aident à retrouver le soldat qui est porté disparu Un porte-parole du ministère soudanais des Affaires étrangères "Ils (les occupants de la jeep) ont ouvert le feu sur un poste de contrôle de l'armée soudanaise. Les nôtres ont riposté et ont immobilisé la jeep "Les soldats (de la jeep) ont fui à pied. Nous ignorons s'il s'agissait de Français. Nous ignorons s'ils étaient entrés au Soudan à dessein ou non" Selon lui L'Eufor
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Amnesty international avec l'A-F-P
«Nous avons reçu des informations selon lesquelles le 6 février Leurs corps sans vie ont ensuite été jetés dans le fleuve Chari. En cette matinée du 7 février On ignore l'identité de ces trois hommes L'organisation craint que les autorités tchadiennes ne se lancent dans une chasse aux sorcières d'envergure pour traquer les personnes perçues comme appartenant aux groupes armés d'opposition. Alors que le président Idriss Déby Amnesty International a reçu des informations qui laissent entendre que l'armée tchadienne va poursuivre ses arrestations illégales visant des civils et des membres de la société civile
Le rôle de la France
Le 6 février «Les exécutions extrajudiciaires et les arrestations arbitraires constituent de graves violations des droits fondamentaux et sont proscrites par la loi tchadienne et les instruments internationaux relatifs aux droits humains auxquels le Tchad est partie. Elles doivent cesser immédiatement «Nous exhortons la France à user de son influence pour inciter les autorités tchadiennes à enquêter sur ces exécutions extrajudiciaires présumées et à prévenir de tels agissements. Leurs auteurs doivent être tenus pour pénalement responsables.»
Les opposants politiques
Amnesty International a lancé dès le 5 février 2008 une action en faveur de quatre dirigeants tchadiens de l'opposition arrêtés par les forces de sécurité à N'Djamena le 3 février. Lol Mahamat Choua Bien qu'on ignore toujours où ils se trouvent «Le gouvernement tchadien doit sans plus attendre révéler ce qu'il est advenu des quatre hommes et dévoiler les motifs de leur arrestation. Il doit également informer leurs familles et leurs avocats de leur sort. Enfin «Il semble que le gouvernement tchadien profite du conflit actuel avec l'opposition armée pour mettre derrière les barreaux des personnes qui dénoncent sa politique de manière pacifique «Tandis que le monde a les yeux rivés sur les combats qui font rage
Résumé de la situation
Depuis 2003 Les principaux responsables sont des miliciens connus sous le nom de Janjawids - dont certains sont originaires du Soudan et d'autres du Tchad - Le gouvernement du Soudan n'a pris aucune mesure pour empêcher ces attaques transfrontalières Le Soudan et le Tchad s'accusent mutuellement d'appuyer Les relations entre les deux pays se sont détériorées à tel point que Le 25 septembre 2007 Selon les termes de cette résolution Face à l'intensification du conflit entre le gouvernement tchadien et les mouvements rebelles les forces de l'EUFOR ont retardé leur déploiement pour le faire débuter qu' à partir du 12 février. L'aggravation du conflit pourrait avoir des conséquences désastreuses sur la population déjà très affectée de l'est du Tchad. L'insécurité a contraint les organismes internationaux d'aide humanitaire à évacuer leur personnel des camps de réfugiés
«Les civils tchadiens ont un besoin urgent de protection et de services de base. Les organisations humanitaires devraient être autorisées à intervenir librement et sans crainte partout dans le pays.» «L'aggravation des tensions va avoir des conséquences désastreuses pour les hommes
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Agence France Presse
Le président sénégalais Abdoulaye Wade a annoncé dimanche à Dakar qu'il recevra ses homologues du Tchad et du Soudan à la veille du sommet de l'Organisation de la conférence islamique (OCI) M. Wade Le mini-sommet de la paix est prévu "à la veille du sommet de l'OCI" Selon lui "Le secrétaire général des Nations unies est en train de voir son agenda pour pouvoir être présent. Nous espérons que ce sommet va apporter la paix définitive dans cette région d'Afrique qui Le Tchad et le Soudan A son retour vendredi soir à Dakar d'une tournée dans quatre pays Il avait expliqué à l'antenne de la RTS avoir saisi l'Egypte pour ses "relations très étroites avec le Soudan" Il avait précisé avoir accepté de conduire cette médiation à la demande d'Idriss Deby Itno. Samedi soir
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Agence France presse
Au moins 69 nomades arabes et neuf soldats ont été tués dans des heurts avec des ex-rebelles sudistes dans le sud du Soudan Les accrochages qui ont eu lieu samedi ont également fait 120 blessés "Ils ne veulent pas voir de (soldats de la) l'Armée populaire de Libération du Soudan (SPLA) "C'est l'un des incidents les plus sérieux dans la région" Le SPLM a accusé les nomades arabes d'avoir tendu une embuscade à des troupes de la SPLA Le Parti du congrès national du président Omar el-Béchir "doit se mettre en tête qu'il ne peut pas gagner de guerre. Cela affectera le processus de paix" Un chef tribal Des premiers combats avaient éclaté le 21 décembre Les violences de décembre avaient pris fin après que le dirigeant du sud Soudan Un accord de paix global a été signé en 2005 entre Khartoum et l'ex-rébellion sudiste
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Le Monde par Jean-Philippe Rémy
L a bataille de N'Djamena La population Sans appuis extérieurs Ces interrogations n'ont pas entamé la volonté de Paris de "sauver le soldat Déby". S'appuyant sur des accords de coopération militaire A Khartoum
"Diplomatie du Jaguar"
Cette forme d'engagement est-elle compatible avec le renouveau des relations entre la France et l'Afrique promis par Nicolas Sarkozy ? Il y a contradiction entre la volonté de renouvellement des relations France-Afrique et la réactivation La "relation décomplexée" avec le continent La nature vertueuse des "nouvelles relations" avec l'Afrique aurait dépassé le stade des incantations si l'Eufor était parvenue à intégrer . |