Le Soudan dans la Presse

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2006

1er semestre

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2005

1er semestre

2ème semestre


Juillet 2006

 

L'Aurore International,
31 juillet 2006

Tchad-Soudan : Accord en vue de normaliser les relations

Angola Presse,
31 juillet 2006

La communauté internationale mobilise 200 millions de dollars pour l`AMIS

Jeune Afrique
31 juillet 2006

Darfour : implication au plus haut niveau

Jeune Afrique
30 juillet 2006

Le Soudan commémore la mort de John Garang il y a un an

Etats-Unis, Département d'Etat,
28 juillet 2006

Les États-Unis recherchent toujours la paix au Darfour

Xinhuanet ;
28 juillet 2006

La France salue l'accord entre le Tchad et le Soudan

IRIN,
27 juillet 2006

Tchad: N'djaména et Khartoum s'engagent à ne plus héberger de mouvements rebelles

Zenit Rome,
27 juillet 2006

La Communauté de Sant'Egidio et Pax Christi offrent leur médiation dans les négociations de paix

Jeune Afrique,
26 juillet 2006

Darfour: les étudiants d'Al-Facher réclament des casques bleus de l'ONU

A F P
26 juillet 2006

Bush presse un chef rebelle d'œuvrer à la paix au Darfour

Tchad-actuel,
25 juillet 2006

Les rebelles de Darfour: répartition des tâches.

Jeune Afrique,
25 juillet 2006

Le Kenya prévoit des projets liés au sud du Soudan

A F P,
25 juillet 2006

Bush presse un chef rebelle d'oeuvrer à la paix au Darfour

A F P,
24 juillet 2006

Bush reçoit mardi un chef rebelle soudanais

A F P,
23 juillet 2006

Darfour: les déplacés attendent le désarmement des Djandjawid pour rentrer

Swiss-Info,
22 juillet 2006

Sud-Soudan: des combats font au moins 15 morts

Gouvernement américain,
22 juillet 2006

M. Bush réaffirme ses objectifs de paix au Soudan et d'aide au Darfour

Xinhuanet,
22 juillet 2006

Le président français demande au Soudan d'accepter la force de l'Onu au Darfour

Palais de l'Elysée,
21 juillet 2006

Extrait du compte rendu de l'entretien entre M. Jacques Chirac et Mr Guebuza

A F P,
20 juillet 2006

Encore «beaucoup à faire» avant une force de l'ONU au Darfour

Inter Presse , Nairobi,
19 juillet 2006

''Une solution pacifique plutôt que militaire'' pour le nord del'Ouganda?

Xinhuanet,
19 juillet 2006

Rencontre Bush-Kiir au sujet du Darfour

L' Humanité
19 juillet 2006

Négociations de paix difficiles

Nations Unies,
18 juillet 2006

Kofi Annan appelle à renforcer la force de l'Union Africaine au Darfour à un moment critique

Amnesty International,
18 juillet 2006

La conférence d'appel de fonds doit s'engager à améliorer la protection des civils dans le Darfour

A F P,
18 juillet 2006

Heurts tribaux au Soudan: au moins 60 morts

Jeune Afrique,
17 juillet 2006

Kiir déplore les lenteurs de l'application de l'accord au Sud Soudan

Angola Presse,
17 juillet 2006

Le HCR a rapatrié plus de 10.000 réfugiés du Sud Soudan

Jeune Afrique,
17 juillet 2006

Kampala fait miroiter la possibilité d'un cesssez-le-feu à la LRA

All Africa-Com,
17 juillet 2006

Kampala-rebelles LRA : reprise des pourparlers

Palais de l' Elysée,
14 juillet 2006

Extrait de l'interview télévisée de M. Jacques Chirac à l'occasion du 14 juillet

MISNA
14 juillet 2006

Front oriental: un pas en avant dans négociations entre Khartoum et rebelles

Angola Presse
13 juillet 2006

Report sine die des négociation inter-ougandaises

MISNA
13 juillet 2006

Darfour : un humanitaire tué

Novosti
Russie
12 juillet 2006

La Russie envoie une aide humanitaire au Soudan

Jeune Afrique 12 juillet 2006

Ouganda, l'armée capture un commandant rebelle et les pourparlers de paix reportés

MISNA
12 juillet 2006

Darfour: le gouvernement accusé de soutenir un des mouvements rebelles

CICR
Bulletin du 11 juillet 2006

Dernier rapport des activités du CICR sur le terrain

Nations Unies
New York
11 juillet 2006

Situation « intenable » au Darfour, affirme Jan Egeland

Centre d'Information au Moyen Orient
10 juillet 2006

Simon Deng : noir, chrétien et esclave au Soudan

Xinhuanet
10 juillet 2006

La France débloque 4 millions d'euros supplémentaires en faveur du règlement de la crise du Darfour

Jeune Afrique
10 juillet 2006

Arrivée d'une délégation tchadienne de haut niveau à Khartoum

Nations Unies
Conseil de Sécurité
7 juillet 2006

Le Conseil de sécurité préoccupé par les conséquences de la violence au Darfour sur la Centrafrique

Nations Unies
HCR
7 juillet 2006

Sud-Soudan : 10 000 réfugiés déjà rapatriés par le HCR

Angola Presse
6 juillet 2006

Les conditions de l`Ouganda pour l`amnistie du chef de la LRA

Xinhuanet
3 juillet 2006

Le Soudan rejette la demande de l'émissaire de l'ONU de modifier l'accord de paix au Darfour

Angola Presse
3 juillet 2006

Le parlement soudanais ratifie l`accord de paix sur le Darfour

Nouvel Observateur avec Reuters
3 juillet 2006

Kofi Annan appelle le Soudan à accepter la mission de l'Onu

Angola Presse
2 juillet 2006

Le Soudan s`oppose au déploiement des forces de l`ONU au Darfour

Le Monde
2 juillet 2006

Réunion de l'Union Africaine à Banjul

Nouvel Observateur
2 juillet 2006

L'Union africaine une nouvelle fois empêtrée sur le Darfour

Angola Presse
1 er juillet 2006

L`UA et l`ONU invitées à protéger les civils dans l`Est du Tchad

Libération Afrique
1 er juillet 2006

Des groupes armés sèment la désolation le long de la frontière soudanaise

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Tchad-Soudan : Accord en vue de normaliser les relations

L'Aurore International, 31 juillet 2006   Le Tchad et le Soudan ont signé mercredi à N'Djamena un accord en vue de normaliser leurs relations, rompues depuis le mois d'avril, en s'engageant à régler diplomatiquement leur différend et à ne plus tenter de se déstabiliser via des mouvements rebelles. Il prévoit notamment le déploiement d'une ‘force mixte' dans des zones de part et d'autre de la frontière.

‘Le Tchad et le Soudan décident de régler par la voix diplomatique leur différend, de tourner la page du passé et d'ouvrir une nouvelle page dans leurs relations dans la compréhension mutuelle, la complémentarité de leurs intérêts et la consolidation de leurs relations bilatérales', selon le texte de l'accord. Celui-ci a été signé par le ministre soudanais des Affaires étrangères Lam Akol et le ministre tchadien de l'Administration du territoire, Mahamat Ali Abdallah, qui assure l'interim de son collègue des Affaires étrangères Ahmat Allami, en déplacement à Paris. Un accord assez similaire avait été signé par les présidents tchadien Idriss Deby Itno et soudanais Omar al-Béchir en février à Tripoli, sous l'égide de la Libye , alors que leurs relations s'étaient gravement dégradées depuis plusieurs mois. En décembre, le Tchad s'était dit en ‘état de belligérance' avec le Soudan, quelques jours après une offensive, repoussée par l'armée tchadienne, de rebelles tchadiens que N'Djamena avait accusé Khartoum de soutenir, contre la ville frontalière d'Adré. L'accord de Tripoli n'avait pas empêché cette dégradation de se poursuivre et le président Deby Itno avait annoncé le 14 avril la rupture des relations diplomatiques avec Khartoum, au lendemain de l'échec d'une offensive sur N'Djamena des rebelles tchadiens du Front uni pour le changement (Fuc), soutenu par le Soudan, selon le Tchad. Khartoum soupçonne de son côté N'Djamena de soutenir les mouvements qu'il combat depuis 2003 dans sa province occidentale du Darfour, frontalière du Tchad. Les deux parties ont convenu mercredi que ‘la reprise des relations diplomatiques entre les deux pays soit laissée à l'appréciation des deux chefs d'Etat'. ‘Les deux parties s'engagent à interdire l'utilisation de leurs territoires respectifs pour des activités hostiles destinées contre la souveraineté et l'intégrité de chacune d'elle', et ‘s'engagent à interdire la présence et l'hébergement d'éléments rebelles dans leurs territoires respectifs', précise aussi le document, des dispositions déjà contenues dans l'accord de Tripoli. Une ‘commission politique de suivi et d'application' de l'accord se réunira tous les trois mois alternativement dans les deux capitales, selon le texte. Une commission militaire mixte de sécurité sera par ailleurs chargée de surveiller la frontière entre les deux pays, selon le document qui prévoit également le déploiement d'une ‘force militaire mixte' dans plusieurs zones de part et d'autre de la frontière. ‘La signature de cet accord traduit la volonté de deux pays à transcender leurs incompréhensions et à préserver l'intérêt de deux peuples frères', a déclaré Mahamat Ali Abdallah. ‘Le Tchad va se mettre dès l'instant à appliquer les engagements pris, tout en souhaitant qu'il soit de même du côté soudanais', a-t-il ajouté. ‘Mon pays s'engage à traduire dans les faits les dispositions de cet accord', a répondu Lam Akol, ajoutant que ‘cet accord constitue la phase la plus importante pour la normalisation des relations entre les deux pays'. Lam Akol était arrivé la veille à N'Djamena, porteur d'un message du président Béchir à son homologue tchadien. Il avait annoncé qu'une commission mixte allait travailler à résoudre des ‘questions urgentes' en vue du ‘rétablissement très rapide des relations entre les deux pays'.

 

Juillet 2006

 

La communauté internationale mobilise 200 millions de dollars pour l`AMIS

Angola Presse, Bruxelles, 30 juillet 2006

La Conférence internationale sur le Darfour qui s`est déroulée mardi, à Bruxelles, a permis de mobiliser 200 millions de dollars américains pour le financement de la Mission de l`Union africaine au Soudan (AMIS). S`exprimant au cours d`un point de presse à l`issue de cette conférence, le président de la Commission de l`Union africaine (UA), Alpha Oumar Konaré, a déclaré que ces fonds seront suffisants pour les opérations de l`AMIS jusqu`en décembre 2006. Il a indiqué que l`AMIS a besoin de moyens pour assurer l`entretien du matériel, le déploiement de ses troupes et l`amélioration de ses capacités de communication, de mobilité aérienne et terrestre. Parmi les donateurs figurent l`Union europ`enne (UE), avec 38 millions de dollars, les Etats-Unis, 116 millions de dollars, les Pays-Bas, 25 millions de dollars et la Belgique , un million de dollars. La conférence a décidé d`intensifier les pressions sur le gouvernement de Khartoum afin qu`il accepte le déploiement de casques bleus de l`ONU au Darfour pour prendre le relais de l`AMIS à partir de janvier 2007.

 

Juillet 2006

Darfour : implication au plus haut niveau

Jeune Afrique, 31 juillet 2006

L'année 2002 va s'achever. La brise qui souffle sur le Darfour est légère. La nature est clémente. Mais ce doux climat n'est qu'un mirage. Les habitants du Darfour ignorent que leur destin va bientôt basculer. Alors qu'ils envisagent la nouvelle année sous les meilleurs auspices, la région est mise à feu et à sang. Ce qui, au début, ressemblait à une mutinerie dégénère bien vite. Deux mouvements rebelles naissent et occupent le Darfour. II s'agit du Mouvement de libération du Soudan (MLS) et du Mouvement pour la justice et l'égalité (MJE). Aussitôt le gouvernement soudanais, appuyé par des cavaliers arabes, les Djandjawids, lance des assauts contre les positions rebelles. Face à l'escalade de la violence, la population civile fuit le Darfour. La tragédie vient de commencer. Aujourd'hui plus de trois cent mille réfugiés soudanais se sont installés dans l'est du Tchad. Les conséquences sont nombreuses. L'insécurité s'installe. L'environnement se dégrade. Les pâturages et l'eau se raréfient. Les produits vivriers manquent. Dès l'éclatement du conflit, le président Idriss Déby ltno a proposé sa médiation afin de dénouer la crise. Les parties en présence ont été conviées à N'Djamena. Malheureusement, l'accord conclu en avril 2004 a vite été remis en cause. Idriss Déby Itno pense humblement que ni la paix au forceps chère à Khartoum ni les enchères prisées par les rébellions ne peuvent sortir le Soudan de l'impasse. Pour le chef de l'État, seul un dialogue franc et sincère peut porter ses fruits. Dans cette perspective, le Tchad n'a cessé d'oeuvrer pour le retour de la paix à l'ouest du Soudan. Sous les auspices du chef de l'État, plusieurs pourparlers se sont tenus : Abéché 1, Abéché 2, N'Djamena…. La communauté internationale qui partage cette vision s'est beaucoup investie. En témoignent les multiples rounds de pourparlers d'Abuja. Le tout dernier a débouché sur un accord, même s'il survit difficilement. Face à la tragédie, Idriss Déby Itno estime que l'intervention d'une force d'interposition est nécessaire. Les faits lui donnent raison. Le Darfour ressemble aujourd'hui à une jungle. Les viols, les enlèvements, les tueries et autres exécutions sommaires sont légion. Les 273 gendarmes tchadiens ne sont pas en mesure d'assurer la sécurité des douze camps de réfugiés, et nombre d'entre eux ont perdu la vie dans l'exercice de leur mission. Les forces de l'Union africaine (UA) déployées sur le terrain ne réussissent pas non plus à garantir la sécurité des réfugiés. Le Tchad a été victime de multiples incursions des Djandjawids qui ont causé la mort de plus de 1 600 personnes. Des villages entiers ont été brûlés. Le bétail a été volé. Les femmes ont été violées. Récemment, la Centrafrique s'est plainte à son tour des attaques menées par les rebelles venus du territoire soudanais. La présence des Casques bleus serai tsalvatrice pour la région. Aujourd'hui, le risque d'assister à une « somalisation » du Darfour est considérable. Le prochain déploiement des Casques bleus produira, on l'espère vivement, l'effet escompté.

 

Juillet 2006

Le Soudan commémore la mort de John Garang il y a un an

Jeune Afrique 30 juillet 2006

Le Soudan a commémoré dimanche dans le calme la mort il y a un an du leader du Mouvement populaire de Libération du Soudan (SPLM), John Garang, alors que les appels se multiplient pour consolider le fragile accord de paix dont il avait été l'architecte. Un grand rassemblement, organisé par le SPLM, s'est tenu dans le plus grand stade du pays à Omdurmane (ville jumelle de Khartoum) rempli au delà de ses capacités de 40.000 places. En plus de dirigeants du SPLM, le deuxième vice-président Osman Ali Taha était présent. Une délégation du Mouvement de Libération du Soudan au Darfour (SLM), qui a signé un accord de paix avec le gouvernement soudanais, était également présente. Le vice-président a souligné dans son intervention "l'engagement du président al-Béchir et du gouvernement (...) pour l'application des accords de paix" signés 2005 par le chef de l'Etat et le défunt chef de la rébellion sudiste, ajoutant que "les armes ne reparleront plus dans le Sud du Soudan". Le discours du fils aîné du défunt, Mabior Garang, a suscité un mouvement d'enthousiame dans la foule, en très grande majorité sudiste, lorsque celui-ci a demandé "comment peut-on éviter de parler politique un jour aussi important?". La radio nationale, qui diffusait en direct les discours, a interrompu quelques instants la retransmission pour éviter, selon le présentateur, "de diffuser des propos qui peuvent avoir des conséquences graves." Le 30 juillet a été décrété jour férié, en mémoire du leader sudiste, tandis que la presse a unanimement appelé à réaliser les objectifs fixés par Garang avant sa mort tragique à bord de son hélicoptère. "Les soudanais devraient se rappeler qu'ils ont perdu un grand leader qui restera dans nos mémoires (...) pour avoir légué à cette cette Nation un projet (pour l'avenir)", souligne le quotidien anglophone du sud, The Citizen. Les journaux nordistes, proches du président Omar al-Béchir, ont également rendu hommage "au prophète de la paix" qui a été l'architecte de l'accord de paix de janvier 2005 mettant fin à deux décennies de guerre entre le nord et le sud avec un lourd bilan (1,5 million de morts). De nombreuses publications posaient la question : "Et si Garang était encore vivant?". Et les avis étaient partagés concernant Salva Kiir qui lui a succédé en tant premier vice-président du Soudan et dirigeant SPLM. "Garang était un homme politique dont le regard était porté sur l'avenir, alors que Salva est un militaire qui se concentre sur la situation présente", souligne le quotidien Al-Rai al Aam. La mort de M. Garang a porté un coup à l'accord de paix, mais cet accord peut lui survivre, estiment les analystes. "Garang est considéré comme un héros par les Soudanais du sud et il ne sera jamais oublié. Il y a encore beaucoup de choses à faire mais au moins les combats n'ont pas repris et la reconstruction est en cours", souligne un responsable du Le Programme Alimentaire mondial (PAM) au Soudan, Simon Crittle. "Un an après la mort de Garang, sa vision pour un sud- Soudan libre et prospère commence à prendre forme", a-t-il affirmé à l'AFP. Selon M. Crittle, le gouvernement du sud-Soudan fait de son mieux afin d'offrir les dividendes de la paix à la population du sud qui reste très attirée par l'idée de la sécession avec le nord. Néanmoins, l'idée selon laquelle le gouvernement de M. Béchir et l'Ouganda aient été impliqués dans la mort de Garang reste encore vive dans le sud, et les forces de sécurité étaient déployés en force à Khartoum afin d'empêcher que se répètent les affrontements violents qui avaient eu lieu il y a un an. Les conclusions de la longue enquête sur le crash de l'hélicoptère ougandais qui transportait M. Garang n'ont pas réussi à convaincre de nombreux sud-soudanais que la mort de leur leader était accidentelle. D'autres cérémonies étaient également prévues dimanche dans des églises de Khartoum et tous les Soudanais étaient invités par le SPLM à allumer des bougies dès la nuit tombée en souvenir du général Garang. Salva Kiir devait pour sa part présider les cérémonies prévues à Juba, capitale du Sud-Soudan auxquelles devait également participer l'épouse du défunt, Rebecca Garang .

 

Juillet 2006

Les États-Unis recherchent toujours la paix au Darfour

Etats Unis, Département d'Etat, 28 juillet 2006

Les États-Unis continuent de faire tout leur possible pour soulager le peuple du Darfour, province de l'ouest du Soudan où, depuis 2003, plus de 200.000 personnes ont péri et plus de deux millions d'autres ont été déplacées, a déclaré, le 27 juillet, le représentant des États-Unis aux Nations unies, M. John Bolton. Lors d'une déposition devant la commission sénatoriale des relations étrangères, M. Bolton a toutefois ajouté que même si les États-Unis entrevoyaient des moyens d'améliorer la situation au Darfour, il restait des obstacles considérables à surmonter. M. Bolton était venu au Congrès pour sa séance de confirmation, car il avait été nommé par décret présidentiel en août 2005 durant les congés parlementaires. Le Congrès ne s'était donc pas prononcé sur sa nomination qui, de toute façon, n'est valable que pendant la durée de la législature en cours, c'est-à-dire jusqu'en janvier 2007. Les États-Unis, a dit M. Bolton, œuvrent au sein du Conseil de sécurité de l'ONU afin de rédiger une robuste résolution en vertu du chapitre VII de la Charte de l'ONU, qui permettrait d'octroyer à une force de maintien de la paix les capacités et le mandat de se défendre et de protéger les civils du Darfour. La Russie et la Chine sont toujours opposées à un mandat en vertu du chapitre VII, a-t-il dit. Toutefois, en mai dernier, le Conseil de sécurité a adopté à l'unanimité la résolution 1679, qui facilite la planification d'un futur déploiement d'une opération de maintien de la paix de l'ONU au Darfour. « Il faut également que le gouvernement du Soudan accepte le déploiement d'une force de l'ONU au Darfour, et de multiples démarches bilatérales et multilatérales sont en cours afin d'obtenir cet accord. « Pendant ce temps, nous continuons d'œuvrer en vue de l'adoption d'une résolution. Nous sommes en train de déterminer les effectifs qui seront nécessaires et d'identifier les pays en mesure de fournir des troupes afin d'être prêts à accomplir la mission » dès que nous aurons le feu vert. M. Bolton a précisé que la Mission d'évaluation technique de l'ONU venait de rentrer du Soudan et était en train de finaliser son rapport pour le Conseil de sécurité. Selon toute probabilité, le Département des opérations de maintien de la paix recommandera qu'une force de 15.000 à 17.000 casques bleus soit déployée aux alentours du 1er janvier 2007. « Nous préférerions assembler une force crédible plus tôt que cela », a dit M. Bolton, exprimant son inquiétude au sujet de la période intérimaire. « En conséquence, nous allons continuer de faire notre possible pour accélérer le déploiement d'une nouvelle force. Nous consultons également nos alliés et l'ONU afin d'offrir des appuis aux troupes de la Mission de l'Union africaine au Soudan (AMIS) actuellement sur le terrain. « L'AMIS a fait tout ce qu'elle pouvait pour maintenir l'ordre en patrouillant une vaste zone avec 7.000 hommes, mais elle a atteint les limites de ses capacités. Conséquemment, en attendant le déploiement d'une force de l'ONU, nous œuvrons avec nos alliés de l'OTAN pour fournir à l'AMIS une assistance immédiate sur les plans de la planification, de la logistique et du renseignement, entre autres. » M. Bolton a ensuite cité les propos du président Bush : « L'Amérique ne tournera pas le dos à cette tragédie. Nous appellerons le génocide par son nom, et nous soutiendrons les innocents jusqu'à ce que la paix soit installée au Darfour. » « Nous œuvrons sans relâche à New York afin d'obtenir ce résultat », a affirmé M. Bolton.

 

Juillet 2006  

La France salue l'accord entre le Tchad et le Soudan

Xinhuanet, 28 juillet 2008

Le ministère français des Affaires étrangères a salué jeudi l'accord conclu mercredi entre le Tchad et le Soudan, le qualifiant d'un "geste important pour l'apaisement des tensions dans la région". " La France souhaite que cet accord soit mis en oeuvre sans plus tarder et qu'il constitue la première étape en vue du rétablissement de relations normales entre les deux pays et d'une amélioration de la situation au Darfour", a affirmé un porte- parole du Quai d'Orsay. Le Tchad et le Soudan ont signé mercredi un accord en vue de normaliser leurs relations, s'engageant à régler diplomatiquement leur différend et à ne pas permettre l'utilisaiton de leurs territoires respectifs pour déstabiliser l'autre.

 

Juillet 2006

 

Tchad: N'Djamena et Khartoum s'engagent à ne plus héberger de mouvements rebelles

IRIN, N'Djamena, 27 juillet 2006

La délégation soudanaise qui s'est rendue mercredi à N'djamena, la capitale du Tchad voisin, a convenu avec les autorités tchadiennes de ne plus offrir leurs territoires aux mouvements rebelles. Le Tchad a rompu ses relations diplomatiques avec le Soudan le 14 avril dernier au lendemain de l'attaque menée par des rebelles sur N'djamena et repoussée par les forces armées tchadiennes. Le Tchad avait alors accusé le Soudan de soutenir l'action des mouvements rebelles, des accusations rejetées par Khartoum qui reproche à son voisin tchadien d'aider la rébellion dans le Darfour où les combats ont contraint plus de 200 000 Soudanais à se réfugier au Tchad. Selon le nouvel accord, les deux parties ont convenu de créer une commission militaire mixte chargée de la surveillance de leur frontière commune qui s'étend sur près de 1 000 Kms à travers le désert du Sahara. A l'issue de cette réunion, les délégués ont expliqué que la rencontre a été convoquée « pour surmonter tous les différends qui existent entre les deux Etats, pour tourner la page du passé et ouvrir une nouvelle page dans leurs relations en vue d'une meilleure compréhension mutuelle». Cet accord précède un prochain sommet entre les présidents tchadien et soudanais prévu le mois prochain à Dakar, la capitale sénégalaise. Ce sommet sera présidé par le Président sénégalais Abdoulaye Wade et pourrait déboucher sur le rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays.

 

Juillet 2006

La Communauté de Sant'Egidio et Pax Christi offrent leur médiation dans les négociations de paix

Zénit, Rome, Jeudi 27 juillet 2006

La Communauté de Sant'Egidio et le mouvement Pax Christi ont proposé leur médiation dans les négociations pour la paix en Ouganda entre le gouvernement du pays et l'Armée de Résistance du Seigneur (ARS). Le pays est déchiré par une guerre qui dure depuis vingt ans et qui a fait des dizaines de milliers de victimes. Les délégations du gouvernement et de l'ARS se sont rencontrées à Juba, capitale du gouvernement du Sud du Soudan, avec la médiation du vice-président du Sud du Soudan, Riak Machar Teny, et celle de représentants de la Communauté Sant 'Egidio et du mouvement Pax Christi. On estime que l'ARS aurait séquestré quelque 25.000 enfants pour la plupart utilisés ensuite comme soldats. Au cours de la première semaine de négociations, a précisé la Communauté de Sant'Egidio dans un communiqué, l'attention a porté sur « le cessez-le-feu, des solutions globales, la réconciliation dans la responsabilité » ainsi que la situation grave dans laquelle vit la population du nord-est de l'Ouganda. « Près de deux millions de personnes sont déplacées en ce moment dans des camps de réfugiés internes, ce qui entraîne une situation humanitaire très grave. La paix leur permettrait de retourner dans leurs villages », poursuit le communiqué. Les réunions reprendront le 31 juillet, pour donner le temps aux négociateurs d'informer les parties qu'ils représentent de l'état des négociations. Machar Teny a annoncé que l'élément le plus positif de cette première session de négociations a été le fait de passer d'un climat « d'hostilité à un climat d'écoute réciproque et de concessions mutuelles ».

 

Juillet 2006

Darfour: les étudiants d'Al-Facher réclament des casques bleus de l'ONU

Jeune Afrique 26 juillet 2006

Les étudiants de l'université d'Al-Facher, la capitale du Darfour du Nord, réclament une force de l'Onu dans cette région du Soudan dévastée par la guerre. Mais avant de parler, ils s'assurent que les informateurs du gouvernement ne tendent pas l'oreille. "Nous sommes tous pour la présence de forces internationales, parce que la sécurité est la base du développement et permettra au Darfour d'entreprendre des projets nécessaires dans les domaines de l'éducation, la santé et l'infrastructure", explique un adolescent qui veut devenir infirmier. Rencontré avec un groupe d'étudiants dans la cafétéria délabrée de la cité des garçons, il refuse de donner son nom par crainte des autorités. Mais lorsqu'ils sont seuls, ils réclament la présence de casques bleus "pour rétablir la paix et surtout la confiance au Darfour", en proie à un conflit sanglant depuis février 2003 qui a fait des milliers de morts. La plupart estiment que seule cette présence permettra de rétablir la paix, qui se fait attendre malgré un accord signé par Khartoum et le principal groupe rebelle. Mais ils pensent surtout qu'elle permettrait d'améliorer les conditions de vie de l'ensemble de la population. Ces étudiants rappellent qu'il y a moins d'un an l'armée était intervenue à l'intérieur du vaste campus pour tirer sur des manifestants qui protestaient contre les mauvaises conditions d'études et surtout de vie pour ceux qui viennent des régions éloignées. Une centaine d'entre eux avaient été arrêtés. Logés à dix dans des chambres exiguës munies d'un ventilateur poussif, mangeant des fèves et des oignons à tous les repas, ils protestent contre la modicité de leur bourse et le manque de liberté d'expression après l'interdiction de l'Union des étudiants en raison de l'état d'urgence. Au sein du groupe, un seul étudiant estime que les casques bleus ne seront pas plus efficaces que les forces de la mission de l'Union africaine (Amis). "L'Amis ne sert à rien, les gens ont toujours peur et l'Onu ne fera pas mieux", dit cet étudiant en sciences de l'éducation. "Les seuls qui profitent de la présence de l'Amis sont les propriétaires de logements à louer aux étrangers. La solution doit être soudano-soudanaise, c'est-à-dire politique", ajoute-t-il, laissant entendre que des élections libres mettant en lice tous les partis, y compris ceux issus de mouvements rebelles, pourraient résoudre le conflit. Deux étudiants en médecine rencontrés dans leur chambrée-dortoir soutiennent, eux, ouvertement le Mouvement de Libération du Soudan de Minni Minnawi (SLM, rebelle), signataire de l'accord du 5 mai avec le gouvernement. "Je ne comprends pas pourquoi l'université manque autant de moyens alors que le Soudan est riche, mais tout l'argent va à l'armée", dit l'un d'eux. L'université, qui comporte deux facultés (médecine et sciences de l'éducation), compte quelque 8.000 étudiants, dont 30% de femmes. Appelée à l'origine "Université du 1er Septembre" en hommage à la révolution libyenne, elle avait été financée au début des années 1990 par le colonel Mouammar Kadhafi. La plupart des étudiants sont issus des ethnies Zaghawa ou Four, comme la majorité des habitants d'Al-Facher, à quelque 800 km à l'ouest de Khartoum. "Si le gouvernement s'intéressait vraiment au Darfour, il y aurait plus d'investissement dans l'éducation. Il n'y a pas si longtemps, il n'y avait que trois écoles secondaires dans les trois Etats du Darfour alors qu'à Oumdourman (ville jumelle de Khartoum), il y en a 18", fait remarquer un étudiant. "Nous voulons un gouvernement plus proche de la population", conclut-il avant de s'éclipser.

 

Juillet 2006

Bush presse un chef rebelle d'œuvrer à la paix au Darfour

Agence France-Presse, Washington, 26 juillet 2006

Le président américain George W. Bush a pressé mardi le chef rebelle Minni Minnawi d'oeuvrer au respect de l'accord de paix pour le Darfour que son mouvement a été le seul à signer avec le gouvernement soudanais, a indiqué un porte-parole de la Maison-Blanche. M. Bush a eu à la Maison-Blanche des entretiens «francs» avec M. Minnawi, a rapporté le porte-parole du Conseil pour la sécurité nationale, Frederick Jones, utilisant le langage diplomatique pour signifier que M. Bush n'avait pas mâché ses mots. Le président Bush a exprimé «sa préoccupation de voir la violence prendre fin au Darfour», région de l'ouest du Soudan où la guerre civile a fait en trois ans entre 180.000 et 300.000 morts et plus de 2,4 millions de déplacés, a dit M. Jones à l'AFP. Il a «souligné que les forces de Minawi devaient se garder de susciter la violence. Le président a pressé M. Minawi de soutenir la mission de l'ONU, il a pressé Minawi de former une alliance avec les autres factions au Darfour pour obtenir un large soutien politique à l'accord de paix» du 5 mai, selon M. Jones. «Le président a souligné qu'il était temps que la communauté internationale fasse bloc pour mettre fin au génocide», a-t-il dit. M. Minnawi est à la tête de la faction majoritaire du Mouvement de libération du Soudan (SLM) qui a signé à Abuja l'accord de paix avec Khartoum. La faction minoritaire du SLM dirigée par Abdel Wahid Mohammed Al-Nour ainsi que les rebelles du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM) ont rejeté cet accord. M. Bush, qui a fait du Darfour l'une des grandes causes de sa présidence et qui avait déjà accueilli le 20 juillet le vice-président soudanais Salva Kiir Mayardit, avait reconnu à cette occasion qu'il restait beaucoup à faire pour faire appliquer l'accord d'Abuja et pour qu'une mission de l'ONU se substitue à celle de l'Union africaine, dépassée par les événements. L'ONU devrait prendre le relais.

 

Juillet 2006

Les rebelles de Darfour: répartition des tâches.

Tchad Actuel, Abéché par Hissène Moussa Abakar, 25 juillet 2006

On ne dira jamais assez du danger que représente la rébellion soudanaise dans l'échiquier politique tchadien. L'instrumentalisation de cette rébellion par Deby est telle qu'il sera très difficile pour les tchadiens, de l'extirper dans l'avenir de la vie quotidienne du Tchad, ou avoir des relations saines de bon voisinage avec le Soudan. Pour les milieux au fait du «dossier Soudan», il est notoirement connu que, Deby, après avoir créé et organisé la rébellion du Darfour, s'est vigoureusement retourné contre elle, en échange des pétrodollars du régime de Khartoum. Son reniement et son engagement dans les activités de destruction de la rébellion de Darfour, ont mécontenté plus d'un dans son propre entourage. La création des mouvements armés composés en majorité des militaires (FUC, RaFD, MPRD), a mis un coup d'arrêt à cette aventure. Par une gymnastique dont lui seul a le secret, il a réussi à retourner tous les mouvements rebelles de Darfour, et faire d'eux ses principaux alliés, contre le Soudan, contre les rebelles tchadiens de l'est et contre les tchadiens; et distribua à chacun une tâche bien précise. Dr Khalil Ibrahim, le Chef de MJE, l'homme qui vouait à Deby une haine viscérale, est devenu aujourd'hui l'allié le plus fidèle. Ses combattants font partie intégrante de l'armée tchadienne et combattent avec celle-ci sur tous les fronts. Ils ont combattu à Adré, à Tissi et ailleurs. Avec l'hémorragie qu'a subie l'armée tchadienne, on peut dire sans exagération que l'armée du MJE joue un rôle essentiel dans le dispositif sécuritaire de Deby. Minni Arkou, «Chef» de MLS, personnage sans grande envergure et n'ayant aucune emprise sur le terrain et qui a émergé grâce à Deby, au détriment de Dr Chérif El Hariri, est chargé d'amuser la galerie internationale. Deby a un besoin urgent de la force de l'ONU dans le Darfour, et selon lui la signature de l'accord de paix favorisera l'arrivée de cette force. Et Minni est chargé de jouer la farce. Ce n'est pas pour rien que dès la fin des négociations à Abuja, il a accouru à N'Djamena pour faire le compte rendu et demander la conduite à tenir pour la suite des événements, alors que le Tchad s'est retiré des négociations du Darfour. Djibrine Abdelkerim, alias Djibrine Tek, ex colonel de l'ANT, Chef de MNRD, chargé en son temps, par Deby de créer un mouvement hostile au Dr Khalil, est chargé explicitement et personnellement par Deby de semer du désordre et de la désolation dans tout le nord et nord-est du Tchad. Les coupeurs de routes, les vols des véhicules, particulièrement ceux des ONG, les vols en mains armées, l'insécurité dans les camps des réfugiés, une bonne partie des vols du bétail et autres razzias entre le soudan et le Tchad, bref, l'insécurité chronique jusqu'à la frontière avec le Soudan, est l'œuvre de ce sinistre personnage. La déclaration faite par Jan Egeland, secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires de l'ONU lors de son passage à N'Djamena, et relayé par les médias internationaux, est le résultat attendu de la mission confiée à Djibrine Tek. Donc objectif atteint. Ainsi la rébellion soudanaise est devenue un cas pour les tchadiens, une menace réelle dans leur vie quotidienne et un facteur de déstabilisation évident. Les tchadiens doivent en être conscients.

 

Juillet 2006

Le Kenya prévoit des projets liés au sud du Soudan

Jeune Afrique, Kenya, 25 juillet 2006

Le gouvernement kenyan a prévu d'entamer cette année un projet de plusieurs millions de dollars pour relier ce pays de l'est africain au sud du Soudan, a annoncé mardi un responsable. Selon ce projet, baptisé "Quatre en un", le Kenya devrait construire des lignes de chemin de fer et réhabiliter des routes au sud du Soudan, installer un cable en fibres optiques afin de réduire les coûts des télécommunications, et construire un oléoduc entre la ville de Lamu, sur la côte kenyane, et le sud du Soudan. Les détails de ce projet, développé par une entreprise koweïtienne, seront connus lorsqu'il aura été approuvé par le gouvernement kenyan, a indiqué aux journalistes Albert Origa, directeur adjoint de l'Office de la liaison Kenya-Sud-Soudan. Le Kenya souhaite exploiter les ressources pétrolières au sud du Soudan en créant un port franc à Lamu, d'où le pétrole soudanais pourrait être transporté vers d'autres pays. Les analystes estiment que ce projet pourrait réduire sensiblement le prix du pétrole en Ouganda, au Rwanda et en République démocratique du Congo. Ces pays importent tous des produits pétroliers raffinés via le Kenya.

 

Juillet 2006

Bush presse un chef rebelle d'oeuvrer à la paix au Darfour

Agence France-Presse, Washington, 25 juillet 2006

Le président américain George W. Bush a pressé mardi le chef rebelle Minni Minnawi d'oeuvrer au respect de l'accord de paix pour le Darfour que son mouvement a été le seul à signer avec le gouvernement soudanais, a indiqué un porte-parole de la Maison Blanche. M. Bush a eu à la Maison Blanche des entretiens "francs" avec M. Minnawi, a rapporté le porte-parole du Conseil pour la sécurité nationale, Frederick Jones, utilisant le langage diplomatique pour signifier que M. Bush n'avait pas mâché ses mots. Le président Bush a exprimé "sa préoccupation de voir la violence prendre fin au Darfour", région de l'ouest du Soudan où la guerre civile a fait en trois ans entre 180.000 et 300.000 morts et plus de 2,4 millions de déplacés, a dit M. Jones à l'AFP. Il a "souligné que les forces de Minawi devaient se garder de susciter la violence. Le président a pressé M. Minawi de soutenir la mission de l'Onu, il a pressé Minawi de former une alliance avec les autres factions au Darfour pour obtenir un large soutien politique à l'accord de paix" du 5 mai, selon M. Jones. "Le président a souligné qu'il était temps que la communauté internationale fasse bloc pour mettre fin au génocide", a-t-il dit. M. Minnawi est à la tête de la faction majoritaire du Mouvement de libération du Soudan (SLM) qui a signé à Abuja l'accord de paix avec Khartoum. La faction minoritaire du SLM dirigée par Abdel Wahid Mohammed Al-Nour ainsi que les rebelles du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM) ont rejeté cet accord. M. Bush, qui a fait du Darfour l'une des grandes causes de sa présidence et qui avait déjà accueilli le 20 juillet le vice-président soudanais Salva Kiir Mayardit, avait reconnu à cette occasion qu'il restait beaucoup à faire pour faire appliquer l'accord d'Abuja et pour qu'une mission de l'Onu se substitue à celle de l'Union africaine, dépassée par les événements. L'Onu devrait prendre le relais de l'Union africaine début 2007. Mais le président soudanais Omar al-Bechir s'oppose au déploiement de soldats occidentaux.

 

Juillet 2006

Bush reçoit mardi un chef rebelle soudanais

Agence France Presse, Washington, 24 juillet 2006

Le président américain George W. Bush recevra mardi à la Maison-Blanche Minni Minnawi, le chef du mouvement rebelle du Darfour signataire d'un accord de paix avec le gouvernement soudanais, a annoncé le porte-parole de l'administration Tony Snow lundi. M. Bush tentera avec son invité de renforcer le soutien à l'accord pour le Darfour conclu le 5 mai, faciliter sa mise en oeuvre et assurer le déploiement rapide d'une mission de paix de l'ONU dans cette région de l'ouest du Soudan, a indiqué M. Snow dans un communiqué. Sous la conduite de Minni Minnawi, la faction majoritaire du Mouvement de libération du Soudan (SLM) a signé avec Khartoum un accord de paix visant à mettre fin à une guerre civile ayant fait entre 180.000 et 300.000 morts et plus de 2,4 millions de déplacés. L'autre rébellion, le Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), a refusé l'accord de même que la faction minoritaire du SLM dirigée par Abdel Wahid Mohammed Al-Nour. La communauté internationale s'est entendue pour qu'une force des Nations unies prenne au Darfour le relais de la mission de paix de l'Union africaine, dépassée par les événements.

 

Juillet 2006

 

Darfour: les déplacés attendent le désarmement des Djandjawid pour rentrer

Agence France-Presse, Montréal, par Abdou Berradà, 22 juillet 2006

Les représentants des quelque 43 000 déplacés du camp de Zam Zam ( 800 km à l'ouest de Khartoum) sont unanimes pour réclamer le désarmement contrôlé des milices pro-gouvernementales, les redoutés Djandjawid, avant d'envisager un retour dans leurs foyers. Parlant pour les deux autres amids (anciens) qui l'accompagnaient jeudi à une réunion avec un responsable de la Mission de l'Union africaine au Soudan (AMIS), le cheikh Ali Mohamed Fadul est catégorique: «Nous resterons à Zam Zam tant qu'il n'y pas de sécurité et pour cela il faut désarmer les Djandjawid». Le cheikh Hassan, le plus âgé des trois, ajoute: «Mais nous voulons des garanties, nous voulons la présence de forces internationales pour un vrai maintien de la paix. Les forces de l'Union africaine ne sont pas suffisantes à moins qu'on leur donne plus de moyens». À Zam Zam, dans l'état du Nord-Darfour, et ailleurs dans la région, les habitants, les organisations humanitaires et les représentants des mouvements rebelles présents au sein de la Commission de contrôle du cessez-le feu de l'AMIS, répètent la même antienne. Cette condition pose également de nombreuses difficultés dans un pays où les éleveurs, comme le sont les tribus arabes d'où sont issus les Djandjawid, sont traditionnellement armés pour se protéger contre les voleurs de bétail. Les Djandjawid sont considérés comme responsables de massacres contre les villageois non arabes dans les trois États du Darfour. Selon l'ONU et les ONG, des centaines de villages ont été incendiés pour leur soutien supposé aux rebelles et quelque 2,5 millions de personnes, sur six millions d'habitants, ont dû se réfugier dans les camps relativement protégés par l'AMIS ou dans les pays voisins. L'accord de paix d'Abuja, signé le 5 mai par le gouvernement et la principale faction rebelle de l'Armée de Libération du Soudan (SLM/A) prévoit explicitement un désarmement des Djandjawid, mais les résultats se font attendre. Selon le porte-parole du Mouvement pour la Justice et l'Egalité (JEM) à la commission de contrôle du cessez-le-feu, le général Mohamed Bachir, un ancien gouverneur du Darfour, «les massacres se sont poursuivis depuis Abuja». L'AMIS tempère mais confirme la poursuite des violences. «Il y a encore beaucoup d'insécurité au Darfour, mais on ne peut pas parler de massacres commis par les Djandjawid ou les forces armées soudanaises», a affirmé à l'AFP le commissaire sud-africain Daniel Moenyana, chef de la police civile au sein de l'AMIS. En application de l'accord d'Abuja, le gouvernement a présenté à l'AMIS début juillet un nouveau plan de désarmement de ces milices. Son contenu n'a pas encore été dévoilé, rendant d'autant plus méfiants les déplacés et les autres mouvements rebelles qui ont refusé de signer l'accord, le JEM et surtout la faction du SLM/À dirigée par Abdel Wahid Mohamed Nur. «Le désarmement des Djandjawid est une priorité mais il doit se faire sous le contrôle de forces internationales, seules capables de protéger les populations, car nous n'avons pas confiance en l'Union africaine, qui n'est plus neutre et qui est passée du côté du gouvernement depuis Abuja,» a affirmé le général Bachir à l'AFP. Plusieurs observateurs européens au sein de l'AMIS estiment que même si les Djandjawid étaient désarmés, cela ne mettrait pas fin aux nombreux conflits qui sont une source permanente d'insécurité au Darfour. Pour un civil soudanais travaillant pour l'AMIS qui a souhaité garder l'anonymat, le blocage est total. «En fait ils ne veulent pas rentrer chez eux parce qu'ici ils ont l'eau, la nourriture, des écoles, des médecins et en plus les rebelles ont besoin d'eux pour faire pression sur le gouvernement soudanais. Ils peuvent rentrer quand ils veulent mais ils vont rester ici longtemps encore», dit-il en montrant le camp de Zam Zam.

 

Juillet 2006

Sud-Soudan: des combats font au moins 15 morts

Swiss-Info, 22 juillet 2006

KARTHOUM - Quinze personnes au moins ont trouvé la mort au Sud-Soudan dans des combats qui risquent de s'intensifier. Les autorités militaires jugent menacé l'accord de paix qui a mis fin l'an dernier au plus long conflit civil d'Afrique. Le récit des violences varie selon les sources, mais celles-ci concordent sur le fait que des Sud-Soudanais ont attaqué des éléments du Nord ces derniers jours en réaction à une attaque dirigée contre une milice alliée à l'armée du Sud. Le gouvernement de Khartoum et les ex-rebelles sudistes du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM) ont signé un accord de paix l'an dernier, mettant ainsi un terme à une guerre civile Nord-Sud qui a fait deux millions de morts. Les deux parties s'affrontaient par milices interposées. Aux termes de l'accord, celles-ci étaient censées s'intégrer aux Forces armées du Soudan (SAF) ou à l'Armée populaire de libération du Soudan (SPLA), qui a pour champ d'action le Sud. Selon le général Elias Waya, de la SPLA , les incidents se sont produits à Rubkona, dans l'Etat méridional d'Unity où se trouvent certains des plus grands gisements de pétrole du pays. "Un soldat des SAF a abattu un officier et des civils. L'officier appartenait à la SPLA ", a-t-il dit. "Des civils ont lancé des représailles qui ont fait 23 morts (...) Il s'agissait de commerçants du Nord. J'ignore ce qui a provoqué les incidents. La situation est à présent maîtrisée, mais je m'attends à ce qu'il y ait des représailles du Nord", a ajouté le général Waya. Un porte-parole des SAF a démenti qu'un soldat des forces gouvernementales ait déclenché les violences, affirmant qu'elles avaient d'abord opposé des factions rivales de la SPLA

 

Juillet 2006

 

M. Bush réaffirme ses objectifs de paix au Soudan et d'aide au Darfour

Entretien du Président Bush avec Salva Kiir, premier vice-président du gouvernement d'unité nationale du Soudan

Etats-Unis, Gouvernement, 21 juillet 2006

Le président Bush a reçu à la Maison-Blanche , le 20 juillet, l'un des principaux dirigeants du nouveau gouvernement soudanais d'unité nationale, M. Salva Kiir, dans le cadre d'un entretien sur ce que les États-Unis pouvaient faire afin d'aider le Soudan à poursuivre les progrès politiques accomplis et à étendre la paix à l'ensemble de ce pays ravagé par un long conflit. « Les États-Unis sont résolus à aider le peuple soudanais à assurer la pleine application de l'accord de paix que nous vous avons aidé à negocier », a affirmé M. Bush lors d'un point de presse auquel participait M. Kiir, qui cumule les fonctions de premier vice-président du gouvernement d'unité nationale du Soudan et de président du Sud-Soudan. M. Bush a également souligné la volonté des États-Unis d'apporter une aide aux populations du Darfour, province située dans l'ouest du Soudan. Son entretien avec M. Kiir a porté sur la stratégie à mettre en œuvre à cette fin. « Nous devrions y inviter les Nations unies, a-t-il déclaré. Nous avons parlé de la meilleure manière de nous y prendre, afin de sauver des vies. À l'évidence, il reste encore beaucoup de travail à faire. » M. Kiir a déclaré que les États-Unis avaient aidé à négocier l'accord de paix au Soudan et que, bien que ce processus ait « éprouvé » le peuple soudanais, « ce rêve s'est réalisé, et nous sommes à présent unis pour l'application » de l'accord. Il a évoqué également « les nombreuses autres crises au Soudan » qui réclamaient l'attention de la communauté internationale : « Nous allons nous assurer de régler le problème de façon à ne plus entendre parler de viols et de meurtres au Darfour. Dans toutes les autres parties du pays, telles que le Soudan oriental, nous négocions également pour que la paix s'étende à tout le pays. »

L'Accord de paix global Plus tard ce même jour, lors d'un entretien avec M. Kiir, la secrétaire d'État américaine, Mme Condoleezza Rice, a réaffirmé l'engagement des États-Unis en faveur d'un « Soudan démocratique, libre et prospère ». « Nous sommes heureux d'avoir joué un rôle dans la conclusion de l'Accord de paix global, mettant fin pour le peuple soudanais à une très longue guerre civile entre le Nord et le Sud, et nous sommes maintenant résolus à faire cesser la violence au Darfour afin que le Soudan soit uni et en paix », a déclaré Mme Rice. M. Kiir a déclaré apprécier vivement l'occasion qui lui avait été donnée de s'entretenir avec le président Bush et d'aborder notamment « l'application de l'Accord de paix global apportant la paix au Darfour, à l'est du Soudan, et la transformation de notre pays en un État démocratique et pluripartite, ce qui est bien sûr notre objectif de très longue date, auquel nous sommes entièrement acquis. »

L'aide des États-Unis au Darfour

Par ailleurs, à la conférence des donateurs pour le Soudan tenue le 18 juillet à Bruxelles, la secrétaire d'État adjointe aux affaires africaines, Mme Jendayi Frazer, a annoncé un engagement de 116 millions de dollars en faveur de la Mission de l'Union africaine au Soudan (AMIS), soulignant de nouveau que la règlement de la situation au Darfour demeurait l'une des priorités absolues du gouvernement Bush. Cette contribution de 116 millions de dollars qui doit être versée à l'AMIS d'ici à la fin de septembre 2006 est l'annonce la plus importante de la conférence. Elle vient s'ajouter au montant global des contributions faites par les États-Unis à l'AMIS depuis 2004, soit 247 millions de dollars.

Juillet 2006

Le président français demande au Soudan d'accepter la force de l'Onu au Darfour

Xinhuanet,,22 juillet 2006

Le président français Jacques Chirac a appelé vendredi le Soudan à accepter d'urgence la force de l'Onu au Darfour pour faire face à la crise humanitaire et aider au retour à la paix dans cette province soudanaise ravagée par la guerre civile, a-t-on appris auprès de l'Elysée. M. Chirac "a fait part de son inquiétude sur l'évolution de la situation", lors d'un entretien avec le président mozambicain Armando Guebuza, a indiqué le porte-parole de la présidence Jérôme Bonnafont. M. Chirac a dit qu'"il est urgent que le gouvernement soudanais accepte la présence de la force de l'Onu pour répondre à la crise humanitaire, aider à la paix et aider à la stabilité du Soudan et de la région". Depuis trois ans, les combats entre les milices rebelles et pro-gouvernementales au Darfour ont fait entre 180.000 et 300.000 morts et au moins 2,4 millions de réfugiés. M. Guebuza a simplement déclaré à la presse que son entretien avec M. Chirac avait porté sur le Mozambique, l'Afrique et la situation internationale. A l'occasion de cette première visite en France du président Guebuza, Paris et Maputo vont signer un accord de partenariat qui prévoit des financements français de 60 à 80 millions d'euros entre 2006 et 2010.

 

Juillet 2006

Extrait du compte rendu de l'entretien entre M. Jacques Chirac et Mr Guebuza

Extrait du compte rendu de l'entretien entre M. Jacques Chirac, Président de la République , et M. Armando Emilio Guebuza, Président de la République du Mozambique.

Vendredi 21 juillet 2006

…..Les deux Présidents ont évoqué les crises régionales, en particulier le Darfour. Le Président de la République a fait part de son inquiétude sur l'évolution de la situation : « Il est urgent que le gouvernement soudanais accepte la présence de la force de l'ONU, pour répondre à la crise humanitaire, pour aider à la paix et pour assurer la stabilité du Soudan et de la région ». ….. |

 

Juillet 2006

 

Encore «beaucoup à faire» avant une force de l'ONU au Darfour

Agence France Presse, Washington, 20 juillet 2006

Le président américain George W. Bush a reçu jeudi le vice-président du Soudan, Salva Kiir Mayardit, et reconnu qu'il restait encore «beaucoup à faire» avant qu'une force internationale puisse venir épauler les soldats de l'Union africaine (UA) au Darfour. Au cours de son entretien avec Salva Kiir à la Maison-Blanche , en présence de la secrétaire d'État, Condoleezza Rice, M. Bush a évoqué les efforts pour faire appliquer un accord de paix au Darfour, dans l'est du Soudan, et pour tenter d'impliquer toutes les factions rebelles dans ces efforts. «J'ai assuré notre ami de l'engagement des États-Unis pour aider le peuple soudanais. Nous nous sommes engagés à faire en sorte que l'accord de paix que nous avons aidé à négocier soit appliqué», a déclaré le président américain.

 

Juillet 2006

 

''Une solution pacifique plutôt que militaire'' pour le nord de l'Ouganda?

Inter presse, Nairobi, par Joyce Mulama, 19 juillet 2006

Une appréciation optimiste de l'avenir des discussions visant à mettre fin à la guerre dans le nord de l'Ouganda a été faite par Salva Kiir, vice-président du Soudan et chef de l'autorité régionale au Sud-Soudan, qui est médiateur dans les pourparlers.   Pendant les 19 dernières années, le nord de l'Ouganda a été ravagé par des combats entre le gouvernement et l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), un groupe rebelle tristement célèbre pour les violations des droits humains -- au nombre desquelles l'enlèvement des enfants pour servir comme enfants soldats et esclaves sexuels. Plus de 20.000 enfants ont été pris de force depuis le début du conflit, selon les Nations Unies. ''Nous avons parlé aux deux parties et elles se sont engagées à négocier la paix. Nous espérons une solution pacifique au conflit d'ici à la fin de la période fixée'', a indiqué Kiir aux journalistes dans la capitale kényane - Nairobi - lundi, en référence à la date limite du 12 septembre, fixée par le président ougandais Yoweri Museveni, pour un accord de paix. ''Puisqu'ils ( la LRA ) ont accepté de négocier...nous espérons qu'ils s'engageront à s'acquitter des responsabilités qu'ils se sont eux-mêmes assignées pour pouvoir parvenir à une solution pacifique plutôt que militaire'', a-t-il ajouté. Les discussions ont démarré vendredi dans la capitale du Sud-Soudan, Juba, et avaient sombré dans des difficultés presque immédiatement lorsque la délégation gouvernementale s'est offusquée d'une déclaration de la LRA qui accuserait Kampala de corruption et d'autres méfaits. Toutefois, Carlos Rodriguez, qui fait partie d'une équipe de leaders religieux du nord de l'Ouganda observant les pourparlers, a toujours bon espoir par rapport à l'issue des discussions. ''Au moins, pendant ces trois derniers jours, les deux camps se sont rencontrés chaque jour, et ont tenu des discussions face-à-face. S'ils continuent de parler à ce niveau quotidiennement, je crois qu'il y a une sérieuse chance pour la paix'', a-t-il dit à IPS. ''Vous ne pouvez pas attendre des gens qui se battent depuis toujours d'être aimables la première fois qu'ils se rencontrent. Oui, il y a une tension, mais les deux camps discutent''. Une autre complication apparaît indistinctement sous la forme d'une amnistie promise par Museveni au leader de la LRA Joseph Kony au début de ce mois, à condition qu'il dépose les armes. L'amnistie est en contradiction avec un mandat d'arrêt lancé contre Kony et plusieurs hauts responsables rebelles l'année dernière par la Cour pénale internationale basée aux Pays-Bas, qui a accusé les membres de la LRA de crimes de guerre. Alors que le groupe rebelle aurait installé des bases dans le nord-est de la République démocratique du Congo ces derniers mois, il opère également à partir du Sud-Soudan, qui est limitrophe de l'Ouganda. Kiir a indiqué aux journalistes que c'était un facteur clé dans la décision du Sud-Soudan d'assurer la médiation dans le processus de paix. ''Nous avons été obligés de (faire) ceci parce que ce sont nos populations qui meurent. La guerre dans le nord de l'Ouganda est passée peu à peu au Sud-Soudan, et toutes les atrocités qui étaient commises en Ouganda par la LRA étaient commises (contre) les populations du Sud-Soudan'', a-t-il noté. De précédents efforts pour amener le gouvernement et les rebelles à la table de négociation ont échoué. Alors que la guerre civile traînait en longueur, des dizaines de milliers de personnes ont été tuées, et près de deux millions déplacées, selon des agences humanitaires. La LRA accuse les autorités de marginaliser les populations du nord de l'Ouganda. Elle veut instaurer, dans ce pays est-africain, un gouvernement basé sur les 10 commandements de la Bible. Des développements au Darfour ont été également mis en évidence au cours de la conférence de presse donnée par Kiir. Cette région de l'ouest du Soudan est enlisée dans un conflit depuis le début de 2003, quand l'Armée de libération du Soudan (SLA) et le Mouvement pour la Justice et l'égalité avaient commencé par s'opposer au gouvernement pour protester contre le fait qu'il aurait négligé la région. Des autorités ont été accusées d'importantes violations de droits dans leur campagne pour mettre en déroute les rebelles, avec des militants arabes connus sous le nom de ''janjaweed'' -- ''cavaliers'' -- en butte à des critiques particulières. Alors que des soldats de maintien de paix de l'Union africaine ont été déployés au Darfour, il y a des appels en faveur de l'envoi dans la région d'une force de l'ONU disposant de plus de ressources. Le gouvernement du Soudan avait paru réceptif à une telle force après la signature d'un accord de paix avec la principale faction de la SLA , le plus grand groupe au Darfour, au Nigeria, il y a environ deux mois. Mais, il a plus tard durci sa position. Le leader du Sud-Soudan a dit que ce changement n'était pas approuvé par tous. ''Notre position est que nous nous asseyions et que nous décidions de la taille de la force, de sa mission et de sa durée, comme cela avait été convenu auparavant. Mais le président (Omar Hassan Ahmed el-Béchir) a rejeté l'arrivée dans le pays de soldats de maintien de paix de l'ONU. Il a déclaré qu'aucune force internationale ne devrait venir au Darfour'', a indiqué Kiir, en route pour Washington, où il devrait avoir des discussions avec des responsables américains sur le Darfour, et sur l'accord de paix de janvier 2005 qui a mis fin à une longue guerre civile au Sud-Soudan. David Mozersky, un expert du Soudan à 'International Crisis Group', un groupe de réflexion basé à Bruxelles, croit que l'opposition de Khartoum à une force de l'ONU vient des craintes relartives à la nécessité pour les personnes responsables d'abus de droits de rendre des comptes. ''Le gouvernement craint qu'une puissante force de l'ONU au Darfour ne conduise à l'arrestation des membres du gouvernement qui ont été cités par la Cour pénale internationale comme ayant été impliqués dans des crimes de guerre dans la région'', a-il déclaré à IPS le mois dernier. Quelque 200.000 personnes sont mortes dans la violence au Darfour, tandis que plus de deux millions ont été déplacées, selon des statistiques de l'ONU.

 

Juillet 2006

 

Rencontre Bush-Kiir au sujet du Darfour

Xinhuanet, Washington, 19 juillet 2006

Le président américain,  George W. Bush, va recevoir jeudi Salva Kiir, le premier vice-président du gouvernement d'unité nationale du Soudan et également président du gouvernement du sud du Soudan, a déclaré mercredi la  Maison Blanche dans un communiqué.  "Le président (Bush) attend travailler avec le premier vice- president Kiir", a indiqué le communiqué, ajoutant que ces deux  responsables aborderaient l'exécution de l'Accord de paix, le  gouvernement d'unité nationale du Soudan, la situation au Darfour, ainsi qu'un déploiement rapide des forces de maintien de la paix  de l'ONU au Darfour.  Des dizaines de milliers de personnes ont été tuées et environ  deux millions d'autres déplacées à cause des conflits armés au  Darfur.

 

Juillet 2006

Négociations de paix difficiles

Gouvernement et rebelles discutent en vue d'un cessez-le-feu   L'Humanité, par Camille Bauer, 19 juillet 2006   Les négociations devaient entrer hier dans le vif du sujet. Réunis depuis vendredi à Juba, nouvelle capitale du Sud Soudan, les représentants du gouvernement ougandais et de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) devaient commencer à discuter de l'adoption d'un cessez-le-feu. L'objectif est à terme de mettre fin à un conflit qui, en vingt ans, a fait au moins 100 000 morts et 2 millions de déplacés. L'enjeu est de taille pour la région. La LRA , dont le programme est la mise en place d'un régime fondé sur la Bible , est l'auteur de violations massives des droits de l'homme, notamment de l'enlèvement et de la mise en esclavage de dizaine de milliers d'enfants. Elle sévit au nord de l'Ouganda, mais aussi en République démocratique du Congo et dans le Sud Soudan, ce qui explique l'implication de ce dernier dans l'organisation des négociations. Le gouvernement et les rebelles auront néanmoins des difficultés à trouver un terrain d'entente. Les rebelles voudraient un débat global sur le partage des richesses et du pouvoir en Ouganda, ainsi que l'octroi d'un large statut d'autonomie pour le Nord. Le gouvernement entend, lui, se contenter d'échanger la fin des hostilités contre la réintégration des combattants de la LRA. La direction de la LRA est d'autant plus méfiante qu'elle fait l'objet de plusieurs mandats d'arrêt de la part de la Cour pénale internationale (CPI). Bien que le président ougandais Museveni ait promis début juillet une amnistie totale en échange de la paix, la CPI a refusé de se plier à ses arguments et a rappelé la semaine dernière que les mandats d'arrêt « restaient toujours en vigueur ».

 

Juillet 2006

 

Kofi Annan appelle à renforcer la force de l'Union Africaine au Darfour à un moment critique

Nations Unies, New York, 18 juillet 2006

Lors d'une conférence des donateurs organisée aujourd'hui à Bruxelles, le Secrétaire général de l'ONU a appelé la communauté internationale à engager des fonds supplémentaires pour renforcer la force de l'Union africaine (UA) au Darfour, rappelant qu'il était critique d'agir maintenant pour sauver l'accord de paix. « Nous sommes ici pour s'assurer que l'Union africaine a les ressources dont elle a besoin pour continuer sa mission cruciale au Darfour. La vie de plusieurs milliers d'enfants, de femmes et d'hommes dépend du résultat de nos efforts », a déclaré Kofi Annan, dans un discours prononcé à la conférence internationale des donateurs en faveur de la Mission de l'UA au Soudan (MUAS). La Mission , forte de 7 000 hommes, a été déployée en 2004 pour protéger les populations civiles au Darfour. Depuis lors, le Secrétaire général appelle à son renforcement à la fois en ressources et en troupes alors que les « massacres à grande échelle » continuent dans la région (dépêche du 14.06.07). « LA MUAS doit être mieux équipée afin de pouvoir accomplir sa tâche qui est cruciale. Si tel n'est pas le cas, l'accord de paix sera mis en péril », a souligné Kofi Annan dans son allocution. « C'est pourquoi nos promesses aujourd'hui sont vitales -- et c'est pourquoi elles devront se traduire, très vite, en dons », a-t-il insisté. Le Secrétaire général a aussi rappelé que la tâche de la MUAS était « multiple et complexe ». Il s'agit non seulement de protéger les populations civiles face aux attaques des milices pro-gouvernementales et, de plus en plus, des groupes rebelles mais aussi de faire respecter l'accord de paix, de surveiller le cessez-le-feu et de répondre à ses violations. Un accord de paix a été signé le 5 mai à Abuja entre le gouvernement du Soudan et les groupes rebelles mais la violence continue dans la région. Certains des groupes rebelles ont cependant refusé de signer. De nombreuses personnes sont très anxieuses face à certaines dispositions de l'accord, a rappelé Kofi Annan. Le Secrétaire général a aussi fait savoir que le président du Soudan l'avait assuré, lors du sommet de l'UA à Banjul, de son intention de mettre en oeuvre l'accord de paix. Kofi Annan a enfin rappelé que le renforcement de la MUAS était une solution à court terme. A plus long terme, le déploiement d'une mission de maintien de la paix de l'ONU qui remplacerait la MUAS est envisagée. Le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix espère déployer une force au mois de janvier, forte de trois brigades, comprenant chacune trois à cinq bataillions, soit 17 000 hommes (dépêche du 27.06.06). « La force de maintien de la paix des Nations Unies -- qui sera formée essentiellement de contingents d'Afrique et d'Asie, avec un soutien supplémentaire et nécessaire de pays développés -- viendra au Darfour non pas pour occuper mais pour aider », a réaffirmé Kofi Annan à Bruxelles. « J'ai toujours l'espoir que nous obtiendrons la coopération et le soutien du gouvernement soudanais à cette force, parce que nous y allons pour aider le gouvernement, pour les aider à protéger leur propre population », a ajouté le Secrétaire général, lors d'une conférence de presse donnée en marge de la conférence des donateurs. Le président Béchir est pour l'instant opposé au déploiement d'une telle force. Kofi Annan a cependant fait remarquer que Khartoum avait « l'habitude » de coopérer avec l'ONU. Plus de 10.000 casques bleus sont en effet déjà déployés pour une mission de maintien de la paix dans le sud du pays, commencée en 2005, après un accord de paix mettant fin à plus de 20 ans de guerre entre le nord et le sud. Le conflit du Darfour qui a démarré en 2003 a déjà fait au moins 200 000 morts et plus de 2 millions de déplacés.

 

Juillet 2006

La conférence d'appel de fonds doit s'engager à améliorer la protection des civils dans le Darfour

Amnesty International, Bruxelles, 18 juillet 2006

Alors que débute aujourd'hui à Bruxelles une importante conférence d'appel de fonds, Amnesty International demande instamment que soit renforcée la Mission de l'Union africaine au Soudan (AMIS), afin que ses soldats puissent commencer à assurer de manière effective la protection des civils dans le Darfour. En dépit de la signature d'un accord de paix au Darfour en mai 2006 et du déploiement de l'AMIS depuis juin 2004, la situation humanitaire dans cette région demeure catastrophique et les exactions à l'égard des civils se poursuivent à grande échelle. « Amnesty International soutient le déploiement d'une force de maintien de la paix des Nations unies disposant d'un mandat fort ; parallèlement, un renforcement de l'AMIS est essentiel, afin de lui permettre de commencer à assurer une protection effective » , a déclaré Dick Oosting, directeur du Bureau européen d'Amnesty International. L'organisation a présenté dix recommandations visant à assurer la présence au Soudan d'une force de maintien de la paix suffisamment préparée pour assurer la protection des civils (Le texte Sudan : Protecting Civilians in Darfur » est disponible sur le site http://www.amnesty-eu.org/). Les efforts des soldats actuellement sur le terrain sont entravés par un manque de personnel et de moyens techniques et logistiques. On constate aussi un manque de détermination de la part des soldats à agir de façon résolue pour protéger les civils. « Une nouvelle fois nous voyons des gens qui demandaient de l'aide abandonnés à leur sort parce que les soldats n'ont pas les moyens de les aider ou n'ont pas été préparés à des tâches de protection , a déclaré Dick Oosting. « Les donateurs peuvent faire la différence à cette conférence ; c'est à eux de donner un signal politique fort en exigeant du Soudan qu'il accorde libre accès aux troupes de maintien de la paix sur tout le territoire du Darfour et fournisse davantage de moyens  », a ajouté Dick Oosting. Parmi ses recommandations, Amnesty International a appelé les donateurs à veiller à ce que les forces de l'AMIS soient renforcées et que soit notamment mise en place une composante affaires civiles ; l'organisation a demandé que davantage de moyens matériels soient mis à la disposition de l'AMIS, moyens de communications et de transport notamment, de façon à lui permettre d'anticiper toute attaque imminente et de protéger efficacement les femmes et les jeunes filles en particulier. Pouvoir patrouiller régulièrement les voies d'approvisionnement de façon à les maintenir ouvertes et sûres est un autre souci majeur dans une région où au moins deux millions de personnes dépendent totalement de l'aide humanitaire. L'organisation a déclaré que le renforcement de l'AMIS devrait aussi lui permettre de déployer des troupes le long de la frontière avec le Tchad pour empêcher toute incursion des milices Janjawid.

 

Juillet 2006

Heurts tribaux au Soudan: au moins 60 morts

 

Agence France-Presse, Khartoum, 18 juillet 2006

Au moins 60 personnes ont été tuées ces derniers jours dans des affrontements tribaux dans le sud du Soudan, ont rapporté mardi les médias gouvernementaux. Les accrochages ont commencé le 11 juillet dans la province des Lacs entre deux branches de la tribu Dinka, majoritaire dans cette région, qui se disputent des points d'eau et des pâturages, selon ces sources. Le Mouvement populaire de libration du Soudan (SPLM), ancien groupe rebelle qui administre le sud du pays, a réussi à mettre un terme aux heurts entre les hommes de cette tribu, armés de lances et d'armes à feu, qui ont duré une semaine.

 

Juillet 2006

 

Kiir déplore les lenteurs de l'application de l'accord au Sud Soudan

Jeune Afrique 17 juillet 2006

Le premier vice-président du Sud du Soudan, Salva Kiir, a déploré lundi à Nairobi les lenteurs dans la mise en œuvre de l'accord de paix global signé en janvier 2004 entre le gouvernement soudanais et son mouvement, l'Armé de libération des peuples du Soudan (SPLA, ancienne rébellion). "La mise en oeuvre de l'accord est plus lente que prévue parce qu'il n'existe pas de mécanisme susceptible de surveiller et contraindre les deux parties à respecter leurs engagements", a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse. "Le comité d'évaluation bien que formé, n'est pas en mesure de faire respecter l'accord de paix" a-t-il affirmé, invitant la communauté internationale à accélérer l'application des points spécifiques de l'accord. "Nous avons besoin du soutien de la communauté internationale pour mettre en œuvre l'accord de paix", a dit M. Kiir. "L'espoir est encore permis malgré les lenteurs. Il faut toutefois l'engagement de tous les protagonistes et des personnes soucieuses de l'avenir du Soudan", a-t-il ajouté.

 

Juillet 2006

 

Le HCR a rapatrié plus de 10.000 réfugiés du Sud Soudan

 

Angola Presse, Khartoum, 17 juillet 2006

Le Haut commissariat des Nations unis pour les réfugiés (HCR) a annoncé que le nombre de réfugiés du Sud Soudan rapatriés dans le cadre d`un programme soutenu par l`ONU a dépassé les 10000. Dans un communiqué rendu public samedi, le HCR s`est félicité de la réussite des efforts pour rapatrier les Sud Soudanais qui avaient fui deux décennies de guerre civile qui a officiellement pris fin en janvier 2005 par la signature d`un accord entre le gouvernement soudanais et l`Armée de libération des peuples du Soudan (SPLA). "Une étape importante a été franchie au début de cette semaine, quand le 10.000ème réfugié rapatrié par le HCR est rentré chez lui à bord d`un convoi en provenance de l`Ouganda", indique le communiqué. Selon le HCR, ce convoi qui est arrivé mardi, transportait 262 réfugiés en provenance de Moyo, dans le nord de l`Ouganda. Après des retards enregistrés l`année dernière pour des problèmes de sécurité et de logistique, le HCR a commencé à rapatrier des Soudanais des pays voisins, comme l`Ethiopie, le Kenya, la RD Congo et la Centrafrique en décembre et les rapatriements sont réguliers depuis lors. Le ministre soudanais des Affaires étrangères, Lam Akol, a attribué ce week-end le retard apporté au rapatriement des réfugiés au Sud Soudan à la lenteur du déboursement de l`aide internationale promise.

 

Juillet 2006

Kampala fait miroiter la possibilité d'un cesssez-le-feu à la LRA

 

Jeune Afrique, Ouagadougou, 17 juillet 2006

Au troisième jour, dimanche, des négociations de paix entre le gouvernement ougandais et les rebelles de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) à Juba, la capitale du Sud-Soudan, les négociateurs du gouvernement ont fait allusion à leur volonté d'observer un cessez-le-feu si les rebelles le demandent. "Nous sommes prêts à observer un cessez-le-feu vis-à-vis des objectifs de la LRA à la fois en Ouganda et au Sud-Soudan si la délégation de la LRA le demande", a déclaré la vice-ministre de la Défense , Tuht Nakabirwa, dimanche à la presse à Kampala. "Un cessez-le-feu est important pour la progression des négociations de paix. Il est parallèle à la récente amnistie offerte par le président (Yoweri Museveni) à la direction de la LRA ", a-t-elle souligné. Les discussions visent à mettre un terme à la guerre civile menée par les rebelles de la LRA de Joseph Kony pour renverser le régime de M. Museveni. Le gouvernement du Sud-Soudan, où la LRA avait des bases pendant des années, joue le rôle de médiateur dans ces pourparlers qui se sont ouverts vendredi à Juba. Par ailleurs, la LRA a tenu à préciser qu'elle acceptait de négocier non par faiblesse militaire mais par désir de faire la paix. "Notre acceptation de mettre fin à la guerre grâce à des négociations de paix ne doit pas être confondue à de la faiblesse militaire", a précisé Martin Ojul, chef de l'équipe de négociation de paix de la LRA , dans une déclaration. Ojul a décrit les pourparlers initiés, facilités et accueillis par le gouvernement du Sud-Soudan, le plus jeune du continent, comme "la meilleure opportunité jamais offerte". "Jamais auparavant, il n'y a eu une telle opportunité comme celle-ci". "Nous implorons le gouvernement ougandais de juger en son âme et conscience s'il est juste et raisonnable dans le traitement qu'il inflige au nord et à l'est du pays (l'Ouganda)", a déclaré Ojul dans un communiqué dont une copie a été remise à la PANA samedi depuis Juba. Le chef du gouvernement hôte des négociations, Salva Kiir a, dans son discours d'ouverture, invité les deux parties à prendre cette opportunité avec sérieux car le monde les regarde avec intérêt. "Montrez au monde que vous avez pris la bonne option et ne ménagez aucun effort dans la recherche de la paix", avait déclaré Salva Kiir, vendredi, lors de la cérémonie d'ouverture. Par ailleurs, le chef de l'équipe ougandaise, le minitre de l'Intérieur, Ruhakana Rugunda, a promis d'être ouvert pour éviter toutes les suspicions qui avait détruit les tentatives précédentes. "Nous oeuvrons pour une conclusion rapide, diligente et complète de ces efforts pour mettre fin aux souffrances du peuple du Sud- Soudan et du nord de l'ouganda" a observé Rugunda.

 

Juillet 2006

Kampala-rebelles LRA : reprise des pourparlers

 

All Africa , Kinshasa , par Pierre Emangongo, 17 Juillet 2006

Les pourparlers de paix entre le gouvernement ougandais et la rébellion de l'Armée de résistance du seigneur (LRA) ont repris à Juba (Soudan), après avoir été brièvement interrompues samedi. Cependant, la Cour pénale internationale refuse de lever les poursuites contre cette rébellion de la LRA. Les pourparlers de paix entre le gouvernement ougandais et la rébellion de l'Armée de résistance du seigneur (LRA) ont repris à Juba (Soudan), après avoir été brièvement interrompues samedi, indique une dépêche de l'AFP datée du 16 juillet 2006. «Les négociations de paix ont repris tard hier soir (samedi) et nous avons discuté normalement», a déclaré à l'AFP le représentant de la LRA , le major Dennis Okitori, en ajoutant que «nous sommes maintenant prêts à discuter du cessez-le-feu permanent». « Nous avons trouvé un compromis et nous avançons», a pour sa part précisé le porte-parole de la délégation ougandaise Paddy Ankunda. «Nous sommes en mesure de dire à la LRA ce qu'elle doit faire pour permettre aux négociations d'avancer. Nous nous sommes mis d'accord sur les règles et procédures permettant de guider ces discussions », a-t-il affirmé.

La LRA accuse Museveni

Vendredi, le porte-parole de la LRA , Obonyo Olweny, avait surpris les participants de cette réunion, menée sous médiation du gouvernement de la région autonome du sud du Soudan, avec une franche attaque contre Kampala. Le porte-parole des rebelles avait accusé le président ougandais Yoweri Museveni de corruption et affirmé que «s'asseoir pour parler de la paix ne signifie pas que la LRA est faible militairement». La délégation ougandaise s'était déclarée «très préoccupée» des déclarations «belliqueuses» des rebelles. «Cet état d'esprit n'est pas bon pour les discussions. Nous ne pouvons pas continuer comme cela», avait dit M. Akunda.

Non a la levée des poursuites contre la LRA

Plus d'une personnes ont souhaité que la Cour pénale internationale(CPI) suspende ses poursuites judiciaires contre Joseph Koni, leader de la LRA. Car , ont-ils estimé, la présence de ce dernier à Juba donnerait un dynamisme tout particulier aux pourparlers inter-ougandais de Juba, de manière à aboutir à une véritable réconciliation nationale. Ce qui malheureusement n'a pas rencontré l'assentiment du procureur Luis Moreno Ocampo de la CPI. En octobre 2005,fait remarquer le journal Libération, la CPI , qui siège à La Haye , a lancé cinq mandats d'arrêt contre les dirigeants de la LRA. Notamment contre son mystérieux chef, Joseph Kony, et son adjoint, Vincent Otti. Les deux hommes n'étaient pas présents, vendredi, à Juba, craignant visiblement d'être arrêtés, en dépit des assurances données par Kampala. Car, ces derniers jours, les autorités ougandaises n'ont pas ménagé leur peine pour obtenir la levée des mandats d'arrêt. Le ministre de la Défense s'est rendu cette semaine à La Haye pour tenter de faire plier la CPI. Il s'est heurté à l'intransigeance du procureur Ocampo, qui a déclaré que les poursuites contre les cinq de la LRA restaient «en vigueur». Qu'à cela ne tienne, le ministre de l'Intérieur, qui dirige la délégation gouvernementale aux pourparlers, a réaffirmé, vendredi, que Kampala était déterminé à «régler rapidement ces problèmes». La LRA , qui prétend vouloir instaurer un régime basé sur les Dix commandements de la Bible , est connue pour ses atrocités sur les civils, notamment sur les enfants, enlevés pour devenir combattants ou esclaves sexuels et, elle n'a du seigneur que de nom.

 

Juillet 2006

 

Extrait de l'interview télévisée de M. Jacques Chirac à l'occasion du 14 juillet 2006

Interview télévisée de M. Jacques Chirac, Président de la République , à l'occasion de la fête nationale, interrogé par Patrick Poivre d'Arvor et David Pujadas Palais de l'Élysée, le vendredi 14 juillet 2006 Question - Je voudrais vous parler d'un théâtre d'opérations dont on ne parle jamais, dont l'Occident ne parle jamais : cela se passe au Darfour , c'est en Afrique. Tout comme il y a douze ans avec le Rwanda, il y a aujourd'hui trois cent mille morts en deux ans et demi. A quel niveau de victimes faudra-t-il s'arrêter pour que l'Occident s'y intéresse ? Le président – Deux ou trois cent mille morts et au moins deux millions de réfugiés, dans des conditions désastreuses. C'est un vrai drame humanitaire, d'abord. Le Darfour, c'est, au coeur de l'Afrique, grand comme la France ; c'est, en gros, six millions d'habitants et c'est une partie du Soudan. Alors, première constatation, ce que vous dites, le drame humanitaire qui s'y déroule. Une intervention très fortement soutenues des organisations humanitaires, soutenue notamment par la France et, en particulier, sur le plan financier par d'autres aussi, et sur le plan matériel, notamment par l'aide qui est apportée à la force de l'Union africaine pour essayer de rétablir l'ordre. Question - Et on ne pourrait pas y envoyer les forces de l'ONU maintenant ? L président PRESIDENT - Alors, à l'origine, il y a un an, les États-Unis avaient suggéré que l'on confie cette mission à l'OTAN. Il y a eu immédiatement un tollé général et un refus complet de la totalité des pays africains et, notamment, de l'Union africaine. Donc, ça n'a pas pu marcher. Nous avons proposé, à l'initiative de la France , je me permets de vous le rappeler, à ce moment-là, de faire un transfert sur l'ONU pour permettre d'avoir les moyens nécessaires pour intervenir car les moyens dont disposent l'Union africaine aujourd'hui sont insuffisants. En gros, ils doivent avoir 5 ou 6 000 hommes et il en faudrait trois fois plus. Nous avons obtenu que ce soit l'ONU qui prenne les rênes. C'est ce qui va se passer. Nous sommes quand même dans une situation très difficile, d'autant plus difficile que, certes, il y a le Soudan, le Darfour, mais il y a le reste de l'Afrique qui commence à être déstabilisé par cette affaire. Le Tchad, incontestablement, est déstabilisé d'abord par les réfugiés qui arrivent massivement du Soudan. Nous nous en occupons comme on peut. Mais aussi la République centrafricaine qui est aussi en voie d'être déstabilisée. Cette malheureuse Afrique qui voyait quelque espoir dans une reprise de l'économie, avec une croissance, qui, pour la première fois, était substantielle, est à nouveau prise dans les drames de cette nature. La France a fait un très gros effort sur le plan financier, notamment en faveur de ses ONG, ses associations humanitaires qui sont admirables et sur le terrain d'un dévouement et d'une compétence tout à fait exceptionnels, auxquelles je tiens à rendre hommage. Cela nous a coûté près de 2