Nous référençons un certain nombre
d'articles sur le Soudan |
2006
1er semestre
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2005
Tchad-Soudan : Accord en vue de normaliser les relations
L'Aurore International, 31 juillet 2006 Le Tchad et le Soudan ont signé mercredi à N'Djamena un accord en vue de normaliser leurs relations, rompues depuis le mois d'avril, en s'engageant à régler diplomatiquement leur différend et à ne plus tenter de se déstabiliser via des mouvements rebelles. Il prévoit notamment le déploiement d'une ‘force mixte' dans des zones de part et d'autre de la frontière. ‘Le Tchad et le Soudan décident de régler par la voix diplomatique leur différend, de tourner la page du passé et d'ouvrir une nouvelle page dans leurs relations dans la compréhension mutuelle, la complémentarité de leurs intérêts et la consolidation de leurs relations bilatérales', selon le texte de l'accord. Celui-ci a été signé par le ministre soudanais des Affaires étrangères Lam Akol et le ministre tchadien de l'Administration du territoire, Mahamat Ali Abdallah, qui assure l'interim de son collègue des Affaires étrangères Ahmat Allami, en déplacement à Paris. Un accord assez similaire avait été signé par les présidents tchadien Idriss Deby Itno et soudanais Omar al-Béchir en février à Tripoli, sous l'égide de la Libye , alors que leurs relations s'étaient gravement dégradées depuis plusieurs mois. En décembre, le Tchad s'était dit en ‘état de belligérance' avec le Soudan, quelques jours après une offensive, repoussée par l'armée tchadienne, de rebelles tchadiens que N'Djamena avait accusé Khartoum de soutenir, contre la ville frontalière d'Adré. L'accord de Tripoli n'avait pas empêché cette dégradation de se poursuivre et le président Deby Itno avait annoncé le 14 avril la rupture des relations diplomatiques avec Khartoum, au lendemain de l'échec d'une offensive sur N'Djamena des rebelles tchadiens du Front uni pour le changement (Fuc), soutenu par le Soudan, selon le Tchad. Khartoum soupçonne de son côté N'Djamena de soutenir les mouvements qu'il combat depuis 2003 dans sa province occidentale du Darfour, frontalière du Tchad. Les deux parties ont convenu mercredi que ‘la reprise des relations diplomatiques entre les deux pays soit laissée à l'appréciation des deux chefs d'Etat'. ‘Les deux parties s'engagent à interdire l'utilisation de leurs territoires respectifs pour des activités hostiles destinées contre la souveraineté et l'intégrité de chacune d'elle', et ‘s'engagent à interdire la présence et l'hébergement d'éléments rebelles dans leurs territoires respectifs', précise aussi le document, des dispositions déjà contenues dans l'accord de Tripoli. Une ‘commission politique de suivi et d'application' de l'accord se réunira tous les trois mois alternativement dans les deux capitales, selon le texte. Une commission militaire mixte de sécurité sera par ailleurs chargée de surveiller la frontière entre les deux pays, selon le document qui prévoit également le déploiement d'une ‘force militaire mixte' dans plusieurs zones de part et d'autre de la frontière. ‘La signature de cet accord traduit la volonté de deux pays à transcender leurs incompréhensions et à préserver l'intérêt de deux peuples frères', a déclaré Mahamat Ali Abdallah. ‘Le Tchad va se mettre dès l'instant à appliquer les engagements pris, tout en souhaitant qu'il soit de même du côté soudanais', a-t-il ajouté. ‘Mon pays s'engage à traduire dans les faits les dispositions de cet accord', a répondu Lam Akol, ajoutant que ‘cet accord constitue la phase la plus importante pour la normalisation des relations entre les deux pays'. Lam Akol était arrivé la veille à N'Djamena, porteur d'un message du président Béchir à son homologue tchadien. Il avait annoncé qu'une commission mixte allait travailler à résoudre des ‘questions urgentes' en vue du ‘rétablissement très rapide des relations entre les deux pays'.
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La communauté internationale mobilise 200 millions de dollars pour l`AMIS
Angola Presse, Bruxelles, 30 juillet 2006 La Conférence internationale sur le Darfour qui s`est déroulée mardi, à Bruxelles, a permis de mobiliser 200 millions de dollars américains pour le financement de la Mission de l`Union africaine au Soudan (AMIS). S`exprimant au cours d`un point de presse à l`issue de cette conférence, le président de la Commission de l`Union africaine (UA), Alpha Oumar Konaré, a déclaré que ces fonds seront suffisants pour les opérations de l`AMIS jusqu`en décembre 2006. Il a indiqué que l`AMIS a besoin de moyens pour assurer l`entretien du matériel, le déploiement de ses troupes et l`amélioration de ses capacités de communication, de mobilité aérienne et terrestre. Parmi les donateurs figurent l`Union europ`enne (UE), avec 38 millions de dollars, les Etats-Unis, 116 millions de dollars, les Pays-Bas, 25 millions de dollars et la Belgique , un million de dollars. La conférence a décidé d`intensifier les pressions sur le gouvernement de Khartoum afin qu`il accepte le déploiement de casques bleus de l`ONU au Darfour pour prendre le relais de l`AMIS à partir de janvier 2007.
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Darfour : implication au plus haut niveau
Jeune Afrique, 31 juillet 2006 L'année 2002 va s'achever. La brise qui souffle sur le Darfour est légère. La nature est clémente. Mais ce doux climat n'est qu'un mirage. Les habitants du Darfour ignorent que leur destin va bientôt basculer. Alors qu'ils envisagent la nouvelle année sous les meilleurs auspices, la région est mise à feu et à sang. Ce qui, au début, ressemblait à une mutinerie dégénère bien vite. Deux mouvements rebelles naissent et occupent le Darfour. II s'agit du Mouvement de libération du Soudan (MLS) et du Mouvement pour la justice et l'égalité (MJE). Aussitôt le gouvernement soudanais, appuyé par des cavaliers arabes, les Djandjawids, lance des assauts contre les positions rebelles. Face à l'escalade de la violence, la population civile fuit le Darfour. La tragédie vient de commencer. Aujourd'hui plus de trois cent mille réfugiés soudanais se sont installés dans l'est du Tchad. Les conséquences sont nombreuses. L'insécurité s'installe. L'environnement se dégrade. Les pâturages et l'eau se raréfient. Les produits vivriers manquent. Dès l'éclatement du conflit, le président Idriss Déby ltno a proposé sa médiation afin de dénouer la crise. Les parties en présence ont été conviées à N'Djamena. Malheureusement, l'accord conclu en avril 2004 a vite été remis en cause. Idriss Déby Itno pense humblement que ni la paix au forceps chère à Khartoum ni les enchères prisées par les rébellions ne peuvent sortir le Soudan de l'impasse. Pour le chef de l'État, seul un dialogue franc et sincère peut porter ses fruits. Dans cette perspective, le Tchad n'a cessé d'oeuvrer pour le retour de la paix à l'ouest du Soudan. Sous les auspices du chef de l'État, plusieurs pourparlers se sont tenus : Abéché 1, Abéché 2, N'Djamena…. La communauté internationale qui partage cette vision s'est beaucoup investie. En témoignent les multiples rounds de pourparlers d'Abuja. Le tout dernier a débouché sur un accord, même s'il survit difficilement. Face à la tragédie, Idriss Déby Itno estime que l'intervention d'une force d'interposition est nécessaire. Les faits lui donnent raison. Le Darfour ressemble aujourd'hui à une jungle. Les viols, les enlèvements, les tueries et autres exécutions sommaires sont légion. Les 273 gendarmes tchadiens ne sont pas en mesure d'assurer la sécurité des douze camps de réfugiés, et nombre d'entre eux ont perdu la vie dans l'exercice de leur mission. Les forces de l'Union africaine (UA) déployées sur le terrain ne réussissent pas non plus à garantir la sécurité des réfugiés. Le Tchad a été victime de multiples incursions des Djandjawids qui ont causé la mort de plus de 1 600 personnes. Des villages entiers ont été brûlés. Le bétail a été volé. Les femmes ont été violées. Récemment, la Centrafrique s'est plainte à son tour des attaques menées par les rebelles venus du territoire soudanais. La présence des Casques bleus serai tsalvatrice pour la région. Aujourd'hui, le risque d'assister à une « somalisation » du Darfour est considérable. Le prochain déploiement des Casques bleus produira, on l'espère vivement, l'effet escompté.
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Le Soudan commémore la mort de John Garang il y a un an
Jeune Afrique 30 juillet 2006 Le Soudan a commémoré dimanche dans le calme la mort il y a un an du leader du Mouvement populaire de Libération du Soudan (SPLM), John Garang, alors que les appels se multiplient pour consolider le fragile accord de paix dont il avait été l'architecte. Un grand rassemblement, organisé par le SPLM, s'est tenu dans le plus grand stade du pays à Omdurmane (ville jumelle de Khartoum) rempli au delà de ses capacités de 40.000 places. En plus de dirigeants du SPLM, le deuxième vice-président Osman Ali Taha était présent. Une délégation du Mouvement de Libération du Soudan au Darfour (SLM), qui a signé un accord de paix avec le gouvernement soudanais, était également présente. Le vice-président a souligné dans son intervention "l'engagement du président al-Béchir et du gouvernement (...) pour l'application des accords de paix" signés 2005 par le chef de l'Etat et le défunt chef de la rébellion sudiste, ajoutant que "les armes ne reparleront plus dans le Sud du Soudan". Le discours du fils aîné du défunt, Mabior Garang, a suscité un mouvement d'enthousiame dans la foule, en très grande majorité sudiste, lorsque celui-ci a demandé "comment peut-on éviter de parler politique un jour aussi important?". La radio nationale, qui diffusait en direct les discours, a interrompu quelques instants la retransmission pour éviter, selon le présentateur, "de diffuser des propos qui peuvent avoir des conséquences graves." Le 30 juillet a été décrété jour férié, en mémoire du leader sudiste, tandis que la presse a unanimement appelé à réaliser les objectifs fixés par Garang avant sa mort tragique à bord de son hélicoptère. "Les soudanais devraient se rappeler qu'ils ont perdu un grand leader qui restera dans nos mémoires (...) pour avoir légué à cette cette Nation un projet (pour l'avenir)", souligne le quotidien anglophone du sud, The Citizen. Les journaux nordistes, proches du président Omar al-Béchir, ont également rendu hommage "au prophète de la paix" qui a été l'architecte de l'accord de paix de janvier 2005 mettant fin à deux décennies de guerre entre le nord et le sud avec un lourd bilan (1,5 million de morts). De nombreuses publications posaient la question : "Et si Garang était encore vivant?". Et les avis étaient partagés concernant Salva Kiir qui lui a succédé en tant premier vice-président du Soudan et dirigeant SPLM. "Garang était un homme politique dont le regard était porté sur l'avenir, alors que Salva est un militaire qui se concentre sur la situation présente", souligne le quotidien Al-Rai al Aam. La mort de M. Garang a porté un coup à l'accord de paix, mais cet accord peut lui survivre, estiment les analystes. "Garang est considéré comme un héros par les Soudanais du sud et il ne sera jamais oublié. Il y a encore beaucoup de choses à faire mais au moins les combats n'ont pas repris et la reconstruction est en cours", souligne un responsable du Le Programme Alimentaire mondial (PAM) au Soudan, Simon Crittle. "Un an après la mort de Garang, sa vision pour un sud- Soudan libre et prospère commence à prendre forme", a-t-il affirmé à l'AFP. Selon M. Crittle, le gouvernement du sud-Soudan fait de son mieux afin d'offrir les dividendes de la paix à la population du sud qui reste très attirée par l'idée de la sécession avec le nord. Néanmoins, l'idée selon laquelle le gouvernement de M. Béchir et l'Ouganda aient été impliqués dans la mort de Garang reste encore vive dans le sud, et les forces de sécurité étaient déployés en force à Khartoum afin d'empêcher que se répètent les affrontements violents qui avaient eu lieu il y a un an. Les conclusions de la longue enquête sur le crash de l'hélicoptère ougandais qui transportait M. Garang n'ont pas réussi à convaincre de nombreux sud-soudanais que la mort de leur leader était accidentelle. D'autres cérémonies étaient également prévues dimanche dans des églises de Khartoum et tous les Soudanais étaient invités par le SPLM à allumer des bougies dès la nuit tombée en souvenir du général Garang. Salva Kiir devait pour sa part présider les cérémonies prévues à Juba, capitale du Sud-Soudan auxquelles devait également participer l'épouse du défunt, Rebecca Garang .
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Les États-Unis recherchent toujours la paix au Darfour
Etats Unis, Département d'Etat, 28 juillet 2006 Les États-Unis continuent de faire tout leur possible pour soulager le peuple du Darfour, province de l'ouest du Soudan où, depuis 2003, plus de 200.000 personnes ont péri et plus de deux millions d'autres ont été déplacées, a déclaré, le 27 juillet, le représentant des États-Unis aux Nations unies, M. John Bolton. Lors d'une déposition devant la commission sénatoriale des relations étrangères, M. Bolton a toutefois ajouté que même si les États-Unis entrevoyaient des moyens d'améliorer la situation au Darfour, il restait des obstacles considérables à surmonter. M. Bolton était venu au Congrès pour sa séance de confirmation, car il avait été nommé par décret présidentiel en août 2005 durant les congés parlementaires. Le Congrès ne s'était donc pas prononcé sur sa nomination qui, de toute façon, n'est valable que pendant la durée de la législature en cours, c'est-à-dire jusqu'en janvier 2007. Les États-Unis, a dit M. Bolton, œuvrent au sein du Conseil de sécurité de l'ONU afin de rédiger une robuste résolution en vertu du chapitre VII de la Charte de l'ONU, qui permettrait d'octroyer à une force de maintien de la paix les capacités et le mandat de se défendre et de protéger les civils du Darfour. La Russie et la Chine sont toujours opposées à un mandat en vertu du chapitre VII, a-t-il dit. Toutefois, en mai dernier, le Conseil de sécurité a adopté à l'unanimité la résolution 1679, qui facilite la planification d'un futur déploiement d'une opération de maintien de la paix de l'ONU au Darfour. « Il faut également que le gouvernement du Soudan accepte le déploiement d'une force de l'ONU au Darfour, et de multiples démarches bilatérales et multilatérales sont en cours afin d'obtenir cet accord. « Pendant ce temps, nous continuons d'œuvrer en vue de l'adoption d'une résolution. Nous sommes en train de déterminer les effectifs qui seront nécessaires et d'identifier les pays en mesure de fournir des troupes afin d'être prêts à accomplir la mission » dès que nous aurons le feu vert. M. Bolton a précisé que la Mission d'évaluation technique de l'ONU venait de rentrer du Soudan et était en train de finaliser son rapport pour le Conseil de sécurité. Selon toute probabilité, le Département des opérations de maintien de la paix recommandera qu'une force de 15.000 à 17.000 casques bleus soit déployée aux alentours du 1er janvier 2007. « Nous préférerions assembler une force crédible plus tôt que cela », a dit M. Bolton, exprimant son inquiétude au sujet de la période intérimaire. « En conséquence, nous allons continuer de faire notre possible pour accélérer le déploiement d'une nouvelle force. Nous consultons également nos alliés et l'ONU afin d'offrir des appuis aux troupes de la Mission de l'Union africaine au Soudan (AMIS) actuellement sur le terrain. « L'AMIS a fait tout ce qu'elle pouvait pour maintenir l'ordre en patrouillant une vaste zone avec 7.000 hommes, mais elle a atteint les limites de ses capacités. Conséquemment, en attendant le déploiement d'une force de l'ONU, nous œuvrons avec nos alliés de l'OTAN pour fournir à l'AMIS une assistance immédiate sur les plans de la planification, de la logistique et du renseignement, entre autres. » M. Bolton a ensuite cité les propos du président Bush : « L'Amérique ne tournera pas le dos à cette tragédie. Nous appellerons le génocide par son nom, et nous soutiendrons les innocents jusqu'à ce que la paix soit installée au Darfour. » « Nous œuvrons sans relâche à New York afin d'obtenir ce résultat », a affirmé M. Bolton.
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La France salue l'accord entre le Tchad et le Soudan
Xinhuanet, 28 juillet 2008 Le ministère français des Affaires étrangères a salué jeudi l'accord conclu mercredi entre le Tchad et le Soudan, le qualifiant d'un "geste important pour l'apaisement des tensions dans la région". " La France souhaite que cet accord soit mis en oeuvre sans plus tarder et qu'il constitue la première étape en vue du rétablissement de relations normales entre les deux pays et d'une amélioration de la situation au Darfour", a affirmé un porte- parole du Quai d'Orsay. Le Tchad et le Soudan ont signé mercredi un accord en vue de normaliser leurs relations, s'engageant à régler diplomatiquement leur différend et à ne pas permettre l'utilisaiton de leurs territoires respectifs pour déstabiliser l'autre.
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Tchad: N'Djamena et Khartoum s'engagent à ne plus héberger de mouvements rebelles
IRIN, N'Djamena, 27 juillet 2006 La délégation soudanaise qui s'est rendue mercredi à N'djamena, la capitale du Tchad voisin, a convenu avec les autorités tchadiennes de ne plus offrir leurs territoires aux mouvements rebelles. Le Tchad a rompu ses relations diplomatiques avec le Soudan le 14 avril dernier au lendemain de l'attaque menée par des rebelles sur N'djamena et repoussée par les forces armées tchadiennes. Le Tchad avait alors accusé le Soudan de soutenir l'action des mouvements rebelles, des accusations rejetées par Khartoum qui reproche à son voisin tchadien d'aider la rébellion dans le Darfour où les combats ont contraint plus de 200 000 Soudanais à se réfugier au Tchad. Selon le nouvel accord, les deux parties ont convenu de créer une commission militaire mixte chargée de la surveillance de leur frontière commune qui s'étend sur près de 1 000 Kms à travers le désert du Sahara. A l'issue de cette réunion, les délégués ont expliqué que la rencontre a été convoquée « pour surmonter tous les différends qui existent entre les deux Etats, pour tourner la page du passé et ouvrir une nouvelle page dans leurs relations en vue d'une meilleure compréhension mutuelle». Cet accord précède un prochain sommet entre les présidents tchadien et soudanais prévu le mois prochain à Dakar, la capitale sénégalaise. Ce sommet sera présidé par le Président sénégalais Abdoulaye Wade et pourrait déboucher sur le rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays.
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La Communauté de Sant'Egidio et Pax Christi offrent leur médiation dans les négociations de paix
Zénit, Rome, Jeudi 27 juillet 2006 La Communauté de Sant'Egidio et le mouvement Pax Christi ont proposé leur médiation dans les négociations pour la paix en Ouganda entre le gouvernement du pays et l'Armée de Résistance du Seigneur (ARS). Le pays est déchiré par une guerre qui dure depuis vingt ans et qui a fait des dizaines de milliers de victimes. Les délégations du gouvernement et de l'ARS se sont rencontrées à Juba, capitale du gouvernement du Sud du Soudan, avec la médiation du vice-président du Sud du Soudan, Riak Machar Teny, et celle de représentants de la Communauté Sant 'Egidio et du mouvement Pax Christi. On estime que l'ARS aurait séquestré quelque 25.000 enfants pour la plupart utilisés ensuite comme soldats. Au cours de la première semaine de négociations, a précisé la Communauté de Sant'Egidio dans un communiqué, l'attention a porté sur « le cessez-le-feu, des solutions globales, la réconciliation dans la responsabilité » ainsi que la situation grave dans laquelle vit la population du nord-est de l'Ouganda. « Près de deux millions de personnes sont déplacées en ce moment dans des camps de réfugiés internes, ce qui entraîne une situation humanitaire très grave. La paix leur permettrait de retourner dans leurs villages », poursuit le communiqué. Les réunions reprendront le 31 juillet, pour donner le temps aux négociateurs d'informer les parties qu'ils représentent de l'état des négociations. Machar Teny a annoncé que l'élément le plus positif de cette première session de négociations a été le fait de passer d'un climat « d'hostilité à un climat d'écoute réciproque et de concessions mutuelles ».
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Darfour: les étudiants d'Al-Facher réclament des casques bleus de l'ONU
Jeune Afrique 26 juillet 2006 Les étudiants de l'université d'Al-Facher, la capitale du Darfour du Nord, réclament une force de l'Onu dans cette région du Soudan dévastée par la guerre. Mais avant de parler, ils s'assurent que les informateurs du gouvernement ne tendent pas l'oreille. "Nous sommes tous pour la présence de forces internationales, parce que la sécurité est la base du développement et permettra au Darfour d'entreprendre des projets nécessaires dans les domaines de l'éducation, la santé et l'infrastructure", explique un adolescent qui veut devenir infirmier. Rencontré avec un groupe d'étudiants dans la cafétéria délabrée de la cité des garçons, il refuse de donner son nom par crainte des autorités. Mais lorsqu'ils sont seuls, ils réclament la présence de casques bleus "pour rétablir la paix et surtout la confiance au Darfour", en proie à un conflit sanglant depuis février 2003 qui a fait des milliers de morts. La plupart estiment que seule cette présence permettra de rétablir la paix, qui se fait attendre malgré un accord signé par Khartoum et le principal groupe rebelle. Mais ils pensent surtout qu'elle permettrait d'améliorer les conditions de vie de l'ensemble de la population. Ces étudiants rappellent qu'il y a moins d'un an l'armée était intervenue à l'intérieur du vaste campus pour tirer sur des manifestants qui protestaient contre les mauvaises conditions d'études et surtout de vie pour ceux qui viennent des régions éloignées. Une centaine d'entre eux avaient été arrêtés. Logés à dix dans des chambres exiguës munies d'un ventilateur poussif, mangeant des fèves et des oignons à tous les repas, ils protestent contre la modicité de leur bourse et le manque de liberté d'expression après l'interdiction de l'Union des étudiants en raison de l'état d'urgence. Au sein du groupe, un seul étudiant estime que les casques bleus ne seront pas plus efficaces que les forces de la mission de l'Union africaine (Amis). "L'Amis ne sert à rien, les gens ont toujours peur et l'Onu ne fera pas mieux", dit cet étudiant en sciences de l'éducation. "Les seuls qui profitent de la présence de l'Amis sont les propriétaires de logements à louer aux étrangers. La solution doit être soudano-soudanaise, c'est-à-dire politique", ajoute-t-il, laissant entendre que des élections libres mettant en lice tous les partis, y compris ceux issus de mouvements rebelles, pourraient résoudre le conflit. Deux étudiants en médecine rencontrés dans leur chambrée-dortoir soutiennent, eux, ouvertement le Mouvement de Libération du Soudan de Minni Minnawi (SLM, rebelle), signataire de l'accord du 5 mai avec le gouvernement. "Je ne comprends pas pourquoi l'université manque autant de moyens alors que le Soudan est riche, mais tout l'argent va à l'armée", dit l'un d'eux. L'université, qui comporte deux facultés (médecine et sciences de l'éducation), compte quelque 8.000 étudiants, dont 30% de femmes. Appelée à l'origine "Université du 1er Septembre" en hommage à la révolution libyenne, elle avait été financée au début des années 1990 par le colonel Mouammar Kadhafi. La plupart des étudiants sont issus des ethnies Zaghawa ou Four, comme la majorité des habitants d'Al-Facher, à quelque 800 km à l'ouest de Khartoum. "Si le gouvernement s'intéressait vraiment au Darfour, il y aurait plus d'investissement dans l'éducation. Il n'y a pas si longtemps, il n'y avait que trois écoles secondaires dans les trois Etats du Darfour alors qu'à Oumdourman (ville jumelle de Khartoum), il y en a 18", fait remarquer un étudiant. "Nous voulons un gouvernement plus proche de la population", conclut-il avant de s'éclipser.
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Bush presse un chef rebelle d'œuvrer à la paix au Darfour
Agence France-Presse, Washington, 26 juillet 2006 Le président américain George W. Bush a pressé mardi le chef rebelle Minni Minnawi d'oeuvrer au respect de l'accord de paix pour le Darfour que son mouvement a été le seul à signer avec le gouvernement soudanais, a indiqué un porte-parole de la Maison-Blanche. M. Bush a eu à la Maison-Blanche des entretiens «francs» avec M. Minnawi, a rapporté le porte-parole du Conseil pour la sécurité nationale, Frederick Jones, utilisant le langage diplomatique pour signifier que M. Bush n'avait pas mâché ses mots. Le président Bush a exprimé «sa préoccupation de voir la violence prendre fin au Darfour», région de l'ouest du Soudan où la guerre civile a fait en trois ans entre 180.000 et 300.000 morts et plus de 2,4 millions de déplacés, a dit M. Jones à l'AFP. Il a «souligné que les forces de Minawi devaient se garder de susciter la violence. Le président a pressé M. Minawi de soutenir la mission de l'ONU, il a pressé Minawi de former une alliance avec les autres factions au Darfour pour obtenir un large soutien politique à l'accord de paix» du 5 mai, selon M. Jones. «Le président a souligné qu'il était temps que la communauté internationale fasse bloc pour mettre fin au génocide», a-t-il dit. M. Minnawi est à la tête de la faction majoritaire du Mouvement de libération du Soudan (SLM) qui a signé à Abuja l'accord de paix avec Khartoum. La faction minoritaire du SLM dirigée par Abdel Wahid Mohammed Al-Nour ainsi que les rebelles du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM) ont rejeté cet accord. M. Bush, qui a fait du Darfour l'une des grandes causes de sa présidence et qui avait déjà accueilli le 20 juillet le vice-président soudanais Salva Kiir Mayardit, avait reconnu à cette occasion qu'il restait beaucoup à faire pour faire appliquer l'accord d'Abuja et pour qu'une mission de l'ONU se substitue à celle de l'Union africaine, dépassée par les événements. L'ONU devrait prendre le relais.
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Les rebelles de Darfour: répartition des tâches.
Tchad Actuel, Abéché par Hissène Moussa Abakar, 25 juillet 2006 On ne dira jamais assez du danger que représente la rébellion soudanaise dans l'échiquier politique tchadien. L'instrumentalisation de cette rébellion par Deby est telle qu'il sera très difficile pour les tchadiens, de l'extirper dans l'avenir de la vie quotidienne du Tchad, ou avoir des relations saines de bon voisinage avec le Soudan. Pour les milieux au fait du «dossier Soudan», il est notoirement connu que, Deby, après avoir créé et organisé la rébellion du Darfour, s'est vigoureusement retourné contre elle, en échange des pétrodollars du régime de Khartoum. Son reniement et son engagement dans les activités de destruction de la rébellion de Darfour, ont mécontenté plus d'un dans son propre entourage. La création des mouvements armés composés en majorité des militaires (FUC, RaFD, MPRD), a mis un coup d'arrêt à cette aventure. Par une gymnastique dont lui seul a le secret, il a réussi à retourner tous les mouvements rebelles de Darfour, et faire d'eux ses principaux alliés, contre le Soudan, contre les rebelles tchadiens de l'est et contre les tchadiens; et distribua à chacun une tâche bien précise. Dr Khalil Ibrahim, le Chef de MJE, l'homme qui vouait à Deby une haine viscérale, est devenu aujourd'hui l'allié le plus fidèle. Ses combattants font partie intégrante de l'armée tchadienne et combattent avec celle-ci sur tous les fronts. Ils ont combattu à Adré, à Tissi et ailleurs. Avec l'hémorragie qu'a subie l'armée tchadienne, on peut dire sans exagération que l'armée du MJE joue un rôle essentiel dans le dispositif sécuritaire de Deby. Minni Arkou, «Chef» de MLS, personnage sans grande envergure et n'ayant aucune emprise sur le terrain et qui a émergé grâce à Deby, au détriment de Dr Chérif El Hariri, est chargé d'amuser la galerie internationale. Deby a un besoin urgent de la force de l'ONU dans le Darfour, et selon lui la signature de l'accord de paix favorisera l'arrivée de cette force. Et Minni est chargé de jouer la farce. Ce n'est pas pour rien que dès la fin des négociations à Abuja, il a accouru à N'Djamena pour faire le compte rendu et demander la conduite à tenir pour la suite des événements, alors que le Tchad s'est retiré des négociations du Darfour. Djibrine Abdelkerim, alias Djibrine Tek, ex colonel de l'ANT, Chef de MNRD, chargé en son temps, par Deby de créer un mouvement hostile au Dr Khalil, est chargé explicitement et personnellement par Deby de semer du désordre et de la désolation dans tout le nord et nord-est du Tchad. Les coupeurs de routes, les vols des véhicules, particulièrement ceux des ONG, les vols en mains armées, l'insécurité dans les camps des réfugiés, une bonne partie des vols du bétail et autres razzias entre le soudan et le Tchad, bref, l'insécurité chronique jusqu'à la frontière avec le Soudan, est l'œuvre de ce sinistre personnage. La déclaration faite par Jan Egeland, secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires de l'ONU lors de son passage à N'Djamena, et relayé par les médias internationaux, est le résultat attendu de la mission confiée à Djibrine Tek. Donc objectif atteint. Ainsi la rébellion soudanaise est devenue un cas pour les tchadiens, une menace réelle dans leur vie quotidienne et un facteur de déstabilisation évident. Les tchadiens doivent en être conscients.
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Le Kenya prévoit des projets liés au sud du Soudan
Jeune Afrique, Kenya, 25 juillet 2006
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Bush presse un chef rebelle d'oeuvrer à la paix au Darfour
Agence France-Presse, Washington, 25 juillet 2006 Le président américain George W. Bush a pressé mardi le chef rebelle Minni Minnawi d'oeuvrer au respect de l'accord de paix pour le Darfour que son mouvement a été le seul à signer avec le gouvernement soudanais, a indiqué un porte-parole de la Maison Blanche. M. Bush a eu à la Maison Blanche des entretiens "francs" avec M. Minnawi, a rapporté le porte-parole du Conseil pour la sécurité nationale, Frederick Jones, utilisant le langage diplomatique pour signifier que M. Bush n'avait pas mâché ses mots. Le président Bush a exprimé "sa préoccupation de voir la violence prendre fin au Darfour", région de l'ouest du Soudan où la guerre civile a fait en trois ans entre 180.000 et 300.000 morts et plus de 2,4 millions de déplacés, a dit M. Jones à l'AFP. Il a "souligné que les forces de Minawi devaient se garder de susciter la violence. Le président a pressé M. Minawi de soutenir la mission de l'Onu, il a pressé Minawi de former une alliance avec les autres factions au Darfour pour obtenir un large soutien politique à l'accord de paix" du 5 mai, selon M. Jones. "Le président a souligné qu'il était temps que la communauté internationale fasse bloc pour mettre fin au génocide", a-t-il dit. M. Minnawi est à la tête de la faction majoritaire du Mouvement de libération du Soudan (SLM) qui a signé à Abuja l'accord de paix avec Khartoum. La faction minoritaire du SLM dirigée par Abdel Wahid Mohammed Al-Nour ainsi que les rebelles du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM) ont rejeté cet accord. M. Bush, qui a fait du Darfour l'une des grandes causes de sa présidence et qui avait déjà accueilli le 20 juillet le vice-président soudanais Salva Kiir Mayardit, avait reconnu à cette occasion qu'il restait beaucoup à faire pour faire appliquer l'accord d'Abuja et pour qu'une mission de l'Onu se substitue à celle de l'Union africaine, dépassée par les événements. L'Onu devrait prendre le relais de l'Union africaine début 2007. Mais le président soudanais Omar al-Bechir s'oppose au déploiement de soldats occidentaux.
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Bush reçoit mardi un chef rebelle soudanais
Agence France Presse, Washington, 24 juillet 2006 Le président américain George W. Bush recevra mardi à la Maison-Blanche Minni Minnawi, le chef du mouvement rebelle du Darfour signataire d'un accord de paix avec le gouvernement soudanais, a annoncé le porte-parole de l'administration Tony Snow lundi. M. Bush tentera avec son invité de renforcer le soutien à l'accord pour le Darfour conclu le 5 mai, faciliter sa mise en oeuvre et assurer le déploiement rapide d'une mission de paix de l'ONU dans cette région de l'ouest du Soudan, a indiqué M. Snow dans un communiqué. Sous la conduite de Minni Minnawi, la faction majoritaire du Mouvement de libération du Soudan (SLM) a signé avec Khartoum un accord de paix visant à mettre fin à une guerre civile ayant fait entre 180.000 et 300.000 morts et plus de 2,4 millions de déplacés. L'autre rébellion, le Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), a refusé l'accord de même que la faction minoritaire du SLM dirigée par Abdel Wahid Mohammed Al-Nour. La communauté internationale s'est entendue pour qu'une force des Nations unies prenne au Darfour le relais de la mission de paix de l'Union africaine, dépassée par les événements.
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Darfour: les déplacés attendent le désarmement des Djandjawid pour rentrer
Agence France-Presse, Montréal, par Abdou Berradà, 22 juillet 2006 Les représentants des quelque 43 000 déplacés du camp de Zam Zam ( 800 km à l'ouest de Khartoum) sont unanimes pour réclamer le désarmement contrôlé des milices pro-gouvernementales, les redoutés Djandjawid, avant d'envisager un retour dans leurs foyers. Parlant pour les deux autres amids (anciens) qui l'accompagnaient jeudi à une réunion avec un responsable de la Mission de l'Union africaine au Soudan (AMIS), le cheikh Ali Mohamed Fadul est catégorique: «Nous resterons à Zam Zam tant qu'il n'y pas de sécurité et pour cela il faut désarmer les Djandjawid». Le cheikh Hassan, le plus âgé des trois, ajoute: «Mais nous voulons des garanties, nous voulons la présence de forces internationales pour un vrai maintien de la paix. Les forces de l'Union africaine ne sont pas suffisantes à moins qu'on leur donne plus de moyens». À Zam Zam, dans l'état du Nord-Darfour, et ailleurs dans la région, les habitants, les organisations humanitaires et les représentants des mouvements rebelles présents au sein de la Commission de contrôle du cessez-le feu de l'AMIS, répètent la même antienne. Cette condition pose également de nombreuses difficultés dans un pays où les éleveurs, comme le sont les tribus arabes d'où sont issus les Djandjawid, sont traditionnellement armés pour se protéger contre les voleurs de bétail. Les Djandjawid sont considérés comme responsables de massacres contre les villageois non arabes dans les trois États du Darfour. Selon l'ONU et les ONG, des centaines de villages ont été incendiés pour leur soutien supposé aux rebelles et quelque 2,5 millions de personnes, sur six millions d'habitants, ont dû se réfugier dans les camps relativement protégés par l'AMIS ou dans les pays voisins. L'accord de paix d'Abuja, signé le 5 mai par le gouvernement et la principale faction rebelle de l'Armée de Libération du Soudan (SLM/A) prévoit explicitement un désarmement des Djandjawid, mais les résultats se font attendre. Selon le porte-parole du Mouvement pour la Justice et l'Egalité (JEM) à la commission de contrôle du cessez-le-feu, le général Mohamed Bachir, un ancien gouverneur du Darfour, «les massacres se sont poursuivis depuis Abuja». L'AMIS tempère mais confirme la poursuite des violences. «Il y a encore beaucoup d'insécurité au Darfour, mais on ne peut pas parler de massacres commis par les Djandjawid ou les forces armées soudanaises», a affirmé à l'AFP le commissaire sud-africain Daniel Moenyana, chef de la police civile au sein de l'AMIS. En application de l'accord d'Abuja, le gouvernement a présenté à l'AMIS début juillet un nouveau plan de désarmement de ces milices. Son contenu n'a pas encore été dévoilé, rendant d'autant plus méfiants les déplacés et les autres mouvements rebelles qui ont refusé de signer l'accord, le JEM et surtout la faction du SLM/À dirigée par Abdel Wahid Mohamed Nur. «Le désarmement des Djandjawid est une priorité mais il doit se faire sous le contrôle de forces internationales, seules capables de protéger les populations, car nous n'avons pas confiance en l'Union africaine, qui n'est plus neutre et qui est passée du côté du gouvernement depuis Abuja,» a affirmé le général Bachir à l'AFP. Plusieurs observateurs européens au sein de l'AMIS estiment que même si les Djandjawid étaient désarmés, cela ne mettrait pas fin aux nombreux conflits qui sont une source permanente d'insécurité au Darfour. Pour un civil soudanais travaillant pour l'AMIS qui a souhaité garder l'anonymat, le blocage est total. «En fait ils ne veulent pas rentrer chez eux parce qu'ici ils ont l'eau, la nourriture, des écoles, des médecins et en plus les rebelles ont besoin d'eux pour faire pression sur le gouvernement soudanais. Ils peuvent rentrer quand ils veulent mais ils vont rester ici longtemps encore», dit-il en montrant le camp de Zam Zam.
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Sud-Soudan: des combats font au moins 15 morts
Swiss-Info, 22 juillet 2006 KARTHOUM - Quinze personnes au moins ont trouvé la mort au Sud-Soudan dans des combats qui risquent de s'intensifier. Les autorités militaires jugent menacé l'accord de paix qui a mis fin l'an dernier au plus long conflit civil d'Afrique. Le récit des violences varie selon les sources, mais celles-ci concordent sur le fait que des Sud-Soudanais ont attaqué des éléments du Nord ces derniers jours en réaction à une attaque dirigée contre une milice alliée à l'armée du Sud. Le gouvernement de Khartoum et les ex-rebelles sudistes du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM) ont signé un accord de paix l'an dernier, mettant ainsi un terme à une guerre civile Nord-Sud qui a fait deux millions de morts. Les deux parties s'affrontaient par milices interposées. Aux termes de l'accord, celles-ci étaient censées s'intégrer aux Forces armées du Soudan (SAF) ou à l'Armée populaire de libération du Soudan (SPLA), qui a pour champ d'action le Sud. Selon le général Elias Waya, de la SPLA , les incidents se sont produits à Rubkona, dans l'Etat méridional d'Unity où se trouvent certains des plus grands gisements de pétrole du pays. "Un soldat des SAF a abattu un officier et des civils. L'officier appartenait à la SPLA ", a-t-il dit. "Des civils ont lancé des représailles qui ont fait 23 morts (...) Il s'agissait de commerçants du Nord. J'ignore ce qui a provoqué les incidents. La situation est à présent maîtrisée, mais je m'attends à ce qu'il y ait des représailles du Nord", a ajouté le général Waya. Un porte-parole des SAF a démenti qu'un soldat des forces gouvernementales ait déclenché les violences, affirmant qu'elles avaient d'abord opposé des factions rivales de la SPLA
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M. Bush réaffirme ses objectifs de paix au Soudan et d'aide au Darfour
Entretien du Président Bush avec Salva Kiir, premier vice-président du gouvernement d'unité nationale du Soudan Etats-Unis, Gouvernement, 21 juillet 2006 Le président Bush a reçu à la Maison-Blanche , le 20 juillet, l'un des principaux dirigeants du nouveau gouvernement soudanais d'unité nationale, M. Salva Kiir, dans le cadre d'un entretien sur ce que les États-Unis pouvaient faire afin d'aider le Soudan à poursuivre les progrès politiques accomplis et à étendre la paix à l'ensemble de ce pays ravagé par un long conflit. « Les États-Unis sont résolus à aider le peuple soudanais à assurer la pleine application de l'accord de paix que nous vous avons aidé à negocier », a affirmé M. Bush lors d'un point de presse auquel participait M. Kiir, qui cumule les fonctions de premier vice-président du gouvernement d'unité nationale du Soudan et de président du Sud-Soudan. M. Bush a également souligné la volonté des États-Unis d'apporter une aide aux populations du Darfour, province située dans l'ouest du Soudan. Son entretien avec M. Kiir a porté sur la stratégie à mettre en œuvre à cette fin. « Nous devrions y inviter les Nations unies, a-t-il déclaré. Nous avons parlé de la meilleure manière de nous y prendre, afin de sauver des vies. À l'évidence, il reste encore beaucoup de travail à faire. » M. Kiir a déclaré que les États-Unis avaient aidé à négocier l'accord de paix au Soudan et que, bien que ce processus ait « éprouvé » le peuple soudanais, « ce rêve s'est réalisé, et nous sommes à présent unis pour l'application » de l'accord. Il a évoqué également « les nombreuses autres crises au Soudan » qui réclamaient l'attention de la communauté internationale : « Nous allons nous assurer de régler le problème de façon à ne plus entendre parler de viols et de meurtres au Darfour. Dans toutes les autres parties du pays, telles que le Soudan oriental, nous négocions également pour que la paix s'étende à tout le pays. » L'Accord de paix global Plus tard ce même jour, lors d'un entretien avec M. Kiir, la secrétaire d'État américaine, Mme Condoleezza Rice, a réaffirmé l'engagement des États-Unis en faveur d'un « Soudan démocratique, libre et prospère ». « Nous sommes heureux d'avoir joué un rôle dans la conclusion de l'Accord de paix global, mettant fin pour le peuple soudanais à une très longue guerre civile entre le Nord et le Sud, et nous sommes maintenant résolus à faire cesser la violence au Darfour afin que le Soudan soit uni et en paix », a déclaré Mme Rice. M. Kiir a déclaré apprécier vivement l'occasion qui lui avait été donnée de s'entretenir avec le président Bush et d'aborder notamment « l'application de l'Accord de paix global apportant la paix au Darfour, à l'est du Soudan, et la transformation de notre pays en un État démocratique et pluripartite, ce qui est bien sûr notre objectif de très longue date, auquel nous sommes entièrement acquis. » L'aide des États-Unis au Darfour Par ailleurs, à la conférence des donateurs pour le Soudan tenue le 18 juillet à Bruxelles, la secrétaire d'État adjointe aux affaires africaines, Mme Jendayi Frazer, a annoncé un engagement de 116 millions de dollars en faveur de la Mission de l'Union africaine au Soudan (AMIS), soulignant de nouveau que la règlement de la situation au Darfour demeurait l'une des priorités absolues du gouvernement Bush. Cette contribution de 116 millions de dollars qui doit être versée à l'AMIS d'ici à la fin de septembre 2006 est l'annonce la plus importante de la conférence. Elle vient s'ajouter au montant global des contributions faites par les États-Unis à l'AMIS depuis 2004, soit 247 millions de dollars. |
Le président français demande au Soudan d'accepter la force de l'Onu au Darfour
Xinhuanet,,22 juillet 2006 Le président français Jacques Chirac a appelé vendredi le Soudan à accepter d'urgence la force de l'Onu au Darfour pour faire face à la crise humanitaire et aider au retour à la paix dans cette province soudanaise ravagée par la guerre civile, a-t-on appris auprès de l'Elysée. M. Chirac "a fait part de son inquiétude sur l'évolution de la situation", lors d'un entretien avec le président mozambicain Armando Guebuza, a indiqué le porte-parole de la présidence Jérôme Bonnafont. M. Chirac a dit qu'"il est urgent que le gouvernement soudanais accepte la présence de la force de l'Onu pour répondre à la crise humanitaire, aider à la paix et aider à la stabilité du Soudan et de la région". Depuis trois ans, les combats entre les milices rebelles et pro-gouvernementales au Darfour ont fait entre 180.000 et 300.000 morts et au moins 2,4 millions de réfugiés. M. Guebuza a simplement déclaré à la presse que son entretien avec M. Chirac avait porté sur le Mozambique, l'Afrique et la situation internationale. A l'occasion de cette première visite en France du président Guebuza, Paris et Maputo vont signer un accord de partenariat qui prévoit des financements français de 60 à 80 millions d'euros entre 2006 et 2010.
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Extrait du compte rendu de l'entretien entre M. Jacques Chirac et Mr Guebuza
Extrait du compte rendu de l'entretien entre M. Jacques Chirac, Président de la République , et M. Armando Emilio Guebuza, Président de la République du Mozambique. Vendredi 21 juillet 2006 …..Les deux Présidents ont évoqué les crises régionales, en particulier le Darfour. Le Président de la République a fait part de son inquiétude sur l'évolution de la situation : « Il est urgent que le gouvernement soudanais accepte la présence de la force de l'ONU, pour répondre à la crise humanitaire, pour aider à la paix et pour assurer la stabilité du Soudan et de la région ». ….. |
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Encore «beaucoup à faire» avant une force de l'ONU au Darfour
Agence France Presse, Washington, 20 juillet 2006 Le président américain George W. Bush a reçu jeudi le vice-président du Soudan, Salva Kiir Mayardit, et reconnu qu'il restait encore «beaucoup à faire» avant qu'une force internationale puisse venir épauler les soldats de l'Union africaine (UA) au Darfour. Au cours de son entretien avec Salva Kiir à la Maison-Blanche , en présence de la secrétaire d'État, Condoleezza Rice, M. Bush a évoqué les efforts pour faire appliquer un accord de paix au Darfour, dans l'est du Soudan, et pour tenter d'impliquer toutes les factions rebelles dans ces efforts. «J'ai assuré notre ami de l'engagement des États-Unis pour aider le peuple soudanais. Nous nous sommes engagés à faire en sorte que l'accord de paix que nous avons aidé à négocier soit appliqué», a déclaré le président américain.
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''Une solution pacifique plutôt que militaire'' pour le nord de l'Ouganda?
Inter presse, Nairobi, par Joyce Mulama, 19 juillet 2006 Une appréciation optimiste de l'avenir des discussions visant à mettre fin à la guerre dans le nord de l'Ouganda a été faite par Salva Kiir, vice-président du Soudan et chef de l'autorité régionale au Sud-Soudan, qui est médiateur dans les pourparlers. Pendant les 19 dernières années, le nord de l'Ouganda a été ravagé par des combats entre le gouvernement et l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), un groupe rebelle tristement célèbre pour les violations des droits humains -- au nombre desquelles l'enlèvement des enfants pour servir comme enfants soldats et esclaves sexuels. Plus de 20.000 enfants ont été pris de force depuis le début du conflit, selon les Nations Unies. ''Nous avons parlé aux deux parties et elles se sont engagées à négocier la paix. Nous espérons une solution pacifique au conflit d'ici à la fin de la période fixée'', a indiqué Kiir aux journalistes dans la capitale kényane - Nairobi - lundi, en référence à la date limite du 12 septembre, fixée par le président ougandais Yoweri Museveni, pour un accord de paix. ''Puisqu'ils ( la LRA ) ont accepté de négocier...nous espérons qu'ils s'engageront à s'acquitter des responsabilités qu'ils se sont eux-mêmes assignées pour pouvoir parvenir à une solution pacifique plutôt que militaire'', a-t-il ajouté. Les discussions ont démarré vendredi dans la capitale du Sud-Soudan, Juba, et avaient sombré dans des difficultés presque immédiatement lorsque la délégation gouvernementale s'est offusquée d'une déclaration de la LRA qui accuserait Kampala de corruption et d'autres méfaits. Toutefois, Carlos Rodriguez, qui fait partie d'une équipe de leaders religieux du nord de l'Ouganda observant les pourparlers, a toujours bon espoir par rapport à l'issue des discussions. ''Au moins, pendant ces trois derniers jours, les deux camps se sont rencontrés chaque jour, et ont tenu des discussions face-à-face. S'ils continuent de parler à ce niveau quotidiennement, je crois qu'il y a une sérieuse chance pour la paix'', a-t-il dit à IPS. ''Vous ne pouvez pas attendre des gens qui se battent depuis toujours d'être aimables la première fois qu'ils se rencontrent. Oui, il y a une tension, mais les deux camps discutent''. Une autre complication apparaît indistinctement sous la forme d'une amnistie promise par Museveni au leader de la LRA Joseph Kony au début de ce mois, à condition qu'il dépose les armes. L'amnistie est en contradiction avec un mandat d'arrêt lancé contre Kony et plusieurs hauts responsables rebelles l'année dernière par la Cour pénale internationale basée aux Pays-Bas, qui a accusé les membres de la LRA de crimes de guerre. Alors que le groupe rebelle aurait installé des bases dans le nord-est de la République démocratique du Congo ces derniers mois, il opère également à partir du Sud-Soudan, qui est limitrophe de l'Ouganda. Kiir a indiqué aux journalistes que c'était un facteur clé dans la décision du Sud-Soudan d'assurer la médiation dans le processus de paix. ''Nous avons été obligés de (faire) ceci parce que ce sont nos populations qui meurent. La guerre dans le nord de l'Ouganda est passée peu à peu au Sud-Soudan, et toutes les atrocités qui étaient commises en Ouganda par la LRA étaient commises (contre) les populations du Sud-Soudan'', a-t-il noté. De précédents efforts pour amener le gouvernement et les rebelles à la table de négociation ont échoué. Alors que la guerre civile traînait en longueur, des dizaines de milliers de personnes ont été tuées, et près de deux millions déplacées, selon des agences humanitaires. La LRA accuse les autorités de marginaliser les populations du nord de l'Ouganda. Elle veut instaurer, dans ce pays est-africain, un gouvernement basé sur les 10 commandements de la Bible. Des développements au Darfour ont été également mis en évidence au cours de la conférence de presse donnée par Kiir. Cette région de l'ouest du Soudan est enlisée dans un conflit depuis le début de 2003, quand l'Armée de libération du Soudan (SLA) et le Mouvement pour la Justice et l'égalité avaient commencé par s'opposer au gouvernement pour protester contre le fait qu'il aurait négligé la région. Des autorités ont été accusées d'importantes violations de droits dans leur campagne pour mettre en déroute les rebelles, avec des militants arabes connus sous le nom de ''janjaweed'' -- ''cavaliers'' -- en butte à des critiques particulières. Alors que des soldats de maintien de paix de l'Union africaine ont été déployés au Darfour, il y a des appels en faveur de l'envoi dans la région d'une force de l'ONU disposant de plus de ressources. Le gouvernement du Soudan avait paru réceptif à une telle force après la signature d'un accord de paix avec la principale faction de la SLA , le plus grand groupe au Darfour, au Nigeria, il y a environ deux mois. Mais, il a plus tard durci sa position. Le leader du Sud-Soudan a dit que ce changement n'était pas approuvé par tous. ''Notre position est que nous nous asseyions et que nous décidions de la taille de la force, de sa mission et de sa durée, comme cela avait été convenu auparavant. Mais le président (Omar Hassan Ahmed el-Béchir) a rejeté l'arrivée dans le pays de soldats de maintien de paix de l'ONU. Il a déclaré qu'aucune force internationale ne devrait venir au Darfour'', a indiqué Kiir, en route pour Washington, où il devrait avoir des discussions avec des responsables américains sur le Darfour, et sur l'accord de paix de janvier 2005 qui a mis fin à une longue guerre civile au Sud-Soudan. David Mozersky, un expert du Soudan à 'International Crisis Group', un groupe de réflexion basé à Bruxelles, croit que l'opposition de Khartoum à une force de l'ONU vient des craintes relartives à la nécessité pour les personnes responsables d'abus de droits de rendre des comptes. ''Le gouvernement craint qu'une puissante force de l'ONU au Darfour ne conduise à l'arrestation des membres du gouvernement qui ont été cités par la Cour pénale internationale comme ayant été impliqués dans des crimes de guerre dans la région'', a-il déclaré à IPS le mois dernier. Quelque 200.000 personnes sont mortes dans la violence au Darfour, tandis que plus de deux millions ont été déplacées, selon des statistiques de l'ONU.
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Rencontre Bush-Kiir au sujet du Darfour
Xinhuanet, Washington, 19 juillet 2006 Le président américain, George W. Bush, va recevoir jeudi Salva Kiir, le premier vice-président du gouvernement d'unité nationale du Soudan et également président du gouvernement du sud du Soudan, a déclaré mercredi la Maison Blanche dans un communiqué. "Le président (Bush) attend travailler avec le premier vice- president Kiir", a indiqué le communiqué, ajoutant que ces deux responsables aborderaient l'exécution de l'Accord de paix, le gouvernement d'unité nationale du Soudan, la situation au Darfour, ainsi qu'un déploiement rapide des forces de maintien de la paix de l'ONU au Darfour. Des dizaines de milliers de personnes ont été tuées et environ deux millions d'autres déplacées à cause des conflits armés au Darfur.
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Négociations de paix difficiles
Gouvernement et rebelles discutent en vue d'un cessez-le-feu L'Humanité, par Camille Bauer, 19 juillet 2006 Les négociations devaient entrer hier dans le vif du sujet. Réunis depuis vendredi à Juba, nouvelle capitale du Sud Soudan, les représentants du gouvernement ougandais et de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) devaient commencer à discuter de l'adoption d'un cessez-le-feu. L'objectif est à terme de mettre fin à un conflit qui, en vingt ans, a fait au moins 100 000 morts et 2 millions de déplacés. L'enjeu est de taille pour la région. La LRA , dont le programme est la mise en place d'un régime fondé sur la Bible , est l'auteur de violations massives des droits de l'homme, notamment de l'enlèvement et de la mise en esclavage de dizaine de milliers d'enfants. Elle sévit au nord de l'Ouganda, mais aussi en République démocratique du Congo et dans le Sud Soudan, ce qui explique l'implication de ce dernier dans l'organisation des négociations. Le gouvernement et les rebelles auront néanmoins des difficultés à trouver un terrain d'entente. Les rebelles voudraient un débat global sur le partage des richesses et du pouvoir en Ouganda, ainsi que l'octroi d'un large statut d'autonomie pour le Nord. Le gouvernement entend, lui, se contenter d'échanger la fin des hostilités contre la réintégration des combattants de la LRA. La direction de la LRA est d'autant plus méfiante qu'elle fait l'objet de plusieurs mandats d'arrêt de la part de la Cour pénale internationale (CPI). Bien que le président ougandais Museveni ait promis début juillet une amnistie totale en échange de la paix, la CPI a refusé de se plier à ses arguments et a rappelé la semaine dernière que les mandats d'arrêt « restaient toujours en vigueur ».
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Kofi Annan appelle à renforcer la force de l'Union Africaine au Darfour à un moment critique
Nations Unies, New York, 18 juillet 2006 Lors d'une conférence des donateurs organisée aujourd'hui à Bruxelles, le Secrétaire général de l'ONU a appelé la communauté internationale à engager des fonds supplémentaires pour renforcer la force de l'Union africaine (UA) au Darfour, rappelant qu'il était critique d'agir maintenant pour sauver l'accord de paix. « Nous sommes ici pour s'assurer que l'Union africaine a les ressources dont elle a besoin pour continuer sa mission cruciale au Darfour. La vie de plusieurs milliers d'enfants, de femmes et d'hommes dépend du résultat de nos efforts », a déclaré Kofi Annan, dans un discours prononcé à la conférence internationale des donateurs en faveur de la Mission de l'UA au Soudan (MUAS). La Mission , forte de 7 000 hommes, a été déployée en 2004 pour protéger les populations civiles au Darfour. Depuis lors, le Secrétaire général appelle à son renforcement à la fois en ressources et en troupes alors que les « massacres à grande échelle » continuent dans la région (dépêche du 14.06.07). « LA MUAS doit être mieux équipée afin de pouvoir accomplir sa tâche qui est cruciale. Si tel n'est pas le cas, l'accord de paix sera mis en péril », a souligné Kofi Annan dans son allocution. « C'est pourquoi nos promesses aujourd'hui sont vitales -- et c'est pourquoi elles devront se traduire, très vite, en dons », a-t-il insisté. Le Secrétaire général a aussi rappelé que la tâche de la MUAS était « multiple et complexe ». Il s'agit non seulement de protéger les populations civiles face aux attaques des milices pro-gouvernementales et, de plus en plus, des groupes rebelles mais aussi de faire respecter l'accord de paix, de surveiller le cessez-le-feu et de répondre à ses violations. Un accord de paix a été signé le 5 mai à Abuja entre le gouvernement du Soudan et les groupes rebelles mais la violence continue dans la région. Certains des groupes rebelles ont cependant refusé de signer. De nombreuses personnes sont très anxieuses face à certaines dispositions de l'accord, a rappelé Kofi Annan. Le Secrétaire général a aussi fait savoir que le président du Soudan l'avait assuré, lors du sommet de l'UA à Banjul, de son intention de mettre en oeuvre l'accord de paix. Kofi Annan a enfin rappelé que le renforcement de la MUAS était une solution à court terme. A plus long terme, le déploiement d'une mission de maintien de la paix de l'ONU qui remplacerait la MUAS est envisagée. Le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix espère déployer une force au mois de janvier, forte de trois brigades, comprenant chacune trois à cinq bataillions, soit 17 000 hommes (dépêche du 27.06.06). « La force de maintien de la paix des Nations Unies -- qui sera formée essentiellement de contingents d'Afrique et d'Asie, avec un soutien supplémentaire et nécessaire de pays développés -- viendra au Darfour non pas pour occuper mais pour aider », a réaffirmé Kofi Annan à Bruxelles. « J'ai toujours l'espoir que nous obtiendrons la coopération et le soutien du gouvernement soudanais à cette force, parce que nous y allons pour aider le gouvernement, pour les aider à protéger leur propre population », a ajouté le Secrétaire général, lors d'une conférence de presse donnée en marge de la conférence des donateurs. Le président Béchir est pour l'instant opposé au déploiement d'une telle force. Kofi Annan a cependant fait remarquer que Khartoum avait « l'habitude » de coopérer avec l'ONU. Plus de 10.000 casques bleus sont en effet déjà déployés pour une mission de maintien de la paix dans le sud du pays, commencée en 2005, après un accord de paix mettant fin à plus de 20 ans de guerre entre le nord et le sud. Le conflit du Darfour qui a démarré en 2003 a déjà fait au moins 200 000 morts et plus de 2 millions de déplacés.
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La conférence d'appel de fonds doit s'engager à améliorer la protection des civils dans le Darfour
Amnesty International, Bruxelles, 18 juillet 2006 Alors que débute aujourd'hui à Bruxelles une importante conférence d'appel de fonds, Amnesty International demande instamment que soit renforcée la Mission de l'Union africaine au Soudan (AMIS), afin que ses soldats puissent commencer à assurer de manière effective la protection des civils dans le Darfour. En dépit de la signature d'un accord de paix au Darfour en mai 2006 et du déploiement de l'AMIS depuis juin 2004, la situation humanitaire dans cette région demeure catastrophique et les exactions à l'égard des civils se poursuivent à grande échelle. « Amnesty International soutient le déploiement d'une force de maintien de la paix des Nations unies disposant d'un mandat fort ; parallèlement, un renforcement de l'AMIS est essentiel, afin de lui permettre de commencer à assurer une protection effective » , a déclaré Dick Oosting, directeur du Bureau européen d'Amnesty International. L'organisation a présenté dix recommandations visant à assurer la présence au Soudan d'une force de maintien de la paix suffisamment préparée pour assurer la protection des civils (Le texte Sudan : Protecting Civilians in Darfur » est disponible sur le site http://www.amnesty-eu.org/). Les efforts des soldats actuellement sur le terrain sont entravés par un manque de personnel et de moyens techniques et logistiques. On constate aussi un manque de détermination de la part des soldats à agir de façon résolue pour protéger les civils. « Une nouvelle fois nous voyons des gens qui demandaient de l'aide abandonnés à leur sort parce que les soldats n'ont pas les moyens de les aider ou n'ont pas été préparés à des tâches de protection , a déclaré Dick Oosting. « Les donateurs peuvent faire la différence à cette conférence ; c'est à eux de donner un signal politique fort en exigeant du Soudan qu'il accorde libre accès aux troupes de maintien de la paix sur tout le territoire du Darfour et fournisse davantage de moyens », a ajouté Dick Oosting. Parmi ses recommandations, Amnesty International a appelé les donateurs à veiller à ce que les forces de l'AMIS soient renforcées et que soit notamment mise en place une composante affaires civiles ; l'organisation a demandé que davantage de moyens matériels soient mis à la disposition de l'AMIS, moyens de communications et de transport notamment, de façon à lui permettre d'anticiper toute attaque imminente et de protéger efficacement les femmes et les jeunes filles en particulier. Pouvoir patrouiller régulièrement les voies d'approvisionnement de façon à les maintenir ouvertes et sûres est un autre souci majeur dans une région où au moins deux millions de personnes dépendent totalement de l'aide humanitaire. L'organisation a déclaré que le renforcement de l'AMIS devrait aussi lui permettre de déployer des troupes le long de la frontière avec le Tchad pour empêcher toute incursion des milices Janjawid.
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Heurts tribaux au Soudan: au moins 60 morts
Agence France-Presse, Khartoum, 18 juillet 2006
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Kiir déplore les lenteurs de l'application de l'accord au Sud Soudan
Jeune Afrique 17 juillet 2006 Le premier vice-président du Sud du Soudan, Salva Kiir, a déploré lundi à Nairobi les lenteurs dans la mise en œuvre de l'accord de paix global signé en janvier 2004 entre le gouvernement soudanais et son mouvement, l'Armé de libération des peuples du Soudan (SPLA, ancienne rébellion). "La mise en oeuvre de l'accord est plus lente que prévue parce qu'il n'existe pas de mécanisme susceptible de surveiller et contraindre les deux parties à respecter leurs engagements", a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse. "Le comité d'évaluation bien que formé, n'est pas en mesure de faire respecter l'accord de paix" a-t-il affirmé, invitant la communauté internationale à accélérer l'application des points spécifiques de l'accord. "Nous avons besoin du soutien de la communauté internationale pour mettre en œuvre l'accord de paix", a dit M. Kiir. "L'espoir est encore permis malgré les lenteurs. Il faut toutefois l'engagement de tous les protagonistes et des personnes soucieuses de l'avenir du Soudan", a-t-il ajouté.
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Le HCR a rapatrié plus de 10.000 réfugiés du Sud Soudan
Angola Presse, Khartoum, 17 juillet 2006 Le Haut commissariat des Nations unis pour les réfugiés (HCR) a annoncé que le nombre de réfugiés du Sud Soudan rapatriés dans le cadre d`un programme soutenu par l`ONU a dépassé les 10000. Dans un communiqué rendu public samedi, le HCR s`est félicité de la réussite des efforts pour rapatrier les Sud Soudanais qui avaient fui deux décennies de guerre civile qui a officiellement pris fin en janvier 2005 par la signature d`un accord entre le gouvernement soudanais et l`Armée de libération des peuples du Soudan (SPLA). "Une étape importante a été franchie au début de cette semaine, quand le 10.000ème réfugié rapatrié par le HCR est rentré chez lui à bord d`un convoi en provenance de l`Ouganda", indique le communiqué. Selon le HCR, ce convoi qui est arrivé mardi, transportait 262 réfugiés en provenance de Moyo, dans le nord de l`Ouganda. Après des retards enregistrés l`année dernière pour des problèmes de sécurité et de logistique, le HCR a commencé à rapatrier des Soudanais des pays voisins, comme l`Ethiopie, le Kenya, la RD Congo et la Centrafrique en décembre et les rapatriements sont réguliers depuis lors. Le ministre soudanais des Affaires étrangères, Lam Akol, a attribué ce week-end le retard apporté au rapatriement des réfugiés au Sud Soudan à la lenteur du déboursement de l`aide internationale promise.
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Kampala fait miroiter la possibilité d'un cesssez-le-feu à la LRA
Jeune Afrique, Ouagadougou, 17 juillet 2006 Au troisième jour, dimanche, des négociations de paix entre le gouvernement ougandais et les rebelles de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) à Juba, la capitale du Sud-Soudan, les négociateurs du gouvernement ont fait allusion à leur volonté d'observer un cessez-le-feu si les rebelles le demandent. "Nous sommes prêts à observer un cessez-le-feu vis-à-vis des objectifs de la LRA à la fois en Ouganda et au Sud-Soudan si la délégation de la LRA le demande", a déclaré la vice-ministre de la Défense , Tuht Nakabirwa, dimanche à la presse à Kampala. "Un cessez-le-feu est important pour la progression des négociations de paix. Il est parallèle à la récente amnistie offerte par le président (Yoweri Museveni) à la direction de la LRA ", a-t-elle souligné. Les discussions visent à mettre un terme à la guerre civile menée par les rebelles de la LRA de Joseph Kony pour renverser le régime de M. Museveni. Le gouvernement du Sud-Soudan, où la LRA avait des bases pendant des années, joue le rôle de médiateur dans ces pourparlers qui se sont ouverts vendredi à Juba. Par ailleurs, la LRA a tenu à préciser qu'elle acceptait de négocier non par faiblesse militaire mais par désir de faire la paix. "Notre acceptation de mettre fin à la guerre grâce à des négociations de paix ne doit pas être confondue à de la faiblesse militaire", a précisé Martin Ojul, chef de l'équipe de négociation de paix de la LRA , dans une déclaration. Ojul a décrit les pourparlers initiés, facilités et accueillis par le gouvernement du Sud-Soudan, le plus jeune du continent, comme "la meilleure opportunité jamais offerte". "Jamais auparavant, il n'y a eu une telle opportunité comme celle-ci". "Nous implorons le gouvernement ougandais de juger en son âme et conscience s'il est juste et raisonnable dans le traitement qu'il inflige au nord et à l'est du pays (l'Ouganda)", a déclaré Ojul dans un communiqué dont une copie a été remise à la PANA samedi depuis Juba. Le chef du gouvernement hôte des négociations, Salva Kiir a, dans son discours d'ouverture, invité les deux parties à prendre cette opportunité avec sérieux car le monde les regarde avec intérêt. "Montrez au monde que vous avez pris la bonne option et ne ménagez aucun effort dans la recherche de la paix", avait déclaré Salva Kiir, vendredi, lors de la cérémonie d'ouverture. Par ailleurs, le chef de l'équipe ougandaise, le minitre de l'Intérieur, Ruhakana Rugunda, a promis d'être ouvert pour éviter toutes les suspicions qui avait détruit les tentatives précédentes. "Nous oeuvrons pour une conclusion rapide, diligente et complète de ces efforts pour mettre fin aux souffrances du peuple du Sud- Soudan et du nord de l'ouganda" a observé Rugunda.
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Kampala-rebelles LRA : reprise des pourparlers
All Africa , Kinshasa , par Pierre Emangongo, 17 Juillet 2006 Les pourparlers de paix entre le gouvernement ougandais et la rébellion de l'Armée de résistance du seigneur (LRA) ont repris à Juba (Soudan), après avoir été brièvement interrompues samedi. Cependant, la Cour pénale internationale refuse de lever les poursuites contre cette rébellion de la LRA. Les pourparlers de paix entre le gouvernement ougandais et la rébellion de l'Armée de résistance du seigneur (LRA) ont repris à Juba (Soudan), après avoir été brièvement interrompues samedi, indique une dépêche de l'AFP datée du 16 juillet 2006. «Les négociations de paix ont repris tard hier soir (samedi) et nous avons discuté normalement», a déclaré à l'AFP le représentant de la LRA , le major Dennis Okitori, en ajoutant que «nous sommes maintenant prêts à discuter du cessez-le-feu permanent». « Nous avons trouvé un compromis et nous avançons», a pour sa part précisé le porte-parole de la délégation ougandaise Paddy Ankunda. «Nous sommes en mesure de dire à la LRA ce qu'elle doit faire pour permettre aux négociations d'avancer. Nous nous sommes mis d'accord sur les règles et procédures permettant de guider ces discussions », a-t-il affirmé. La LRA accuse Museveni Vendredi, le porte-parole de la LRA , Obonyo Olweny, avait surpris les participants de cette réunion, menée sous médiation du gouvernement de la région autonome du sud du Soudan, avec une franche attaque contre Kampala. Le porte-parole des rebelles avait accusé le président ougandais Yoweri Museveni de corruption et affirmé que «s'asseoir pour parler de la paix ne signifie pas que la LRA est faible militairement». La délégation ougandaise s'était déclarée «très préoccupée» des déclarations «belliqueuses» des rebelles. «Cet état d'esprit n'est pas bon pour les discussions. Nous ne pouvons pas continuer comme cela», avait dit M. Akunda. Non a la levée des poursuites contre la LRA Plus d'une personnes ont souhaité que la Cour pénale internationale(CPI) suspende ses poursuites judiciaires contre Joseph Koni, leader de la LRA. Car , ont-ils estimé, la présence de ce dernier à Juba donnerait un dynamisme tout particulier aux pourparlers inter-ougandais de Juba, de manière à aboutir à une véritable réconciliation nationale. Ce qui malheureusement n'a pas rencontré l'assentiment du procureur Luis Moreno Ocampo de la CPI. En octobre 2005,fait remarquer le journal Libération, la CPI , qui siège à La Haye , a lancé cinq mandats d'arrêt contre les dirigeants de la LRA. Notamment contre son mystérieux chef, Joseph Kony, et son adjoint, Vincent Otti. Les deux hommes n'étaient pas présents, vendredi, à Juba, craignant visiblement d'être arrêtés, en dépit des assurances données par Kampala. Car, ces derniers jours, les autorités ougandaises n'ont pas ménagé leur peine pour obtenir la levée des mandats d'arrêt. Le ministre de la Défense s'est rendu cette semaine à La Haye pour tenter de faire plier la CPI. Il s'est heurté à l'intransigeance du procureur Ocampo, qui a déclaré que les poursuites contre les cinq de la LRA restaient «en vigueur». Qu'à cela ne tienne, le ministre de l'Intérieur, qui dirige la délégation gouvernementale aux pourparlers, a réaffirmé, vendredi, que Kampala était déterminé à «régler rapidement ces problèmes». La LRA , qui prétend vouloir instaurer un régime basé sur les Dix commandements de la Bible , est connue pour ses atrocités sur les civils, notamment sur les enfants, enlevés pour devenir combattants ou esclaves sexuels et, elle n'a du seigneur que de nom.
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Extrait de l'interview télévisée de M. Jacques Chirac à l'occasion du 14 juillet 2006
Interview télévisée de M. Jacques Chirac, Président de la République , à l'occasion de la fête nationale, interrogé par Patrick Poivre d'Arvor et David Pujadas Palais de l'Élysée, le vendredi 14 juillet 2006 Question - Je voudrais vous parler d'un théâtre d'opérations dont on ne parle jamais, dont l'Occident ne parle jamais : cela se passe au Darfour , c'est en Afrique. Tout comme il y a douze ans avec le Rwanda, il y a aujourd'hui trois cent mille morts en deux ans et demi. A quel niveau de victimes faudra-t-il s'arrêter pour que l'Occident s'y intéresse ? Le président – Deux ou trois cent mille morts et au moins deux millions de réfugiés, dans des conditions désastreuses. C'est un vrai drame humanitaire, d'abord. Le Darfour, c'est, au coeur de l'Afrique, grand comme la France ; c'est, en gros, six millions d'habitants et c'est une partie du Soudan. Alors, première constatation, ce que vous dites, le drame humanitaire qui s'y déroule. Une intervention très fortement soutenues des organisations humanitaires, soutenue notamment par la France et, en particulier, sur le plan financier par d'autres aussi, et sur le plan matériel, notamment par l'aide qui est apportée à la force de l'Union africaine pour essayer de rétablir l'ordre. Question - Et on ne pourrait pas y envoyer les forces de l'ONU maintenant ? L président PRESIDENT - Alors, à l'origine, il y a un an, les États-Unis avaient suggéré que l'on confie cette mission à l'OTAN. Il y a eu immédiatement un tollé général et un refus complet de la totalité des pays africains et, notamment, de l'Union africaine. Donc, ça n'a pas pu marcher. Nous avons proposé, à l'initiative de la France , je me permets de vous le rappeler, à ce moment-là, de faire un transfert sur l'ONU pour permettre d'avoir les moyens nécessaires pour intervenir car les moyens dont disposent l'Union africaine aujourd'hui sont insuffisants. En gros, ils doivent avoir 5 ou 6 000 hommes et il en faudrait trois fois plus. Nous avons obtenu que ce soit l'ONU qui prenne les rênes. C'est ce qui va se passer. Nous sommes quand même dans une situation très difficile, d'autant plus difficile que, certes, il y a le Soudan, le Darfour, mais il y a le reste de l'Afrique qui commence à être déstabilisé par cette affaire. Le Tchad, incontestablement, est déstabilisé d'abord par les réfugiés qui arrivent massivement du Soudan. Nous nous en occupons comme on peut. Mais aussi la République centrafricaine qui est aussi en voie d'être déstabilisée. Cette malheureuse Afrique qui voyait quelque espoir dans une reprise de l'économie, avec une croissance, qui, pour la première fois, était substantielle, est à nouveau prise dans les drames de cette nature. La France a fait un très gros effort sur le plan financier, notamment en faveur de ses ONG, ses associations humanitaires qui sont admirables et sur le terrain d'un dévouement et d'une compétence tout à fait exceptionnels, auxquelles je tiens à rendre hommage. Cela nous a coûté près de 200 millions d'euros pour le Darfour, ce n'est pas négligeable. Nous continuons à faire cet effort mais je dois reconnaître que la situation est dramatique.
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Front oriental: un pas en avant dans négociations entre Khartoum et rebelles
MISNA, 14 juillet 2006 Nous soutenons le développement dans l'Est, pas seulement pour la région en soi, mais pour tout le Soudan”, a dit le vice président Ali Osman Mohamed Taha, au terme d'une des premières rencontres entre les représentants du gouvernement de Khartoum et des délégués de la région orientale après la signature d'une trêve le 20 juin à Asmara et la définition d'un agenda de colloques de paix. Sur la médiation de l'Érythrée, Taha a ajouté: “Nous faisons l'éloge de tous ceux qui y prennent part… nous faisons l'éloge de nos frères en Érythrée”. Les représentants de l'Est aussi ont considéré le colloque positif du point de vue de la prise de conscience des problèmes de sous-développement de la région. Pour Mahmoud Ghandour, membre du ‘Parti du Congrès de Beja', principal parti de l'opposition à matrice ethnique de l'Est du Soudan, la tractation a eu “un bon début”. “Nous voulons que le gouvernement nous intègre dans le partage des pouvoirs et ressources. Nous demandons le développement. Le gouvernement a dit qu'il le fera”, a dit Mohamed Khan, délégué de l'Est, en faisant référence aux rebelles du Front oriental – constitué l'an dernier par les communautés ethniques des Beja et des Rashaida – qui accuse les autorités centrales de discriminer les périphéries tout en y exploitant les ressources naturelles. Des revendications analogues sont faites par la rébellion du Darfour, et dans le passé par les indépendantistes du Sud. En effet, l'Est enregistre un des taux de malnutrition les plus élevés du Soudan, tout en possédant la plus grande minière d'or, le principal port et le majeur oléoduc du pays |
Report sine die des négociations inter-ougandaises
Angola presse- 13 juillet 2006 Les pourparlers de paix entre le gouvernement ougandais et les rebelles de l`Armée de résistance du Seigneur (LRA), initialement prévus mercredi, ont été reportés à une date ultérieure pour cause d`absence de la délégation gouvernementale qui attend encore l`invitation du vice-président du Sud Soudan et médiateur en chef des négociations, Riek Machar. "Nous avions envisagé de nous rendre à Juba mardi, mais, nous l`avons finalement rapporté en attendant l`invitation de M. Riek Machar qui serait encore en train de discuter avec le leader de la LRA (Joseph Kony)", a déclaré le porte-parole du gouvernement ougandais, Paddy Ankunda. Selon la presse locale, M. Machar est en train de convaincre Joseph Kony à conduire personnellement la délégation de la LRA aux négociations comme le veut le président ougandais, Yoweri Museveni qui promet une amnistie totale aux leaders rebelles accusés de crimes de guerre par la Cour pénale internationale Pendant ce temps, le porte-parole de la LRA , Obonyo Olweny a déclaré que les protagonistes se pencheront sur les causes profondes des deux décennies de guerre dans le nord de l`Ouganda. "Nous sommes ici pour mettre un terme au conflit une fois pour toute", a t-il déclaré, ajoutant que "Nous sommes là pour donner aussi notre version des faits car jusqu`là, c`est le gouvernement ougandais qui véhiculait des informations". La guerre dans le nord de l`Ouganda a fait des milliers de morts et déplacé quelque 2 millions d`autres
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MISNA, 13 juillet 2006 Un employé de l'organisation humanitaire Relief International, sise aux Etats-Unis, a été tué dans le Darfour-Nord ; il a été agressé par des individus armés à bord du véhicule dans lequel il se trouvait. Hassan Ahmas Idrsi, 23 ans, est mort sur le coup. Selon l'organisation, un des agresseurs a été arrêté par la police. Cet épisode témoigne de l'insécurité grandissante qui règne au Darfour, dénoncée encore ces jours-ci par l'émissaire de l'Onu Jan Pronk et par le sous-secrétaire du Palais de Verre en charge des questions humanitaires, Jan Egeland. M. Pronk a déclaré aujourd'hui depuis la capitale, Khartoum, que les récentes attaques démontrent une montée de tension entre les ethnies Fur et Zaghawa, les deux principales communautés noires du Darfour, victimes depuis 2003 d'agressions de la part de miliciens janjawid soutenus par les troupes de Khartoum. Le 5 mai, une faction de la rébellion a signé un accord de paix ; depuis quelques jours on signale des tensions entre les deux factions adverses de l'Armée de libération du Soudan (Sla), dans lesquelles seraient impliquées les troupes gouvernementales
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La Russie envoie une aide humanitaire au Soudan
Novosti, Russie, 12 juillet 2006 RIA Novosti. Un avion du ministère russe des Situations d'urgence a acheminé mercredi 30 t de riz à Khartoum, dans la région soudanaise du Darfour, rapporte le département de l'information et de la presse du ministère russe des Affaires étrangères. "Cette action s'inscrit dans le cadre des efforts internationaux visant à résorber la crise humanitaire au Soudan occidental", a annoncé le ministère avant de noter que Moscou continuerait d'accorder une assistance aux habitants de la région. "Dans le même temps, Moscou considère que l'amélioration de la situation économique et sociale au Darfour et dans d'autres régions soudanaises est impossible sans un règlement politique de la crise et le respect par toutes les parties de leurs engagements, y compris l'accord de paix du Darfour signé le 5 mai dernier", a souligné le ministère russe des Affaires étrangères.
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Ouganda, l'armée capture un commandant rebelle et les pourparlers de paix reportés
Jeune Afrique avec Xinhua, 12 juillet 2006 L'armée ougandaise a capturé un important commandant rebelle de l'Armée de résistance du seigneur (LRA), et abattu trois combattants rebelle dans le nord du pays ravagé par la guerre. Chris Magezi, porte-parole de l'armée du nord des Forces de défense populaire ougandaises (UPDF), a déclaré mercredi à Xinhua que le commandant rebelle, identifié comme le lieutenant colonel Oyat Lapaicho, avait été capturé mercredi après avoir été poursuivi par les UPDF dans le district de Pader. "Nous avons capturé ce haut commandant de la LRA ainsi que sa femme, et nous avons capturé quatre mitraillettes et plus de 1 000 munitions", a déclaré M. Magezi. L'armée continue de traquer les derniers rebelles cachés dans la région, a-t-il ajouté. En attendant, les pourparlers de paix entre la LRA et le gouvernement ougandais, qui devaient commencer ce mercredi, ont été reportés. La délégation ougandaise aux pourparlers est toujours à Kampala, attendant une communication du gouvernement du Sud-Soudan, médiateurs des derniers pourparlers à Juba. Le gouvernement ougandais demande que le chef rebelle Joseph Kony et son adjoint Vincent Otti conduisent la délégation de la LRA , promettant une amnestie totale si les pourparlers sont couronnés de succès et mettent fin aux 20 années de conflit dans le nord de l'Ouganda. Toutefois, le Tribunal pénal international des Nations unies, qui a émis des mandats d'arrêt en octobre dernier contre M. Kony et quatre de ses lieutenants pour crimes de guerre, insiste pour que le chef rebelle fugitif soit jugé. Le ministre ougandais de la Sécurité , Amama Mbabazi, s'est rendu jeudi à La Haye aux Pays-Bas pour demander au tribunal de suspendre ses poursuites afin que des pourparlers de paix soient possibles.
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Darfour: le gouvernement accusé de soutenir un des mouvements rebelles
MIISNA, 12 juillet 2006 Les forces gouvernementales appuieraient la faction de l'Armée de libération du Soudan (Sla) guidée par Minni Minnawi – le seul mouvement à avoir signé avec Khartoum l'accord de paix du 5 mai - dans des affrontements contre les dissidents commandés par Abdul Wahid al-Nur. C'est ce que réfère Jan Egeland, sous-secrétaire général de l'Onu pour les urgences humanitaires, précisant que "les attaques incluent des homicides aveugles, des violences sexuelles massives, des agressions physiques, des pillages et des incendies de villages". "Il est terrible de constater que les factions de la Sla qui participent à ces affrontements infligent à la population civile les mêmes violences qu'elles attribuaient aux janjawid et les condamnaient, à juste titre" a poursuivi M. Egeland. "Au cours de ces 10 derniers jours, les affrontements ont contraint 8.000 civils à abandonner leurs habitations". Les agents humanitaires sont quotidiennement attaqués, tandis que "de nouvelles lignes de combats s'ouvrent constamment dans de nouvelles zones". Les forces de sécurité gouvernementales utiliseraient des hélicoptères peints en blanc, la couleur des appareils des forces neutres, de l'Union africaine, des Nations unies et des groupes de secours humanitaire. "C'est une violation des principes internationaux et une menace directe contre le personnel de l'Onu et des organisations non gouvernementales qui ne peuvent pas être attaqués". Entre temps, le gouvernement central soudanais - selon des sources anonymes rapportées par le Sudan Tribune – prendrait part à des colloques secrets à Asmara et à Tripoli avec des délégués de la faction d'Al-Nur ; il y écouterait des revendications du groupe pour le convaincre à signer l'accord de paix proposé par l'UA.
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CICR – Bulletin°06/43 du 11 juillet 2006
Dernier rapport des activités du CICR sur le terrain Protéger les moyens de subsistance : des semences et des outils pour les familles rurales Afin d'aider les personnes résolues à rester chez elles plutôt que de chercher refuge dans un camp, le CICR a distribué, en mai et juin, du matériel agricole et des semences pour les cultures de base (comme le millet et le sorgho) à 23 695 familles. Les villages qui en ont bénéficié sont notamment West Thabit et Furnong, au Darfour Nord, Abata et Fase, au Darfour Ouest, et Tarantawra, Tore, Sulell, Lebe et Fugli, au Darfour Sud. Selon le principe qui sous-tend ce programme, l'apport d'un soutien à l'agriculture encourage l'autonomie en aidant la population à reprendre la production alimentaire et les activités agricoles traditionnelles. Cela permet aussi d'éviter que les communautés deviennent dépendantes de l'aide. Les agriculteurs ayant bénéficié des distributions de juin étaient ceux dont les dernières récoltes n'étaient pas suffisantes pour répondre à leurs besoins. Parallèlement à cela, le CICR mène des activités de protection, rassemblant des preuves à l'appui d'allégations de mauvais traitements et établissant des contacts de nature confidentielle avec les organismes compétents. Assistance : le CICR passe le relais de la distribution de vivres dans certaines parties du Darfour Au total, 200 000 personnes dans l'ensemble du Darfour ont reçu 2 300 tonnes de vivres en juin (sorgho, lentilles, huile, sel et sucre). Au Darfour Nord, des distributions de vivres ont eu lieu régulièrement à Jebel Si, West Thabit, dans la zone rurale de Tawilla et à Furnong. Entre fin mai et mi-juin, le CICR a effectué sa dernière distribution, destinée à 57 800 personnes dans la ville de Seleia et les villages environnants, au Darfour Ouest. Le Programme alimentaire mondial (PAM) a pris la relève à Seleia à compter du 1er juillet, ce qui permet au CICR de se concentrer sur d'autres activités dans la région. Santé animale : formation para-vétérinaire et campagnes de vaccination du bétail Le CICR a organisé, en mai et juin, une formation de base à l'intention de 30 agents communautaires de santé animale au Darfour Nord. Ces cours sont fondés sur le programme officiel national de formation vétérinaire et dispensés en étroite collaboration avec le ministère des Ressources animales et de la Pêche. Les agents paravétérinaires nouvellement formés reçoivent chacun une trousse de mise en marche qui contient du matériel de base et des médicaments à usage vétérinaire pour l'installation de petits dispensaires vétérinaires dans leur communauté d'origine ; ils disposeront ainsi plus rapidement de médicaments de qualité dans les zones d'élevage. Autre activité menée pour garantir la santé animale dans les communautés dont les moyens de subsistance dépendant des troupeaux : une campagne de vaccination du bétail a été effectuée en juin dans la région de Malam et Gardud, au Darfour Sud. Là encore, le CICR a travaillé en étroite collaboration avec le ministère des Ressources animales et de la Pêche , qui a fourni des vaccins gratuitement. Avant cette campagne, le CICR avait organisé un cours de remise à niveau pour 16 agents communautaires de santé animale qui avaient suivi une formation paravétérinaire en 2005 et étaient engagés pour vacciner les bêtes. Plus de 100 000 animaux ont été vaccinés à ce jour. Eau et habitat : terminer les projets en juin, avant l'arrivée des pluies Le CICR a achevé la rénovation de la maison d'accueil des familles rattachée au centre orthopédique de Juba avant le transfert, à Juba, des services d'appareillage orthopédique de l'hôpital de Lopiding à Lokichokio (Kenya), à la fin du mois de juin. Le CICR a installé ou réparé 34 pompes manuelles dans 17 zones d'installation. L'institution a également construit des puits dans deux damrats (villages ou campements), à proximité de Gorne, au nord-est de Zalingei, et réparé un bassin à Umleyuna, près de Kutum. Ces activités font partie d'une opération du CICR destinée à fournir de l'eau à environ 1,5 million d'habitants et de personnes déplacées sur l'ensemble de Darfour. La priorité est donnée à la rénovation des pompes et des bassins. Recherche des personnes portées disparues et service
d'échange de nouvelles familiales : aider les membres d'une
famille dispersée à rester en contact Les
volontaires du Croissant-Rouge soudanais chargés de la
recherche des personnes portées disparues, ainsi que les délégués
et employés locaux du CICR, ont recueilli Sud-Soudan : l'hôpital de Lopiding, dans le nord du Kenya – la fin d'une époque pour le CICR Après avoir durant 19 ans soigné les personnes blessées au cours du conflit armé au Sud-Soudan, l'hôpital de campagne de Lopiding, à Lokichokio, a été remis aux autorités kenyanes le 30 juin : une des plus longues opérations jamais menées par le CICR dans le cadre d'un hôpital chirurgical de campagne prenait alors fin. Pendant toutes ces années, des Soudanais, des Kenyans et des centaines de personnes qualifiées venues du monde entier ont travaillé dans cet hôpital. Au plus fort de son activité, Lopiding était sans doute le plus grand hôpital de campagne non militaire du monde, et durant les pires moments du conflit armé au Sud-Soudan, il a pu augmenter sa capacité jusqu'à 700 lits. Les équipes chirurgicales du CICR ont effectué quelque 60 000 opérations sur 36 000 patients.
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Situation « intenable » au Darfour, affirme Jan Egeland
Nations Unies , New York , 11 Juillet 2006 La situation au Darfour est « totalement intenable », a déclaré aujourd'hui le responsable des opérations humanitaires des Nations Unies, Jan Egeland, qui a souligné l'urgence de la mise sur pied d'une mission des Nations Unies alors que les factions rebelles sont maintenant principalement responsables des exactions. « La situation au Darfour ne va pas dans le bon sens. Nous avons un accès légèrement amélioré dans le Sud-Darfour, mais il est désormais difficile dans le Nord et Ouest Darfour », a déclaré aujourd'hui Jan Egeland, Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d'urgence de l'ONU, lors d'une conférence de presse à New York. «La sécurité est inexistante pour la population civile, comme pour les travailleurs humanitaires », a-t-il affirmé. Fait nouveau, les combats les plus importants ont lieu désormais entre les membres du mouvement rebelle de l'ALS (Armée de libération du Soudan). La faction conduite par Mini Minawi, qui a, de façon positive, signé l'accord de paix sur le Darfour avec le gouvernement soudanais a ainsi attaqué un village abritant une de ses factions qui entend poursuivre le combat, le 'G19' et la faction Abdul Wahid. « Ces combats ont déplacés 8.000 civils au cours des 10 jours seulement », a dit Jan Egeland. Le Coordonnateur humanitaire a souligné que les meurtres, les viols massifs et les pillages se poursuivaient. « Il est désolant de voir que l'ALS est en train de faire exactement ce qu'elle reproche aux janjawids », a dit Jan Egeland. Interrogé sur le fait que l'accord de paix d'Abuja aurait aggravé la situation, Jan Egeland en a défendu le contenu mais a ajouté qu'un accord de paix renforçait toujours les tensions dans un premier temps. Après des mois de négociations, un accord de paix a été signé le 5 mai dernier à Abuja, entre certains mouvements rebelles du Darfour, notamment l'Armée de libération du Soudan (ALS), et le gouvernement soudanais Néanmoins, la faction Abdul Wahid de l'ALS et le Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), deux importants mouvements rebelles du Darfour, ont refusé de s'y associer du «Par ailleurs », a annoncé Jan Egeland, « les attaques se poursuivent quotidiennement contre le personnel humanitaire ». Le Secrétaire général adjoint a notamment fait état du meurtre d'un travailleur humanitaire de l'ONG 'CARE' cette semaine dans le camp de Kalma, près de Nyala, et du pillage de camions du Programme alimentaire mondial Par ailleurs OXFAM a dû interrompre ses opérations dans deux de ses six bureaux du Nord Darfour après l'enlèvement d'un de ses membres nationaux. Jan Egeland a aussi confirmé que le gouvernement soudanais utilisait pour ses opérations militaires et ses forces de sécurité des hélicoptères blancs, de la même couleur que ceux de l'ONU et des ONG. « C'est une violation du droit international et cela constitue une menace pour nos personnel qui se déplacent dans des véhicules de cette couleur pour annoncer leur neutralité », a-t-il déploré. Face à la dégradation de la situation, qu'il a qualifiée de « totalement intenable », le Secrétaire général adjoint a plaidé une fois de plus pour l'envoi au plus vite d'une mission des Nations Unies sur le terrain. A cet égard, Jan Egeland a rejeté les critiques provenant des milieux gouvernementaux soudanais consistant à considérer la future mission comme une opération occidentale. Le président Béchir du Soudan s'est en effet pour l'instant opposé à l'idée d'une telle force. « Les plus importants contributeurs de troupes à la future mission proviennent de l'Asie du Sud Est et de l'Afrique, les pays européens et occidentaux, une fois de plus, n'ayant pas contribué de troupes. Il est donc faux de dire que la force serait une force occidentale », a souligné Jan Egeland. Revenant d'une mission d'évaluation effectuée sur le terrain, Jean-Marie Guéhenno, Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, expliquait à la fin du mois de juin qu'il espérait pouvoir déployer une force des Nations Unies au Darfour qui serait composée de trois brigades, comprenant chacune trois à cinq bataillons, à partir du mois de janvier 2007 Il avait aussi appelé une fois de plus au renforcement immédiat de la force de l'Union africaine (UA) déployée au Darfour jusqu'au mois de décembre. Le Darfour est ravagé depuis février 2003 par une guerre civile qui a fait au moins 200.000 morts et plus de 2 millions de déplacés. Le Secrétaire général plaide depuis le mois de janvier pour le déploiement de casques bleus au Darfour. Le Conseil de sécurité a donné son feu vert au mois de mars.
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Simon Deng : noir, chrétien et esclave au Soudan
Témoignage recueilli par Caroline Fourest, initialement paru dans Charlie Hebdo le 1er juin 2005, mais publié 10 juillet 2006 par le Centre d'Information et de documentation sur la démocratie au Moyen-Orient A l'heure où l'histoire de l'esclavage subit les réécritures les plus indignes, où l'on s'écharpe pour savoir quelle date sera la plus appropriée pour commémorer le passé, il n'est pas inutile de rappeler que l'esclavage continue d'être pratiqué dans des pays comme la Mauritanie ou le Soudan, souvent au nom de l'islam. « Les djihadistes de Khartoum ont voulu imposer une culture arabe dans un pays majoritairement peuplé de noirs » Le 18 avril dernier, alors que la Commission des droits de l'Homme de l'ONU s'apprêtait une fois de plus à rejeter une résolution condamnant les actions au Soudan sur pressions des pays islamiques, trois ONG (International Humanist and Ethical Union, Association for World Education et Association of World Citizens) organisaient un colloque en marge de la commission sur les « victimes du djihad ». Devant une salle émue aux larmes, Simon Deng a raconté comment il avait été réduit en esclavage - parce que noir et chrétien - par le régime arabe islamiste de Khartoum. Extraits. "Mon nom est Simon Aban Deng. Je suis soudanais, shiluk de par la tribu, chrétien de par la religion. Mon peuple a été soumis au meurtre de masse, à l'esclavage, au viol systématique, à la persécution religieuse, à la famine imposée, à la dislocation, à l'exil. Nous sommes victimes d'un génocide, physique et culturel. Nous avons été annihilés en tant qu'êtres humains parce que appartenant à une culture différente. Tout cela ne nous est pas tombé dessus par hasard : nous avons été et restons les victimes du régime djihadiste de Khartoum. Durant les deux génocides commis par les islamistes, nos pertes ont été énormes. De 1955 à l'indépendance de 1973, 1,5 million de Soudanais chrétiens ont été éliminés par le gouvernement pro-arabe de Khartoum. De 1983 jusqu'au récent traité de paix, 2 millions d'êtres humains du Sud-Soudan ont perdu la vie dans ce que le régime de Khartoum a appelé "une guerre sainte contre les infidèles". Oui, je suis un infidèle selon leur définition. Je pense que bon nombre d'entre vous le sont aussi. Nous, les Noirs "infidèles" du Sud, chrétiens et autres non-musulmans, nous avons refusé d'obéir aux lois islamiques, nous avons refusé d'être arabisés. « J'ai été enlevé et donné à une famille arabe comme "cadeau". » Pour cette raison, mesdames et messieurs, j'ai été une victime de l'esclavage arabe au Soudan. A neuf ans, mon village a été pillé par les troupes arabes payées par Khartoum. Alors que je courais me réfugier dans la savane pour échapper au massacre, j'ai vu mes amis d'enfance se faire abattre. Les vieux et les malades étaient brûlés vifs dans leur hutte. Les troupes arabes ont fini par me trouver. J'ai été enlevé et donné à une famille arabe comme "cadeau". Quand vous me regardez, mesdames et messieurs, voyez-vous un cadeau ? Est ce que je ressemble à un objet ou à un produit ? « Maintenant, s'est au tour du Darfour. » J'ai été un enfant esclave pendant plusieurs années. J'ai été battu à maintes reprises pour un oui ou pour un non. Parfois même par caprice des enfants de mon "maître". Je travaillais durement et j'ai dû subir de nombreuses humiliations. Alors que j'avais été un enfant adoré dans ma famille, j'ai dû m'habituer à dormir avec les animaux et à nettoyer la terre où je dormais. Je ne mangeais que les restes dans les plats de mon "maître". Je me levais le premier et me couchais le dernier, après avoir accompli toutes les tâches domestiques. La vie d'un esclave est comme l'enfer, mais il n'y a aucune honte à avoir été un esclave : ce n'est pas un choix. Celui qui devrait avoir honte, c'est celui qui s'est proclamé le "maître". Si quelqu'un doit ressentir de la honte, ce sont les intégristes musulmans du régime de Khartoum et leurs alliés dans le monde musulman. Il est important de ne jamais oublier que les chrétiens africains du Soudan méridional sont victimes de l'islamisme. La guerre contre nous a été et reste conduite au nom du djihad. Il y a 2 ou 3 millions de réfugiés du Sud-Soudan. Ils sont traités comme des chiens. Ils ne sont pas même considérés comme des citoyens, parce qu'au Soudan la citoyenneté est basée sur la religion et que seuls les musulmans y ont droit. Les Africains "infidèles" de cette nation ne sont pas considérés comme étant de pleins citoyens, bien que presque 90 % de la population soit noire. C'est le grand défi des djihadistes de Khartoum : Arabes et Soudanais, ils ont voulu imposer une culture arabe dans un pays majoritairement peuplé de Noirs. Ils ont effectué leur travail avec une grande efficacité grâce aaux armes fournies par leurs amis dans le monde arabe. Quand ils commenttaient leur génocide contre nous dans le Sud, le monde a simplement regardé ailleurs. Quand des millions de Noirs africains étaient abattus et des centaines de milliers d'enfants soudanais étaient asservis, le monde était indifférent. Même l'ONU a tourné le dos. Maintenant, c'est au tour du Darfour. Certains observent, mais la plupart sont habitués à ne plus regarder... « Combien de temps le monde laissera les "infidèles" être abattus et asservis au nom du djihad ? » Mesdames et messieurs, je pose cette question en tant que vicitme de l'esclavage au Soudan : combien de temps le meurtre, l'esclavage, la persécution religieuse, le viol systématique, la famine imposée et "le nettoyage ethnique et religieux" vont-ils continuer ? Quand ceux qui ont le pouvoir d'agir et d'arrêter ces crimes vont-ils le faire ? Je le demande pour mes compagnons chrétiens et animistes du Sud Soudan. Ma voix est leur voix. Combien de temps le monde laissera les "infidèles" être abattus et asservis au nom du djihad ? Combien de temps le monde se taira pour ne pas offenser les meurtriers et les défenseurs de l'esclavage ? ».
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La France débloque 4 millions d'euros supplémentaires en faveur du règlement de la crise du Darfour
Xinhua, 10 juillet 2006 Le ministère français des Affaires étrangères a annoncé lundi que la France avait décidé de débloquer 4 millions d'euros d'aide supplémentaires pour le Darfour, une province de l'ouest du Soudan ravagée par une terrible guerre civile depuis 2003. Lors d'un point de presse, le porte-parole du ministère Jean- Baptiste Mattéi a déclaré que la France est aussi "prête à apporter son concours à la sécurité" des camps de réfugiés situés au Tchad voisin "dans le cadre d'une action collective". Le porte-parole a ajouté que deux millions d'euros sont destinés à une aide alimentaire, tandis que deux autres à la Force de paix de l'Union africaine (UA), déployée au Darfour. L'effort de la France pour le Darfour depuis 2003 s'élève à 120 millions d'euros, sous forme d'aide bilatérale ou transitant par l'Union européenne (UE), a souligné le porte-parole. Ces annonces du ministère français interviennent alors qu'un collectif français, Urgence Darfour, organise lundi soir à Paris un rassemblement avec notamment des intellectuels et des artistes pour lutter contre le silence qui entoure "le premier génocide du XXIème siècle". Ce collectif réclame de la France qu'elle augmente massivement son aide humanitaire au Darfour et fasse voter en urgence au Conseil de sécurité une nouvelle résolution sur ce conflit. M. Mattéi a indiqué à ce sujet que le Conseil de sécurité, qui est présidé en juillet par la France , "travaille en ce moment même sur une nouvelle résolution concernant le Darfour". Selon lui, la France est particulièrement attentive à la situation qui prévaut dans les camps de réfugiés au Tchad et sera prête à apporter son concours à la sécurité de ces camps dans le cadre d'une action collective. Plus de 200 000 Soudanais fuyant la guerre civile qui ravage le Darfour depuis 2003 et qui a fait bien des morts, sont répartis dans douze camps dans l'est du Tchad, frontalier du Soudan. Des groupes armés et des milices pro ou anti-gouvernementales venues du Soudan, ainsi que des rebelles tchadiens, sévissent dans la région, et le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) a demandé que ces camps ne soient pas utilisés comme viviers de recrutement. Fin
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Arrivée d'une délégation tchadienne de haut niveau à Khartoum
Jeune Afrique, 10 juillet 2006 Le ministre tchadien des Affaires étrangères, Ahmed Allami est arrivé lundi à Khartoum, au Soudan, à la tête d'une délégation de haut niveau porteur d'un message du président Idriss Deby à son homologue soudanais, Omar Hassan Al- Bachir, rapporte l'Agence libyenne de presse JANA. Selon l'agence, cette visite entre dans le cadre de la mise en application de "ce qui a été convenu" entre les deux dirigeants lors de leur rencontre début juillet à Banjul, en Gambie, sur initiative du colonel Mouammar Kadhafi, en marge du 7ème sommet de l'Union africaine. Lors de cette rencontre, les deux chefs d'Etat avaient notamment convenu de mettre sur pied une commission bilatérale devant se réunir dans les plus brefs délais en vue d'élaborer les dispositions nécessaires à la normalisation des relations entre N'Djamena et Khartoum. Ils avaient également réaffirmé leur adhésion à la déclaration et à l'accord de Tripoli issus du mini-sommet africain sur l'apaisement de la tension entre leurs deux pays tenu le 8 février 2006 dans la capitale libyenne, et souligné l'importance du rôle pionnier du leader libyen dans la normalisation de leurs relations et la mise à plat des causes de tension entre eux. On rappelle que le colonel Kadhafi effectue cette médiation en sa qualité de haut parrain de la paix dans l'espace de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD), un regroupement régional dont il assure actuellement la présidence en exercice.
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Le Conseil de sécurité préoccupé par les conséquences de la violence au Darfour sur la Centrafrique
Nations Unies, Conseil de Sécurité, 7 juillet 2006 Dans une déclaration à la presse, le Conseil de sécurité s'est déclaré aujourd'hui « gravement préoccupé » par le fait que la persistance de la violence au Darfour et la détérioration des relations entre le Tchad et le Soudan pourraient avoir « un impact négatif sur la sécurité et la stabilité de la République centrafricaine ». Le Conseil de sécurité a souligné l'importance qu'il attache à « la mise en ?uvre de l'accord de Tripoli du 8 février 2006 par les parties signataires », réitéré « le respect de l'intégrité territoriale de la République centrafricaine » et appelé tous les États de la région à « coopérer en vue d'assurer la stabilité régionale », a déclaré le président pour le mois de juillet, l'ambassadeur de la France , Jean-Marc de la Sablière , devant les journalistes. « Les membres du Conseil de sécurité ont invité les autorités centrafricaines à accélérer leurs efforts de restructuration des Forces armées nationales », a encore affirmé le président. Le Conseil a par ailleurs exprimé sa préoccupation devant « le développement de la pauvreté dans le pays, la fragilité du redressement économique et la détérioration de la situation humanitaire ». Les membres du Conseil ont en conséquence invité les autorités centrafricaines à poursuivre leurs efforts visant à réformer les finances publiques et à améliorer la gouvernance. Ils ont également appelé les partenaires bilatéraux et les institutions internationales à « renforcer leur appui aux efforts des autorités centrafricaines et à fournir à ce pays toute l'aide humanitaire nécessaire ». Le Conseil de sécurité a enfin appelé les autorités centrafricaines et tous les acteurs politiques à régler leurs différends « de façon pacifique et par le dialogue » et à ?uvrer pour la paix et la cohésion nationale « dans le strict respect des droits de l'homme et de l'état de droit ». A cet égard, les membres ont demandé aux autorités centrafricaines de « mettre un terme à l'impunité en traduisant devant la justice les responsables de violations des droits de l'homme ». La déclaration a été faite à l'issue de consultations à huis clos sur la situation en République centrafricaine au cours desquelles le Représentant spécial du Secrétaire général, le général Lamine Cissé, a dressé un bilan de la situation dans le pays.
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Sud-Soudan : 10 000 réfugiés déjà rapatriés par le HCR
Nations Unies, Centre de Nouvelles, 7 juillet 2006 Une étape a été franchie cette semaine au Sud-Sudan avec le rapatriement du 10 000e réfugié soudanais, dans le cadre d'un programme lancé en décembre par l'agence des Nations Unies pour les réfugiés, après la signature de l'accord de paix entre le Sud et le Nord du pays. Le dernier convoi du Haut Commissariat des Nations Unies aux réfugiés (HCR) , arrivé au Sud-Soudan mardi, qui transportait 262 Soudanais venant de Moyo dans le nord de l'Ouganda, a porté le nombre de personnes rapatriées à 10 113, a indiqué le porte-parole de l'agence William Spindler, lors d'une conférence de presse donnée aujourd'hui au Palais des Nations à Genève. Il s'agissait du 7e convoi de rapatriement depuis mars de l'Ouganda vers le Sud-Soudan, lorsque l'agence des Nations Unies pour les réfugiés et les gouvernements ougandais et soudanais ont signé un accord tripartite de rapatriement. Le HCR a également organisé le rapatriement des réfugiés soudanais depuis les pays voisins tels que l'Ethiopie, le Kenya, la République démocratique du Congo et la République centrafricaine ( dépêche du 24.02.0 et dépêche du 16.01.06). Des centaines de milliers de personnes ont fui le Sud-Soudan dans les années 80 et 90 pour échapper aux combats entre l'Armée populaire de libération du Soudan (SPLA) et le gouvernement du Soudan. Après la signature, en janvier 2005 à Nairobi, d'un accord de paix entre les rebelles et Khartoum, qui a mis fin à 21 ans de guerre civile entre le Nord et le Sud du Soudan, les opérations de rapatriement ont pu commencer. Il y a toujours quelque 340 000 réfugiés soudanais dans des camps situés dans les pays voisins.
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Les conditions de l`Ouganda pour l`amnistie du chef de la LRA
Angola Presse, 6 juillet 2006 L`Ouganda n`accordera l`amnistie totale au chef rebelle de l`Armée de résistance du Seigneur (LRA), Joseph Kony, que si ce dernier renonce au terrorisme et réponde positivement aux négociation de paix prévues la semaine prochaine au Sud-Soudan, a indiqué mardi un communiqué du gouvernement ougandais. Le communiqué précise que M. Museveni s`est entretenu avec Walter Kalin, le représentant du secrétaire général de l`ONU pour les droits de l`Homme et les personnes déplacées internes (IDP). M. Kony et plusieurs autres officiels de la LRA , qui ont combattu le gouvernement ougandais à partir du nord du pays ces vingt dernières années, ont été inculpés pour crimes de guerre par la Cour pénale internationale (CPI). D`après certaines informations, M. Kony s`est réfugié dans une réserve de chasse du nord-est de la RD Congo , d`où le gouvernement sud-soudanais de Salva Kiir a eu des contacts avec lui et l`a convaincu de participer aux négociations de paix. Comparant les atrocités commises par la LRA à celles commises durant la seconde guerre mondiale par le chef nazi, Adolphe Hitler, le président ougandais a dit que "la noble cause de juger Kony devant la CPI avait été trahie par le refus de l`ONU
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Le Soudan rejette la demande de l'émissaire de l'ONU de modifier l'accord de paix au Darfour
Xinhuanet Khartoum, 3 juillet 2006 Le ministre soudanais des Affaires étrangères, Lam Akol, a rejeté lundi la demande d'un émissaire des Nations unies, qui souhaitait ajouter des éléments à l'accord de paix signé le 5 mai dernier entre le gouvernement et un important groupe rebelle. "Une adjonction constitue un amendement" que "nous n'accepterons jamais" a déclaré Lam Akol, de retour de Banjul, capitale de la Gambie , où il a accompagné le président soudanais Omar al-Bachir à un sommet africain. Toute modification à l'accord de paix au Darfour (APD) doit être agréée par toutes les parties qui ont signé cet accord, a-t- il souligné. Jan Pronk, le représentant spécial au Soudan du secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a déclaré lundi que "beaucoup d'éléments pourraient être ajoutés à l'APD", appelant les parties en conflit à appliquer l'APD en temps et en heure et à en élargir le cercle de soutien. Les modifications pourraient inclure "des garanties de sécurité internationale crédibles, un désarmement visible des Janjaweed, des dédommagements plus importants et une reconstruction tangible des zones où vivaient les réfugiés et les personnes déplacées avant d'en avoir été chassées" a déclaré Pronk. L'émissaire a noté que "l'élargissement et la mise en œuvre devraient aller de pair", ajoutant que "les adjonctions et les améliorations nécessaires devraient s'inscrire dans le cadre du dialogue au Darfour".
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Le parlement soudanais ratifie l`accord de paix sur le Darfour
Angola Presse, 3 juillet 2006 L`Assemblée nationale soudanaise a ratifié l`Accord de paix sur le Darfour (DPA) conclu entre le gouvernement de Khartoum et le principal mouvement rebelle du Darfour afin de mettre un terme à trois années de combats dans la région ouest du pays. Khartoum et le Mouvement de libération du Soudan (SLM) de Minani Arkua Minnawi avaient signé l`accord le 5 mai 2006 à Abuja, la capitale fédérale du Nigeria, sous l`égide de l`Union africaine (UA). Deux autres groupes, une faction du SLM dirigée par Abdulwahid al-Nur, et le Mouvement pour la justice et l`égalité (JEM), n`avaient toutefois pas signé l`accord jusqu`à l`expiration de la date butoir du 31 mai. Lors d`une session présidée par le président du parlement Ahmed Ibrahim Tahir, le parlement s`est prononcé samedi à la majorité en faveur de l`accord de paix facilité par l`UA. Le parlement a réaffirmé son soutien à cet accord en demandant à la communauté internationale et aux organisations mondiales de respecter leurs promesses d`apporter une aide matérielle pour la reconstruction de cette région dévastée. Les combats au Darfour ont éclaté au début de l`année 2003 du fait, selon les rebelles, de "la marginalisation" du peuple de la région. Environ 200.000 personnes sont mortes et plus d`un million sont devenues des déplacées internes suite à ces combats. Par ailleurs, le Conseil de paix et de sécurité de l`UA a décidé d`imposer des sanctions ciblées, dont l`interdiction de voyager et le gel des avoirs, à toutes les personnes ou groupes portant atteinte au DPA. Cette décision est intervenue à l`issue d`une réunion du Conseil à Banjul, en Gambie, hôte du septième sommet de l`UA, du 1er au 2 juillet. Le Conseil a demandé au président de la Commission de l`UA d`établir la liste de ces personnes ou groupes, et de la mettre à la disposition des Etats membres et autres membres concernés de la communauté internationale dont le Conseil de sécurité de l`ONU. |
Kofi Annan appelle le Soudan à accepter la mission de l'Onu
Nouvel Observateur avec Reuters, 3 juillet 2006 par Alistair Thomson et Barry Moody Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a tenté de convaincre le dirigeant soudanais Omar Hassan al Bachir de revenir sur son refus du déploiement d'une force de maintien de la paix dirigée par l'Onu au Darfour. Annan, qui a rencontré Bashir en marge du sommet de l'Union africaine (UA), avait déclaré samedi que le Darfour était "un des pires cauchemars de l'histoire récente". Le sommet de l'UA, qui se tient ce week-end dans la capitale de la Gambie , est largement consacré aux conflits dans la région soudanaise du Darfour et en Somalie. Annan espère convaincre Bashir d'accepter le plan de l'UA consistant à transférer le rôle de maintien de la paix au Darfour à une force de casques bleus de l'Onu d'ici le 30 septembre. Actuellement, c'est une mission de l'UA, qui compte 7.000 hommes et manque de ressources, qui est chargée de cette tâche. Bashir a plusieurs fois refusé l'intervention de toute troupe étrangère. Des dizaines de milliers de personnes ont pourtant été victimes de meurtres, de viols ou de pillages durant ces trois dernières années dans la province du Darfour, et 2,5 millions de Soudanais ont dû rejoindre des camps de réfugiés. Les puissances occidentales, l'Onu et les observateurs estiment que seule une force des Nations unies pourrait mettre fin à cette situation mais à Banjul, plusieurs diplomates considèrent que la communauté internationale n'a aucun moyen de pression sur le Soudan. Khartoum a déjà déclaré que le déploiement serait considéré comme une invasion occidentale, attirerait les activistes islamistes et créerait une situation semblable à la confusion irakienne. Les attaques continuent A Banjul, le président de la commission de l'UA, Alpha Oumar Konaré, s'est prononcé pour que l'accord de paix conclu le 5 mai entre le gouvernement de Khartoum et un mouvement rebelle du Darfour soit appliqué "sans délai". Mais deux autres groupes rebelles n'ont pas signé cet accord et les attaques continuent. Konaré a aussi souligné que le conflit entre le Soudan et le Tchad, pays frontalier du Darfour, aggravait le conflit. Selon des sources libyennes, Bashir et le président tchadien Idriss Deby se sont rencontrés samedi sous la médiation du dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi. Lors de ce sommet, l'UA a par ailleurs apporté son soutien au fragile gouvernement intérimaire somalien, fortement menacé par l'avancée des milices islamistes qui ont déjà pris le contrôle de Mogadiscio et d'une grande partie du sud du pays. Mais les chances de régler le conflit semblent minces. L'UA, qui a appelé au dialogue entre les parties, a prévenu qu'elle ne négocierait pas directement avec les islamistes; le gouvernement intérimaire a estimé de son côté que les positions radicales prises par les nouveaux maîtres de Mogadiscio compromettent les négociations prévues en juillet. L'UA va également étudier un rapport de juristes africains recommandant que l'ancien dirigeant tchadien Hissène Habré, accusé d'assassinats politiques, soit jugé en Afrique plutôt qu'en Belgique. Habré a été chassé du pouvoir par Deby en 1990. Deux ans plus tard, une commission nationale d'enquête concluait que le gouvernement d'Habré était responsable de 40.000 assassinats politiques et de 200.000 cas de torture.
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Le Soudan s`oppose au déploiement des forces de l`ONU au Darfour
Angola presse, 2 juillet 2006 Le gouvernement soudanais va s`opposer catégoriquement au déploiement des forces de maintien de la Paix de l`ONU qui vont remplacer celles de l`Union africaine (UA) basées au Darfour (nord ouest du Soudan), a indiqué un diplomate soudanais. Dans un entretien au quotidien "The New Times" paraissant à Kigali, le diplomate soudanais, Ismail Dahab Mohamed, basé à Kampala (Ouganda) a souligné que son pays ne fermera pas les yeux devant ce genre de maneouvre en acceptant le déploiement des forces onusiennes de maintien de la paix au Darfour. "Le gouvernement de Khartoum va désormais mobiliser l`Union africaine à manifester sa solidarité pour s`opposer à toute éventuelle décision d`envoyer les casques bleus de l`ONU auDarfour", a-t-il dit. "Nous entretenons les relations de bon voisinage avec le Rwanda et le Burundi, deux pays qui ont des contingents au Darfour", a indiqué M. Dahab estimant qu`il n y`a aucune raison tangible qui devra pousser l`ONU à intervenir dans cette région meurtrie par des conflits fratricides interethniques. Selon lui, en constituant un front commun avec l`UA, il sera possible d`intervenir au Darfour pour bloquer toute éventuelle arrivée des casques bleus dans la région car, a-t-il ajouté, les forces de l`Union africaine ont besoin seulement d`un appui financier et logistique pour accomplir leur mission. "Le gouvernement soudanais estime que l`ONU n`est pas une solution pour arrêter ces conflits meurtriers", a ajouté Dahab persuadé que la seule alternative sera de prolonger le mandat des forces de l`Union africaine qui ont déjà fait leur preuve dans le rétablissement de la stabilité dans la région. Outre le Rwanda, l`UA a accepté de renforcer sa mission de 150 observateurs chargés de la surveillance du cessez-le-feu au Darfour et appuyée par une force de protection de 300 hommes. |
Réunion de l'Union Africaine à Banjul
Le Monde, 2 juillet 2006 par Philippe Bernard
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L'Union africaine une nouvelle fois empêtrée sur le Darfour
Nouvel Observateur avec A.P., Banjul, 2 juillet 2006 Des dizaines de chefs d'Etat africains se sont retrouvés dimanche, au deuxième et dernier jour du sommet de l'Union africaine à Banjul, consacré principalement à la situation du Soudan et de la Somalie. Samedi soir, le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan, lui-même Ghanéen, avait dressé un constat sans complaisance sur les failles du continent. Notant que la guerre en cours au Darfour (ouest du Soudan) est "l'un des pires cauchemars de l'historie récente", il a jugé que ce n'était là qu'un des défis auxquels l'Afrique est confrontée. "Ne nous mentons pas. Dans l'ensemble, le nombre d'Africains vivant dans la pauvreté la plus extrême ne cesse de croître. L'extension du sida continue à être plus rapide que nous efforts pour l'arrêter. Les conflits au Darfour, en Côte d'Ivoire, en Somalie et dans le nord de l'Ouganda continuent à défier les efforts en vue d'une solution". Avant de se séparer, les dirigeants de l'UA devraient une nouvelle fois presser Khartoum d'accepter le déploiement au Darfour d'une force de l'ONU, afin de prendre le relais d'un contingent de l'UA qui n'en peut mais. Le gouvernement soudanais s'y refuse toujours, et l'UA hausse le ton: elle refuse de prolonger son mandat au-delà de septembre, et compte désormais prendre des sanctions ciblées contre toute personne faisant obstacle à la paix au Darfour. L'UA a par ailleurs reçu le soutien de deux invités de marque, le Vénézuélien Hugo Chavez et l'Iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui en ont profité pour se livrer à leurs diatribes anti-occidentales, sous couvert de dénonciation de l'esclavage. Kofi Annan a rencontré le président iranien en marge du sommet, sur la question du nucléaire iranien. |
L`UA et l`ONU invitées à protéger les civils dans l`Est du Tchad
Angola Presse, Dakar, 1 er juillet 2006 Alors que les dirigeants de l`Union africaine préparent leur sommet en Gambie et que le Conseil de sécurité discute du déploiement de casques bleus de l`ONU au Darfour, Amnesty International (AI) réclame une action urgente de la part de la communauté internationale pour protéger les civils de l`Est du Tchad des attaques transfrontalières lancées à partir du Soudan. "C`est une véritable occasion, aussi bien pour l`Union africaine que les Nations unies, de réagir de manière coordonnée et efficace à la crise des droits de l`homme de longue date au Darfour, une crise qui s`étend désormais au-delà de la frontière au Tchad et qui pourrait déstabiliser la région", a déclaré Irene Khan, la secrétaire générale d`Amnesty International. "Le gouvernement tchadien doit assumer ses responsabilités pour garantir le protection de ses populations civiles et requérir l`assistance d`une force internationale si nécessaire", a-t-elle ajouté, mercredi, dans un communiqué de presse. Ce communiqué est rendu public alors qu`Amnesty International vient de diffuser un enregistrement vidéo montrant crûment les meurtres et les destructions perpétrés le long de la frontière du Tchad avec le Soudan, tout en publiant un rapport analysant ces abus et soulignant l`incapacité des gouvernements à assumer leurs responsabilités |
Des groupes armés sèment la désolation le long de la frontière soudanaise
Libération Afrique, 1 er juillet 2006 Les gouvernements du Tchad et du Soudan soutiennent des groupes armés qui commettent de graves crimes contre les civils dans l'est du Tchad, a déclaré Human Rights Watch dans un document d'information publié aujourd'hui. Le document d'information de 28 pages de Human Rights Watch du 22 juin 2006 intitulé, Violence au-delà des frontières : Les droits de l'homme en crise dans l'est du Tchad , rapporte la détérioration sévère de la situation des droits de l'homme du côté tchadien de la frontière entre le Tchad et le Soudan. Les milices Janjaweed, soutenues par le gouvernement soudanais, y lancent des raids en toute impunité, et les rebelles du Darfour, opposés à Khartoum y recrutent de force des réfugiés soudanais, dont des enfants, pour combattre dans leurs rangs. Des centaines de civils tchadiens ont été tués au cours des dernières semaines lors d'attaques par des milices soudanaises et des combattants tchadiens alliés, et plus de 50 000 personnes ont été déplacées. « Les civils dans l'est du Tchad sont piégés entre le carnage du Darfour et la spirale infernale qui entraîne le Tchad dans le chaos , » a déclaré Peter Takirambudde, directeur de la division Afrique à Human Rights Watch. « Khartoum et N'djamena doivent immédiatement mettre fin au soutien apporté aux groupes armés qui, des deux côtés de la frontière, causent des dommages aux civils. » Le soutien du gouvernement tchadien aux opérations des rebelles du Darfour, notamment le recrutement de réfugiés dans les camps, semble être lié aux tentatives du gouvernement de faire échouer les efforts des rebelles visant à renverser le Président Idriss Déby. Les rebelles tchadiens, apparemment avec le soutien du gouvernement soudanais, ont, depuis fin 2005, utilisé le Darfour comme base arrière pour attaquer des villes tchadiennes. Lors de l'attaque la plus grave le 13 avril, les forces rebelles tchadiennes ont assiégé N'djamena, la capitale du Tchad mais ont été repoussés par l'armée tchadienne aidée des rebelles du Darfour. Le gouvernement soudanais a recruté et armé les milices Janjaweed depuis des années dans le cadre de sa stratégie de lutte contre l'insurrection au Darfour. En dépit de son engagement à y procéder inscrit dans les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, Khartoum n'a pas encore désarmé ces milices ni ne les a traduites en justice pour les crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis au Darfour. Les milices soudanaises s'aventurent de plus en plus profondément au Tchad, pillant et attaquant les villages sur une base apparemment ethnique. Un raid le 3 juin a frappé 75 kilomètres à l'intérieur de la frontière, près d'un camp de réfugiés abritant 20 000 Soudanais dans la région de Goz Beida. Les 12 et 13 avril , lors d'un incident particulièrement brutal rapporté par Human Rights Watch, 118 civils ont été tués à Djawara, dans l'est du Tchad, alors qu'échouait simultanément un coup tenté par les rebelles tchadiens à N'djamena. Dans un nouveau développement particulièrement inquiétant, les milices soudanaises ont formé des alliances avec certains groupes ethniques tchadiens, incitant des combattants des tribus arabes, Mimi, Ouaddaï et Tama du Tchad à se joindre aux groupes armés soudanais dans des raids liés aux tentatives des rebelles tchadiens pour renverser Déby. « Les attaques Janjaweed ne font pas que tuer et déplacer les villageois tchadiens ; elles détériorent les tensions ethniques déjà latentes au Tchad , » a déclaré Takkirambudde. « Tant qu'il ne sera pas mis un terme à ces raids, il existera un réel danger de voir la violence communautaire exploser dans l'est du Tchad . » En mars, une faction de l'Armée de libération du Soudan (SLA), un groupe rebelle basé au Darfour, a recruté de force plusieurs milliers de réfugiés soudanais dans des camps de l'est du Tchad pour qu'ils servent de combattants dans les rangs rebelles. Certains individus recrutés qui tentaient d'échapper aux rebelles ont été torturés. Plus de 200 000 réfugiés soudanais vivent le long de la frontière entre le Tchad et le Soudan, dans 12 camps de réfugiés supervisés par les Nations unies. Cette faction rebelle du Darfour, dirigée par le Commandant Khamis Abdallah Abaker, opère en toute liberté du côté tchadien de la frontière avec l'approbation apparente du gouvernement tchadien. Le groupe rebelle de Khamis Abdallah a recruté plusieurs milliers de réfugiés dans les camps, dont des centaines de garçons et a gardé prisonniers nombre d'entre eux dans des conditions terribles. Une personne au moins a été torturée et si gravement battue qu'elle en est morte. « Le gouvernement tchadien est censé protéger les réfugiés soudanais et non laisser les rebelles commettre des abus à leur encontre, » a déclaré Takirambudde. « Les autorités doivent défendre les civils contre d'autres attaques, qu'ils vivent dans les camps de réfugiés ou dans les zones rurales. » Human Rights Watch a affirmé que les évènements ayant lieu dans cette zone frontière du Tchad démontrent une fois encore le besoin urgent de déployer, au Darfour et le long de la frontière avec le Tchad, une force de protection des civils qui soit plus forte, mobile et internationale.
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