Le Soudan dans la Presse

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Angola Presse
31 mars 2006
Des hommes d`affaires explorent les opportunités au Sud Soudan
Afrique Centrale Info
31 mars 2006
Situation critique au Tchad
Xinhua net
31 mars 2006
La Chine et le Soudan vont promouvoir leur coopération militaire
Les Echos
30 mars 2006
L'UE débloque 50 millions d'euros pour la mission de l'UA au Darfour 
Africk com
30 mars 2006
La Ligue arabe soutient la mission de paix de l'UA
Elle lui apportera son soutien financier et matériel au Darfour
Afrique Centrale
29 mars 2006
Moubarak dit non à el-Béchir
Radio China International
29 mars 2006
Huit pays arabes africains décident d'envoyer des troupes au Darfour
ONU
28 mars 2006
L'ONU continue de compter sur l'appui de la ligue des Etats arabes pour régler certains conflits, déclare Kofi Annan au sommet de Khartoum
Internet Web
28 mars 2006
Le MINUS reconduit pour 6 mois au Soudan
ONU
27 mars 2006
Le Conseil de sécurité demande au Secrétaire général de préparer l'établissement d'une opération de l'ONU pour le Darfour
Xinhuanet
27 mars 2006
La Ligue Arabe souhaite l'établissement d'une relation stratégique avec la Chine
Xinhuanet
26 mars 2006
Le sommet arabe sera ouvert mardi à Khartoum au Soudan  
Le Noubel Observateur
25 mars 2006
Le Conseil de sécurité proroge la mission de maintien de la paix au Soudan, qui pourra s'étendre au Darfour
Afrique Centrale info
25 mars 2006
Darfour : l'Onu met le turbo
Afrique Centrale info
25 mars 2006
Khartoum joue la fibre arabe
Le Nouvel Observateur
24 mars 2006
Nouvel afflux de réfugiés au Tchad
Al Bayane (Maroc)
24 mars 2006
Amr Moussa, secrétaire général de la Ligue Arabe : «L¹image de la Ligue s¹améliore progressivement »
ONU
24 mars 2006
Le comité du conseil de sécurité concernant le soudan adopte des directives pour la conduite de ses travaux
Xinhuanet
22 mars 2006
La situation au Sud Soudan est sous contrôle, selon l'ONU
Le Nouvel Obseravteur
21 mars 2006
Violents combats dans l'est tchadien
Lettre de l'Océan Indien
19 mars 2006
Les affaires démarrent au Sud
Communiqué
17 mars 2006
7ème round des pourparlers de paix inter-soudanais sur le conflit au Darfour
CICR
15 mars 2006
Flambée de choléra au Sud-Soudan
Nouvel Observateur
13 mars 2006
L'Union africaine présente de nouvelles propositions de paix au Darfour
Amesty International
13 mars 2006
Des ONG soudanaises ne cessent d'être harcelées et la liberté d'expression et d'association subit des restrictions
Xinhuanet
12 mars 2006
L'Egypte salue la décision de l'UA de transférer à l'ONU la mission de maintien de la paix au Darfour
La lettre de l'Océan Indien
11 mars 2006
Paris fait les yeux doux au Soudan
US Info
10 mars 2006
Le Darfour au centre des préoccupations des É.-U. et de l'Union européenne 
Le Figaro
09 mars 2006
Darfour : notre patience a des limites
All Africa.com
05 mars 2006

Farouche opposition du Soudan pour des forces internationales au Darfour,

Armée.com
04 mars 2006
Le Sénat américain appelle à une intervention rapide au Darfour

Jeune Afrique
26 février 2006

L'Odyssée du « Palace »

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Des hommes d`affaires explorent les opportunités au Sud Soudan

 

Angola presse, 31 mars 2006

Nairobi, 31/03 - Le programme de reconstruction économique du Sud Soudan a reçu un coup de pouce majeur mercredi dernier quand un groupe d`investisseurs étrangers au portefeuille de 100 millions de dollars US a quitté Nairobi pour Juba, la principale ville du Sud Soudan.

Les investisseurs étrangers qui se sont réunis mardi à Nairobi pour une séance d`information sur les opportunités d`investissement disponibles dans le Sud Soudan, ont fait savoir qu`ils voulaient explorer les opportunités créées par l`accord de paix historique signé entre le gouvernement et les rebelles en janvier 2005, après deux décennies d`affrontements.

Le groupe de plus de 20 investisseurs, essentiellement des Asiatiques et des Kényans, a précisé qu`il chercherait des opportunités dans les secteurs du pétrole, du gaz, des télécommunications, des infrastructures, de la pharmacie et du soutien aux entreprises.

Ce voyage est parrainé par un groupe de facilitation des échanges, Bread of Life Africa (BOLA), qui cherche à introduire les hommes d`affaires au Sud Soudan.

Malei Nthiwa, le directeur programme de BOLA, a déclaré avant leur départ que son organisation a commencé à développer des plans concrets pour les investisseurs afin d`exploiter le vaste marché du Sud Soudan.

"Nous facilitons le voyage des investisseurs afin qu`ils puissent voir par eux-mêmes les opportunités d`investissement dans les secteurs de la construction et du bâtiment, de l`hôtellerie, des télécommunications, du pétrole, du gaz et des autres secteurs", a indiqué M. Nthiwa.

Mars 2006

Situation critique au Tchad

Afrique Centrale Info,-, 31 mars 2006

Les violents combats qui ont opposé jeudi l'armée tchadienne à des rebelles tchadiens et à des miliciens soudanais dans l'extrême est du pays ont fait de nombreuses victimes, dont le chef d'état-major de l'armée de terre et neveu du président Idriss Deby Itno.

Selon des sources militaires, le général Abakar Youssouf Itno, qui dirigeait les opérations de l'armée contre les rebelles, a été grièvement blessé jeudi après-midi non loin de Moudeïna, une localité située à une centaine de kilomètres au sud de la ville frontière d'Adré, et est décédé avant d'avoir pu recevoir des soins.

Au moins une soixantaine de blessés, certains grièvement atteints, ont également été recensés à l'hôpital d'Adré dans les rangs de l'armée tchadienne, a-t-on par ailleurs indiqué de sources humanitaires. Aucun bilan n'était par contre disponible pour le camp rebelle.

Selon des sources militaires, ces affrontements très violents ont opposé tout au long de la journée de jeudi un millier de soldats de l'armée nationale tchadienne à un nombre équivalent de rebelles du Rassemblement pour la démocratie et la liberté (RDL).

Dans un premier temps, le ministère tchadien des Affaires étrangères a annoncé jeudi après-midi dans un communiqué que les combats avaient pour origine une attaque contre la localité de Moudeïna par des Djandjawids, ces miliciens qui combattent aux côtés de l'armée du Soudan dans la province voisine du Darfour, "appuyés par des mercenaires".

"L'armée nationale tchadienne a vaillamment repoussé cette nouvelle agression, qui constitue une violation flagrante par le pouvoir de Khartoum des accords de Tripoli du 8 février 2006", a ajouté le communiqué.

Le Tchad et le Soudan ont signé le 8 février à Tripoli un accord dans lequel ils se sont interdit d'entretenir sur leurs territoires des rébellions ou de mener des activités hostiles à l'autre. 

Le chef de la diplomatie tchadienne Ahmat Allami a ensuite précisé que ces "mercenaires" étaient des rebelles du RDL, que le Tchad accuse depuis plusieurs mois le Soudan d'armer et de soutenir.

Joint au téléphone, un porte-parole du RDL a démenti le scénario des combats présenté par N'Djamena.

"Nous étions sur le territoire tchadien depuis trois semaines. L'armée tchadienne nous a attaqués sur nos positions et nous l'avons mise en déroute", a affirmé l'ancien préfet d'Iriba (est) Issa Moussa, qui se présente comme le conseiller du président du RDL Mahamat Nour.

La semaine dernière, l'armée tchadienne avait déjà mené une importante offensive plus au nord, autour de la localité frontalière d'Hadjer Marfaïn, contre un autre mouvement rebelle tchadien, le Socle pour le changement, l'unité et la démocratie (Scud).

Selon les autorités de N'Djamena, cette opération, alors dirigée par le général Abakar Youssouf Itno tué jeudi, a permis de détruire une base de ce mouvement, où s'étaient réfugiés certains auteurs de la tentative de coup d'Etat que le gouvernement affirme avoir déjoué le 14 mars.

Lors d'un déplacement sur le champ de bataille, le président Idriss Deby Itno avait alors annoncé à la presse avoir "mis un terme à tous les désordres créés par les aventuriers" dans l'est du Tchad. "Je dis que c'est la fin de toutes les aventures", avait-il martelé.

Les combats de jeudi interviennent à un mois de l'élection présidentielle du 3 mai, où M. Deby, au pouvoir depuis 1990, doit briguer un nouveau mandat à la tête du pays. L'opposition a décidé de bouder ce scrutin, dont elle juge l'organisation frauduleuse

Mars 2006

La Chine et le Soudan vont promouvoir leur coopération militaire

Xinhuanet, 31 mars 2006

Les forces armées chinoises sont prêtes à promouvoir la coopération avec l'armée soudanaise, a  déclaré Cao Gangchuan , ministre chinois de la Défense nationale,  vendredi à Beijing. 

Xinhuanet, Beijing, 31 mars 2006

     Lors de sa rencontre avec le ministre soudanais de la Défense  nationale Abdel Rahim Mohamed Hussein, Cao a dit que la Chine et  le Soudan ont maintenu un développement stable de relations  amicales et coopératives et mené une coopération fructueuse dans  différents domaines, depuis l'établissement des relations  diplomatiques entre les deux pays en 1959. 

     Cao, qui est aussi vice-président de la Commission militaire  centrale et conseiller d'Etat , a indiqué que la Chine apprécie  hautement le gouvernement soudanais pour son adhésion à la  politique d'une seule Chine, et remercie son ferme soutien accordé à la Chine sur d'importantes questions internationales telles que  les droits de l'Homme. 

     Les forces armées chinoises attachent une grande importance  au développement de leurs relations avec les forces armées  soudanaises, et sont prêtes à élargir la coopération entre les  deux parties dans différents domaines, a noté Cao. 

     Addel Rahim Mohamed Hussein, arrivé jeudi à Beijing pour  effecuter une visite amicale et officielle en Chine, désire que  cette visite permettrait aux forces armées des deux pays à  renforcer leurs échanges et coopération.  

     Il a réitéré enfin que le Soudan s'en tiendrait fermement à  sa position d'une seule Chine.

Mars 2006

L'UE débloque 50 millions d'euros pour la mission de l'UA au Darfour 

Les Echos, 30 mars 2006


L'Union européenne a décidé de débloquer 50 millions d'euros supplémentaires pour financer la force de maintien de la paix de l'Union africaine (UA) au Darfour (ouest du Soudan), dont la mission a été prolongée de six mois, a-t-on appris jeudi de source européenne.

Le 10 mars, l'UA a prolongé de six mois, jusqu'en septembre, le mandat de sa force, le temps que l'Onu mette sa propre mission sur pied.

L'Onu veut en effet prendre le relais des quelque 7.000 hommes déployés en 2004 par l'Union africaine, transfert auquel l'UA a donné son accord de principe.

La somme débloquée par les 25 provient de "la facilité de soutien à la paix pour l'Afrique" de 250 millions d'euros créée par l'UE en 2004 pour financer les opérations de maintien de la paix conduites par les pays africains en Afrique.

Sur ces 250 millions, financés par le Fonds européen au Développement (FED), 162 millions ont déjà été débloqués pour la force de l'UA au Darfour. Sur cette somme, une tranche de 70 millions permettait à la mission d'être opérationnelle jusqu'à début avril.

Les 50 millions supplémentaires "ne suffiront pas pour toute la période de transition" avant le transfert de la mission à l'Onu, a indiqué une autre source communautaire, estimant que cette enveloppe donnait "trois mois de plus au maximum".

L'UA aura donc besoin d'autres contributions internationales.

Le Darfour est ravagé depuis plus de trois ans par une guerre civile qui a fait entre 180.000 et 300.000 morts et plus de deux millions de déplacés et de réfugiés.

Mars 2006

La Ligue arabe soutient la mission de paix de l'UA
Elle lui apportera son soutien financier et matériel au Darfour

Afrik-com, , 30 mars 2006, par Falila Gbadamassi

Le Soudan voulait le maintien de la mission de paix de l'Union africaine au Darfour, en proie à une guerre civile depuis 3 ans. A-t-il atteint son objectif en obtenant de la Ligue arabe qu'elle finance le coût d'une opération que l'UA ne peut plus supporter ? Un fardeau dont les Nations Unies sont prêtes à la décharger, ce que refuse Khartoum

La Ligue arabe s'est dite prête, mardi, lors de son 18e sommet qui s'est tenue à Khartoum, à soutenir financièrement et matériellement la mission de la paix de l'Union africaine (UA) au Darfour. A condition que celle-ci prolonge son mandat de 6 mois à compter du 30 septembre prochain, date de la fin de ses engagements actuels. Le gouvernement de Khartoum, en obtenant cette promesse de ses pays amis, s'offre-t-il la possibilité de voir ses vœux exaucés ? A savoir le maintien de la mission de la paix de l'UA. Les Nations Unies ont adopté, à l'unanimité, le 24 mars dernier, une résolution qui prévoit le déploiement des casques bleus au Darfour. L'Union africaine est d'accord sur le principe, mais pas le gouvernement soudanais qui a émis comme condition du relèvement des forces africaines par l'Onu la signature d'un « accord entre le gouvernement et les mouvements rebelles du Darfour ».

Les populations du Darfour ont un besoin urgent de protection

La décision des Nations Unies fait notamment suite à l'incapacité matérielle de l'Union africaine d'assurer le maintien de ses 7 800 soldats au Darfour où elle assure une mission de paix depuis 2004. L'Onu a, par conséquent, estimé qu'il était nécessaire d'y déployer, dans l'intérêt des populations locales et afin de mieux assurer leur sécurité, une force plus conséquente en nombre et mieux équipée. Cependant, l'aide de la Ligue arabe ne devrait pas influer sur l'application de la résolution adoptée par les Nations Unies, si l'on s'en tient aux propos de Mary Okabe, la porte-parole adjointe du Secrétaire général de l'ONU qui indique que son organisation ne dispose, par ailleurs, d'aucune information officielle relative à l'engagement pris par la Ligue arabe. Elle a également rappelé que la préoccupation première du secrétaire général reste la protection des civils.

Le retour de la paix dans cette région, située à l'Ouest du Soudan, est devenu une urgence pour ces derniers. « Dans le Sud du Darfour, les milices continuent leurs opérations de nettoyage, village après village. Le gouvernement ne les a pas désarmées. Bien au contraire », a dénoncé, le 21 mars dernier, devant le Conseil de sécurité Jan Pronk, l'Envoyé de l'ONU pour le Soudan. Les milices arabes janjaouites terrorisent en effet les populations autochtones. Le conflit, qui oppose les fermiers noirs au gouvernement de Khartoum, a débuté en février 2003 et est à l'origine de la mort de 100 000 civils et du déplacement de plus de deux millions de personnes. A noter que le mandat du Groupe d'experts sur le Soudan, créé le 29 mars 2005, a été prorogé, mercredi, de 6 mois par le Conseil de sécurité. Tout comme, le 24 mars dernier, celui de la Mission des Nations unies au Soudan (MINUS) dont le terme est fixé au 24 septembre 2006.

Mars 2006

Moubarak dit non à el-Béchir

Afrique Centrale, (l'hebdomadaire Al-Mussawar), 29 mars 2006

Le président égyptien Hosni Moubarak (photo) a affirmé qu'il n'enverrait pas de soldats égyptiens au Darfour (ouest du Soudan) avant la conclusion d'un accord de paix entre les rebelles et le gouvernement de Khartoum.

"L'Egypte ne participera à une force militaire au Darfour qu'après un règlement du conflit en cours", a déclaré M. Moubarak dans une interview publiée mercredi par l'hebdomadaire Al-Mussawar.

"Alors seulement, l'Egypte pourra participer à une force de maintien de la paix dans cette région", a-t-il ajouté.

Les dirigeants arabes réunis en sommet à Khartoum ont décidé mardi de financer les forces de l'Union africaine (UA) déployées au Darfour pour une période de six mois et doivent appeler, dans leur déclaration finale, "les pays arabes à renforcer leur contribution aux forces africaines".

M. Moubarak a demandé à son Premier ministre Ahmed Nazif de diriger la délégation égyptienne au sommet car, a-t-il dit à Al-Mussawar, il est occupé "à des affaires internes".
"L'Egypte n'enverra aucune force militaire dans aucun pays arabe sauf dans le cadre d'une mission de maintien de la paix", a précisé le président.

Il a indiqué que son pays et la Libye "poursuivront leurs efforts pour mettre un terme au conflit au Darfour (...) afin de protéger le Soudan contre une intervention étrangère dans ses affaires internes".

A la demande du leader libyen Mouammar Kadhafi, le sommet arabe avait tenu mardi soir une séance à huis clos au cours de laquelle les décisions sur le Darfour ont été prises.

Le président soudanais Omar Hassan el-Béchir a récusé l'envoi de troupes internationales au Darfour, pour remplacer celles que l'Union africaine maintient depuis 2004 dans cette région déchirée depuis trois ans par un conflit, qui a fait de 180.000 à 300.000 morts et plus de deux millions de réfugiés et déplacés.

L'UA, qui n'a pas les moyens financiers ou logistiques pour cette mission, a adopté le 10 mars le principe d'un transfert de cette force à l'Onu, dans un délai de six mois.

Mars 2006

Huit pays arabes africains décident d'envoyer des troupes au Darfour

Radio Chine Internationale, 29 mars 2006

Le président yéménite Ali Abdullah Saleh a révélé mardi que huit pays arabes africains avaient convenu d'envoyer des troupes dans la région du Darfour au Soudan, pour y renforcer la mission de maintien de la paix de l'Union africaine.

M. Saleh a indiqué à la presse à l'issue d'une session à huis clos du 18e sommet de la Ligue arabe en cours que la décision d'envoyer des troupes arabes au Dafour avait été prise à la demande du Soudan. Cette décision montre le soutien de la Ligue à la position du Soudan contre un déploiement de forces internationales au Darfour.

L'UA a déployé une force forte de 7 800 membres au Darfour au Soudan en 2004, afin d'observer un accord de cessez-le-feu entre Khartoum et les rebelles du Darfour, mais les forces souffrent d'un manque de fonds et de ressources.

L'UA soutient le principe de la relève par les forces de l'ONU, mais le gouvernement soudanais s'y oppose.

Des conflits ont éclaté au Darfour en février 2003 lorsque des agriculteurs locaux ont pris les armes contre le gouvernement soudanais, l'accusant de négliger la région pauvre. Des milliers de personnes ont été tuées lors de violences.

Les dirigeants arabes participant au sommet ont refusé mardi le déploiement de troupes internationales au Darfour sans l'accord du gouvernement du Soudan.

Quelque 10 chefs d'Etat des 22 membres de la Ligue arabe ont entamé mardi leur sommet à Khartoum, capitale soudanaise.

Mars 2006

L'ONU continue de compter sur l'appui de la ligue des Etats arabes pour régler certains conflits, déclare Kofi Annan au sommet de Khartoum

Nations Unies, New-York, 28 mars 2006

Vous trouverez ci-après un extrait du message du Secrétaire général de l'ONU, M. Kofi Annan, adressé au Sommet de la Ligue des États arabes, et lu par le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, M. Ibrahim Gambari, le 28 mars à Khartoum, au Soudan:

Je présente mes sincères salutations à tous ceux qui sont à Khartoum pour le sommet de la Ligue des États arabes.

Votre réunion a pour toile de fond les troubles qui continuent de secouer le monde arabe et la région avoisinante, et donc d'énormes défis pour les dirigeants politiques que vous êtes, votre organisation et la communauté internationale.

……

Ici au Soudan, certain aspect de la situation restent profondément préoccupants.  Depuis que l'Accord de paix global a été signé, en janvier 2005, les parties ont pris des mesures importantes pour l'appliquer.  Mais sur plusieurs points, ces mesures ont été décevantes.  Au Darfour, les massacres, les viols et les déplacements se poursuivent sans relâche, et les conditions de sécurité ont empiré à cause des combats à la frontière entre les troupes tchadiennes et l'opposition armée tchadienne.  Je suis heureux que l'Union africaine, qui a fait de vaillants efforts, ait donné son accord de principe pour qu'une opération des Nations Unies succède à sa mission au Soudan, dans le cadre d'un partenariat entre les deux organisations.  Et je tiens à souligner qu'il s'agit de tirer parti de la mission de l'Union africaine pour créer une opération des Nations Unies plus grande et plus mobile.  Pour que la transition se passe bien, il faudra je crois qu'une grande partie du personnel de l'Union africaine soit absorbé par la force des Nations Unies.  Nous devons donc nous concentrer prioritairement sur notre principal objectif: protéger la population et permettre au personnel humanitaire de faire son travail.  Et nous devons faire pression sur les parties aux Pourparlers de paix intersoudanais d'Abuja, dont les progrès sont excessivement lents, pour qu'elles parviennent sans plus tarder à un accord, notamment sur un cessez-le-feu effectivement applicable.  Enfin, nous devons étoffer la force de l'Union africaine, même au stade actuel des choses, car ceux qui souffrent ne peuvent attendre la transition, et faire tout ce que nous pouvons d'autre pour éviter que la situation n'empire encore.

Mars 2006

Le MINUS reconduit pour 6 mois au Soudan

Internet-Web, 28 mars 2006

Soudan - Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté à l'unanimité, le vendredi 24 mars, la résolution 1663 sur l'action des Nations unies au Soudan dans le domaine du maintien de la paix. Ce texte renouvelle pour six mois le mandat de la Mission des Nations unies au Sud-Soudan (MINUS), créée l'an dernier par la résolution 1590 pour appuyer la mise en oeuvre de l'accord de Nairobi de janvier 2005. Le Conseil de sécurité tire également les conséquences de la décision du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (UA) du 10 mars approuvant le principe du passage sous casque bleu de la Mission de l'Union africaine dans le Darfour (MUAS).

La France appelle les parties aux discussions d'Abuja à redoubler d'efforts pour parvenir à un accord de paix sans attendre cette transition, et rappelle que la responsabilité individuelle des acteurs est engagée sur ce point, ainsi que l'ont souligné tant la décision de l'Union africaine du 10 mars que les précédentes décisions du Conseil de sécurité.

Le Représentant spécial su Secrétaire général de l'ONU pour le Soudan, Jan Pronk, se rendra les 30 et 31 mars dans la région de Juba, située dans le Sud-Soudan, au lendemain des attaques perpétrées contre les locaux des Nations Unies. M. Pronk se rendra ensuite les 1er et 2 avril à Abuja, au Nigéria, pour s'entretenir avec les parties aux pourparlers de paix au Darfour.

Le Conseil de sécurité a prorogé le vendredi 24 mars la Mission des Nations Unies au Soudan (UNMIS), demandant par ailleurs au Secrétaire général de prévoir le passage de la Mission de l'Union africaine au Soudan - opérationnelle au Darfour - à une opération de maintien de la paix des Nations Unies. Le Conseil de sécurité, considérant que la situation qui règne au Soudan continue de faire peser une menace sur la paix et la sécurité internationales, a décidé de proroger jusqu'au 24 septembre 2006 le mandat de la Mission des Nations Unies au Soudan (UNMIS selon son acronyme anglais), indique un communiqué de presse de l'ONU du 24 mars. Par sa résolution 1663 (2006), adoptée à l'unanimité, le Conseil a aussi prié le Secrétaire général de lui faire rapport tous les trois mois sur la manière dont l'UNMIS s'acquitte de son mandat.

Le Conseil a également demandé au Secrétaire général, « conjointement avec l'Union africaine, en consultation étroite et constante avec lui et en coopération et en étroite consultation avec les parties aux pourparlers de paix d'Abuja, dont le Gouvernement d'unité nationale, de faciliter la planification préparatoire nécessaire pour un passage de la MUAS à une opération des Nations Unies ». La résolution demande notamment au Secrétaire général de « définir les moyens par lesquels l'UNMIS pourrait renforcer l'action en faveur de la paix au Darfour en apportant une assistance transitoire supplémentaire à la MUAS , en particulier sur les plans de la logistique, de la mobilité et des communications, et de lui présenter, pour examen, le 24 avril 2006 au plus tard, diverses options pour une opération des Nations Unies au Darfour ».

Le Conseil a en outre « condamné énergiquement » les activités des milices et groupes armés tels que l'Armée de résistance du Seigneur, qui continuent d'attaquer des civils et de commettre des violations des droits de l'homme au Soudan, et a engagé, à cet égard, l'UNMIS à faire tout ce que lui permettent son mandat et ses capacités. Il a aussi encouragé les parties soudanaises à mettre en place des institutions nationales en vue du désarmement, de la démobilisation et de la réinsertion des ex-combattants, comme stipulé dans l'Accord de paix global, et à accélérer l'établissement d'un programme global de désarmement, de démobilisation et de réinsertion, avec l'assistance de l'UNMIS

Mars 2006

Le Conseil de sécurité demande au Secrétaire général de préparer l'établissement d'une opération de l'ONU pour le Darfour

Nations Unies , New York , 27 mars 2006

Le Conseil de sécurité a prorogé le vendredi 24 mars la Mission des Nations Unies au Soudan (UNMIS), demandant par ailleurs au Secrétaire général de prévoir le passage de la Mission de l'Union africaine au Soudan - opérationnelle au Darfour - à une opération de maintien de la paix des Nations Unies.

Le Conseil de sécurité, considérant que la situation qui règne au Soudan continue de faire peser une menace sur la paix et la sécurité internationales, a décidé de proroger jusqu'au 24 septembre 2006 le mandat de la Mission des Nations Unies au Soudan (UNMIS selon son acronyme anglais), indique un communiqué de presse de l'ONU du 24 mars.

Par sa résolution 1663 (2006), adoptée à l'unanimité, le Conseil a aussi prié le Secrétaire général de lui faire rapport tous les trois mois sur la manière dont l'UNMIS s'acquitte de son mandat.

Le Conseil a également demandé au Secrétaire général, «conjointement avec l'Union africaine, en consultation étroite et constante avec lui et en coopération et en étroite consultation avec les parties aux pourparlers de paix d'Abuja, dont le Gouvernement d'unité nationale, de faciliter la planification préparatoire nécessaire pour un passage de la MUAS à une opération des Nations Unies».

La résolution demande notamment au Secrétaire général de «définir les moyens par lesquels l'UNMIS pourrait renforcer l'action en faveur de la paix au Darfour en apportant une assistance transitoire supplémentaire à la MUAS , en particulier sur les plans de la logistique, de la mobilité et des communications, et de lui présenter, pour examen, le 24 avril 2006 au plus tard, diverses options pour une opération des Nations Unies au Darfour ».

Le Conseil a en outre «condamné énergiquement » les activités des milices et groupes armés tels que l'Armée de résistance du Seigneur, qui continuent d'attaquer des civils et de commettre des violations des droits de l'homme au Soudan, et a engagé, à cet égard, l'UNMIS à faire tout ce que lui permettent son mandat et ses capacités.

Il a aussi encouragé les parties soudanaises à mettre en place des institutions nationales en vue du désarmement, de la démobilisation et de la réinsertion des ex-combattants, comme stipulé dans l'Accord de paix global, et à accélérer l'établissement d'un programme global de désarmement, de démobilisation et de réinsertion, avec l'assistance de l'UNMIS.

Mars 2006

La Ligue Arabe souhaite l'établissement d'une relation stratégique avec la Chine

Xinhuanet, Khartoum, 27 mars 2006

 

Les pays arabes ont donné une  réponse positive aux initiatives avancées par la Chine pour  promouvoir les relations bilatérales, souhaitant l'établissement  d'une relation stratégique entre les deux parties, a indiqué lundi un haut responsable de la Ligue Arabe.  

"Les pays arabes prêtent attention à la promotion de leur  relation avec la Chine ", a déclaré à l'agence Xinhua (Chine  nouvelle) Ahmed ben Hali, le secrétaire général adjoint de la  Ligue Arabe. 

Selon M. Hali, le monde arabe veut prendre des mesures pour  promouvoir sa coopération avec la Chine , pays qu'il a qualifié de  poid lourd politique et économique dans le monde. 

"Les pays arabes veulent approfondir leur coopération avec la  Chine sur la base d'un partenariat intelligent et de liens forts", a-t-il indiqué, exprimant le souhait que les relations bilatérales se développent vers la mise au point d'une relation stratégique. 

Il a ajouté que la deuxième conférence ministérielle du Forum  de coopération sino-arabe, prévue pour le 31 mai et le 1er juin à  Beijing, la capitale chinoise, jouerait un rôle positif pour le  renforcement des relations bilatérales. 

La première conférence ministérielle sino-arabe avait eu lieu  en septembre 2004, au Caire, siège de la Ligue Arabe.  

Les dirigeants arabes se réuniront au sommet de Khartoum, la  capitale du Soudan, les 28 et 29 mars, pour discuter des questions pressantes auxquelles le monde arabe est confronté, notamment la  situation en Irak, le processus de paix israélo-palestinien et le  problème du Darfour (ouest du Soudan

Mars 2006

Le sommet arabe sera ouvert mardi à Khartoum au Soudan  

Xinhuanet, Khartoum, 26 mars 2006

 

Le sommet arabe devra s'ouvrir  mardi à Khartoum et portera notamment sur le Darfour, l'Irak Les chefs de diplomatie arabes doivent achever dimanche deux  jours de réunions préparatoires pour mettre au point les projets  de résolutions qui seront soumis à leurs chefs d'Etat.  

A la veille du sommet de Khartoum, les Etats-Unis ont réussi à faire adopter vendredi par le Conseil de sécurité de l'ONU une  résolution appelant à l'accélération des préparatifs pour le  déploiement d'une force internationale dans la région ouest du  Soudan, en proie depuis trois ans à une guerre civile qui a déjà  fait 300.000 morts et 2,4 millions de déplacés.  

Le Soudan, pays hôte du sommet, qui souhaitait obtenir un  large soutien des dirigeants arabes à son refus du déploiement  d'une force de l'ONU au Darfour, a été pris de court par cette  résolution. 

Les chefs d'Etat arabes, dont plusieurs sont des alliés de  Washington, préfèrent généralement se conformer à la légalité  internationale et doivent ainsi apporter un soutien tiède à leur  homologue soudanais Omar el-Béchir sans aller jusqu'à rejeter la  résolution du Conseil de sécurité de l'ONU.  

Les présidents égyptiens Hosni Moubarak et tunisien Zeine el- Abidine Ben Ali ainsi que le roi du Maroc Mohamed VI, le roi de  Bahrein Hamad Ben Issa et le Sultan Qabous D'Oman ont déjà déclaré qu'ils ne participeraient pas à ce sommet. La présence du monarque saoudien Abdallah Ben Abdel Aziz et du dirigeant libyen Mouammar  Kadhafi est toujours incertaine, selon des sources concordantes à Khartoum.  

Le sommet de Khartoum doit également adopter un projet de  résolution évoquant pour la première fois, trois ans après le  déclenchement de la guerre en Irak, le retrait des troupes  étrangères de ce pays.  

Concernant le Moyen-Orient, le sommet doit appeler au respect  du choix démocratique du peuple palestinien après la victoire  électorale du mouvement islamiste Hamas, mais réaffirmera en même  temps que la paix est le choix stratégique des Arabes.  

Le sommet doit également dénoncer les plans israéliens visant  à mettre fin d'un manière unilatérale au conflit avec les  Palestiniens, dans une allusion au plan de séparation du Premier  ministre israélien par intérim Ehud Olmert.

Le président algérien Abdelaziz  Bouteflika se rendra lundi à Khartoum, au Soudan, pour prendre  part au 18ème Sommet arabe qui se tiendra mardi et mercredi  prochains, rapporte samedi l'agence officielle APS. 

Le président algérien sera à la tête d'une importante  délégation comprenant notamment le ministre d'Etat et représentant personnel du président de la République Abdelaziz Belkhadem,

M. Bouteflika est actuellement président en exercice de la  Ligue arabe du fait que l'Algérie a abrité en mars 2005 le 17ème  Sommet arabe.  

C'est aussi le premier voyage à l'étranger du président  algérien après son opération chirurgicale au niveau de l'estomac  fin 2005 à Paris.

Mars 2006

Le Conseil de sécurité proroge la mission de maintien de la paix au Soudan, qui pourra s'étendre au Darfour

Le Nouvel Observateur avec AP. 25.mars 2006

Le Conseil de sécurité des Nations unies a décidé à l'unanimité vendredi de garder ses forces de maintien de la paix stationnées au Soudan et d'autoriser le début du projet d'extension de cette force dans la province du Darfour (ouest), ravagée par la violence.

La résolution du Conseil recommande également à la force onusienne de "faire plein usage de son mandat actuel" contre la faction rebelle ougandaise de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) et d'autres mouvements qui se sont rendus coupables d'attaques contre des civils et de violations des droits de l'Homme au Soudan.

Actuellement, 7.000 casques bleus sont stationnés au Soudan, où ils tentent de faire respecter un accord de paix signé en janvier 2005 entre le nord et le sud du pays. Leur mandat a été renouvelé jusqu'au 24 septembre et devrait l'être de nouveau après cette date.

Cette résolution intervient alors que l'envoyé de l'ONU au Soudan, Jan Pronk, a averti cette semaine que la situation au Darfour s'aggrave. Au moins 180.000 personnes ont été tuées et deux millions déplacées depuis le début en 2003 du conflit qui oppose les Janjawid -à la solde de Khartoum et accusées de commettre des atrocités sur les populations noires- aux rebelles du Darfour.

L'ambassadeur de la Grande-Bretagne à l'ONU, Emyr Jones Parry, s'est félicité de l'inclusion, "très importante", de la LRA ougandaise dans la résolution. La LRA combat l'Etat ougandais depuis bientôt 20 ans et ses responsables trouvent fréquemment refuge dans le sud du Soudan.

Le secrétaire adjoint de l'ONU pour le maintien de la paix, Jean-Marie Guehenno, a toutefois précisé que les casques bleus "n'ont pas les ressources" pour se lancer à la poursuite de la LRA , mais qu'ils arrêteront ses membres s'ils venaient à les rencontrer

Mars 2006

Darfour : l'Onu met le turbo

Afrique Centrale, 25 mars 2006

Le Conseil de sécurité de l'Onu a décidé vendredi d'accélérer le calendrier d'envoi d'une force de maintien de la paix dans la région soudanaise du Darfour, où les "casques bleus" prendront cette année la relève des soldats de l'Union africaine.

Une résolution adoptée à l'unanimité par les 15 membres du Conseil donne au secrétaire général Kofi Annan jusqu'au 24 avril pour préparer "une série d'options pour l'opération des Nations unies au Darfour".

Des diplomates ont toutefois rappelé que l'Onu ne pourrait envoyer des soldats ni même une mission d'évaluation au Darfour sans l'accord des autorités soudanaises.

"Evidemment, c'est une mission qui se déploiera avec le consentement du gouvernement du Soudan", a déclaré à la presse le responsable des missions de maintien de la paix, Jean-Marie Guehenno.

Quelque 7.000 soldats de l'Union africaine sont actuellement déployés au Darfour avec la mission de protéger les villageois contre des milices arabes soupçonnées par l'Onu et les Etats-Unis d'être armées par le gouvernement de Khartoum, ce que ce dernier dément.

Mais les soldats de l'UA se sont montrés incapables de mettre fin aux violences, conduisant Kofi Annan à demander leur remplacement par une force plus importante et mieux équipée.

Le gouvernement soudanais a dit qu'il n'en voulait pas, tant qu'un accord de paix ne serait pas signé au terme des négociations en cours à Abuja, au Nigeria.

Sous la pression de Khartoum, l'Union africaine et le Conseil de sécurité ont décidé de prolonger jusqu'au 30 septembre la mission de l'UA au Darfour tout en réaffirmant le principe de son relèvement par une force de l'Onu.

Mustafa Osman Ismail, conseiller en affaires étrangères du président soudanais, a déclaré vendredi à Khartoum que le gouvernement demanderait aux dirigeants de la Ligue arabe, participant au sommet annuel prévu la semaine prochaine dans la capitale soudanaise, de financer la force de l'UA au Darfour.

"Nous leur demanderons de verser des fonds à ce sommet", a-t-il dit.

Les principaux pays contributeurs sont actuellement le Canada, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l'Union européenne.

La résolution votée par le Conseil de sécurité prolonge également le mandat d'une mission de maintien de la paix distincte au Soudan, qui expirait vendredi

Mars 2006

Khartoum joue la fibre arabe

Afrique Centrale, 25 mars 2006

 

Le Soudan pourrait agiter le spectre de l'invasion de l'Irak pour rallier le sommet arabe de Khartoum, prévu les 28 et 29 mars, à son refus de l'envoi de forces de l'Onu, et surtout de

L'Onu veut envoyer une force mobile et musclée au Darfour (ouest du Soudan) en relais d'un contingent de l'Union africaine (UA) qui n'a pu faire cesser un conflit ayant causé en trois ans de 180.000 à 300.000 morts et deux millions de déplacés.

Le pouvoir soudanais, mis en cause dans ce désastre, dit craindre "que ce transfert ne s'apparente à un complot qui conduira le Soudan dans la même situation que l'Irak", a noté l'envoyé spécial de l'Onu sur place, Jan Pronck.

Alors que des dizaines de personnes périssent chaque mois au Darfour, avec en ricochet une déstabilisation du Tchad, voisin du Darfour, la communauté internationale se prépare à ce changement de stratégie.

Le 10 mars, l'UA a donné son accord de principe au passage de relais, reconduisant pour six mois sa force, l'Amis, déjà d'ailleurs surtout financée par les Etats-Unis, le Canada et l'Union européenne.

Dans un climat de tension croissante, le président soudanais Omar al-Béchir a affirmé que le Darfour se transformerait en "cimetière" pour les troupes étrangères dépêchées sur place sans le feu vert de Khartoum.

Cela n'a pas empêché le président américain George W. Bush de se déclarer lundi favorable à ce que l'Otan dirige la force de l'ONU, et adresse un message très ferme au régime soudanais.

Désavoué par ses 53 pairs africains, qui lui ont refusé pour 2006 la présidence de l'UA en janvier en raison du Darfour, le président Béchir tentera d'obtenir maintenant la solidarité des 21 autres dirigeants arabes.

Deux pays voisins du Soudan, l'Egypte et la Libye , ont rejeté une nouvelle intervention étrangère, craignant aussi l'irruption sur le flanc ouest du Moyen-Orient de contingents occidentaux.

 

Pas de soutien aveugle au régime de Khartoum

 

Quant au secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa, il a estimé qu'"on ne peut pas parler de nettoyage ethnique pour que des initiatives internationales soient lancées pour mettre fin à un crime inexistant", ce qui correspond aux vues de Khartoum.

" La Ligue arabe aurait tort d'apporter un soutien aveugle au régime de Khartoum", a estimé Souleiman Baldo, directeur Afrique de International Crisis Group (ICG), un influent groupe de réflexion.

"Au Darfour, il s'agit de protéger une population musulmane victime d'épuration ethnique, et Khartoum est impliqué dans la tuerie de ses citoyens", a-t-il dit, estimant "très lourde de conséquences" la déstabilisation du Tchad.

La guerre a éclaté en février 2003 au Darfour, une région aussi vaste que la France , par une rébellion d'ethnies musulmanes noires réclamant un meilleur partage du pouvoir et des richesses.

Le régime arabe islamiste du président el-Béchir, appuyé par des milices arabes alliées "djanjawids", toujours actives aujourd'hui, a répondu par une brutale répression, qualifiée de "génocide" par Washington.

Des négociations entre le régime soudanais et les rebelles menées à Abuja, au Nigéria, sous l'égide de l'UA, piétinent, en dépit des assurances, maintes fois prodiguées par Khartoum, qu'un accord était à portée de main.

La perspective de l'arrivée de casques bleus rebute donc Khartoum, qui escompte in fine un veto de la Chine. Encore plus insupportable lui est l'idée que des soldats de l'Otan foulent le sol soudanais, a souligné Jan Pronck.

Une force dominée par l'Otan "serait un désastre assuré", a-t-il dit, estimant que les gens "commenceraient vraiment un jihad (guerre sainte) contre elle. Il a aussi évoqué une infiltration en cours d'éléments d'Al-Qaïda.

Si cela est vrai, note Eric Reeves, un spécialiste du Soudan, "cela signifie que le Front national islamique (au pouvoir) l'a permis, et presque certainement encouragé". Ben Laden avait été accueilli au Soudan à ses débuts, de 1991 à 1996.

Mars 2006

Nouvel afflux de réfugiés au Tchad

Nouvel Observateur, N'Djamena avec AP, 24 mars 2006

 

Les combats des deux côtés de la frontière entre le Tchad et le Soudan ont provoqué un nouvel afflux de réfugiés et menacent l'aide aux millions de personnes ayant fui les violences au Darfour, dans l'Ouest du Soudan, a prévenu vendredi le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies, qui demande une aide financière urgente pour le Tchad.

Les troupes tchadiennes ont lancé une grande offensive contre les rebelles qui avaient installé leurs bases le long de la frontière instable. Par ailleurs, des groupes armés impliqués dans la guerre civile au Darfour ont mené des raids dans l'Est du Tchad.

"Nous sommes à un stade extrêmement délicat au Tchad, sur le fil du rasoir", a déclaré Stefano Porretti, directeur du PAM dans ce pays, dans un communiqué publié à N'djamena.

Quelque 207.400 réfugiés du Darfour sont hébergés dans 12 camps de l'Est du Tchad et environ 46.000 Centrafricains ont également franchi la frontière pour échapper aux violences chez eux.

Mars 2006

Amr Moussa, secrétaire général de la Ligue Arabe : «L¹image de la Ligue s¹améliore progressivement »

Al Bayane, Maroc, 24 mars 2006

La capitale soudanaise abritera la semaine prochaine un nouveau sommet des chefs d¹Etats arabes. Jusqu¹ici les sommets de la Ligue arabe ont rarement débouché sur une décision unitaire et efficace. Le constat a été fait depuis belle lurette : «les Arabes se sont mis d¹accord à ne jamais se mettre d¹accord». En sera-t-il toujours de même, au sommet de Khartoum, qui intervient à un moment où de très graves problèmes secouent le monde arabe (du Darfour à l¹Irak en passant par la Palestine , le Liban, la Syrie , l¹Arabie Saoudite...) ?

A la veille de ce sommet, Al Bayane est allé à la rencontre du secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, qui a bien voulu nous accorder l¹entretien suivant.

Al Bayane : Le sommet arabe est prévu pour les 28 et 29 mars courant à Khartoum, dans quel contexte aura-t-il lieu et où en sont les préparatifs ?

Amr Moussa : Le sommet est précédé de réunions au niveau des ministres des affaires étrangères, de l¹économie et de finance dans le cadre du Conseil économique et social. Les préparatifs sont arrivés à terme, que se soit pour l¹ordre du jour du sommet ou des projets de documents qui y seront présentés.

Je crois que des réunions de concertations à huis clos auront lieu entre les dirigeants arabes afin d¹examiner les nombreuses questions graves qui leur seront soumises.

Evidemment, parmi les questions prioritaires, figurent la réforme dans le monde arabe, la réforme et restructuration de la Ligue arabe, les situations en Irak, Palestine, Liban, Darfour et Syrie.

Est ce vrai que des pressions auraient été exercées pour empêcher la tenue du sommet au Soudan ?

Certaines puissances n¹ont pas voulu que les Arabes et Africains se réunissent au Soudan. Un projet de décision a été présenté au Congrès américain allant dans ce sens, mais les pressions exercées ont abouti au résultat inverse, c¹est-à-dire la tenue du sommet à Khartoum, sous la présidence du Soudan. Nous avons alors jugé ces interventions malsaines.

Je crois que ce sommet sera marqué par une forte présence, plus que d¹habitude.

Quelles sont les principales réalisations de l¹organisation depuis le dernier sommet d¹Alger ?

Il y a d¹abord la mise en place du Parlement intérimaire arabe qui s¹était réuni au siège de la Ligue Arabe , en application d¹une résolution du sommet. Ensuite, nous avons bouclé l¹amendement des règles de vote pour passer à la majorité ordinaire ou relative, à la place de l¹unanimité. Et pour bientôt, il est attendu que le Conseil Economique et Social s¹ouvre aux organisations de la société civile arabe. S¹y ajoutent, la mise en ¦uvre de la déclaration de Tunis relative à la réforme et modernisation des pays arabes et dont je présenterai un deuxième rapport de suivi de réalisation à Khartoum, après celui soumis au sommet d¹Alger.

Comment la Ligue arabe compte intervenir dans la question libanaise ?

Dès le début de la crise libanaise, la Ligue Arabe était préoccupée par ce problème.

J¹avais effectué des visites au Liban et en Syrie pour engager des pourparlers avec les responsables des deux pays. Les premiers contacts entre ces deux pays frères ont été établis grâce à l¹intervention du secrétariat général de la Ligue.

Nous avons débattu des principaux thèmes qui pourraient constituer, si on y réussira, un pas en avant vers un avenir meilleur des relations libano-syriennes. De leur côté, l¹Arabie Saoudite et aussi l¹Egypte, ont établi des contacts dans le même but.

Aujourd¹hui, un dialogue national est en cours. Ce dialogue, qui se déroule sous de bons auspices, est parrainé par Nabih Berri, président de la Chambre des députés. Nous souhaitons succès à ce dialogue, car il est de nature à engendrer une nouvelle situation pour la politique libanaise, puisqu¹il réunit toutes les parties, pour mettre fin à la crise que vit le Liban.

Je suis en contact permanent tant avec le Premier ministre Hanna Seniora, le président de la Chambre des représentants Nabih Berri, le chef de la diplomatie Faouzi Salloukh, mais aussi avec de nombreux leaders politiques, et que nous ne cessons de contacter, afin de rester informés des derniers développements du pays et aussi de prendre les initiatives qui s¹imposent pour apaiser la tension.

Le dossier libanais est vaste et englobe plusieurs chapitres. Il y a l¹enquête sur l¹assassinat de Rafic Hariri qui prend son cours dans le cadre de l¹ONU. Il y a la situation intérieure, y compris la sécurité, et il y a les relations libano syriennes, et aussi le dossier régional qui s¹influence de toutes ces questions.

Le Liban est dons un grand dossier qu¹il faut entretenir soigneusement et en faire le suivi sur le plan arabe, en coordination avec le Liban et la Syrie.

Y-a t-il une initiative précise dans ce sens ?

Non, pas pour l¹instant.

Et lors du sommet ?

Le sommet en débattra.

La tenue des sommets arabes semble encore poser problème à chaque fois, alors que pour d¹autres blocs régionaux, telles l¹Union Européenne, les réunions au niveau du sommet, sont devenues automatiques.?

Non, le sommet arabe est devenu automatique, au mois de mars de chaque année et à la même date à peu près. C¹était le cas à Amman (2002), Beyrouth (2003) Charm-Echeïkh, Tunis (2004) et Alger (2005). Et aujourd¹hui à Khartoum.

Le président Hosni Moubarak est même allé plus loin en proposant lors du sommet de Tunis, la tenue de plus d¹un sommet par an. Il considère qu¹une seule réunion par an est insuffisante pour débattre des grands problèmes que connaît le monde arabe.

Aujourd¹hui, le président Moubarak ajoute à cette proposition initiale, une nouvelle proposition de tenir de nombreuses réunions de concertations par an, selon la situation et le besoin...L¹objectif étant de donner un dynamisme additionnel à l¹action arabe commune.

Et à propos de l¹Irak, que préparerez-vous ?

La Ligue arabe intervient avec force dans ce dossier. Une réunion s¹était tenue au siège de la Ligue au mois de novembre dernier et à laquelle tous les leaders politiques du pays avaient pris part.

Evidemment, nous sommes fortement préoccupés par les développements négatifs en cours. Je suis en contact avec les divers leaders de la politique irakienne.

Je crois que le sommet se doit d¹écouter un rapport du président irakien sur la situation actuelle du pays, et de dire son mot sur la prochaine étape à franchir par la Ligue Arabe.

Des informations ont fait état d¹un projet américain de remplacer son armée en Irak par des forces arabes. Quelle est votre position ?

Ces informations sont erronées. Nous n¹étions consultés par quiconque à ce sujet. Et si c¹était le cas, nous avons nos conditions. Ce n¹est pas au gouvernement américain de nous le demander, mais à un gouvernement souverain, en l¹occurrence le gouvernement irakien, de le faire. Mais cette question ne nous est pas, donc, posée.

Lors de la dernière tournée de Ronald Rumsfield dans la région, cette demande, selon certaines sources, aurait été transmise à certains pays arabes.?

Je ne suis pas au courant de cela. Mais cette question a été effectivement débattue l¹année dernière et nous avons dit que l¹envoi de forces arabes en Irak ne pourrait être discuté qu¹avec les autorités irakiennes.

C¹est à l¹Irak de nous le demander et nous avons des conditions pour y répondre.

A propos du soudan, comment appréhendez-vous la situation, surtout que certains qualifient ce qui s¹y passe de purification ethnique.?

Non, non... ce qui se passe au Soudan n¹a rien à voir avec le génocide ou l¹épuration ethnique. Il y a une grande exagération et confusion d¹informations. Certes, la situation est grave à Darfour et appelle notre sollicitude, non pas par ce qu¹il y a génocide, mais en raison de la forte tension qui y prévaut, et du mouvement de rébellion et d¹instabilité.

Depuis 10 mars dernier, l¹Union africaine a prorogé le mandat des forces africaines de paix pour six mois supplémentaires, après quoi, il sera possible d¹examiner, sous des conditions déterminées, la question d¹envoi de forces internationales de maintien de la paix sous les auspices de l¹ONU.

La Ligue arabe coordonne parfaitement avec l¹Union africaine et l¹ONU, afin d¹aboutir à une solution à la question de Darfour.

Préparez-vous une résolution dans ce sens à soumettre au sommet ?

Evidemment, le sommet aura lieu à Khartoum, il faudra alors accorder de l¹intérêt aux affaires du Soudan et à celles de la corne de l¹Afrique.

Quel sont les éléments de cette résolution ?

Elle ne sera pas en opposition avec les résolutions de l¹Union africaine avec laquelle nous devons maintenir une coopération autour de cette question. Il y va de l¹intérêt de Darfour, du Soudan et des relations arabo-africaines.

Vous avez amorcé la réforme de la Ligue Arabe. Où en êtes-vous aujourd¹hui ?

Nous avons procédé à de nombreuses réformes: la mise en place du Parlement arabe, l¹amendement du système de vote et l¹ouverture du Conseil économique et social aux organisations civiles arabes.

Lors du sommet de Khartoum, nous allons soumettre un projet relatif à la création d¹un Conseil de sécurité et de paix arabe et remettre de nouveau la proposition concernant l¹institution de la Cour arabe de justice, en plus de nombreux amendements touchant la restructuration de la Ligue arabe et sa redynamisation à un rythme supérieur.

L¹avenir de la Ligue arabe divise nombreux intellectuels et politiques arabes. Certains crient à l¹échec de l¹ordre régional arabe, alors que d¹autres plaident pour sa réforme. Comment, d¹après vous, garantir l¹efficacité et l¹efficience de la Ligue arabe ?

Ecoutez ! L¹ordre régional arabe est partie intégrante de l¹ordre international. Les critiques dont fait objet la Ligue arabe, sont identiques à celles reprochées à l¹ONU, à l¹Union africaine, et à l¹Organisation des Etats américains.

Mais, avec la différence que certains blocs régionaux ont réussi à doter leurs organisations d¹efficacité. Nous croyons que la Ligue arabe doit jouir de l¹appui des Etats arabes, et maintenant du Parlement et des peuples arabes.

Aujourd¹hui, je réalise que le soutien à la Ligue arabe est beaucoup plus important que par le passé. Pourquoi ? Parce que son existence s¹avère nécessaire et très utile, tandis que son absence semble être fortement préjudiciable à la région. D¹où le sentiment de plus en plus grandissant de son importance et de son appui. Lors de mon intervention dans des forums culturels ou politiques arabes, je trouve que l¹image de la Ligue arabe s¹améliore radicalement et progressivement.

Mais, quel est l¹impact attendu de ces réformes ?

Que la Ligue arabe soit capable de piloter une action arabe commune en matière de réformes, de développement et de coordination politique. Je crois que cela est possible, sollicité et très abordable par rapport au passé. Naturellement, de nombreux changements sur la scène internationale et aussi régionale, sont en cours. La Ligue arabe doit donc se considérer comme organisation régionale en mesure d¹évoluer en cas de besoin.

Propos recueillis par Mustapha Znaïdi

Mars 2006

Le comité du conseil de sécurité concernant le soudan adopte des directives pour la conduite de ses travaux

Nations Unies, New York 24 mars 2006

Le Comite du Conseil de sécurité créé par la résolution 1591 (2005) concernant le Soudan a adopté, le 23 mars 2006, des directives  régissant la conduite de ses travaux.  Entre autres, les directives vont faciliter la mise en application des mesures imposées par les sous-paragraphes 3(d) et 3(e) de la résolution 1591 (2005), conformément au sous-paragraphe 3(a)(iii) de cette même résolution.

Les directives seront transmises à tous les États pour leur information et utilisation, selon les besoins, et seront affichées sur la page Web du Comité qui se trouve à l'adresse suivante: http://www.un.org/french/docs/sc/committees/SudanTemplateFr.htm .

Mars 2006

La situation au Sud Soudan est sous contrôle, selon l'ONU

Xinhuanet, Khartoum, 22 mars 2006

La Mission des Nations unies au  Soudan (MINUS) a indiqué mercredi que la situation au Sud Soudan  était sous contrôle malgré quelques incidents. 

Le Commandant de la MINUS , le général Jasbir Singh Lidder, a  déclaré lors d'une conférence de presse que le gouvernement  soudanais et le Mouvement populaire de libération du Soudan (MPLS) contrôlant le sud respectaient en grande partie le cessez-le-feu  signé par les deux parties. 

Il a indiqué que des incidents de violations de cessez-le-feu  avaient eu lieu ces derniers temps, mais il les a attribués pour  la plupart aux rebelles ougandais de l'Armée de résistance du  Seigneur (ARS) opérant dans le sud du Soudan. 

"Les attaques créent une situation incertaine pour les  opérations humanitaires et de secours", a indiqué le général,  ajoutant que ses soldats prenaient toutes les mesures nécessaires  pour que le calme soit rétabli le plus rapidement possible. 

La MINUS , chargée de soutenir l'application de l'Accord de paix global signé l'an dernier par le gouvernement soudanais et les  rebelles du Sud, dispose actuellement de 7800 personnes sur le  terrain, dont des soldats et des observateurs

Mars 2006

Violents combats dans l'est tchadien

Nouvel Observateur avec AP, 21 mars 2006

De violents affrontements ont éclaté lundi dans l'est du Tchad, l'armée tchadienne ayant lancé l'offensive contre les rebelles qui s'y massent depuis des mois, a annoncé mardi le ministre de la Communication Hourmadji Moussa Doumgor. Le président Idriss Déby et ses conseillers militaires sont sur place pour diriger les opérations, a-t-il ajouté.

De sources militaires, on précisait que les affrontements ont commencé près d'une des bases de la rébellion à Hadjar Marfaine (La montagne de la hyène), à 700 km au nord-est de N'djamena, non loin de la frontière soudanaise, en lisière du Darfour.

La semaine dernière, le gouvernement tchadien avait affirmé que les rebelles se massaient dans l'est depuis octobre et avaient déjà cherché à assassiner le président Déby, arrivé lui-même au pouvoir en 1990 à l'issue d'une rébellion partie de l'est.

L'armée a attaqué en tenaille les positions rebelles et les combats se poursuivaient lundi soir, selon un travailleur humanitaire s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.

Les combats opposent les rebelles du Rassemblement pour le progrès et la Justice et du Socle pour le changement, l'unité et la démocratie (SCUD) à l'armée tchadienne. Selon un membre de la rébellion s'exprimant sous couvert de l'anonymat, 150 membres des forces tchadiennes auraient été tués.

La semaine dernière, M. Doumgor avait affirmé qu'une tentative de putsch avait été déjouée, un groupe de soldats mutins avaient tenté d'abattre l'avion du président alors qu'il rentrait de Guinée-Equatoriale. Ces hommes auraient ensuite rejoint la rébellion avec armes et munitions.

Depuis octobre, de nombreux soldats, notamment membres de l'ethnie de Déby, les Zaghawa, ont fait défection et rejoint les rangs des mouvements rebelles dans cette région frontalière avec le Darfour, où Tchadiens et Soudanais ont des origines ethniques mêlées. Parmi eux, des membres du premier cercle des proches du président Déby, deux généraux, les frères Erdimi, qui veulent aujourd'hui le renverser.

Depuis trois ans de guerre civile, la situation au Darfour menace de contaminer le Tchad, qui a commencé par y tenir un rôle de médiateur. La crise s'aggrave alors que le Tchad doit se rendre aux urnes pour la présidentielle le 3 mai.

Khartoum a accusé le Tchad d'accueillir les rebelles du Darfour, N'Djamena accusant pour sa part le Soudan de soutenir la révolte au Tchad. Le 9 février Khartoum et N'Djamena ont signé un accord pour mettre fin à la tension croissante autour du Darfour, s'engageant à normaliser leurs relations diplomatiques et à refuser d'héberger leurs rébellions respectives. Mais la situation sur le terrain continue d'être chaotique.

En décembre, des affrontements avaient fait plus de 300 morts à Adre, ville située à la frontière soudano-tchadienne, à un millier de km de la capitale.

Mars 2006

Les affaires démarrent au Sud

La Lettre de l'Océan Indien, n°1173, 18 mars 2006

En plus de la Nile Commercial Bank (NCB) présidée par Aggrey Idri (L01 n ° 1098), quelques sociétés privées commencent à avoir pignon sur rue à Juba où elles proposent leurs services aux ONG et organisations internationales. De plus, le gouvernement du Sud Soudan passe ses premiers contrats avec des firmes étrangères (télécoms, logistique, etc.) Un tissu économique est ainsi en train de prendre forme .

Transports. Plusieurs compagnies aériennes, dont la plus importante pour le fret est Astral Aviation , desservent le Sud Soudan à partir du Kenya, tandis que des petites sociétés comme Ezra Tranporters & Commercials s'activent dans !e transport routier. Mocoh Petroleum South Sudan Ltd (ex- Afrosuez Energy Ltd) assure l'approvisionnement en produits pétroliers grâce à ses dépôts à Yei et Rumbek. Filiale du trader basé en Suisse Mocoh SA , cette société a ses propres camions citernes et cherche des partenaires soudanais pour monter un réseau de stations services au Sud Soudan. Son activité est supervisée depuis Nairobi par Tim Carson et Justin Matterson , avec pour représentants locaux Solomon Kelwon à Yei et Dick Wabinile à Rumbek. Des concessionnaires de véhicules tout-terrain comme Alfa Motors de Nairobi ou Gigiri Motors ont des antennes au Sud Soudan. La firme danoise Bukkehave démarche également le Sud Soudan dans ce secteur d'activité tandis que Kjaer & Kjaer y est déjà implantée en alliance avec la firme de Dubaï RA International qui dispose d'un atelier à Juba pour véhicules Nissan.

Télécoms . L'installation d'un réseau de téléphonie mobile à carte et de liaisons Internet par satellite au Sud Soudan a été confiée à la société Network of the World Ltd (NOW) dont le PDG est Peter Henderson , patron de la firme Netforce Ltd basée au Kenya, et les représentants locaux Pius Kyalo (Rumbek) et Benson Mburu (Yei). D'autres sociétés de télécoms proposent leurs matériels et services au Sud Soudan: Stream Communications Ltd d'Augustine Cheserem , un ex-dirigeant de Telkom Kenya, SAT Africa, Telemedia Kenya Ltd (concessionnaire de la marque Thuraya en Afrique de l'Est) ou Wilken Telecommunications (K) Ltd présidée par Lord V. Cecil. Corrlngton Business Systems, représentant au Kenya les matériels de télécommunications Panasonic, va ouvrir un bureau à Juba sous la responsabilité de Mukeh Motwani . Enfin, BizSoft de Tony Simpson , basée au Kenya, va bientôt vendre ses logiciels à Juba.

Construction. Profitant de sa présence dans les télécoms, Henderson a créé une société de BTP, Trax Construction , basée â Rumbek et dont Netforce est !'actionnaire principal. Trax Ltd a mis en place les installations de téléphonie mobile ainsi que les bureaux régionaux de la société NOW . Pour sa part, le groupe kenyan Civicon Ltd , dirigé par David Horsey , effectue des travaux de réhabilitation de routes au Sud Soudan sur 580 km et sa filiale Truckoil Ltd Sudan possède des camions de transport de marchandises. Bros & Company, basée en Ouganda, a créé une filiale au Soudan du nom de Cedcom Construction and Consultant Company dont les directeurs sont pour la plupart des Soudanais. Cette firme a entrepris des travaux de rénovation et de construction pour le compte d'institutions internationales et du ministère des finances du Sud Soudan. La société kenyane Spencon Services Ltd, appartenant à J. C. Patel, N. P. Sharma, L. R. Patel et K S. Saggar , a également un représentant à Juba (Sudhir Bhatt) . Plusieurs autres petites firmes de BTP sont installées au Sud Soudan telles Prism Trading and Construction Company (représentée par Lobung David Erestos ), William and Sons Investment Co., Berera Entreprises (John Lowe) et BeteSolomon Building Co. (Solomon Testamichael).

Logistique. La société kenyane Turn Key Camps Ltd , qui a construit un luxueux camp de tentes à Rumbek et des préfabriqués pour les Nations unies , entreprend la construction de campements pour le compte du gouvernement du Sud Soudan. RA International, dirigée au Soudan par Mats Giejer , propose divers services de logistiques, tout comme Africa Expeditions Ltd (AFEX) de Terry et David Light . AFEX s'est en outre associée à KK Security pour créer Guard Services (Sudan) Ltd , tandis que Risk Management Initiatives Ltd (RMI), basée à Nairobi, veut également offrir ses services au Sud Soudan.

 

Mars 2006

7ème round des pourparlers de paix inter-soudanais sur le conflit au Darfour

Communiqué

 

Le Comité Directeur, chargé de la gestion politique des questions relatives aux pourparlers de paix inter-soudanais sur le conflit au Darfour, s'est réuni aujourd'hui, 17 mars 2006, au « Chida International Hotel » d'Abuja, lieu où se tiennent les pourparlers, sous la présidence du Dr. Salim Ahmed Salim, Envoyé Spécial et Médiateur en chef de l'UA.

 

Les chefs des Parties prenant part au 7eme Round des pourparlers, à savoir : Dr. Magzoub AI Khalifa, chef de la délégation du Gouvernement soudanais (GoS), M. Abdulwahid El Nour et M. Minni arkou Minnawi, leaders du Mouvement/Armée de Libération du Soudan (SLM/A) et Dr. Khallil Mohamed Ibrahim, Président du Mouvement pour la Justice et l'Egalité (JEM), étaient tous présents. Les représentants de l'Equipe de Médiation de l'UA, les coordonnateurs des trois Commissions, le co-médiateur tchadien, les Facilitateurs du Nigeria et de la Grande Jamahiriya arabe libyenne, ainsi que le délégué de la Ligue des Etats arabes représentant les partenaires internationaux, ont également pris part à cette rencontre.

 

A la fin de la réunion, au cours de laquelle plusieurs décisions cruciales ont été prises, en ce qui concerne le processus de paix d'Abuja, le Comité Directeur a autorisé le Médiateur en chef à rendre public les importantes décisions suivantes :

 

Le comite directeur appelle a un arrêt immédiat des hostilités au Darfour :

 

Le comite directeur,

 

Conscient de l'impact négatif de la montée de la tension et de la violence sur le terrain au Darfour, sur le bien-être des populations du Darfour, en général, et aux pourparlers de paix d'Abuja, en particulier;

 

Rappelant le niveau élevé et inacceptable des souffrances que vivent les populations du Darfour, à cause dPS violations fréquentes de l'Accord de cessez-le-feu et des autres protocoles signés ;

Reconnaissant l'urgence de créer un climat plus propice, en vue de faciliter la signature rapide d'un Accord global, pour enfin mettre un terme au conflit et instituer un nouveau climat de paix et de réconciliation pour nos populations ;

1. Appelons à un arrêt immédiat des hostilités au Darfour, afin d'insufler une dynamique accrue au processus de paix, et ce faisant, accroître la confiance entre nos négociateurs, pendant cette phase finale et extrêmement décisive des pourparlers.

2. Invitons toutes nos forces et tous nos membres, à appliquer cette décision et à apporter toute leur coopération à la Commission du cessez-le-feu et à l'AMIS, afin que ceux-ci facilitent la réalisation des aspirations de nos populations pour la paix et la sécurité.

3. Décidons de travailler avec sérieux et avec détermination, en vue de terminer les négociations dans les prochaines semaines.

Abuja, !e 17 mars 2006

Mars 2006

Flambée de choléra au Sud-Soudan

Bulletin n°40 - Soudan , 15 mars 2006

 

Comité international de la Croix-Rouge (Communiqués de presse) - Genève,

 

Pour faire face à la flambée de choléra qui a récemment éclaté au Sud- Soudan , le CICR a acheminé par avion une trentaine de tonnes de secours médicaux d ...

 

Pour faire face à la flambée de choléra qui a récemment éclaté au Sud-Soudan, le CICR a acheminé par avion une trentaine de tonnes de secours médicaux d'urgence jusqu'à Juba, la capitale régionale. Il s'agit notamment de solutions de perfusion et de sels de réhydratation orale, dont on a un besoin urgent pour traiter les malades et pour reconstituer les stocks qui diminuent rapidement.

Les premiers cas de choléra ont été signalés fin janvier dans la ville de Yei, au sud-ouest de Juba. Dans la capitale, le premier cas a été enregistré le 6 février. Les employés du CICR aident l'hôpital universitaire de Juba à agrandir et à gérer un pavillon d'isolement. Ils ont en outre installé un système d'urgence pour l'approvisionnement en eau. L'hôpital admet chaque jour une vingtaine de personnes atteintes de diarrhée aqueuse aiguë, tandis que d'autres malades ont aussi reçu des soins ailleurs. Au 7 mars, 4 094 cas de diarrhée aqueuse aiguë avaient été recensés à Juba, dont 79 mortels. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) fait état de 127 cas mortels pour tout le Sud-Soudan.

À l'heure qu'il est, la présence du choléra a été confirmée à Malakal, un grand centre urbain situé sur les rives du Nil, au nord de Juba. Le centre de traitement du choléra de Médecins sans frontières (MSF) à Malakal a admis 34 cas, dont deux ont eu une issue fatale. À l'hôpital universitaire de cette même ville, le CICR a soigneusement révisé et purgé le principal système de traitement des eaux, et installé un générateur d'appoint et un réservoir souple de 15 000 litres pour augmenter la capacité de l'établissement. Le personnel du CICR a donné au centre de MSF des conseils techniques sur l'aménagement de latrines et de points de distribution d'eau, et a prêté son concours pour l'installation d'un réservoir souple fourni par l'UNICEF.

Le CICR mène ses activités en coordination avec les autorités sanitaires sud-soudanaises. Il coopère en outre avec d'autres organisations humanitaires actives dans ce domaine, pour éviter que l'épidémie ne s'étende à tout le Sud-Soudan. Afin de mieux soutenir les efforts inlassables du Croissant-Rouge soudanais et de ses volontaires, la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a lancé un appel pour un million de francs suisses et a ouvert un bureau à Juba.

Deux décennies de guerre au Sud-Soudan ont endommagé ou détruit les systèmes d'approvisionnement en eau et d'évacuation des eaux usées de la ville de Juba, y compris celles de l'hôpital universitaire. Le Sud-Soudan tout entier manque en outre de structures de santé adéquates. Une épidémie de choléra aurait par conséquent des conséquences désastreuses pour la population.

 

Fin des évacuations médicales du Sud-Soudan sur Lopiding

 

Depuis le 1er mars, aucun nouveau patient n'est plus évacué du Sud-Soudan sur l'hôpital géré par le CICR à Lopiding, de l'autre côté de la frontière, dans le nord du Kenya. Après une vingtaine d'années d'activité, l'institution se retire de Lopiding ; elle devrait remettre la gestion de l'établissement entre les mains des autorités kényennes fin juin 2006. D'ici là, il ne devrait plus rester que quelques patients sud-soudanais dans cet hôpital. Ils seront ramenés chez eux par le CICR une fois leur traitement terminé. Lopiding avait été ouvert en 1987 pour soigner les blessés de guerre du Sud-Soudan. Désormais, les patients seront traités au Sud-Soudan même et le CICR, en coopération avec d'autres organisations humanitaires, veillera à ce que l'aiguillage des personnes nécessitant des soins chirurgicaux soit adapté aux nouvelles structures de santé mises en place dans cette région. Le CICR continuera jusqu'en 2007 d'apporter à l'hôpital universitaire de Juba son soutien – assistance clinique et renforcement des capacités – dans les domaines de la chirurgie, de la médecine interne et des soins pédiatriques.

 

Les autorités sud-soudanaises approuvent la création d'un centre d'appareillage orthopédique

 

Les autorités sud-soudanaises ont donné leur aval à un protocole d'accord avec le CICR qui permettra à l'institution d'entreprendre la construction du nouveau centre de référence en rééducation physique de Juba. Celui-ci aura la même capacité que le centre d'appareillage orthopédique et de rééducation physique de Khartoum. Avec la remise de l'hôpital de Lopiding aux autorités sanitaires kényennes, l'atelier d'appareillage orthopédique de Lokichokio (Kenya) fermera ses portes le 28 avril. Le CICR apportera un soutien accru à l'atelier de Juba, plus petit, en attendant la construction du nouveau centre. Cinq techniciens expérimentés seront en outre transférés de Lokichokio à Juba, où ils mèneront des activités d'appui et de formation. Le processus de sélection de 17 candidats sud-soudanais, dont deux physiothérapeutes, pour un programme complet de formation commencera immédiatement.

 

Poursuite des combats au Darfour

Malgré les conditions de sécurités précaires et la poursuite des combats au Darfour Ouest, les collaborateurs du CICR ont réussi à se rendre d'El Geneina à Seleia, plus au nord, et, en prenant une autre route en direction de l'est, à Saraf Omra. Ils sont ensuite retournés à Seleia pour évaluer les besoins des personnes déplacées et des habitants de la ville. Il faudra toutefois procéder à une évaluation plus poussée de la situation avant d'envisager la possibilité d'une présence fixe puis d'une reprise complète des activités du CICR dans la région.

La persistance des combats dans la région de Jebel Marra empêche toujours le CICR d'accéder à cette zone, et l'institution est très inquiète pour la population civile qui y vit. Les informations qui ont pu être récoltées à ce jour laissent penser que les gens ont dû fuir leur foyer et s'éparpiller pour chercher refuge dans les montagnes, où nombre d'entre eux seraient hébergés par la population locale. Le CICR déploie des efforts incessants afin d'obtenir les garanties de sécurité nécessaires pour pouvoir se rendre à Jebel Marra.

 

Centre d'appareillage orthopédique et de rééducation physique de Nyala géré par l'Autorité nationale d'orthopédie

Le 12 février, l'atelier d'appareillage orthopédique de Nyala géré par l'Autorité nationale d'orthopédie a reçu la visite des walis (gouverneurs) des trois États du Darfour. Ceux-ci étaient accompagnés par des hauts représentants du gouvernement du Darfour Sud. La visite a été largement couverte par les médias locaux. Le groupe a assisté à l'appareillage de 12 patients et a notamment pu voir comment une fillette de deux ans était équipée d'une jambe artificielle.

Le centre d'appareillage orthopédique et de rééducation physique de Nyala est le seul établissement de ce genre dans tout le Darfour. Depuis le début de la coopération entre l'Autorité nationale d'orthopédie et le CICR, en mai 2005, il a équipé de membres artificiels 260 amputés. La liste d'attente ne cesse de s'allonger : dans la seule ville d'El Geneina, on compte 56 personnes attendant d'être appareillées.

 

Activités de protection

Le CICR continue à visiter les personnes détenues au Darfour par l'Armée de libération du Soudan et, en sa qualité d'intermédiaire neutre, à faciliter leur remise aux soins des autorités locales lorsqu'elles sont libérées. Au 10 mars, il avait ainsi facilité le transfert de 25 personnes aux autorités de Gereida, Zalingei, Kutum et El Fasher.

Le 28 février, un garçon de neuf ans qui vivait dans les rues d'El Fasher a été réuni avec sa famille à Kabkabiya. Celle-ci ayant été retrouvée par le Croissant-Rouge soudanais, le garçon a rapidement pu regagner son foyer grâce à l'aide conjointe du CICR et de la Société nationale.

 

En 2005, le CICR a mené les activités suivantes :

au Darfour

•  approvisionné en eau sept camps pour personnes déplacées et des zones urbaines, réparé les réseaux de distribution d'eau dans quatre villes (El Fasher, Kutum, Gereida et El Geneina) et fourni au total 2 millions de litres d'eau par jour à environ 1,5 million de personnes ;

•  distribué plus de 32 000 tonnes de vivres à 300 000 personnes ;

•  déployé 30 fois son unité chirurgicale mobile de campagne entre avril et la fin de l'année. L'équipe mobile a réalisé plus de 370 opérations sur des blessés de guerre (parmi lesquels des combattants) qui autrement n'auraient pas eu accès aux soins ;

•   

dans l'ensemble du Soudan

•  réparé et modernisé cinq hôpitaux et 12 dispensaires de soins de santé primaires ; fourni du personnel et des médicaments, assuré des consultations et procédé à des opérations dans quatre hôpitaux et 12 dispensaires de soins de santé primaires, et étendu les programmes de vaccination et de formation ;

•  présenté des exposés sur le droit international humanitaire, les activités du CICR et les Principes fondamentaux de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge à quelque 10 500 personnes, notamment des fonctionnaires, des militaires, des membres de groupes d'opposition et de milices armées ainsi que des chefs religieux et communautaires ;

•  collecté et distribué respectivement plus de 29 300 et 30 200 messages Croix-Rouge ;

•  poursuivi ses discussions confidentielles sur la protection des victimes du conflit armé avec toutes les parties, à tous les niveaux, tant à Khartoum que sur les divers terrains d'opération de l'institution

 

Mars 2006

L'Union africaine présente de nouvelles propositions de paix au Darfour

Nouvel Observateur, Abuja, 13 mars 2006

Des médiateurs de l'Union africaine (UA) ont présenté dimanche à Abuja, la capitale nigériane, de nouvelles propositions pour un cessez-le-feu dans le conflit du Darfour (ouest du Soudan).

Ces mesures prévoient le retrait au-delà de zones tampons des forces rebelles de l'Armée populaire de libération du Soudan et du Mouvement pour l'égalité et la justice (MJE), ainsi que leur collaboration avec le gouvernement soudanais en vue de suspendre toute activité militaire le long des routes par où transite l'aide humanitaire et dans les camps de réfugiés.

Les délégations gouvernementale et rebelles ont confirmé avoir reçu ces propositions à Abuja. L'Armée populaire de libération du Soudan a indiqué qu'elle se prononcerait d'ici à mercredi.

Malgré un cessez-le-feu signé au Tchad en avril 2004 et les négociations qui ont eu lieu depuis à Abuja, les combats entre les deux mouvements rebelles et les troupes gouvernementales se poursuivent au Darfour, selon un communiqué diffusé dimanche par les médiateurs de l'UA.

Depuis 2003, la guerre du Darfour a fait au moins 180.000 morts, et déplacé deux millions de personnes. Les atrocités contre les villageois africains de la région, menées par des milices arabes à la solde de Khartoum, sont qualifiées de "génocide" par Washington.

Mars 2006

Des ONG soudanaises ne cessent d'être harcelées et la liberté d'expression et d'association subit des restrictions

Amnesty International, 13 mars 2006

Déclaration publique

 

Amnesty International est préoccupée par la fermeture, par le gouvernement soudanais, de deux bureaux de l'Organisation pour le développement social du Soudan (SUDO), dans l'État du Darfour occidental. Ces fermetures semblent s'inscrire dans une politique d'intimidation et de harcèlement de cette organisation et d'autres organisations non gouvernementales (ONG) actives au Soudan.

La Commission de l'aide humanitaire, l'instance qui gouverne les organisations humanitaires au Soudan, a ordonné la fermeture des bureaux de la SUDO à Zalingei et El Geneina, capitale du Darfour occidental à partir du 13 mars 2006. La Commission a sommé ces antennes de la SUDO de cesser toute activité et de remettre les clés de leurs bureaux, centres médicaux, centres d'alimentation et véhicules. Les comptes bancaires de ces deux bureaux de l'organisation ont également été bloqués.

La Commission a justifié la fermeture de ces deux antennes et la suspension de leurs activités par le fait que l'organisation aurait violé la Loi relative à la Commission de l'aide humanitaire. Cependant, elle n'a pas précisé quels articles de la loi l'organisation avait violés. Cette suspension d'activités de la SUDO est la dernière mesure d'intimidation et de harcèlement en date à l'encontre de cette organisation, parmi lesquelles figure l'arrestation de cinq membres du personnel de l'organisation le 13 février 2006 à l'université d'Ed Dain dans le sud du Darfour, où ils étaient venus donner une formation sur la surveillance du respect des droits humains. Ils avaient été libérés le jour même.

Le 20 février 2006, le Soudan a adopté la Loi sur l'organisation du travail humanitaire et bénévole qui remplacera la Loi sur la Commission de l'aide humanitaire. Amnesty International craint que cette nouvelle loi ne soit qu'un moyen de plus de restreindre encore l'action des ONG au Soudan. Le nouveau texte de loi accorde aussi au gouvernement des pouvoirs de réglementation excessifs sur les activités des ONG.

Certains articles de la Loi sur l'organisation du travail humanitaire et bénévole (2006) violent le droit à la liberté d'association garanti par plusieurs traités internationaux relatifs aux droits humains auxquels le Soudan est partie. Ce droit est proclamé notamment à l'article 22 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, à l'article 10 de la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples et dans la Constitution de transition du Soudan. La nouvelle loi est également contraire aux dispositions des articles 5 et 6 de la Déclaration des Nations unies sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de promouvoir et protéger les droits de l'homme et les libertés fondamentales universellement reconnus.

Amnesty International appelle le gouvernement du Soudan à modifier la Loi sur l'organisation du travail humanitaire et bénévole (2006) en vue de la rendre conforme aux normes internationales et régionales relatives aux droits humains.

Amnesty International est préoccupée en particulier par les points suivants :

 

-  le pouvoir de décision considérable accordé au gouvernement en ce qui concerne l'autorisation et la réglementation des activités des ONG au Soudan ;

 

-  le manque d'indépendance par rapport au gouvernement des instances créées par la nouvelle loi pour veiller à son application, en particulier en ce qui concerne l'autorisation, le refus ou la suspension d'enregistrement des ONG.

Par ailleurs, Amnesty International appelle le gouvernement du Soudan à mettre fin à l'intimidation et au harcèlement qui frappent les activités humanitaires ou relatives aux droits humains de la SUDO et d'autres ONG agissant dans le pays.

 

Complément d'information

L'Organisation pour le développement social du Soudan (SUDO) est une organisation privée bénévole qui œuvre en faveur du développement durable et des droits humains. L'organisation et son personnel ont été harcelés par les autorités soudanaises pour leurs activités concernant les droits humains. Le bureau de l'organisation à Zalingei avait été fermé temporairement en janvier 2006 par la Commission de l'aide humanitaire, puis réouvert. Le président de l'organisation, Mudawi Ibrahim Adam, a été arrêté à plusieurs reprises au cours des dernières années pour son action humanitaire et relative aux droits humains. Voir à ce sujet l' Action urgente 116/05 du 9 mai 2005 (index AI : AFR 54/047/2005), et ses mises à jour, sur le site d'Amnesty International, à l'adresse suivante :

http://web.amnesty.org/library/index/fraafr540472005 .

 

À Zalingei et El Geneina, la SUDO gère, entre autres activités, deux dispensaires et un centre d'alimentation.

Mars 2006

L'Egypte salue la décision de l'UA de transférer à l'ONU la mission de maintien de la paix au Darfour

Xinhuanet, Le Caire, 12 mars 2006

Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, a salué dimanche la décision prise  par le Conseil de Paix et de Sécurité de l'Union Africaine (UA) de transférer à l'ONU la mission de maintien de la paix dans la  région instable du Darfour (ouest du Soudan). 

Aboul Gheit a également fait l'éloge de la décision du Conseil  d'assurer un rôle à jouer pour l'organe panafricain dans la  résolution des conflits au Darfour, même après que l'ONU eut pris  le relais de la mission de maintien de la paix, a rapporté  l'agence de presse, MENA. 

"Le ministre des Affaires étrangères a exalté (le conseil pour) la réaffirmation du rôle de l'UA dans la supervision du processus  de paix au Darfour et le fait que les troupes africaines seront  l'ossature de la nouvelle mission de maintien de la paix", a  indiqué Aboul Gheit, cité par un porte-parole du ministère des  Affaires étrangères. 

Le chef de la diplomatie égyptienne a espéré que toutes les  parties impliquées dans la dispute au Darfour discuteraient le  plus tôt possible d'un accord de paix, en exhortant la communauté  internationale à offrir l'aide nécessaire, a ajouté le porte- parole. 

Lors d'une réunion tenue vendredi à Addis Abeba, le c