Nous
référençons un certain nombre d'articles sur
le Soudan |
2006
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2005
Soudan: 40 millions de dollars pour le relèvement agricole
| Conditions d’une paix durable: aide humanitaire et développement à long
terme
30 janvier 2006, Rome – La FAO a lancé un appel aujourd’hui
pour 40 millions de dollars en faveur des activités de secours et de
relèvement agricoles au Soudan en 2006, soulignant que l’aide
humanitaire doit être associée à une assistance au développement à plus
long terme si l’on veut garantir une paix durable dans le pays. Soutien à l’agriculture Assurer une paix durable L’aide humanitaire ne suffit pas à elle seule Contact: |
Darfour : le Secrétaire général de l’ONU appelle toutes les parties à cesser les hostilités
| Nations Unies, New York, 27 janvier 2006 Préoccupé par le regain considérable de violence
dans la région de Jebel Marra, au Darfour, en particulier par
les violents combats observés dans les zones de Golo et de Shearia,
le Secrétaire général a appelé toutes les
parties à cesser immédiatement les hostilités. |
Aucune amélioration de la situation des droits de l’homme au Soudan, selon le rapport du HCDH
| Nations Unies, New York, 27janvier 2006
Un an après la signature de l'Accord de paix global entre le gouvernement
soudanais et les rebelles sudistes qui devait garantir les libertés
fondamentales, la situation des droits de l'homme ne s'est pas améliorée
au Soudan, a dénoncé le Haut Commissariat des Nations unies aux
droits de l'homme (HCDH) dans un rapport publié aujourd'hui. |
Le président tchadien ne lâche
pas prise
Isolé, affaibli, Déby multiplie pourtant les bras de fer
avec le
Soudan, la Banque mondiale...
| Libération, 26 janvier 2006, par Stéphanie Braquehais
N'Djamena de notre correspondante
«Rien à perdre.» Guerre civile. |
Darfour : le Conseil de sécurité sur la sellette affirme Kofi Annan
| Nations Unies, New York,25 Janvier 2006
La dégradation de la situation au Darfour est telle que le passage
d'une force de l'Union africaine à une opération des Nations
Unies est désormais inévitable, affirme aujourd'hui le Secrétaire
général dans une tribune au Washington Post où il appelle
le Conseil de sécurité à « rapidement prendre une
décision ferme ». |
Peu de chances que le Soudan obtienne la présidence en 2007 (US)
| Afrique Centrale Info, 24 janvier 2006
Le Soudan ne devrait pas présider l'Union africaine (UA) en 2007 à moins
qu'il ne mette fin à la guerre dans sa province du Darfour (ouest),
a déclaré mardi à Khartoum une responsable du gouvernement
américain. |
Conseil de Sécurité : Le Darfour au bord d’une véritable catastrophe, prévient Antonio Guterres
| New York, Jan 24 2006 Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés,
António Guterres, a prévenu aujourd'hui le Conseil de sécurité de
l'imminence d'une «catastrophe encore bien plus grande»,
si des mesures énergiques n'étaient pas prises rapidement
par la communauté internationale, dans la région du Darfour
au Soudan. |
Les Nations unies évoquent l'aggravation de la situation au Darfour
L'amélioration de la sécurité y est impérative, affirme le secrétaire général. Par Judy Aita , Correspondante du « Washington File » La détérioration de la situation au Darfour a une fois de plus été placée
en priorité à l'ordre du jour international alors que le Conseil
de sécurité de l'ONU, le secrétaire général,
M. Kofi Annan, et l'Union africaine se penchent sur les moyens de protéger
et de secourir les quelque 3 millions de personnes piégées par
les combats incessants entre les rebelles et les forces parrainées par
le gouvernement. |
L’Union africaine se cherche un président à Khartoum
| Nomination : La candidature controversée du président
soudanais à la tête de l’UA devrait se régler
aujourd’hui. Le sommet de l'Union africaine s'est ouvert hier à Khartoum en
présence d'une trentaine de dirigeants des 53 pays membres. Le
programme de ces deux jours s'annonçait chargé et conflictuel.
D'abord, trouver un nouveau président à cette organisation
panafricaine pour remplacer le Nigérian Olusegun Obasanjo, en
poste depuis 2004. Or il n’y a pas d’autre candidat déclaré que
le président soudanais El Bechir Omar Hassan, hôte du sommet Catherine Rebuffel |
| Afrique Centrale Info, 24 janvier 2006
Le président congolais Denis Sassou Nguesso a été désigné mardi
par consensus pour un an président de l’Union Africaine (UA) au
sommet de Khartoum, a annoncé le porte-parole de la présidence
congolaise, Firmin Ayessa. ***** Le président congolais Denis Sassou Nguesso, 62 ans, désigné mardi
pour un an à la présidence de l’Union Africaine (UA), est
un militaire rompu à la politique et à la diplomatie, qui a déjà dirigé entre
1986 et 1987 la défunte Organisation de l’unité africaine
(OUA). |
Peu de chances que le Soudan obtienne la présidence en 2007 (US)
| Afrique Centrale Info, 24 janvier 2006
Le Soudan ne devrait pas présider l'Union africaine (UA) en
2007 à moins qu'il ne mette fin à la guerre dans sa province
du Darfour (ouest), a déclaré mardi à Khartoum
une responsable du gouvernement américain. |
L'Union africaine joue sa crédibilité au Soudan
| Le régime de Khartoum souhaite prendre la tête de l'Union africaine
mais sa candidature divise l'organisation qui est réunie dans la capitale
soudanaise.
Le Figaro, 23 janvier 2006, Tanguy Berthemet, envoyé spécial Les Chefs d’Etat de l'Union africaine se réunissent aujourd'hui et demain en sommet au Soudan. Organiser une telle réunion à Khartoum était un pari risqué. Il se révèle explosif. L'UA, fondée en 2002 sur les cendres de l'Organisation de l'unité africaine (OUA), avait précisément pour objectif de faire oublier les errements de son ancêtre et de gagner la confiance de la planète en prônant la démocratie, la paix et la bonne gouvernance. Aux prises avec une guerre civile dans sa province ouest du Darfour, accusé de crimes de guerre, le régime islamique soudanais, incarne la plus mauvaise face du continent. Mais le pire est désormais à craindre. Le Soudan a annoncé qu'il briguerait la succession du leader nigérian Olusegun Obasanjo au poste de président de l'UA. «Nous sommes parfaitement qualifiés pour occuper la présidence qui doit revenir à un pays d'Afrique de l'Est, comme l'exige le principe de la présidence tournante et nous connaissons très bien les problèmes africains», a insisté le vice-ministre soudanais des Affaires étrangères Alsamani Lilwasila. Et d'évoquer «la tradition» non écrite selon laquelle «l'hôte d'un sommet assume ensuite automatiquement la présidence». Mais la candidature a provoqué une bronca. «C'est une gifle pour les centaines de milliers de victimes de ce gouvernement au Darfour», affirme Reed Brody de Human Rights Watch. «Ce serait grotesque», tranche un ambassadeur occidental. Certains diplomates africains, anonymement, ne cachent pas non plus leur embarras. Difficile en effet d'imaginer le président soudanais Omar el-Béchir négociant les conditions de paix au Darfour avec le médiateur officiel, le président de l'Union africaine Omar el-Béchir. Difficile également de concevoir que l'organisation puisse progresser avec à sa tête un Etat totalement discrédité. La plupart des membres de l'Union européenne n'entretiennent que des relations minimales avec Khartoum. Les Etats-Unis, pour leur part, ont inscrit le Soudan, qui a hébergé pendant près de cinq ans Oussama Ben Laden, sur la liste des «Etats voyous» soutenant le terrorisme et maintiennent contre lui des sanctions économiques et financières. Le Sénat américain a même qualifié de «génocide» les tueries perpétrées au Darfour contre des civils «africains» par les Djandjawids, des milices arabes soutenues par le gouvernement. «Le pire des choix» Or, l'Union africaine, dotée d'un budget squelettique – 129 millions de dollars pour 53 pays –, a désespérément besoin d'une aide extérieure pour assurer son développement. «Le Soudan est sans doute le pire des choix en Afrique. Une présidence soudanaise décrédibiliserait totalement l'Union. Cela ruinerait les années d'efforts pour imposer l'organisation auprès des chancelleries occidentales et des organismes internationaux», assure l'ONG International Crisis Group (ICG). Conscients des risques, les chefs d'Etat africains ont désormais deux jours pour trouver une solution acceptable par tous et éviter une crise ouverte. Depuis plusieurs semaines, en coulisse, le président de commission de l'Union, Alpha Oumar Konaré, s'active à trouver une issue à la crise. La tâche d'autant plus délicate que le président est officiellement désigné par consensus. L'hypothèse la plus simple, forcer le Soudan à renoncer à ses ambitions, apparaît difficile. Le président Béchir a cependant expliqué hier que la réussite du sommet primait sur la question de la présidence. Certains tentaient donc de promouvoir une autre candidature, en se rangeant discrètement derrière un improbable sauveur : le Congo de Denis Sassou N'Guesso. De leurs côtés, les pays d'Afrique de l'Ouest semblaient militer pour une nouvelle prolongation du mandat d'Olusegun Obasanjo. Ce combat des chefs a peu à peu fait oublier l'ordre du jour officiel du sommet. De gros dossiers s'empilent pourtant sur les tables : l'avenir de la mission de maintien de la paix des soldats de l'UA au Darfour et le cas Hissène Habré. La Belgique a inculpé pour «crimes contre l'humanité» l'ancien dictateur tchadien, réfugié au Sénégal, et réclame son extradition. En novembre dernier, la justice sénégalaise s'est déclarée incompétente. Le président Abdulaye Wade a alors confié à ses pairs africains la charge de trancher cette question délicate. «Toute cette affaire de présidence est ridicule», s'agace Alfred Taban, directeur du quotidien Khartoum Monitor. «On perd du temps qui pourrait être mieux utilisé. Tant que l'Union n'aura pas décidé de se choisir son «Bruxelles» pour se réunir, cette querelle stérile resurgira.» |
Le Soudan veut présider l'Union africaine au sommet de Khartoum
| L’Express, 22 janvier 2006
La question de la présidence de l'Union africaine (UA) jette une ombre sur le sommet annuel de l'organisation qui s'ouvre lundi à Khartoum sur fond de violences dans la province soudanaise du Darfour Le Soudan, accusé d'atteintes aux droits de l'homme, souhaite prendre
la relève du Nigeria à la tête de l'UA au cours du sommet
de deux jours qu'il accueille cette semaine. Par tradition, la présidence
revient au pays hôte. Pressions sur Khartoum Alors que les dirigeants africains arrivaient dimanche à Khartoum,
la sécurité d'Etat soudanaise est intervenue dans une réunion
de groupes de défense des droits de l'homme locaux et internationaux
et y a arrêté une cinquantaine de délégués. |
Soudan: Khartoum veut présenter un visage souriant
| BBC Afrique, 22 janvier 2006 A Khartoum, où se tient le sommet de l'Union africaine cette semaine, les autorités soudanaises ont employé les grands moyens pour rendre la ville plus attrayante, espérant qu'un accueil souriant contribuera à masquer les ravages de la guerre, de la pauvreté, et des violations des droits de l'homme dans le pays. Jonah Fisher, de la BBC, est sur place, et décrit les effets de cette gigantesque opération de chirurgie esthétique urbaine. Pour le gouvernement soudanais, ce sommet offre une chance de redorer
quelque peu le blason du pays aux yeux de ses partenaires en Afrique.
Le premier problème qui s'est posé était simple:
comment accueillir décemment quarante chefs d'états? Ces
derniers n'étaient attendus, certes, que pour un séjour
de 48 h, mais il fallait leur trouver un logement. Or, Khartoum n'a qu'un
seul hôtel de luxe, dans un état médiocre. "Ce qu'il y a de mieux" La compagnie hôtelière française Accor a équipé chaque
villa de tous les conforts - postes de télévision grand écran,
literie de luxe - le tout importé d'Europe. De quoi satisfaire
le président le plus exigeant à la fin d'une journée
de travaux. Armand Vargas, un des responsables d'Accor chargés
de l'opération, est formel: "nous avons acheté ce
qu'il y a de mieux". Pour et contre Un étudiant de Khartoum, Ahmed Mohammed, se réjouit. "Ce
sommet nous a apporté des nouvelles routes, des nouveaux bâtiments,
de fort belles choses" dit-il, "nous en sommes très
fiers". La crise du Darfour Tout a été fait pour que les dirigeants africains soient logés confortablement. Mais le sommet ne sera pas toujours de tout repos pour le chef de l'état soudanais, Omar Al-Bashir. Les discussions sur la crise dans le Darfour pourraient s'avérer difficiles pour lui. Depuis trois ans, les violences dans cette région du Soudan, et les moyens d'y remédier, ont été un des principaux casse-têtes de l'Union africaine. Et maintenant, la mission de maintien de la paix déployée sur place par l'organisation commence à manquer de fonds, et son travail risque d'être confié à l'ONU. Or, le gouvernement soudanais est vivement opposé à une telle éventualité. Question de crédibilité De plus, si on s'en tient aux précédents historiques,
le président Bashir doit prendre la présidence (tournante)
de l'organisation. Or, son gouvernement a été rendu responsable
de nombreuses atrocités au Darfour, et les groupes de défense
des droits de l'homme s'indignent à l'idée de le voir devenir
président de l'Union. Un sommet-test L'Union africaine, rappelons-le, a été créée
en 2002, remplaçant l'ancienne Organisation de l'unité africaine
(OUA), qui était fort critiquée. |
Omar el-Béchir joue la modestie
| Afrique Centrale info - 22 janvier 2006
Le président soudanais Omar el-Béchir a fait dimanche profil
bas face au tollé suscité par sa candidature à la tête
de l’Union africaine (UA), à la veille de l’ouverture du
sommet africain de Khartoum. |
Lettre ouverte au président de l’Union africaine
| Le Monde, 22 janvier 2006 Son Excellence Olusegun Obasanjo, Président de l’Union
Africaine Collectif Urgence Darfour - www.urgencedarfour.org |
La Banque mondiale encourage l`investissement au Sud Soudan
| Angola-Press, Nairobi , 20 janvier 2006 La Banque mondiale va aider les entreprises locales et étrangères
souhaitant investir dans la région sud du Soudan, ravagée
par 21 années de guerre civile, a annoncé un communiqué officiel
de l`institution à Nairobi. |
Note d'information à l'intention des Etats membres de l'Union africaine
| [Sixième Sommet de l'Union africaine, 23-24
janvier 2006] Une note d’information de Human Rights Watch Au Sixième Sommet de l'Union africaine (U.A.) qui se tiendra à Khartoum les 23 et 24 janvier, Human Rights Watch appelle l'Assemblée des Chefs d'Etat et de gouvernement africains à placer la protection des civils et les poursuites à l'encontre des violateurs des droits humains en tête des points prioritaires à l'ordre du jour. A cet égard et avec tout le respect qu'elle lui doit, Human Rights Watch souhaiterait attirer l'attention de l'Assemblée sur deux questions: l'éventuelle élection du président soudanais Omar El Bashir à la présidence de l'Union africaine et l'extradition par le Sénégal de l'ex-dirigeant tchadien Hissène Habré sous l'inculpation de crimes graves commis en violation du droit international. Si les Etats membres de l'Union africaine devaient choisir le Soudan pour assumer la présidence de l'Union africaine en 2006, nous estimons que cette décision porterait sérieusement et irrémédiablement atteinte à la crédibilité et à l'avenir de l'U.A. Il serait fortement inopportun qu'un gouvernement responsable de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité —et c'est le cas du gouvernement soudanais au Darfour—préside l'Union africaine. La capacité de celle-ci à agir en organe de médiation neutre au Soudan se verrait sérieusement compromise si elle avait à sa tête un pays impliqué dans un conflit pour lequel l'Union africaine mène des pourparlers de paix. Permettre au dirigeant soudanais de devenir président de l'U.A. équivaudrait à envoyer un message extrêmement négatif aux civils du Darfour, où l'U.A. joue un rôle crucial en matière de protection, et à la population de l'Afrique en général. En tant qu'institution soucieuse de promouvoir les droits humains, comme le stipule l'article 3 de son acte constitutif, l'Union africaine ferait preuve d'une énorme hypocrisie en choisissant à sa présidence un pays complice de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre. M. Habré a été inculpé par un juge belge pour son rôle présumé dans des milliers d'assassinats politiques, des actes systématiques de torture et des crimes perpétrés contre différents groupes ethniques au Tchad; la Belgique a réclamé son extradition au Sénégal. Le Président sénégalais Wade a demandé à l'Union africaine d'émettre une recommandation à propos de la “juridiction compétente” pour juger M. Habré. Human Rights Watch estime que la Belgique constitue l'option la plus concrète, la plus réaliste et la plus appropriée pour garantir la justice et elle prie instamment l'Union africaine de recommander au Sénégal qu'il extrade M. Habré vers la Belgique. Une telle recommandation émanant des Etats membres de l'U.A. indiquerait clairement que l'Union africaine s'emploie à faire triompher l'Etat de droit et la justice, qu'elle oblige les responsables d'atrocités à rendre des comptes et qu'elle prend des mesures importantes pour lutter contre l'impunité sur le continent. Le Soudan à la présidence de l'Union africaine en 2006 Problèmes sur le plan des droits humains Pour les forces de l'U.A., la protection des civils a un coût. Quatre soldats nigérians ont été tués en octobre, probablement par des milices alignées sur le gouvernement, lors de l'attaque d'un convoi placé sous leur protection au Darfour Sud. Le 6 janvier, un soldat sénégalais a été tué dans l'exercice de ses fonctions au Darfour occidental. L'Union africaine a de bonnes raisons d'être fière de ces forces et de son engagement à entreprendre une opération militaire extrêmement ardue: protéger des civils dans une vaste région disposant de peu d'infrastructures. Le défi est de taille: quelque deux millions de civils ont été déplacés par la force et soumis à la terreur dans des camps au Darfour, tandis qu'1,3 million d'autres (soit au total plus de la moitié de la population darfourienne) ont été profondément affectés par les trois années de conflit et par la destruction et le pillage de leurs fermes, de leurs habitations et de leur bétail. A de nombreuses reprises, le gouvernement soudanais a fait obstacle à l'opération de l'U.A. Pendant des mois, il a refusé d'autoriser l'importation de véhicules de transport de troupes (PAC) donnés à l'AMIS pour améliorer la protection des civils et de ses forces. Le gouvernement soudanais, ses milices et les membres des mouvements rebelles font déjà l'objet d'une enquête menée par la Cour Pénale Internationale. Selon des dizaines d'investigations portant sur les violations du cessez-le-feu et réalisées par l'AMIS en vertu de l'accord de cessez-le-feu humanitaire d'avril 2004, le gouvernement soudanais est responsable de nombreux crimes commis directement ou par le biais de ses milices janjawids, qu'il a incorporées aux milices gouvernementales, à la police et à d'autres services en uniforme opérant au Darfour. Les rapports de l'AMIS relèvent qu'il a déployé des hélicoptères de combat soudanais et autres équipements aériens ainsi que des troupes contre des civils au Darfour pas plus tard qu'en décembre 2005, en violation des engagements qu'il a pris auprès de l'Union africaine. Aujourd'hui, le Soudan cherche à obtenir la présidence de l'Union africaine. Si le Sommet de l'U.A. venait à choisir le Président Omar El Bashir, la crédibilité et l'avenir de l'U.A. s'en trouveraient sérieusement et irrémédiablement mis à mal et l'opération de l'AMIS serait radicalement compromise. L'image de rectitude et d'objectivité que l'Union africaine souhaite projeter serait remise en question et sa crédibilité en tant qu'instance neutre de médiation au Darfour serait ternie. Vu son attitude d'obstruction et le non-respect de ses engagements envers l'Union africaine, les Nations Unies et d'autres, il est probable que si le Président El Bashir venait à assumer la présidence de l'U.A., le gouvernement soudanais ferait obstacle à tout effort visant à poursuivre les discussions ou à intervenir au Darfour. Il n'est absolument pas souhaitable que l'une des parties à un cessez-le-feu dirige l'institution responsable de surveiller ce cessez-le-feu ou qu'elle assume une quelconque responsabilité sur le plan de la gestion de la force africaine mise sur pied pour superviser les parties et protéger les civils contre les crimes commis par ladite partie au regard du droit international. La situation étant ce qu'elle est, il serait extrêmement inopportun que l'Union africaine choisisse le président soudanais pour occuper sa plus haute fonction. Recommandation à l'Union africaine |
L'Union africaine déçue par la lenteur des progrès dans les pourparlers sur le Darfour
| Xinhuanet, Lagos, 19 janvier 2006 L'Union africaine (UA) a exprimé sa déception sur la lenteur
des progrès dans les pourparlers de paix visant à mettre
fin à trois ans d'affrontements dans la région du Darfour
dans l'ouest du Soudan. |
Canada: Appel des responsables religieux en faveur du Soudan
| Lettre aux responsables politiques
Ottawa (Canada) 19 janvier 2006 Les dirigeants religieux du Canada demandent aux dirigeants politiques du pays d’inscrire le Darfour « en tête des priorités » de leur programme politique international, indique le site de la conférence des évêques du Canada (www.cecc.ca). Les dirigeants religieux du Canada adressent en effet aux chefs des partis politiques du pays une lettre leur demandant d’inscrire le Darfour en tête de leur programme politique international. La signature du message par les dirigeants de traditions religieuses diverses du Canada témoigne de l’envergure de l’appui accordé à la participation énergique du pays aux efforts d’établissement de la paix au Soudan, souligne le site. La lettre dit en effet : « A titre de représentants de diverses traditions religieuses du Canada, nous félicitons le Gouvernement canadien pour son importante contribution aux démarches humanitaires et aux opérations de secours en faveur du Darfour, au Soudan, et pour le soutien qu’il a apporté aux efforts de la Mission de l’Union africaine au Soudan afin d’assurer la sécurité de sa population. Les croyants du Canada manifestent depuis de nombreuses années leur solidarité avec celle-ci en œuvrant en partenariat et en collaboration avec elle ». Les responsables religieux soulignent en outre que « les Canadiens et les Canadiennes espèrent que leurs dirigeants politiques continueront de prendre les mesures unilatérales, bilatérales et multilatérales nécessaires pour protéger les communautés menacées, travailler avec audace et courage, aux côtés d’autres hommes et femmes, à résoudre le conflit et à redonner aux Darfouriens un climat de paix et de sécurité ». Ils concluent : « Nous prions donc instamment le Gouvernement,
en ce moment où la crise s’engage dans sa quatrième
année, d’inscrire le Darfour en tête de ses priorités
en matière de politique internationale et de prendre les mesures
nécessaires pour y rendre à tous la paix et la sécurité.
Profondément préoccupés par la situation actuelle,
nous vous pressons de faire tout en votre pouvoir pour venir en aide à la
population souffrante et vulnérable de cette région du
Soudan ». |
Soudan . L'Union africaine, ... appelle l'Onu au secours
| Al-Ahram Hebdo Mercredi 18 janvier, 2006 - Numéro 593 Soudan . L'Union africaine, médiateur dans la crise du Darfour, propose d'y déployer une force de l'Onu. Soutenue par Kofi Annan et la rébellion, cette idée est rejetée par Khartoum. L'UA appelle l'Onu au secours L'idée du déploiement d'une force de l'Onu au Darfour, dans l'ouest du Soudan, en proie à un conflit meurtrier, fait son chemin, malgré l'opposition de Khartoum. Ce refus intervient alors que le Soudan doit accueillir les 23 et 24 janvier un sommet de l'Union Africaine (UA) et pourrait prendre la présidence de cette organisation parrainant les négociations de paix avec les rebelles du Darfour. Tandis que Khartoum tentait d'affirmer son droit de choisir qui serait en charge des opérations de maintien de la paix, l'UA a averti le Soudan qu'il serait tenu de respecter une décision de l'organisation africaine permettant un déploiement des forces de l'Onu. Craignant davantage d'internationalisation du conflit et de pressions occidentales, Khartoum a jugé « prématurée » la proposition de l'Onu. Le ministre soudanais des Affaires étrangères, Lam Akol, a affirmé samedi dans une conférence de presse qu'elle doublonnerait avec la force de paix de l'UA, l'Amis. « La force de l'UA fait un bon boulot. La seule chose dont elle manque, c'est l'argent. Si l'Onu est sérieuse en croyant faire un bon boulot au Darfour, pourquoi ne donne-t-elle pas l'argent à l'UA ? », a-t-il déclaré. D'après lui, l'UA a besoin de 160 millions de dollars pour mener sa mission jusqu'à la fin 2006. « Une telle proposition remet en question la capacité de l'UA à mener à bien sa mission, ainsi que la capacité des Africains à résoudre leurs problèmes. Il est regrettable que certains pays africains soutiennent cette nouvelle tendance », a affirmé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. En revanche, le Soudan a proposé dimanche la formation d'une force tripartite comprenant ses propres troupes, celles des mouvements rebelles et de l'Union africaine pour maintenir la paix au Darfour. Les mouvements rebelles, favorables à la prise de relais par les troupes de l'Onu, sont susceptibles de rejeter violemment la proposition du gouvernement soudanais. Ils ont par contre favorablement accueilli la proposition de l'UA. « Nous voulons une force avec un mandat fort et précis, qui puisse protéger les civils face aux (milices progouvernementales) djandjawids et aux forces gouvernementales, et mettre en application les résolutions du Conseil de sécurité de l'Onu », a dit Ahmad Hussein, porte-parole du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM). Le président Omar Al-Béchir « et son gouvernement criminel sont partie prenante du problème au Darfour, qui est la priorité de l'UA. Comment l'UA peut-elle tenir son sommet à Khartoum ? », a déploré M. Hussein. « Si Béchir devient président de l'UA, nous refuserons qu'elle joue le rôle de médiateur dans les négociations », a-t-il prévenu. Le JEM et l'autre mouvement rebelle du Darfour, le Mouvement de libération du Soudan (SLM), mènent avec le gouvernement des pourparlers de paix à Abuja, sous l'égide de l'UA. Selon un haut responsable de l'UA, « le Soudan devra accepter la décision du Conseil de paix et de sécurité » de l'organisation panafricaine sur la force de paix. Le vice-président de la commission de l'UA, Patrick Mazimhaka, a ajouté que l'UA pouvait « intervenir pour stabiliser une situation », mais n'avait pas « les ressources pour une mission de maintien de la paix à long terme, cette responsabilité revient aux Nations-Unies ». L'UA a déployé en 2004 au Darfour sa première mission de maintien de la paix, qui compte quelque 7 800 personnes, en majorité des militaires, sans mettre un terme au conflit. « Jusqu'à présent, aucun engagement n'a été pris par nos partenaires pour financer la mission (de l'UA) après mars 2006 », affirme un rapport de l'UA publié jeudi, proposant de passer le relais à l'Onu. L'Amis est financée essentiellement par l'Union européenne, les Nations-Unies et les Etats-Unis. Elle coûte 17 millions de dollars par mois. Réagissant au rapport du président de la commission de l'UA, Alpha Omar Konarée, le secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan, a indiqué envisager de déployer une force de réaction rapide, disposant d'un soutien aérien tactique, pour prendre le relais de l'Amis. Son envoyé spécial au Soudan, Jan Pronk, a appelé de son côté au déploiement au Darfour d'une nouvelle force de maintien de la paix suffisamment puissante pour décourager les attaques contre les civils et désarmer les milices responsables d'atrocités. Il a estimé que cette force devrait rester sur place au moins trois ou quatre ans après la signature d'un accord de paix et avoir un financement garanti. Selon lui, elle devrait être appuyée par un système de sanctions pour les mouvements de troupes non autorisés, les livraisons d'armes et contre les personnes responsables des violences. Un comité d'experts a recommandé un gel d'avoirs financiers et une interdiction de voyager contre des personnes jugées responsables du blocage du processus de paix et d'incitations à la violence, conformément à une mesure votée l'an dernier par le Conseil de sécurité mais non encore appliquée. Déclenché en février 2003, le conflit au Darfour oppose des groupes rebelles noirs, luttant pour un partage plus équitable des richesses et du pouvoir, aux autorités de Khartoum et aux milices arabes djandjawids qui lui sont alliées. Le conflit a fait près de 300 000 morts et plus de deux millions de déplacés. Hicham Mourad |
La DA s'oppose à l'accession du Soudan à la présidence de l'UA
| Jeune Afrique, 17 janvier 2006
L'Alliance démocratique (DA), le principal parti d'opposition sud-africain,
demande au gouvernement de "faire tout ce qui est en son pouvoir pour
mettre fin à la situation inadmissible" où le Soudan assumera
la présidence de l'Union africaine (UA). |
Un accord historique ouvre la voie aux retours organisés vers le Sud-Soudan
| All Africa-com, New York, (N-U), 17 janvier 2006 Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés
(HCR) a signé, jeudi dernier, le premier des sept accords tripartites
- HCR, Soudan, Kenya - qui ouvrira la voie, au cours du premier semestre
2006, au retour vers le Sud-Soudan de près de 70.000 réfugiés. |
Sommet de Khartoum : les Soudanais privés de pub
| Jeune Afrique, 16 janvier 2006
Le Département d’Etat consulte-t-il régulièrement
afriquecentrale.info. En tout cas les autorités US sont sur la même
longueur d’ondes. "Il n'est pas nécessaire ni automatique
que le président (soudanais Omar) Béchir devienne président
de l'Union Africaine parce que la réunion se tient à Khartoum" a
déclaré la secrétaire d'Etat adjointe aux Affaires africaines,
Jendayi Frazer (photo) à Washington. |
Le calvaire des Soudanais du Caire continue, selon une note de l'ONU
| Disparitions, suicide, viol, rumeurs de vols d’organes, menaces soudanaises : un document du HCR, obtenu par « le Monde » se révèle accablant pour l’Egypte. Le Monde, 15 janvier 2005, Le Caire, Cécile Hennion, envoyée spéciale Depuis l'évacuation meurtrière par la police du camp de
réfugiés soudanais du Caire, la nuit du 30 décembre
2005, "l'ambiance en Egypte reste tendue. [La presse] lance des
accusations quotidiennes contre le Haut Commissariat pour les réfugiés
(HCR) des Nations unies et le gouvernement égyptien persiste à déclarer
qu'il n'a agi que "sous pression du HCR. Une session spéciale
du Parlement, prévue le 17 janvier, sera consacrée à l'affaire
des réfugiés soudanais, les députés Frères
musulmans réclament une enquête. Douze organisations égyptiennes
des droits de l'homme ont adressé des demandes similaires..." |
| Jeune Afrique, 15 janvier 2006
Plus que la tenue du sommet de l'organisation à Khartoum, c'est l'éventuel choix du chef de l'État soudanais à sa tête qui fait débat Depuis l'éclatement de « l'affaire Hissein Habré »,
on pensait que l'extradition vers la Belgique de l'ex-dictateur tchadien installé au
Sénégal serait au coeur des discussions du VIe sommet ordinaire
des chefs d'État de l'Union africaine (UA), qui se tiendra à Khartoum
les 23 et 24 janvier. La question passera finalement au second plan. C'est,
en réalité, à un dilemme bien plus grave que les États
membres de l'Union devront trouver une solution. Un enjeu fondamental qui pourrait
bien décider de l'avenir de leur organisation, de son fonctionnement
et de sa crédibilité : ils devront déterminer qui peut,
qui doit, qui saura assumer la présidence en exercice de l'UA. |
| Les pétrodollars tchadiens étaient déposés sur ce
compte de la CityBank de Londres depuis 2003.
Le Figaro, 13 janvier 2006, Sixtine Léon-Dufour La rupture est consommée entre le Tchad et la Banque mondiale. Hier
soir, l'ancien faucon de la Maison-Blanche, Paul Wolfowitz, aujourd'hui à la
tête de l'institution internationale, a fait bloquer le compte de la
CityBank à Londres sur lequel sont placés les pétrodollars
tchadiens depuis 2003. Cette mesure fait suite au gel des prêts, pour
un montant de 124 millions de dollars, annoncé il y a une semaine par
la Banque mondiale. «Une conséquence logique», estime-t-on à la
CityBank, du bras de fer qui oppose N'djamena à l'institution de Washington
depuis un mois. «Les pétrodollars génèrent de la corruption» Et pourtant. Cela devait être un cas d'école. Un exemple pour l'Afrique. Pour une fois, la manne pétrolière allait enfin profiter aux populations démunies, servir le développement d'un continent englué dans la pauvreté. En agissant de la sorte, Déby a fait voler en éclat les derniers espoirs de conjurer ce qu'il convient d'appeler la «malédiction de l'or noir». Et l'affaire, bien embarrassante pour la Banque mondiale, lui a valu un concert de critiques.Pour les ONG, une telle dérive était prévisible. L'institution n'a fait, selon elles, qu'entretenir la corruption, ainsi «qu'un dictateur notoire». Les mesures prises équivalent tout au plus «à une petite tape sur la main», s'insurge Nancy Bridsall, présidente du Center for Global Devlopment, un think-tank américain. Plus largement, cette affaire met en lumière les limites des institutions internationales lorsqu'il s'agit de pays pétroliers. «Les pétrodollars génèrent plus de corruption que d'emplois. Cela sape la mise en place de systèmes de droits de propriété, affaiblit les autorités locales et autres institutions politiques, dont une économie a besoin pour réussir», poursuit Nancy Bridsall. Sans que ni la Banque mondiale ni le FMI – le «cas tchadien» l'atteste – ne puissent réellement s'y opposer. «Cette gabegie doit les conduire à revoir leur stratégie de réduction de la pauvreté. Sinon d'autres cas similaires se présenteront», explique Ian Gary, spécialiste des industries extractives chez Oxfam US. Il n'empêche. Avec ce dernier coup de poing sur la table, la Banque mondiale peut entraîner dans son sillage d'autres bailleurs de fonds. Anne 0. Krueger, directrice générale adjointe du FMI, a d'ailleurs déclaré approuver «complètement la mesure prise par la Banque mondiale». Et se réserve, implicitement, le droit de faire de même. ****** P.S La manne pétrolière Investissements. L'oléoduc Doba-Kribi, long de 1 100 km, a coûté 3,7
milliards de dollars, plus gros investissement de la Banque mondiale en Afrique. |
Offensive de l'armée soudanaise contre des rebelles
| Le Figaro, 13 janvier 2006
L'armée soudanaise aurait lancé hier des attaques contre un
groupe de rebelles de l'Est, dans la région de Hamesh Koreb, à l'est
du pays. Environ 3 000 soldats soudanais, appuyés par quatre chars,
se sont déployés à Hamesh Koreb et ont donné l'ordre
aux hommes du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM) de
partir. «C'est un acte d'agression, c'est une violation très dangereuse
de l'accord de paix», a déclaré le porte-parole de ces
derniers, le général Elias Waya Nyipuocs. Il y a un an, le gouvernement
de Khartoum et le SPLM ont signé un traité de paix mettant fin à 21
ans de guerre civile. D'après le texte, le SPLM aurait dû retirer
ses troupes de Hamesh Koreb au 9 janvier. Selon plusieurs ONG, le retrait des
troupes rebelles mènerait à une nouvelle catastrophe humanitaire. |
Tchad : Idriss Déby de plus en plus fragilisé
Afrique Multiples défections, rébellion dans l'est du pays, grave crise sociale : face à une situation de plus en plus préoccupante, le président Déby tente de réagir. Sans grand succès pour l'instant. Le Figaro, 13 janvier 2006, Tanguy Berthemet Le pouvoir tchadien n'a jamais paru aussi faible. Menacé par une rébellion à l'est plus ou moins soutenue par le Soudan, par de multiples défections dans son entourage et par une grave crise sociale, le président Idriss Déby cherche un second souffle. «Il se retrouve un peu dans la situation d'Hissène Habré au début de 1990», résume Mamouth Nahour-N'Gawara, un vieil opposant au leader tchadien. Plus que tout autre, Déby est à même de mesurer l'ampleur de la menace. En décembre de cette année-là, le dictateur Habré avait fini par être chassé de N'Djamena par une colonne de mutins en armes surgie du Soudan voisin sous la direction d'Idriss Deby. Ce dernier a donc décidé de réagir. En guise de symbole de sa détermination, le président remisait son costume civil pour remettre son uniforme. Puis, il y a trois semaines, il contre-attaquait. N'Djamena se déclarait «en état de belligérance» avec le Soudan. Khartoum était officiellement accusé d'abriter et d'armer les rebelles du rassemblement pour la démocratie et la liberté (RDL). Ce mouvement dirigé par Mahmat Nour mène régulièrement des rezzous contre les villes frontalières tchadiennes. N'Djamena ne pardonne pas non plus à son voisin d'accueillir le Socle pour le changement l'unité et la démocratie (Scud), un groupe composé pour l'essentiel de soldats déserteurs Zaghawas, la propre ethnie d'Idriss Déby. L'annonce récente de l'alliance entre ces deux mouvements a été violemment dénoncée par l'homme fort tchadien comme un nouveau mouvement hostile coordonné par le voisin. Mais cette colère tchadienne n'est restée pour beaucoup qu'une façade. «Personne n'ignore que l'alliance entre le Scud et le RDL, deux groupes que tout oppose, est impossible. En fait, Déby cherchait à internationaliser la crise pour se trouver des soutiens», explique un opposant. Reste que la manoeuvre n'a rencontré qu'un succès limité. Invités le 4 janvier dernier à N'Djamena pour un sommet extraordinaire, certains chefs d'État de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (Cemac) ont bien accepté de se déplacer. Le communiqué final condamne certes «toute tentative de déstabilisation» du Tchad. Mais il évite prudemment de citer le Soudan. Le voyage effectué par Déby le week-end dernier à Tripoli ne lui offrira pas plus de garantie de la part d'une grande puissance locale. Quant à la France, soutien fidèle du pouvoir tchadien, elle se fait désormais discrète. «La France en spectatrice» Le président Tchadien a donc été contraint de revenir à plus de prudence. Mardi, il se disait prêt à renouer avec les Soudanais sous conditions. Les Tchadiens exigent notamment l'arrêt des raids contre leurs territoires et des compensations pour les «614 morts» recensés lors de ces affrontements. De son côté, les Soudanais se sont dits ouverts à la discussion. Reste que l'apaisement actuel risque d'être de courte durée. «On sait aussi que les problèmes du Tchad proviennent surtout d'une crise intérieure. Il a des contestations au sein de l'armée. Les gens s'appauvrissent et veulent voir partir ce pouvoir clanique et oppressif», affirme Ibni Oumar Mahamat Saleh, ancien ministre de Déby aujourd'hui responsable d'une coordination d'oppositions. Dans l'atmosphère de fin de règne de N'Djamena, les élections présidentielles prévues au printemps risquent d'être très délicates. |
L'ONU discute de son éventuelle participation au maintien de la paix au Darfour
| Xinhuanet, New York, 13 janvier 2006 –
Le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan et les membres
du Conseil de sécurité ont discuté jeudi de la participation
de l'ONU à la mission de maintien de la paix dans la région du
Darfour, au Soudan. |
L'UA se félicite du rôle des femmes dans la paix au Darfour
| Jeune Afrique, 12 janvier 2006
Les femmes de la région occidentale du Soudan, le Darfour, sont en
train de soutenir le processus de paix parrainé par l'Union africaine à travers
leur présence aux négociations de paix dans la capitale nigériane,
Abuja, se félicite un rapport publié jeudi par la Commission
de l'Union africaine. |
La mission de l'UA au Darfour confrontée à un besoin d'argent
| Jeune Afrique, 12 janvier 2006
La mission renforcée de l'Union africaine pour le maintien de la paix
au Darfour, Ouest du Soudan, peut être paralysée par un manque
chronique de fonds, selon le président de la Commission de l'Union africaine,
Alpha Oumar Konaré. |
Les pourparlers de paix du Darfour s’enlisent
| IRIN, Abuja, 10 janvier 2006
Les pourparlers de paix au Darfour ont été suspendus pour une
semaine afin de respecter un congé musulman, selon les médiateurs,
alors que la situation sécuritaire s'aggrave et que les protagonistes
ne parviennent pas à s’entendre sur les clés du partage
des pouvoirs. |
Darfour : l'ONU appelle à accélérer les négociations de paix
| Jeune Afrique, 10 janvier 2006
L'envoyé de l'ONU au Soudan, Jan Pronk, qui a effectué une visite
de trois jours (du 5 au 7 janvier) à Abuja, au Nigeria, a exhorté les
parties à accélérer les pourparlers de paix sur le Darfour
afin de conclure les négociations à Abuja. |
Salva Kiir : en panne de stratégie au sud du Soudan
| La Croix 10 janvier 2006
Il y a un an , John Garang leader des rebelles du Soudan du Sud signait un accord historique avec Khartoum, mettant fin à vingt et un ans de guerre civile. Tué dans un accident d’hélicoptère le 30 juillet, il a été remplacé par Salva Kiir, ex-numéro deux, qui ne semble pas e mesure d’empêcher l’enlisement de l’accord. Le 9 janvier 2005, le régime islamiste du président soudanais
Omar Al Béchir et les rebelles du Sud, dirigés par leur leader
historique John Garang, signaient à Khartoum un accord de paix historique.
Un an plus tard, Salva Kiir a bien du mal à assurer la relève
de ce dernier, mort accidentellement il y a six mois. Agé de 54 ans,
Salva Kiir était un compagnon depuis le début ayant fondé avec
lui l’Armée de libération des peuples du Soudan (SPLA).
Comme lui, il est originaire de l’ethnie dinka. Grand , barbu, souvent
coiffé d’un chapeau de brousse, portant des scarifications sur
le front, il a pris les armes dès les années 1960, au sein de
la première rébellion sudiste, Anyanya. Catherine Rebuffel |
Fuir le Soudan pour mourir en Egypte
| Le Monde des 8 et 9 janvier 2006
La tragédie des réfugiés du Caire : Le 30 décembre 2005, l’évacuation d’un camp de Soudanais a tourné au drame. Retrouvés sur les lieux, les papiers des exilés racontent la répression dans leur pays et l’indifférence de l’ONU. Le Caire : Près d’une semaine après l’évacuation meurtrière
des réfugiés soudanais au Caire, le 30 décembre 2005,
par la police égyptienne, les Soudanais n’en finissent pas de
compter leurs morts. Dans les monceaux de détritus laissés dans la panique de l’évacuation
forcée, Le Monde a récupéré plusieurs kilos de
documents personnels : passeports, permis de conduire, dossiers et lettres
de demande d’asile. Nul ne sait si leurs propriétaires sont vivants.
S’ils auraient acceptés que leur histoire soit publiée.
Ils sont tous enregistrés auprès du HCR, mais par sécurité,
seuls leurs prénoms sont ici indiqués. La totalité des
documents a été remis à une église du Caire qui
tente de regrouper les familles. Cécile Hennion |
A Genève l’embarras du HCR, après la tragédie des réfugiés soudanais au Caire le 30 décembre 2005-
| Le Monde des 8 et 9 janvier 2006
Depuis la mort d’au moins 27 réfugiés et demandeurs
d’asile soudanais, le 30 décembre 2005 au Caire, le Haut
Commissariat pour les réfugiés (HCR) des Nations unies
est resté plutôt discret. Sur le site internet de ‘agence
onusienne, au chapitre « Actualités », on trouve difficilement
trace de la tragédie. Seuls deux communiqués officiels
ont été mis en ligne. L directeur du HCR, Antonio Guterres,
s’y dit « profondément choqué et attristé par
les tragiques événements ». Survivants emprisonnés Agathe Duparc |
La paix au Soudan, un an après
|
L’Humanité, 9 janvier 2006 Khartoum . Le 9 janvier 2005, le gouvernement soudanais avait signé un accord avec les rebelles du Sud mettant fin à plus de vingt ans de guerre civile et suscitant un vent d’espoir, retombé depuis Un an après la signature d’un accord de paix entre le gouvernement soudanais et le mouvement rebelle du sud du pays, l’Armée de libération du peuple soudanais (SPLA), l’heure n’est plus aux illusions. L’enthousiasme qui avait accompagné la cérémonie de ratification mettant fin à une guerre qui, en vingt ans, avait fait près de 2 millions de morts et le double de déplacés, a été balayé par les difficultés d’application. Le partage du pouvoir entre le gouvernement et le SPLA prévu par l’accord a connu des ratés. Le Parti du congrès national (NCP), le mouvement islamiste au pouvoir depuis le coup d’État de 1989, est parvenu à conserver les ministères clés de l’Économie, de l’Énergie et des Mines, de la Défense et de l’Intérieur. Pire, selon certains experts, il continue, via une sorte d’administration parallèle, à contrôler les ministères officiellement dirigés par le SPLA. Une situation à laquelle ce dernier, désormais surtout concentré sur la perspective de l’indépendance de la région autonome du Sud, semble s’être résolu.Avec la mort début août dans un accident d’hélicoptère du dirigeant historique du mouvement, John Garang, la vision du « Nouveau Soudan », dans lequel le SPLM aurait oeuvré pour une transformation démocratique de l’ensemble du Soudan en faveur de toutes les régions marginalisées, a perdu de l’ampleur. Désormais, la nouvelle direction du SPLM semble surtout préparer le référendum d’autodétermination du Sud qui, selon les accords de janvier 2005, doit avoir lieu à l’issue d’une période transitoire de six ans.La main mise du NCP sur le pétrole et l’économie met également en péril l’accord signé entre les deux parties sur le partage des richesses. Selon ce dernier, « les revenus pétroliers provenant des puits du Sud seront partagés à 50-50 » entre Khartoum et le Sud Soudan. Un partage essentiel pour un Sud pauvre et dénué d’infrastructures, qui va devoir faire face au retour de centaines de milliers de réfugiés. Pourtant, selon certaines sources, le gouvernement du Sud Soudan n’a pour l’heure reçu qu’un dixième des sommes dues.Et sur le terrain, les signes inquiétants s’accumulent. Au Sud, des affrontements intercommunautaires dans la région de l’Equatoria sont venus récemment rappeler les difficultés à gérer le retour des réfugiés et la cohabitation de groupes traumatisés par la guerre. Par ailleurs, les anciennes milices sudistes, bras armé du gouvernement dans sa guerre contre le SPLA, continuent de constituer une menace dans la mesure où un grand nombre d’entre elles n’ont toujours pas entamé le processus d’intégration à l’armée nationale ou au SPLA, qui aurait dû s’achever aujourd’hui. Enfin et surtout, dans sa lutte d’influence avec le Sud, le gouvernement continue de refuser une quelconque contestation de sa domination sur le Nord. Sa politique répressive de toute contestation a plongé le Darfour, à l’ouest, dans un conflit qui a fait autour de 300 000 morts et 2 millions de déplacés tandis que l’est du pays, agité par les mêmes revendications que le Darfour, menace à son tour de sombrer dans le chaos. Camille Bauer |
Bilan : Que reste-t-il de l’accord de paix signé à Nairobi en janvier 2005 ?
Jeune Afrique, 8-14 janvier 2006 Sud-Soudan, un an après Lundi 9 janvier 2006. Un an jour pour jour après la signature à Nairobi
d’un compromis historique entre le gouvernement de Khartoum et
les anciens rebelles sudistes de l’Armée populaire pour
la libération du Soudan (APLS), la feuille de route tracée
par les ex-ennemis jurés a été respectée.
Pourtant, la disparition brutale de John Garang, chef de file de l’APLS
et artisan des négociations, avait un moment fait craindre le
pire. Face aux violentes émeutes déclenchées par
le décès du leader charismatique, survenu le 30 juillet
2005 dans un accident d’hélicoptère, nombre d’observateurs
s’étaient empressés d’enterrer le processus
de paix et de prédire la reprise de l’un des conflits les
plus longs et les plus meurtriers du continent. Alexandra Singh-Pauliat |
Tchad – Soudan : Ces dictateurs qui nous fatiguent
| Jeune Afrique, 8-14 janvier 2006 La prochaine Conférence des chefs d’Etat de l’Union
Africaine est prévue les 23 et 24 janvier, à Khartoum,
au Soudan. Le lieu de ce rendez-vous bisannuel avait été décidé lors
du sommet d’Abuja, en janvier 2005, quand le général
Omar Hassan el-Béchir, le président soudanais avait conjuré ses
pairs de choisir sa capitale afin que « l’Afrique tout entière
célèbre le cinquantenaire de l’indépendance » de
son pays. Pour émouvoir encore davantage l’assistance, celui-ci
s’était fendu d’un « Votre accord constituerait
un appui considérable pour accélérer le processus
de paix au Sud-Soudan ». Idriss Deby, ancien seigneur de guerre, est, lui, arrivé au pouvoir
en décembre 1990, après avoir pris les armes contre l’ex-dictateur
Hissein Habré dont il fut le chef d’état-major. Ses
troupes étaient alors basées au Soudan. Quinze ans plus
tard, le voilà lui-même contesté par une rébellion
constituée de certains de ses anciens subordonnés qui le
harcèlent à partir du territoire…soudanais. Appelant à la
mobilisation, il déclare son pays « en situation de belligérance ».
Et convoque ses pairs d’Afrique centrale ou envoie ses émissaires
sillonner les capitales du continent pour faire reporter le sommet de
l’UA, afin d’un obtenir la délocalisation. De son
côté, le Soudan proteste et affirme son innocence, tout
en maintenant son aide aux insurgés tchadiens. Cherif Ouazani
|
|
Tchad-Soudan. Le président Idriss Déby accuse Khartoum de chercher à déstabiliser son régime en soutenant la rébellion qui sévit dans l’est du pays. Jeune Afrique, 8-14 janvier 2006 Drôle de réveillon à la télévision
tchadienne. A minuit, le 31 décembre, Idriss Deby apparaît
en treillis au mess des officiers de N’Djamena. Souriant, détendu,
il plaisante avec ses frères d’armes et l’une de ses épouses,
Hinda, vêtue d’une veste militaire et d’une casquette
très seyante. Puis il s’adresse à la nation. Pour
la première fois depuis son arrivée au pouvoir il y a quinze
ans, il présente ses vœux en uniforme. Christophe Boisbouvier |
La guerre civile menace l'Est du Soudan, selon un rapport du ICG
| L’Express, 5 janvier 2006
Le différend entre Khartoum et les rebelles de l'est du Soudan pourrait dégénérer en une guerre civile aux effets dévastateurs pour la population civile soudanaise, juge l'International Crisis Group (ICG). Un an après la conclusion d'une paix pour le Sud-Soudan entre le Mouvement
populaire de libération du Soudan (MPLS) et le gouvernement soudanais,
le Soudan demeure le théâtre d'une guerre civile au Darfour et
d'un conflit larvé dans l'Est. |
L’Egypte durcit le ton contre les réfugiés soudanais
| Le Figaro, 5 janvier 2006 Après la mort de 27 personnes la semaine dernière dans une intervention policière, Le Caire annonce l’expulsion de 650 demandeurs d’asile. Le Caire En annonçant hier l’expulsion imminente de 650 réfugiés
soudanais, l’Egypte a confirmé qu’elle entendait utiliser
jusqu’au bout la manière forte pour résoudre le problème
des demandeurs d’asile. Dans la nuit de jeudi à vendredi,
27 soudanais, dont de nombreux enfants, avaient trouvé la mort
dans une bousculade après une intervention brutale de la police égyptienne.
Les forces de l’ordre entendaient déloger plusieurs milliers
de personnes qui campaient depuis trois mois devant le bureau cairote
du Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR), dans le quartier
résidentiel et commerçant de Mohandessine, sur la rive
ouest du Nil. Tangi Salaün |
Les chefs d'Etat de la CEMAC solidaires du Tchad
| Jeune Afrique, 5 janvier 2006
Les chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats d'Afrique
Centrale(CEMAC) ont condamné mercredi soir à N'Djamena, toute
tentative de déstabilisation du Tchad, a constaté la PANA, sur
place. |
Soudan : l'insécurité menace l'application des accords de paix
| Centre de nouvelles de l’ONU, New York, 5 janvier 2006
L'insécurité au Sud-Soudan et au Darfour risque de compromettre
les efforts internationaux visant à aider ces zones à passer
du stade des secours à celui du relèvement, affirme le dernier
rapport de l'ONU sur le Soudan, qui déplore que les parties aux conflits
du Darfour et de l'est du Soudan soient toujours incapables de parvenir à un
accord politique. |
La tension monte entre le Tchad et le Soudan
| La Croix, 4 janvier 2006
Le gouvernement tchadien accuse Khartoum de vouloir orchestrer un putsch contre le président Idriss Deby. Lundi soir, le gouvernement tchadien a accusé le gouvernement soudanais
de « recruter des mercenaires pour attaquer le Tchad et embraser la sous-région ».
La semaine dernière déjà, le Tchad s’était
déclaré en « état de belligérance » avec
le Soudan; à la suite de l’attaque le 18 décembre contre
la ville d’Adré, à la frontière soudano-tchadienne,
par des groupes de rebelles tchadiens qu’il accuse Khartoum de soutenir. Catherine Rebuffel
L’arrivée au pouvoir d’Idriss Deby 1952 : naissance d’Idriss Deby, fils d’un berger près de Fada, dans le nord est du pays. Il va au lycée à Abéché et Bongor, puis suit une école de pilotage en France. 1979 : de retour au Tchad, le sergent Deby se rallie aux forces armées du Nord d’Hissène Habré. 1982 : Il dirige avec succès une opération sur N’Djamena à partir du Soudan et devient chef d’Etat major d’Hissène Habré, après que celui-ci a conquis le pouvoir. 1985 : Hissène Habré se méfie de lui et l’envoie à l’Ecole de guerre de Paris, puis le nomme conseiller à la présidence. 1989 : Idriss Deby et son cousin Dja mous s’enfuient pour échapper à la
prison. Deby s’en sort vivant et se lance, depuis le Soudan à la
conquête du pouvoir, auquel il parvient en décembre 1990. |
L'UA compte convoquer une réunion d'urgence spéciale sur la crise Tchad-Soudan
| Xinhuanet, 3 janvier 2005
Lagos, 3 janvier 2005 - Le président nigérian Olusegun Obasanjo
convoquera une réunion d'urgence spéciale de dirigeants africains
pour discuter de la crise entre le Tchad et le Soudan, a rapporté mardi
l'agence de presse officielle nigériane, citant une source proche de
M. Obasanjo. |
Soudan: Le Gouvernement tchadien accuse le Soudan de vouloir embraser la sous-région à partir du Tchad
| Tchad-info-3 janvier 2005
Dans un communiqué du 02 janvier 2006, le Ministre de la Communication
et de la Culture, Porte-parole du Gouvernement a tenu à informer l’opinion
nationale et internationale des intentions réelles du régime
de Khartoum de vouloir déstabiliser le Tchad. |
Obasanjo convoque un mini sommet sur la crise Tchado-soudanaise
| Jeune Afrique, 2 janvier 2006 (jeune –afrique-2006-01-02) Le chef de l'Etat nigérian et président en exercice de
l'Union africaine (UA), Olusegun Obasanjo, a convoqué d'urgence
un mini sommet continental sur la crise entre le Tchad et le Soudan,
a déclaré le porte-parole de la présidence nigériane,
Mme Remi Oyo. |
Darfour: le président Obasanjo reçoit le médiateur en chef de l'UA
| Jeune Afrique, 1er janvier 2006 (jeune-afrique-2006-01-01) Le président nigérian, Olusegun Obasanjo, également
président en exercice de l'Union Africaine (UA), a reçu
samedi le médiateur des pourparlers de paix intersoudanais, Salim
Ahmed Salim, selon un communiqué de l'UA parvenu à l'AFP. |
Au Caire, l’évacuation forcée de réfugiés soudanais tourne à la tragédie.
| Des réfugiés soudanais défient les policiers égyptiens,
vendredi 30 décembre au Caire C’est comme si un ouragan avait frappé la place Moustafa-Mahmoud, à deux
pas du centre ville du Caire, dans le quartier chic et tranquille de
Mohandessin. L’évacuation forcée par la police égyptienne
de 1500 réfugiés soudanais, la nuit du 30 décembre,
s’est soldée par au moins 23 morts et par un nombre inconnu
de blessés parmi les réfugiés, et a transformé la
place en un champ dévasté. Ou en une décharge publique
sur laquelle s’affairent les gamins des rues du Caire, à la
recherche du moindre objet à sauver : une montre, des chaussures,
des ustensiles de cuisine…Une dizaine de policiers laissent faire,
le regard impassible, avant le nettoyage final. Il ne reste déjà presque
plus rien du camp et de ses habitants soudanais, qui réclamaient,
depuis le 29 septembre, le droit d’asile dans n’importe quel
autre pays que le leur. Journalistes malvenus Cécile Hennion |
Un émissaire de l'UA consulte le Nigeria sur les négociations de paix au Darfour
| Xinhuanet, Lagos - 31 décembre 2005 - Le médiateur en chef de l'Union
africaine pour les négociations de paix au Darfour, Salim Ahmed Salim,
a rencontré samedi le président nigérian Olusegun Obasanjo
dans son ferme dans le sud du Nigeria, a rapporté l'agence de presse officielle
nigériane. M. Salim a informé M. Obasanjo, également président de l'UA, des progrès faits jusqu'ici dans les négociations de paix, selon le reportage. Les négociations de paix au Darfour se tiennent depuis plus d'un an à Abuja, au Nigeria, avec la participation des représentants du gouvernement soudanais et des groupes rebelles au Darfour, dans l'ouest du Soudan. M. Obasanjo avait rencontré séparément mardi des délégations du Soudan et du Tchad au sujet de la crise au Darfour. La délégation soudanaise était dirigée par Mustafa Osman, Conseiller spécial du président soudanais qui était venu transmettre un message spécial du président Omar el-Bachir. La délégation tchadienne était menée par le président du Tchad Idris Derby, qui a protesté contre les récentes attaques commises sur son territoire par des rebelles qui viendraient du Soudan lors d'une rencontre avec des journalistes à l'issue de sa réunion avec M. Obasanjo qui est également président de l'Union africaine (UA). M. Derby a estimé que le Soudan ne devrait pas être autorisé à "organiser la prochaine réunion du sommet extraordinaire de l'UA à Khartoum", qui est prévue pour les 23 et 24 janvier. |
Le Soudan célèbre 50 ans d'indépendance malgré ses déchirements
| L’Express, 1er janvier 2006,
Le Soudan célèbre dimanche le cinquantenaire de son indépendance, mais d'aucuns se demandent si le pays, agité par des rébellions dans l'Ouest comme dans l'Est, et en pleine tension diplomatique avec le Tchad, peut se permettre de faire la fête à pareil moment Un accord de paix conclu le 9 janvier dernier avec les rebelles du Sud
a cependant permis au Soudan de mettre fin à la plus ancienne
guerre civile du continent africain. Frontières arbitrairement dessinées Certains reprochent aux anciens colons britanniques d'avoir installé durablement
au pouvoir les tribus arabes qui vivent le long du Nil, dans un pays
aux frontières arbitrairement dessinées. |