Nous
référençons un certain nombre d'articles sur
le Soudan |
2005
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La région, déjà meurtrie par un nettoyage ethnique, connaît de nouvelles tensions, sans que la communauté internationale manifeste l’intention d’agir. Les pays voisins commencent à intervenir dans la guerre civile. L’Humanité, 31 décembre 2005 « La menace de l’anarchie totale se rapproche. » Cette phrase de Kofi Annan date de la mi-novembre, mais elle traduit bien l’inquiétude du secrétaire général de l’ONU devant la dégradation, depuis la fin de l’été, de la situation au Darfour, province de l’Ouest soudanais, où une campagne de violence à caractère ethnique menée par le gouvernement et ses milices en 2003-2004 a causé 300 000 morts et le déplacement de plus d’un million de personnes. « Les choses se sont compliquées, nous n’avons plus à faire à une simple opposition entre d’un côté le gouvernement et les djindjawids et de l’autre les rebelles darfouriens », résume Jérôme Larché, responsable de la mission « Soudan » de Médecins du monde. Le Mouvement de libération du Soudan (SLM), l’un des deux groupes armés qui ont lancé début 2003 l’offensive contre le pouvoir central, a explosé en deux factions, accroissant sur le terrain la mobilisation des troupes et la multiplication des accrochages. Au terme de nombreuses médiations, le SLM est arrivé uni aux négociations entamées en fin novembre avec le gouvernement. Mais « la division du SLM est profonde, car les deux groupes ethniques qu’elle oppose, les Four et les Zaghawa, n’ont pas d’intérêts communs », souligne Marc Lavergne, géographe au CNRS. Par ailleurs, un troisième groupe rebelle, le MNRD, apparu en cours de conflit et sans doute en partie instrumentalisé par le Tchad, mène lui aussi des actions militaires. Autre source d’inquiétude, la présence de groupes armés tchadiens opposés au président Déby qui, depuis quelque temps, redoublent d’activité à la frontière entre les deux pays, avec le risque souligné par l’ONU de voir « les liens ethniques transfrontaliers conduire à une internationalisation du conflit ». À ces mouvements rebelles, s’ajoute la multiplication des actes de banditisme. Quant à la guerre menée par le gouvernement soudanais et les milices djindjawids pour nettoyer la région des civils sédentaires, elle n’a plus le caractère massif qu’elle a eu en 2003-2004, mais elle continue. Groupes de djindjawids qui rôdent autour des camps de réfugiés, offensives sur des villages isolés, intrusion de militaires dans les camps, viols de femmes par des éléments de l’armée ont repris à une moindre échelle. Ainsi, le 20 décembre dernier, l’ONU a encore déploré le meurtre de 20 civils et la destruction d’un village par un groupe d’environ 500 djindjawids. Rien que ces dernières semaines, ces violences ont drainé au moins 20 000 nouveaux déplacés sur les routes. Ce regain de violence ne semble inquiéter personne. Il est loin l’été 2004, quand l’administration américaine, en pleine campagne électorale, brandissait à la face du monde le terme « génocide » et quand le Conseil de sécurité multipliait les résolutions et les menaces de sanctions contre le gouvernement soudanais. Comme l’a noté un journaliste du Weekly Standard, lors de son voyage début novembre au Soudan, Robert Zoellick, vice-secrétaire d’État américain, a préféré qualifier le conflit de « guerre tribale ». La version utilisée dès le départ par Khartoum pour camoufler ses responsabilités. L’impossibilité de se rendre au Darfour faite à la Cour pénale internationale, pourtant dotée pour la première fois de son histoire d’un mandat émanant d’une résolution du Conseil de sécurité, n’a suscité que de vagues protestations verbales. Les pays occidentaux semblent se satisfaire de laisser la mission de l’Union africaine gérer la situation sur le terrain. Mais avec un peu moins de 7 000 hommes pour un territoire grand comme la France, au lieu des 13 000 prévus, celle-ci, devenue à son tour en octobre cible d’attaques, peine à avoir une présence efficace. Non seulement elle manque de fonds, mais Khartoum multiplie les obstacles. Après avoir imposé un test antisida à tous les soldats de l’UA, le gouvernement soudanais a empêché pendant des mois la livraison de véhicules blindés, finalement survenue mi-novembre. L’avenir est aussi un sujet d’inquiétude. Mi-décembre, l’UA a lancé un cri d’alarme signalant que malgré les dons déjà effectués, elle n’avait pas assez de fonds pour continuer sa mission au-delà du moi de mars. Ce qui n’a pas empêché le Congrès américain de refuser d’allouer les 50 millions de dollars demandés pour l’UA par l’administration Bush. Si elle était confirmée, la tenue en fin janvier à Khartoum du prochain sommet de l’UA, et la possible attribution de sa présidence au Soudan, conduisent de plus à mettre en doute la volonté politique de l’organisation. Khartoum peut donc se frotter les mains. Pour ne pas risquer la déstabilisation du pays, et permettre l’application des accords signés l’année dernière, après près de vingt ans de guerre, entre le gouvernement et les rebelles du Sud Soudan, la communauté internationale semble avoir abandonné les populations du Darfour. Le rôle central des plus hautes autorités du pays dans la campagne de nettoyage ethnique menée dans la région est encore récemment détaillé dans un rapport de l’organisation Human Rights Watch, mais cela n’y change rien. Preuve de cette volonté de ménager le régime, la liste de 50 responsables d’exactions, dans laquelle doivent figurer des membres du gouvernement, n’a jamais été rendue publique. Et personne ne semble vouloir qu’elle le soit. Camille Bauer |
Soudan: 50 ans d'indépendance, marqués par des guerres et des dictatures
| AMI, Mauritanie, 31 décembre 2005
Khartoum, 31 décembre 2005 - Le Soudan va célébrer dimanche
le jubilé de son indépendance, cinquante ans marqués par
les guerres et les dictatures, depuis la fin du condominium égypto-britannique
sur le pays, le 1er janvier 1956. |
Le président soudanais s'engage à maintenir l'unité de son pays
| Xinhuanet, Khartoum, 31 décembre 2005
Le président soudanais Omar el-Bashir s'est engagé samedi à maintenir
l'unité de son pays à tout prix. |
Dix réfugiés soudanais tués au Caire
| Libération, avec AFP et Reuteurs, 30 décembre 2005-
Dix personnes sont mortes écrasées vendredi matin lors de l'évacuation par la police anti-émeutes égyptienne d'environ 3.000 réfugiés et demandeurs d'asile soudanais qui campaient depuis trois mois devant les bureaux de l'Onu Ils ne voulaient pas rentrer chez eux, au Soudan. Ils étaient plusieurs
milliers de réfugiés à camper depuis trois mois devant
des bureaux de l'Onu dans un quartier huppé du Caire. Vendredi matin,
la police anti-émeutes égyptienne est intervenue manu militari
pour les déloger du petit parc où ils s'étaient installés.
Dans la bousculade qui s'en est suivie, des dizaines de personnes ont été piétinées.
Bilan : dix morts, dont plusieurs enfants et personnes âgées,
une vingtaine d'autres blessées. Vingt-trois policiers égyptiens
ont également été blessés dans la bagarre. |
Déserteurs et rebelles s'allient contre le régime tchadien
| L’Express, 30 décembre 2005,
Des groupes rebelles tchadiens opposés au président Idriss Déby ont annoncé avoir formé une alliance militaire pour tenter de le renverser, accentuant la pression sur le régime de N'Djaména qui accuse le Soudan de soutenir les insurgés.
Désertions Depuis l'attaque du 18 décembre, Déby accuse le Soudan d'appuyer
les rebelles, ce que Khartoum dément. |
Dix morts dans l'évacuation de réfugiés soudanais
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Edicom, Le Caire, 30 décembre, 2005 - Au moins dix réfugiés
soudanais ont été tués lors de l'évacuation
par la police de centaines de Soudanais qui campaient devant des bureaux
de l'ONU au Caire. Ceux-ci exigeaient d'être transférés
vers des pays tiers. |
Les civils au Darfour paient un prix intolérablement élevé (ONU)
| New York (Nations unies), 29 décembre 2005 (XINHUANET) -- Un
dernier rapport du secrétaire général de l'ONU souligne
que les civils au Darfour paient un prix intolérablement élevé à cause
de l'aggravation de la situation depuis septembre. |
| Cameroon Tribune (Yaoundé) 29 Décembre 2005
Ndzinga Amougou Conformément à la devise selon laquelle l'offensive constitue
la meilleure attaque, le chef de l'Etat tchadien, Idriss Deby qui considère
que son pays est désormais en état " de belligérance " avec
le voisin soudanais, a rapidement pris les devants pour mettre tout le monde
de son côté et isoler au maximum son adversaire. |
L’Union africaine ne doit pas donner de gages à Khartoum !
| Par Simone Dumoulin, Jacques Julliard, Bernard Kouchner, Jacky Mamou Dominique Sopo* Le Figaro, 28 décembre 2005 Le prochain sommet de l'Union Africaine est annoncé en janvier à Khartoum
au Soudan. La candidature d'Omar el-Béchir, le président
soudanais, est évoquée pour diriger l'organisation africaine.
Ce n'est une bonne nouvelle ni pour les populations qui ont subi les
violations massives des droits de l'homme au Soudan ni pour ce continent. * Respectivement présidente de Vigilance-Soudan, historien-journaliste,
ancien chef de la Mission de l'ONU au Kosovo, président du collectif
Urgence-Darfour, et président de SOSracisme. |
Tchad-Soudan : Obasanjo, président en exercice de l'UA, rencontre le président Deby et l'émissaire soudanais
| Abuja, le 28 décembre 2005 (IRIN) Le chef d’Etat nigérian et président en exercice de l’Union
africaine (UA), Olusegun Obasanjo, a rencontré mardi le président
tchadien Idriss Deby pour tenter de désamorcer la crise entre le Tchad
et le Soudan voisin. |
Accord entre le gouvernement soudanais et les Lions libres
| Jeune Afrique, 27 décembre 2005 Le gouvernement soudanais et l'Organisation des Lions libres de l'est
du Soudan ont annoncé lundi à Tripoli, en présence
du guide Mouammar Kadhafi, être parvenus à un accord à l'issue
de leurs pourparlers qui se sont déroulés du 24 au 25 décembre
dans la capitale libyenne. |
Obasanjo rencontre des délégations du Soudan et du Tchad à propos du Darfour
| Jeune-afrique-27 décembre 2005
Le président nigérian Olusegun Obasanjo a rencontré séparément
mardi des délégations du Soudan et du Tchad au sujet de la crise
au Darfour, dans l'ouest du Soudan, ont rapporté mardi les médias
locaux. |
La crise du régime tchadien menace de dégénérer en guerre avec le Soudan
| Le Monde, 27 décembre 2005
Des rebelles du Rassemblement pour la démocratie et les libertés (RDL) prisonniers des troupes gouvernementales tchadiennes, le 19 décembre, à Adré, près de la frontière du Soudan. La diplomatie régionale redouble d’efforts pour éviter un conflit armé entre le Tchad et le Soudan après l’annonce à N’Djamena , le 23 décembre , qu’il se considère « en état de belligérance » avec Khartoum. L’Organisation de la conférence islamique a annoncé , lundi 26 décembre , la création d’une mission de médiation. L’attaque d'Adré, le 18 décembre, par des rebelles venus du Soudan, est à l’origine de la réaction de N’Djamena. Le Capitaine Mahamat Nour, qui dirige le RDL, veut renverser le président tchadien Idriss Déby. La France est « particulièrement attentive » a indiqué le Quai d’Orsay. Eviter un conflit armé entre le Tchad et le Soudan : pour désamorcer,
ces derniers jours, la tension croissante entre les deux Etats voisins, la
diplomatie régionale redouble d'efforts. Fin de régne Jean-Pierre Tuquoi |
Le Soudan doit jouer un rôle moteur pour juguler la crise tchado-soudanaise
| Tchad-info, 26 décembre 2005 La délégation de l’Union Africaine(UA) est arrivée à Khartoum pour avoir des entretiens avec les autorités soudanaises : au menu du débat : la montée des tensions vives entre le Tchad et le Soudan. Dans un point de presse, le chef de la délégation de l'UA, Papa Ghana Kanfibi s'est déclaré satisfait de la position apaisante et sage des autorités soudanaises qui démentent toute implication de leur pays dans les affaires intérieures du Tchad, alors que le Président tchadien Idriss Déby n’a pas cessé de les accuser d’avoir entretenu la rébellion tchadienne sur leur territoire. Pour le Ministre des Affaires Etrangères, M.Al-Semani Al-Wasila qui s'est longuement entretenu avec la délégation de l'UA, . l'attaque de la ville d'Adré par le RDL, est la suite logique des désertions de l'armée tchadienne et par conséquent, c'est une affaire purement tchado-tchadienne. "C'est un conflit tribal puisque le régime tchadien en lui même est tribal", martèlent les autorités soudanaises. L’agitation de l’épouvantail soudanais par le Président tchadien Idriss Déby, poursuit un double objectif : premièrement, c’est une tentative d’internationaliser le conflit afin d’appeler au secours l’UA ; secondo, contraindre l’institution africaine à aller sur le terrain des médiations, ce qui permet au Président tchadien de gagner du temps par rapport à sa rébellion intérieure.".Comme l’a si bien résumé un expert français, ayant requis l’anonymat auprès d’un journal soudanais : « c'est une bonne stratégie de dissimuler ses problèmes internes » A l’issue de sa sortie de ses entretiens avec les autorités
soudanaises, le chef de la délégation de l'UA, Papa Ghana
Kanfibi, a indiqué que la crise tchado-soudanaise est une affaire
purement africaine qui devrait trouver un règlement dans le cadre
de l'UA. Dans la foulée, la délégation de l'UE est
arrivée à Khartoum samedi matin après avoir eu des
entretiens à N’Djaména avec les autorités
tchadiennes. Interrogé par un journaliste de la BBC, M. Laouna Gong Raoul, le chargé des relations diplomatiques du RDL (opposition tchadienne) a catégoriquement démenti un soutien quelconque du gouvernement soudanais. " Nous récupérons des armes et des munitions dans nos différents accrochages avec l'armée tchadienne", a déclaré Laona au journaliste de la BBC. Plusieurs pays ont exprimé leur inquiétude concernant la tension tchado-soudanaise. Le Ministre égyptien des Affaires Etrangères, Ahmat AboulKhez, a appelé les deux pays a résoudre leur crise par le dialogue. Isolé et secoué par des désertions de l'armée tchadienne, le Président tchadien Idriss Deby cherche désespérément à rassembler les Tchadiens autour de lui, en évoquant la menace d’une agression étrangère. Khartoum de son côté, accuse les soldats de l’armée tchadienne de traverser la frontière pour commettre des vols et exactions en territoire soudanais.. Le ministre soudanais des Affaires Etrangères a même déclaré que des avions militaires tchadiens ont violé l’espace aérien de son pays, allusion de toute évidence aux quatre vieux hélicoptères, qui constituent l’unique arsenal des forces de frappes aériennes tchadiennes, dont trois, ont été récemment abattus par les rebelles du RDL. Il apparaît évident que la situation des mouvements rebelles
tchadiens sur le front Est, contraints d’opérer des replis
tactiques sur le territoire soudanais, devient de nos jours de plus en
plus difficile. Le durcissement de la position des autorités soudanaises à leur égard
d’une part, les contre-offensives des forces gouvernementales tchadiennes
contre leurs positions de l’autre, fragilisent leur dynamique de
lutte. S'agissant du renforcement du dispositif français au Tchad et de la visite du chef d'Etat major français, Alwihda a écrit que la France donne l'impression qu'elle apporte un soutien à un Président lâché par son peuple. Certains observateurs interrogés par l’AFP, estiment que Idriss Deby est tenté d’“ internationaliser ” ses problèmes intérieurs afin de mobiliser ses alliés extérieurs (dont la France ) autour de lui...Un universitaire interrogé par la même AFP renchérit en disant que ‘la logique voudrait que les forces militaires françaises stationnées dans la région soutiennent les forces loyalistes, mais il y a un risque de mettre le doigt dans un engrenage. Si la situation est mal gérée, un enlisement est possible. Or la France a des intérêts au Tchad, mais pas vitaux Lors d'une réunion tenue jeudi, Ahmat Yacoub a conseillé à la direction du RDL d'éviter toute déclaration tapageuse par rapport à la politique tchadienne de la France. Dans un document rédigé en français et en arabe, distribué samedi aux différentes chancelleries, pour expliquer les objectifs de lutte de l’opposition, le chargé de la Communication du RDL, a notamment déclaré : « Dans la phase actuelle où le pouvoir clanique d’Idriss Déby, est réellement en péril, la France est dans son droit de se poser des questions sur la pérennité de ses intérêts non sans moins importants au Tchad. Mais cela n’autorise nullement l’opposition tchadienne à des excès de propos ». La France cherche à débusquer les intentions de Washington
et de Tripoli qui n’ont pas ouvertement condamné ni le Soudan
ni les attaques rebelles sur la ville d’ Adré. En cas d’effondrement du régime, la France, longtemps “ faiseuse de rois ” au Tchad, n’a pas vraiment de “ champion ” pour remplacer Idriss Deby qui a pris le pouvoir en 1990. Il est donc probable qu’“ on va laisser faire la nature ”, explique un universitaire français, au journal algérien Alwatan du 25 décembre. En conclusion, quelques soient les conditions, le président Idriss
Déby est sous une tempête où il est contraint de
quitter le navire du pouvoir clanique qui chavire ; et il va de la responsabilité de
la communauté internationale, surtout la France, les pays voisins
du Tchad et l'UA d'intervenir avant qu'il ne soit trop tard pour aider
le Tchad à amorcer un changement en douceur. |
Le Tchad accuse le Soudan de soutenir une rébellion
| La Croix, 26 décembre 2005
L’Union africaine a envoyé ce week-end une délégation
au Tchad et au Soudan pour tenter de désamorcer les tensions entre les
deux pays voisins. Ndjamena rend le Soudan responsable de l’attaque de
la localité tchadienne d’Adré (ans l’est du pays)
le 18 décembre, menée par des rebelles du Rassemblement pour
la démocratie et la justice (RDL) alliés à des déserteurs
de l’armée tchadienne, basés de l’autre côté de
la frontière. « Le Tchad est aujourd’hui en état
de belligérance avec le Soudan. Les amis du Tchad doivent le soutenir
par tous les moyens dans cette épreuve », a déclaré le
porte-parole du gouvernement, Hourmadji Moussa Doumgor. « Nous démentons
(….) tout engagement dans les affaires intérieures tchadiennes »,
a rétorqué un porte-parole du ministère soudanais des
affaires étrangères. « Nous ne sommes pas pour une quelconque
escalade avec le Tchad », a-t-il affirmé. |
Des observateurs militaires burundais pour le Soudan
| Jeune Afrique, 25 décembre 2005
Un groupe de dix officiers burundais devait quitter Bujumbura dimanche en
début d'après-midi à destination du Darfour, au Soudan,
dans le cadre d'une mission internationale de maintien de la paix, a-t-on appris
auprès de l'état-major général de l'armée
burundaise. |
Deux morts dans un accident d'avion au Soudan
Jeune Afrique, 25 décembre 2005 Un avion utilisé par l'Union africaine pour le transport de personnel
s'est écrasé samedi soir dans la région du Darfour, tuant
deux pilotes à bord, a affirmé dimanche l'UA dans un communiqué. |
Des femmes renforcent les pourparlers du Darfour
| Joyce Mulama Inter Press Service , 24 décembre 2005 Mariam Abdalla Omar s'est faite une réputation à la fois de combattante et d'artisan de la paix dans la région agitée de l'ouest du Soudan, le Darfour La brave femme de 55 ans marche en boitant sensiblement. Le handicap
n'est pas congénital, il a été causé par
une balle qui a lui a transpercé la jambe droite alors qu'elle
combattait des milices arabes soutenues par le gouvernement. Les milices,
dénommées janjaweed, ou cavaliers, ont attaqué des
villages où vivent des Africains de peau noire comme Omar. |
Darfour négociations: accord sur l'agenda en cinq point pour la sécurité
| Xinhuanet, 24 décembre 2005
Le gouvernement soudanais et les groupes rebelles dans la province ouest soudanaise
du Darfour se sont mis d'accord sur un agenda en cinq point pour discuter du
problème épineux de la sécurité, selon un communiqué publié samedi
par le médiateur des négociations, l'Union Africaine (UA). |
Le Tchad est en «état de belligérance» avec le Soudan
| Le devoir du Québec et Reuters, 24 et 25 décembre 2005 N'Djamena -- Le Tchad s'est dit «en état de belligérance» avec
le Soudan hier à la suite d'attaques lancées sur son territoire
par des rebelles armés, selon N'Djamena, par les autorités
de Khartoum. |
Reprise des pourparlers sur le Darfour : le Conseil réitère ses injonctions au gouvernement et aux forces rebelles
| Nations Unies, 22 décembre 2005
Le Conseil de sécurité s'est félicité hier dans
une déclaration présidentielle de l'ouverture, à Abuja
(Nigéria), de la septième série des pourparlers de paix
intersoudanais sur le Darfour, réitérant son appel à cesser
immédiatement les affrontements et condamnant les attaques au Tchad.
Le Conseil a aussi prorogé le mandat des experts chargés de suivre
l'application des sanctions. |
Reprise des pourparlers sur le Darfour : le Conseil de Sécurité réitère ses injonction au gouvernement et aux forces rebelles
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Nations Unies, New York, 22 décembre 2005 Le Conseil de sécurité s'est félicité hier
dans une déclaration présidentielle de l'ouverture, à Abuja
(Nigéria), de la septième série des pourparlers
de paix intersoudanais sur le Darfour, réitérant son appel à cesser
immédiatement les affrontements et condamnant les attaques au
Tchad. Le Conseil a aussi prorogé le mandat des experts chargés
de suivre l'application des sanctions. Le Conseil a par ailleurs rappelé « sa crainte que la persistance
de la violence au Darfour n'ait des conséquences néfastes
pour la région, en particulier pour la sécurité du
Tchad ». « Le gouvernement lui-même a fixé une date, la fin
décembre, pour obtenir un accord sur le Darfour avec les rebelles.
Mais au rythme actuel je ne pense pas que l'on va pouvoir respecter cette
date », a-t-il affirmé. Veuillez consulter le site du Centre de nouvelles ONU pour plus d'information http://www.un.org/french/newscentre/ |
| L’Humanité, 22 décembre 2005 Environ mille soldats français sont encore présents au Tchad,
où Paris possède une base militaire. Dans le passé, ces
soldats sont intervenus pour maintenir le pouvoir en place. Encore à l’été 2004,
plusieurs centaines d’entre eux ont été déployés
le long de la frontière tchado-soudanaise, officiellement pour empêcher
les attaques contre les camps de réfugiés installés au
Tchad, officieusement pour empêcher les incursions des opposants tchadiens
depuis le Soudan voisin. Cette fois, Paris semble divisé sur l’attitude à adopter.
Certains semblent d’accord avec Khartoum pour remplacer Déby quand
d’autres, toujours hantés par l’idée d’une
menace anglo-saxonne sur le pré carré, continuent de soutenir
mordicus le dictateur vieillissant. |
Au moins 300 morts dans les combats contre une rébellion venue du Darfour.
| N'Djamena écrase l'offensive des rebelles au Tchad Libération, 21 décembre 2005
Déstabiliser. Désertions. Réfugiés. |
L’armée tchadienne repousse des rebelles venus du Soudan
| Le Monde 21 décembre 2005
Notre correspondant, Jean-Philippe Rémy Alors que le Tchad traverse une période de crise aigüe, l’attaque
d’une ville frontière, dans l’extrême est du pays,
par des rebelles venus du Soudan voisin, aggrave les tensions entre ces deux
pays. La ville d’Adré a été attaquée, dimanche
18 décembre, par des hommes du capitaine Mahamat Nour, auxquels s’étaient
joints des déserteurs de l’armée tchadienne. Jean-Philippe Rémy |
Plus d'un million d'enfants du Darfour n'ont pas accès à l'aide
| Télévision suisse romande, Khartoum, 20 décembre
2005 "Chaque jour, plus de 3 millions d'enfants sont affectés
par le conflit" dans cette région ravagée par une
guerre civile depuis 2003, note l'agence de l'ONU. Selon elle, 1,25 million
d'enfants n'accèdent pas à l'aide en raison de l'insécurité et
du fait que les agences d'aide n'arrivent pas à les atteindre,
contre 1,75 millions qui ont accès aux services de base. |
Le pouvoir tchadien menacé par la rébellion
| Le Figaro, 20 décembre 2005
De violents combats ont eu lieu à la frontière soudanaise et le président Déby est de plus en plus isolé. Paris se dit « vigilant ». Une fois de plus, l’histoire du Tchad semble hésiter entre révolution
de palais et rezzou des confins. Aujourd’hui, c’est de la frontière
soudanaise que monte le bruit des armes. Les combats, depuis dimanche, y auraient
fait plus de 100 morts. Fin de règne |