Nouvelles brèves

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2003

du 11 décembre au 27 décembre 2003

du 24 novembre au 10 décembre 2003

du 12 novembre au 29 novembre 2003

du 18 octobre au 8 novembre 2003

du 1er au 16 octobre 2003

du 16 au 24 septembre 2003

du 4 au 18 septembre 2003

du 26 juin 2003

du 7 avril au 12 mai 2003

du 20 au 25 janvier 2003

Le 03 janvier 2003

2002

du 8 au 19 novembre 2002

du 8 au 17 octobre 2002

du 26 septembre au 02 octobre 2002

du 2 au 4 septembre 2002

du 30 mai au 16 juin 200

du 22 février au 25 mars 2002

du 12 au 15 février 2002

du 16 au 22 janvier 2002

du 01 au 14 janvier 2002


Nouvelles brèves du 11 décembre au 27 décembre 2003

Darfour : Massive offensive des rebelles contre les gouvernementaux
Colloques de paix :médiateurs, accord de principe sur le pétrole
La police fait fermer Al Jazira
Darfour : interruption des négociations avec le Tchad
Le Pape reçoit les évêques du Soudan en visite ‘ad limina’
Colloques de paix : un accord cadre d’ici la fin de l’année
Darfour : Kofi Annan sollicite le ‘cessez le feu’
Echange d’amabilité : Khartoum annonce une visite à Rumbek
Darfour : Massive offensive des rebelles contre les gouvernementaux 

Plus de 600 soldats de Khartoum et des miliciens pro gouvernementaux auraient été tués par les rebelles du Darfour (Soudan occidental) durant une bataille qui a duré deux jours. C'est ce que rapporte le Mouvement pour la Justice et l'Egalité (JEM), un des deux groupes qui depuis février dernier ont levé les armes contre le gouvernement central soudanais. Les rebelles affirment avoir conduit une opération conjointe avec l'autre groupe rebelle, l'Armée-Mouvement de Libération du Soudan (SLA-M), en faisant tomber dans une embuscade entre 4.500 et 5.000 hommes de l'armée soudanaise et des milices pro gouvernementales qui se dirigeaient vers la ville de Tina, un des fiefs des insurgés, située dans les environs de la ville de Kulbus, à 120 kilomètres au nord de Geneina, capitale de la région du Darfour, provoquant selon les rebelles, la mort de 621 gouvernementaux et de 27 guérilleros. La version fournie hier par des sources militaires confirment des décès et des blessés dans les rangs des soldats repoussant une attaque de "bandits”, mais aucun chiffre précis n'a été fourni sur les victimes. L’intensification des combats était redoutée et en quelque sorte attendue après l'échec, il y a dix jours, des colloques de paix entre les autorités de Khartoum et les deux formations rebelles. La région isolée du Darfour, à la frontière avec le Tchad, est depuis des années le théâtre d'attaques de la part de pillards islamiques qui, selon la population locale, sont armés par le gouvernement central. Depuis le début de l'année 2003 la situation s'est aggravée. Le SLA-M, un mouvement d'autodéfense créé par des locaux pour se protéger des assauts des milices arabes, a formellement engagé une insurrection contre Khartoum, auquel s'est ensuite uni le JEM. Tous les jours, de cette région semi-désertique, à plus d'un millier de kilomètres de la capitale et longtemps oubliée, arrivent des nouvelles de violences continues, de combats entre les parties en présence et de bombardements de l'aviation soudanaise; autant de nouvelles au sujet desquelles il est difficile d'avoir des confirmations de la part de sources indépendantes. Selon les Nations Unies, dans la région du Darfour, où vivent environ 6 millions de Soudanais (un cinquième de la population du pays), au moins 7.000 personnes ont déjà été tuées depuis le début de l'année 2003, tandis que l'on compterait au moins 600.000 évacués.

(MISNA – 27-12-2003) 
Colloques de paix :médiateurs, accord de principe sur le pétrole

Un accord de principe sur le partage des revenus du pétrole aurait été trouvé entre les autorités de Khartoum et les rebelles de l'Armée Populaire de Libération du Soudan (SPLA) durant les colloques de paix de Naivasha (Kenya), a déclaré à l'agence Reuters le chef des médiateurs, le général kenyan Lazarus Sumbeiywo. Ce dernier précise qu'il ne s'agit pas d'un accord global sur les ressources. Le général Sumbeiywo a refusé de préciser quelles étaient les proportions de pétrole établies entre le gouvernement et les rebelles, protagonistes de 20 ans de conflit soldés par plus de 2 millions de morts. Le SPLA n'a fait aucun commentaire. Un porte-parole de Khartoum, Said al-Khatib, a dit que durant les six ans de transition fixées, le pétrole sera équitablement réparti à moitié. Les principaux gisements de pétrole se trouvent dans le sud du pays, contrôlé par le SPLA. Les pressions de la communauté internationale ces derniers mois – en particulier Etats Unis, Grande Bretagne, Italie, Norvège – ont poussé les deux parties à promettre la signature d'un accord global d'ici la fin décembre. Selon certaines sources, les Nations Unies prépareraient une vaste opération de maintien de la paix à déployer sur le terrain au lendemain de l'accord de paix

(MISNA – 22/12/2003)
La police fait fermer Al Jazira

Le bureau à Khartoum de la chaîne de télévision Al Jazira a été fermé par les forces de sécurité du Soudan, affirme Al Jazira. Hier, la police a fait irruption dans les locaux et interrogé le directeur, Islam Saleh, sans fournir d'explications. Les agents ont ensuite saisi le matériel technique et les ordinateurs. La direction centrale de la chaîne sise au Qatar affirme que son mot d'ordre est "opinion et contre opinion", raison pour laquelle elle a donné la parole aussi bien au gouvernement qu'à l'opposition. L'agence italienne ANSA indique en revanche que la police de Khartoum a effectué une perquisition au siège du parti d'opposition PNC (Congrès National du Peuple), interpellant trois dirigeants. Certains observateurs pensent que ces deux épisodes peuvent être liés à la question du Darfour (ouest). Dans le les deux Etats du Nord et Sud Darfour, les gouverneurs ont décrété le couvre-feu nocturne pour contraster d'éventuelles menaces à la stabilité que pourraient représenter le rebelles de l'Armée –Mouvement de Libération du Soudan (SLA-M), après la rupture des négociations de paix avec le gouvernement qui se tenaient au Tchad. Le leader du PNS, Hassan El Tourabi, récemment libéré après avoir été assigné à résidence plusieurs mois, a

(MISNA-19/12/2003)
Darfour : interruption des négociations avec le Tchad 

La négociation entamée lundi au Tchad entre le gouvernement de Khartoum et les rebelles de l'Armée-Mouvement de Libération du Soudan (SLA-M), actifs dans la région occidentale du Darfour, s'est interrompue aujourd'hui. C'est ce qu'a annoncé hier le ministre de la Sécurité tchadien, Abdramane Moussa, cité par l'Agence France Presse. "Nous constatons non sans déplaisir", a dit Moussa, "que les rebelles ont avancé des conditions inacceptables bloquant à l'improviste la négociation. C'est un échec". Le gouvernement du Tchad demeure toutefois à disposition des deux parties en tant que médiateur. Toujours selon la même source, les rebelles auraient demandé entre autre un pourcentage sur les revenus dérivant de la vente de l'or noir et l'autonomie de la gestion du territoire. "Le SLA-M ne représente pas tous les acteurs qui opèrent sur le terrain" a ajouté le ministre du Tchad en précisant que dans le Darfour de nombreux groupes armés de l'opposition sont encore actifs, n'ayant pas signé la trêve du 3 septembre entre les rebelles et les autorités soudanaises. Les rebelles du Darfour, où vivent environ 6 millions de personnes, accusent le gouvernement de Khartoum de ne pas garantir la protection de la population,exposée aux attaques continuelles des bandes de nomades islamiques qui ont jusqu'à présent provoqué plusieurs milliers de morts. Selon les Nations Unies au moins 7.000 personnes ont été tuées depuis le début de l'année 2003 dans cette zone tandis que l'on évalue à 600.000 le nombre des évacués dont 70.000 réfugiés dans le Tchad voisin. Face au manque structurel de sécurité, en février dernier l'Armée de Libération du Darfour, née en 2001, s'est transformée en une véritable rébellion contre le gouvernement de Khartoum. Dans la région un autre groupe rebelle, moins connu, est également actif, le Mouvement pour la Justice et l'Egalité

(MISNA-17/12/2003) 
Le Pape reçoit les évêques du Soudan en visite ‘ad limina’ 

La création d'un organisme qui coordonne les divers programmes qui portent une assistance humanitaire dans plusieurs régions du Soudan a été vivement proposée et souhaitée hier par Jean Paul II lors de sa rencontre avec les prélats de la Conférence épiscopale du pays africain, déjà reçus au cours de ces dernières semaines en audiences séparées, à l'occasion de leur visite ‘ad limina apostolorum’. En rappelant que le Soudan traverse à l'heure actuelle une phase décisive pour la résolution définitive d'un conflit en cours depuis deux décennies, le Souverain Pontife a souligné l'importance d'accroître l'efficacité des programmes d'assistance humanitaire par le biais d'une "agence ouverte aux représentants des autres dénominations chrétiennes et des autres religions, y compris l'Islam" afin "d'alimenter un climat de confiance réciproque par le biais de la coopération conjointe". En s'adressant aux évêques soudanais, le Pape a par ailleurs cité "les figures de deux intrépides témoins de la foi, deux saints dont les vies sont intimement liées à votre terre: Sainte Joséphine Bakhita et Saint Daniele Comboni. Je suis convaincu", a poursuivi le Saint Père, "que l'exemple de charité chrétienne illustré par ces deux dévots serviteurs du Seigneur peuvent jeter une lumière éclatante sur les réalités présentes que l'Eglise doit affronter dans votre pays”. La vie de la Sainte Bakhita “a clairement prouvé que le tribalisme et les formes de discrimination basées sur l'origine ethnique ne font pas partie de la société civile et n'ont aucune place dans la communauté des croyants", a-t-il ajouté. Le Souverain Pontife a conclu son discours en demandant au "Dieu de la paix de garantir le succès du processus de négociation et de dialogue encore en cours, afin que la vérité, la justice et la réconciliation puissent encore régner au Soudan (…). En cette période de l'Avent, alors que nous nous préparons à célébrer la naissance de notre Sauveur, que vous puissiez, ainsi que les prêtres, les religieux et les fidèles laïcs de vos églises locales, vous renouveler dans l'espoir qui naît des 'joyeuses nouvelles de grande joie' proclamées à Bethléem
(MISNA-16/12/2003) 

Colloques de paix : un accord cadre d’ici la fin de l’année 

Un accord cadre: tel pourrait être selon des indiscrétions, le résultat le plus probable que le gouvernement soudanais et les rebelles de l'Armée Populaire de Libération du Soudan (SPLA) réussiront à obtenir d'ici la fin de l'année. Une manière de respecter "à moitié" la parole donnée par ces protagonistes des colloques de paix pour le Soudan en cours au Kenya, qui ont qui ont à plusieurs reprises rassuré la communauté internationale ces derniers mois, en particulier les Etats Unis, affirmant conclure un accord de paix d'ici la fin de l'année. Selon les indiscrétions qui ont filtré, les parties pourraient définir au cours des prochaines semaines un "mémorandum d'entente" à compléter et à signer d'ici fin janvier 2004. Malgré les déclarations optimistes de ces dernières semaines, de nombreux observateurs avaient formulé des doutes sur les délais annoncés. Les travaux des négociations seront en effet ralentis par les fêtes religieuses de fin d'année et les accords non encore pris sur des questions importantes. Reste encore à définir en effet la répartition des revenus du pétrole exploité dans le sud du pays. Le destin des régions Blue Nile, Monts Nuba et Abyei est encore, en outre, revendiqué par le gouvernement et par le SPLA. La guérilla sud-soudanaise combat depuis 1983 pour obtenir une majeure autonomie par rapport au nord, musulman (le sud est en majorité animiste et chrétien). Les affrontements et les pénuries dues à la guerre ont entraîné la mort de deux millions de personnes et poussé des centaines de milliers de civils à la fuite.

(MISNA-11/12/2003)
Darfour : Kofi Annan sollicite le ‘cessez le feu’ 

Le secrétaire général des Nations Unies a demandé un cessez-le-feu immédiat pour le Darfour, la région occidentale du Soudan, théâtre depuis quelques mois d'affrontements entre des rebelles et le gouvernement de Khartoum. Kofi Annan, dans un document présenté il y a quelques jours par son porte-parole, Fred Eckard, a invité l'Armée-Mouvement pour la Libération du Soudan (SLA-M) et le gouvernement soudanais à "finaliser un cessez-le-feu définitif et à le respecter". La demande de Kofi Annan intervient suite à la confirmation, de la part des autorités de Khartoum de l'annulation de la dernière phase de négociations prévue pour hier à Abeche, au Tchad. Les colloques, renvoyés à une date encore indéterminée, ont été suspendus pour consentir à Khartoum de vérifier les nouvelles selon lesquelles les rebelles auraient violé il y a quelques jours la trêve temporaire signée par les parties en présence le 3 septembre dernier et renouvelée début novembre. Depuis plus d'un mois désormais, les rebelles et le gouvernement s'accusent réciproquement de violer le cessez-le-feu. Annan s'est dit "alarmé par la rapide détérioration de la situation humanitaire" et a ajouté avoir été informé de nombreux cas d'abus perpétrés contre les civils, dont des homicides, des violences contre les femmes, des saccages, des villages incendiés. "L'insécurité", a déclaré le porte-parole de Kofi Annan, "fait sérieusement obstacle aux efforts pour garantir une assistance humanitaire tandis qu'une grande partie du million de Soudanais concerné par le conflit ne peut être aidée par les opérateurs des agences internationales qui n'arrivent pas à atteindre des zones souvent isolées". Il y a quelques jours, l'envoyé de l'ONU au Soudan pour les questions humanitaires, Tom Vraalsen, avait déjà lancé l'alarme sur la situation dans le Darfour, en la qualifiant de "très sérieuse". Selon les Nations Unies au moins 7.000 personnes ont été tuées dans cette zone depuis le début de l'année 2003, tandis qu'il y aurait environ 600.000 évacués dont 70.000 réfugiés dans le pays voisin du Tchad. Dans la région du Darfour vivent 6 millions de Soudanais (un cinquième de la population du pays), qui subissent depuis des années les incursions de groupes nomades arabes, ayant provoqué jusqu'à présent quelques milliers de morts. Face au manque structurel de sécurité, en février dernier l'Armée de Libération du Darfour, né en 2001, s'est transformée en une véritable rébellion contre le gouvernement de Khartoum. Un autre groupe rebelle moins connu est également actif dans cette région, le Mouvement pour la Justice et l'Egalité (JEM).

(MISNA- 11/12/2003) 
Echange d’amabilité : Khartoum annonce une visite à Rumbek 

Une délégation du parti de gouvernement soudanais, le Congrès National (CN), se rendra en visite d'ici quelques jours à Rumbek (région du Bahr el Ghazal, sud Soudan) un des fiefs de l'Armée de Libération Populaire du Soudan (SPLA), le groupe rebelle protagoniste, avec Khartoum, d'une guerre civile en cours depuis 20 ans. L'annonce a été faite par le président soudanais en personne Omar el Beshir, au terme d'une rencontre qui a eu lieu hier avec la délégation de la SPLA qui, pour la première fois en 20 ans, s'est rendue dans la capitale soudanaise. Cet échange de visites entre les protagonistes du conflit représente un "pas en avant gigantesque pour la construction de la confiance réciproque" a déclaré un porte-parole de la SPLA. M. Beshir, en saluant la délégation rebelle qui a quitté Khartoum hier soir, a demandé de transmettre ses salutations au leader de la SPLA, John Garang, actuellement retenu au Kenya avec le vice-président soudanais dans la phase conclusive des colloques de paix qui, d'ici la fin de l'année, devraient déboucher sur un accord définitif qui mettra le mot fin à 20 ans de guerre civile

(MISNA – 11/12/2003)

 
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Nouvelles brèves du 24 novembre au 10 décembre 2003
Soudan. Processus de paix
Accords de paix : Les pressions de George W. Bush
Khartoum : les réfugiés Sud-Soudanais en fête pour l’arrivée de l’APLS
Darfour : les rebelles n’ont aucune intention de renouveler la trêve
Colloques de Paix : les travaux reprennent
IGAD: La trêve entre gouvernement et SPLA prorogée de deux mois
HRW dénonce les exactions
Les multinationales du pétrole complices de violations des Droits de l’Homme
Darfour : Des rebelles retrouvent les cinq agents humanitaires disparus
Soudan. Processus de paix 

Le 3 décembre, dans une interview, le leader rebelle John Garang a exprimé son souhait de partager le pouvoir non seulement avec le président el-Béchir et son parti, le Congrès national, mais aussi avec les autres leaders et partis politiques, une fois achevé le processus de paix. Le gouvernement de Khartoum et le Mouvement/Armée de libération du peuple soudanais (SPLM/A) sont engagés dans des négociations de paix au Kenya, d'où sont exclus les autres leaders de l'opposition. -- Le vendredi 5 décembre, une délégation de la SPLA s'est rendue à Khartoum, pour la première fois depuis le début de la guerre civile en 1983. Ils ont été acclamés par la foule. Cette visite survient deux jours après le lancement autorisé des activités politiques de la SPLA dans la capitale soudanaise. "Tous les indices montrent que la guerre dans le sud touche à sa fin", a affirmé le président el-Béchir. Une nouvelle session de pourparlers, que l'on espère officiellement être la dernière, reprend ce samedi au Kenya. -- 9 décembre. Le ministre soudanais des affaires étrangères, Moustapha Osmane Ismaïl, prévoit la signature d'un accord de paix avec la rébellion sudiste avant la fin du mois. Un responsable de l'Autorité intergouvernementale (africaine) de développement (IGAD), qui parraine les négociations, n'exclut pas que la session actuelle des pourparlers, se conclue par un accord qui mettrait fin à près de vingt ans de guerre civile. Cette session est censée se terminer le 19 décembre, mais rien n'interdit aux participants de jouer les prolongations. -Cependant, il n'est pas évident qu'un accord de paix entre le SPLM/A et le gouvernement permette de régler le problème de la rébellion dans le Darfour (ouest). Cette guérilla a affirmé, le 7 décembre, avoir tué autour de 700 soldats gouvernementaux et supplétifs de l'armée dans une contre-offensive. Le Darfour veut être intégré dans les pourparlers de paix. Certaines zones de l'est et du nord du pays s'estiment, elles aussi, écartées du processus de paix. 

(ANB-BIA, Bruxelles, 10 décembre 2003)
Accords de paix : Les pressions de George W. Bush

Le président des Etats-Unis, George W. Bush, a téléphoné personnellement au président soudanais Omar el Bashir et à John Garang, leader de l'Armée de Libération Populaire du Soudan (SPLA, le mouvement rebelle qui est en lutte depuis 20 ans contre le gouvernement de Khartoum) en les invitant à Washington pour procéder à la signature d'un accord de paix désormais en voie de définition. C'est ce qu'ont rapporté des sources de presse internationales, en précisant que lors de ces deux colloques Bush a sollicité les deux protagonistes de la guerre du sud Soudan afin qu'ils concluent les négociations en cours à Naivasha (au Kenya) d'ici la fin de l'année. Le porte-parole de la Maison Blanche, Scott McClellan, a dit que les deux coups de fil se sont avérés "positifs" et a ajouté que le président américain suit de près le processus de paix, encourageant les deux parties à faire preuve de "flexibilité" pour surmonter les dernières divergences. Aujourd'hui le SPLA, selon les propos tenus par certains de ses représentants, a répété que l'on parviendra à un accord définitif d'ici la fin de l'année pour mettre un terme à une guerre en cours depuis 1983 et qui a causé plus de 2 millions de morts. Des déclarations analogues ont été formulées pas plus tard que samedi dernier par le ministre des Affaires étrangères soudanais, Mustafa Osman Ismail, en visite au Caire (Egypte). Pas tous les observateurs sont toutefois aussi optimistes et nombreux sont ceux qui ont avancé des doutes sur la conclusion d'un accord définitif d'ici fin 2003, proposant plutôt comme période plausible les premiers mois de l'année 2004. Les travaux ont été ralentis par les importantes festivités religieuses de ces derniers mois mais aussi par l'absence d'accord entre les parties sur certains points fondamentaux. Malgré les pressions internationales répétées, le partage du contrôle des riches zones pétrolières du sud du pays et la distribution des revenus dérivant de la vente de l'or noir restent encore à définir. Le destin de trois zones demeure également incertain ( Blue Nile, Monts Nuba et Abyei) sur lesquelles les parties en présence revendiquent le contrôle. Depuis 1983 le sud Soudan est le théâtre d'une guérilla qui vise à obtenir une majeure autonomie du nord musulman, pour une zone méridionale animiste et chrétienne. Les affrontements armés et les pénuries causées par la guerre ont provoqué au moins 2 millions de morts et des centaines de milliers de réfugiés. Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, par le biais de son porte-parole, s'est dit "alarmé" par la détérioration de la situation humanitaire dans la région occidentale soudanaise du Darfour, théâtre d'affrontements entre le gouvernement de Khartoum et deux formations rebelles. L'insécurité qui règne encore dans cette région isolée du Soudan, explique Annan, rend aussi extrêmement difficile le travail des opérateurs humanitaires qui tentent de porter assistance au million de civils concernés par ce conflit. Les colloques de paix entre Khartoum et le SLA-M, le principal mouvement armé actif dans le Darfour, devraient reprendre aujourd'hui à Abeche au Tchad pour finaliser un accord pour le cessez-le-feu définitif, après la trêve souscrite il y a quelques mois mais jamais respectée.

(MISNA – 10/12/2003)
Khartoum : les réfugiés Sud-Soudanais en fête pour l’arrivée de l’APLS 

Une foule composée presque exclusivement de réfugiés sud-soudanais a accueilli hier la délégation de l'Armée Populaire de Libération du Soudan (SPLA) venue pour la première fois à Khartoum, dans le nord. Après 20 ans de conflit, des représentants officiels des rebelles, qui réclament l'autonomie des territoires méridionaux depuis 1983, a été reçue par une délégation du régime islamique guidé par Omar el Béchir. "La télévision publique a largement suivi l'événement" racontent des sources de l'agence MISNA dans la capitale soudanaise, "qui a été accueilli avec joie par la population du sud; le reste a été assez indifférent. Personne n'a festoyé dans les rues de Khartoum". Ce déplacement intervient au moment de l'ouverture de la dernière phase des colloques de Naivasha (près de Nairobi, Kenya), où les négociations doivent entrer dans le vif du sujet pour aboutir à l'accord de paix tant attendu entre le gouvernement arabe de Khartoum et les autonomistes du sud (en majorité animistes et chrétiens). "Les autorités veulent démontrer publiquement que l'on oeuvre pour la paix" commentent les mêmes sources, "mais les motivations de l'arrivée des rebelles ne sont pas très claires et peut-être dictées par les pressions de la communauté internationale. On a l'impression que le régime islamique est en train de créer une certaine propagande pour faire accepter à la population un accord avec les rebelles. Mais n'oublions pas que le nord du pays est surtout intéressé au sud pour le pétrole". Malgré les pressions internationales et l'optimisme de cette visite (définie un saut de qualité par les autorités), reste à définir la répartition du contrôle des richesses issues des revenus du pétrole. Le gouvernement prétend 90 pour cent des revenus de la commercialisation, les rebelles 80 pour cent, tandis que les médiateurs proposent une répartition équitable. Les parties revendiquent également chacune le contrôle des zones de Blue Nile, Monts Nuba et Abyei. Depuis 1983, les affrontements et les difficultés de la guerre ont provoqué au moins 2 millions de morts et des centaines de milliers de réfugiés.

(MISNA- 06/12/2003)
Darfour : les rebelles n’ont aucune intention de renouveler la trêve 

Les rebelles du Darfour, en lutte contre l'armée du Soudan, n'ont pas l'intention de renouveler la trêve souscrite en septembre et qui expire aujourd'hui. "Nous n'avons pas d'intérêt pour les colloques de paix car les agressions du gouvernement continuent" a déclaré à l'agence onusienne Irin news Ahmad Abd al-Shafi, porte-parole de l'Armée-Mouvement de Libération du Soudan (SLA-M). Le cessez-le-feu, que les deux parties s'accusent d'avoir violé à plusieurs reprises, avait été signé le 3 septembre au Tchad et prorogé d'un mois début novembre. "Il n'y a eu aucune cessation des hostilités" a-t-il insisté. Le porte-parole de la rébellion du Darfour, une région désertique et isolée à un millier de kilomètres de la capitale, Khartoum, a ajouté que le gouvernement tchadien, en tant que médiateur, avait proposé de nouvelles négociations. "Nous ne pouvons pas y participer, à moins que certains points ne soient pris en considération" a précisé M. al-Shafi. Le bras de fer s'est intensifié ces dernières semaines, à cause des actions de bandes de pillards arabes qui ont fait fuir des centaines de milliers de personnes. Selon l'ONU, près de 600.000 Soudanais ont dû abandonner certaines zones du Darfour, pour se diriger soit vers le Tchad, soit vers des villes. L'insécurité dans la zone empêche les organisations humanitaires d'assister les populations. Le quotidien tchadien indépendant Notre Temps a en outre dénoncé hier que "la situation est grave et le risque d'une catastrophe humanitaire est imminent", accusant le gouvernement de N'Djamena de garder le silence sur le drame en cours.

(MISNA- 4/12/2003) 
Colloques de Paix : les travaux reprennent 

Les colloques entre le gouvernement soudanais et les rebelles de l'Armée de Résistance du Seigneur (LRA) ont repris dimanche dernier et sont désormais entrés dans leur phase finale qui, selon les déclarations officielles, devraient porter avant la fin de l'année à la signature d'un accord de paix définitif qui mettrait un terme à une guerre en cours depuis plus de 20 ans et qui a causé au moins 2 millions de victimes. Les colloques entre les délégations des deux parties rentreront probablement dans le vif du sujet à partir du 5 décembre prochain seulement quand le leader de la SPLA, John Garang et le vice-président soudanais Ali Osman Taha s'assoiront à la table des négociations. Pas tous les observateurs considèrent que l'on puisse arriver à un tournant décisif dans les prochaines semaines et quelques-uns ont avancé le doute que l'on ne puisse parvenir à un accord définitif que dans les premiers mois de l'année 2004. Les travaux pourraient être ralentis par les fêtes religieuses musulmanes (Ramadam et id al-Ftir) et chrétiennes (Noël) qui tombent pendant cette période, tout comme l'accord manqué entre les parties sur certains points de l'entente. Malgré les pressions internationales, il faut en effet encore définir le partage du contrôle des zones riches en pétrole dans le sud du pays et la distribution des revenus relatifs à la vente de l'or noir. Sur ce second point les positions sont encore distantes. Le gouvernement prétend 90 pour cent des entrées économiques provenant de la vente du pétrole du Sud Soudan tandis que les rebelles revendiquent pour eux 80 pour cent tandis que les médiateurs proposent 50 pour cent pour chacune des parties. Le destin de trois zones est lui aussi incertain ( Blue Nile, Monts Nuba et Abyei) sur lesquelles les deux parties revendiquent le contrôle. Depuis 1983 le Sud Soudan est le théâtre d'une guérilla qui veut obtenir pour la partie méridionale, animiste et chrétienne, une majeure autonomie du nord musulman. Des affrontements armés et des pénuries causées par la guerre ont provoqué au moins deux millions de morts et plusieurs centaines de milliers de réfugiés.
(MISNA, 2/12/2003) 

IGAD: La trêve entre gouvernement et SPLA prorogée de deux mois

Les rebelles et le gouvernement soudanais ont prorogé de deux mois supplémentaires le cessez-le-feu souscrit l'an dernier. La nouvelle a été annoncée par les médiateurs de l'IGAD (Autorité Intergouvernementale pour le Développement), organisme régional des pays de la Corne de l'Afrique ayant guidé les négociations, entamées fin 2002 à Machakos (Kenya) pour mettre fin à 20 ans de guerre civile entre Khartoum et le SPLA (Armée de Libération Populaire du Soudan). Il y a à peine deux jours, les colloques entre les parties ont repris à Naivasha (Kenya) et ils pourraient aboutir d'ici la fin de l'année à un accord de paix définitif. "C'est parce que nous sommes sûrs que tout se conclura d'ici la fin de l'année que nous n'avons prorogé la trêve que de deux mois au lieu des 90 jours habituels" a déclaré Lazaro Sumbeiywo, un des médiateurs de l'IGAD durant la cérémonie de renouvellement du cessez-le-feu. Tous ne sont cependant pas si optimistes et certains observateurs prévoient un accord pour le début de l'année prochaine. Les travaux pourraient être ralentis par la présence de festivités religieuses musulmanes (Ramadan) et chrétiennes (Noël), et par le trébuchement sur certaines parties de l'accord. Les points à clarifier ne sont pas des moindres et concernent essentiellement le partage du contrôle des riches zones pétrolières du sud et des recettes de l'or noir.

(MISNA – 29/11/2003) 
HRW dénonce les exactions  - 

Un nouveau rapport de Human Rights Watch (HRW) dénonce les violations des droits de l'homme au Soudan et épingle le rôle trouble des compagnies pétrolières. "Le gouvernement soudanais a utilisé l'argent du pétrole pour conduire ses campagnes de terre brûlée, destinées à évincer des centaines de milliers de fermiers et pasteurs de leurs terres, qui renferment du pétrole", écrit l'ONG. Et "les compagnies pétrolières opérant au Soudan étaient informées des tueries et pillages", mais ont "continué à opérer et à gagner de l'argent". HRW demande que le retour des déplacés des zones pétrolières du Haut Nil sur leurs terres, "avec garanties pour leur sécurité et compensation des pertes subies", soit placé au centre des négociations de paix, qui se déroulent actuellement au Kenya entre le gouvernement et les rebelles du Sud. 

(La Libre Belgique, 25 novembre 2003)
Les multinationales du pétrole complices de violations des Droits de l’Homme

Les efforts du gouvernement soudanais sur le contrôle des bassins pétrolifères du sud du pays ont poussé des centaines de milliers de personnes à la fuite. Telle est la principale accusation contenue dans un volumineux dossier présenté hier par l'organisation de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW). Le rapport critique les multinationales de l'or noir, co-responsables, selon HRW, du déplacement tragique et massif de civils. Le rapport, intitulé "Soudan, pétrole et droits de l'Homme" enquête sur le rôle du pétrole dans les 20 ans de guerre civile soudanaise, qui oppose depuis 1983 le régime de Khartoum aux rebelles e l'Armée de Libération Populaire du Soudan (SPLA). Selon une chercheuse de l'organisation, Jemera Rone, "le développement pétrolifère aurait dû entraîner le rapprochement des personnes au Soudan, mais en réalité, il n'a apporté que des mésaventures". Le rapport indique que le gouvernement a utilisé les ponts, les routes et les aéroports construits par les compagnies pétrolières pour lancer ses attaques contre la population dans la région méridionale du Western Upper Nile. Par ailleurs, le gouvernement aurait déployé des militants islamistes afin de poursuivre la guerre et n'aurait pas hésité à financer des milices dans le sud pour manipuler ethniquement et déstabiliser la région, qui réclame l'autonomie et l'indépendance. "Les compagnies pétrolières présentes au Soudan étaient conscientes des massacres, des bombardements et des pillages qui ont eu lieu dans le sud" a affirmé Mme Rone. Ce rapport a été publié dans une phase délicate des négociations entre le gouvernement et le SPLA, qui ont signé dernièrement une série d'accords qui donnent espoir pour la fin du conflit. Pour plus d'informations, consulter le site http://www.hrw.org/reports/2003/sudan1103/sudanprint.pdf

(MISNA-25/11/2003) 
Darfour : Des rebelles retrouvent les cinq agents humanitaires disparus

Les 5 agents humanitaires disparus depuis plusieurs jours dans le Darfour occidental, sud-ouest du Soudan, dont 4 membres du personnel l'organisation non gouvernementale suisse Medair et un fonctionnaire soudanais, se portent bien. L'ONG réfère que les 5 hommes ont été remis par un groupe de rebelles du Darfour à des membres de Médecins Sans Frontières (MSF) dans un petit village du Tchad, près de la frontière adjacente au Darfour. Les hommes du groupe "Mouvement pour la justice et l'égalité", une formation rebelle alliée à l'Armée-Mouvement de Libération du Darfour (SLA-M) ont affirmé qu'ils les avaient libéré les agents humanitaires des mains d'un groupe de pillards arabes qui les avaient enlevés il y a quelques jours. Le gouvernement de Khartoum avait accusé le SLA-M de l'enlèvement et de l'homicide présumé d'au moins 2 des 5 agents. Medair avait diffusé la nouvelle de la disparition de ses employés la semaine passée, expliquant convoi formé d’un véhicule de Medair (ayant à son bord les 5 agents) et de trois autres camions avait quitté Silea le lundi 10 novembre pour Kolbus, afin d’y procéder à une distribution de secours. Le lendemain, tout contact avait été perdu avec le véhicule. Les trois autres camions étaient revenus sans que leurs chauffeurs sachent ce qui s'était passé. Le Darfour est une zone semi-désertique et isolée où se vérifient fréquemment des attaques de tribus nomades arabes contre le reste de la population. La formation SLA-M armée y est née il y a plusieurs mois; elle accuse le gouvernement de Khartoum de ne pas protéger les populations de la zone des attaques des pillards.

(MISNA- 24/11/2003) 

 
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Nouvelles brèves du 12 novembre au 29 novembre 2003
Darfour : les rebelles accusent le gouvernement de violer la trêve
Darfour : disparition de 5 agents humanitaires
Menace terrorisme : les Etats Unis rouvrent l’ambassade de Khartoum
Darfour : les rebelles accusent de violer la trêve
Violences au Darfour
L’Etat du Blue Nile veut rétablir un rapport de confiance avec Khartoum
Colloques de Paix : on en reparlera en 2004
Sources Rebelles : les négociations reprendront à la fin du mois
Darfour : les rebelles accusent le gouvernement de violer la trêve

Au moins dix civils auraient été tués dans un bombardement des forces gouvernementales sur des villages et des positions rebelles dans la région du Darfour, à l'ouest du Soudan, affirment des sources de l'Armée-Mouvement de Libération du Soudan (rébellion). Abdallah Hassaballah, du SLA-M s'est adressé à l'agence l'Agence France Presse en accusant le gouvernement de Khartoum de flagrante violation de la trêve signée le 3 septembre dernier. Il a ajouté que le raid avait touché la zone du Cornei, à environ 130 kilomètres au nord d'El-Fasher, principale ville de la région semi-désertique du Darfour. Selon Abdallah Hassaballah , 10 civils au moins auraient été tuées et beaucoup d'autres blessées. Cette nouvelle n'est pas encore confirmée par des sources indépendantes car les lieux de l'action sont très isolés et difficiles d'accès. Le SLA-M et le gouvernement s'accusent depuis quelques temps réciproquement de violer le cessez-le-feu conclu il y a deux mois. les affrontements entre les deux parties se sont intensifiée depuis le début de l'année 2003 et des dizaines de milliers de personnes ont pris la fuite vers le Tchad. Le SLA-M est né en 2001 et accuse le gouvernement de Khartoum de négliger la zone et de ne pas garantir à la population la protection des pillards musulmans, qui ont fait 2.000 morts en quelques années

(MISNA, 22/11/2003)
Darfour : disparition de 5 agents humanitaires

Cinq agents humanitaires, dont 4 membres du personnel l'organisation non gouvernementale suisse Medair et un fonctionnaire soudanais, ont disparu depuis plusieurs jours dans le Darfour occidental, située au sud-ouest du Soudan. Un communiqué de Medair indique qu'un convoi formé d’un véhicule de Medair (ayant à son bord les 5 agents) et de trois camions avait quitté Silea le lundi 10 novembre pour Kolbus, afin d’y procéder à une distribution. Le lendemain, tout contact a été perdu avec le véhicule. Les trois camions loués sont revenus sans que leurs chauffeurs sachent ce qu’il en était advenu. "Depuis" lit-on dans la note de l'organisation, "tous les efforts ont été entrepris pour tenter de les localiser dans l’espoir de les ramener à la base locale de Medair à El Geneina et de les réunir avec leurs familles". Le mois dernier, neuf personnes qui travaillaient pour l'agence américaine USAID avaient été assassinés dans la région du Darfour, une zone semi-désertique et isolée où se vérifient fréquemment des attaques de tribus nomades arabes contre le reste de la population. Une formation armée est née il y a plusieurs mois dans le Darfour, l'Armée-Mouvement de Libération, SLA-M) qui accuse le gouvernement de Khartoum de ne pas protéger les populations de la zone. En septembre, le gouvernement et cette rébellion ont conclu une trêve de 45 jours, renouvelée il y a quelques jours. Medair est l'une des rares organisations internationales à oeuvrer encore dans le Darfour, où elle avait commencé à travailler en 2001 avec des programmes sanitaires de base. Depuis l'été 2003 et les affrontements entre SLA-M et gouvernement, l'ONG porte secours aux centaines de milliers de déplacés (les estimations varient de 300.000 à 600.000 personnes).

(MISNA, 19/11/2003)
Menace terrorisme : les Etats Unis rouvrent l’ambassade de Khartoum

L'ambassade des Etats-Unis à Khartoum a repris hier son activité. La représentation diplomatique américaine avait été fermée le 10 novembre dernier suite à "une menace spécifique et crédible aux intérêts américains à Khartoum''. La cessation des activités de l'ambassade américaine avait suivi le grave attentat survenu à Riad (Arabie Saoudite)deux jours avant, ayant

(MISNA- 17-11/2003)
Darfour : les rebelles accusent de violer la trêve

Le gouvernement soudanais et les rebelles de l'Armée-Mouvement de Libération (SLA-M) du Darfur, région du Soudan occidental, continue de s'accuser réciproquement de nouvelles violations de la trêve. Aujourd'hui les autorités locales d'une localité proche de la frontière avec le Tchad, Kulbous, ont référé que 21 personnes ont été tuées, et au moins une quarantaine blessées, dans une violente attaque perpétrée par les hommes de la SLA-M et par des miliciens liés au groupe Justice et Egalité. Cette nouvelle n'a pas été confirmée pour le moment par des sources indépendantes. Formellement au moins, le gouvernement et les rebelles tentent de trouver une solution à la crise armée et le 3 septembre dernier les parties en présence sont arrivées à une première entente sur laquelle elles continuent de travailler. Malgré cela, pendant ces dernières semaines des intenses affrontements entre les deux camps se sont toutefois multipliés, provoquant un flux de milliers d'évacués. Selon une estimation de l'Office humanitaire de l'ONU (OCHA) environ 600.000 personnes auraient fui cette région depuis que la SLA-M a débuté sa lutte, en février dernier. Soixante dix mille évacués se seraient réfugiés dans le Tchad voisin, tandis que la majorité des déplacés se seraient dirigés vers Kutum et Kebkabya, dans le nord du Darfour. La SLA-M, née dans la région semi désertique du Darfour en mars 2001 sous le nom d'Armée de Libération du Darfour, s'est ensuite transformée en une véritable rébellion en début d'année 2003. Le mouvement accuse Khartoum de négliger cette zone et de ne pas garantir la sécurité à la population locale exposée aux assauts de bandes de pillards islamiques qui en quelques années ont provoqué plus de 2.000 morts

(BIA, Bruxelles, 16/11/2003)
Violences au Darfour

Malgré l'accord de cessez-le-feu signé entre le gouvernement soudanais et les rebelles du Mouvement/Armée de libération du Soudan (SLM) en septembre dernier et prorogé la semaine dernière, plus de 60 personnes ont été tuées le 8 novembre dans la région du Darfour, dans l'ouest du Soudan, suite à deux attaques séparées des forces gouvernementales et ses milices alliées dans la région frontalière avec le Tchad. Selon un leader du SLM, 35 personnes ont été tuées et 70.000 déplacées dans une zone de l'Etat du Nord-Darfour; et 32 civils ont été tués dans l'Etat de l'Ouest-Darfour, alors que 165.000 personnes ont été poussées à fuir la zone. Les Nations unies estiment que les milices pro-gouvernementales ont entraîné le déplacement de plus de 500.000 personnes depuis février dernier. 

(D'après PANA, Sénégal, 14 novembre 2003)
L’Etat du Blue Nile veut rétablir un rapport de confiance avec le gouvernement de Khartoum

Le gouvernement de l'état du Blue Nile (Soudan sud oriental) a demandé aux autorités de Khartoum une forme d'autonomie durant la période de transition de 6 ans prévue par le plan de paix en voie de définition avec les rebelles de l'Armée de Libération Populaire du Soudan (SPLA). Selon le journal indépendant Al-Ayam, environ 90 représentants de l'administration et des dignitaires du Blue Nile se seraient réunis dans la capitale Ed-Damazine (à environ 550 kilomètres au sud de Khartoum) pour “restaurer la confiance" entre le régime du président soudanais Omar el Bashir et les autorités locales. Le contrôle de cette région constitue un des points encore en discussion entre les principaux acteurs du conflit en cours depuis 20 ans dans le pays africain, le gouvernement soudanais et la SPLA. Durant la réunion de Ed-Damazine le refus de toute forme de contrôle militaire sur le Blue Nile de la part de la rébellion du Sud Soudan a été réaffirmé. Selon le journal, les délégués ont demandé au gouvernement central l'approbation d'un programme d'urgence qui soit lancé avant la signature du traité final entre Khartoum et la SPLA, qui pourrait intervenir début 2004. Une délégation de l'administration du Blue Nile, composée des chefs tribaux et traditionnels, est attendue pour ces jours-ci dans la capitale afin de discuter de ces demandes avec le gouvernement d'El Bashir

(MISNA – 14/11/2003) 
Colloques de Paix : on en reparlera en 2004

Cela semble difficile que le gouvernement de Khartoum et les rebelles de la SPLA (Armée de Libération Populaire du Soudan) puissent parvenir à un accord de paix d'ici la fin de l'année, conformément à ce que les parties avaient promis au secrétaire d'Etat américain Colin Powell. C'est ce qu'a déclaré dans une interview à l'Agence Reuters le numéro deux de la SPLA, Salva Kiir Mayardit, en précisant que l'entente pourrait en revanche se réaliser pour les deux premiers mois de l'année 2004. "Nous reprendrons les négociations le 30 novembre", a dit Mayardit, "et il y a encore des problématiques encore très importantes à résoudre". En effet, malgré les pressions internationales, les aspects à préciser ne sont certainement pas secondaires. Il faut encore définir le partage du contrôle des riches zones pétrolières du sud et la distribution des revenus dérivant de la vente de l'or noir. Sur ce second point les positions sont encore éloignées. Le gouvernement prétend 90 pour cent des entrées de la commercialisation du pétrole du Sud Soudan; les rebelles en demandent 80 pour cent et les médiateurs proposent 50 pour cent pour chacune des parties. Le destin de trois zones est également incertain ( Blue Nile, Monts Nuba et Abyei) dont les deux parties revendiquent le contrôle. L'agence de presse nationale soudanaise Suna a fait savoir entre temps que Khartoum s'est entretenue hier soir avec le Haut Commissariat de l'ONU pour les Réfugiés (HCR) d'un plan pour le retour au pays d'un demi million de réfugiés soudanais. Les 570.000 expatriés (se trouvant dans 6 pays africains différents) rentreront dès que le gouvernement et les rebelles auront signé l'accord de paix définitif pour mettre fin à une guerre qui dure depuis 20 ans et ayant jusqu'à présent causé la mort de plus de deux millions de personnes

(MISNA, 13/11/2003)
Sources Rebelles : les négociations reprendront à la fin du mois

Les colloques de paix devant mettre fin à 20 ans de guerre au Soudan reprendront le 30 novembre prochain, a déclaré Salva Kiir, responsable de la délégation des rebelles de l'Armée Populaire de Libération du Soudan (SPLA) qui s'est rendue au Caire. Durant les réunions dans la capitale égyptienne, les représentants du SPLA ont rencontré le secrétaire général de la Ligue Arabe, Amr Moussa, l'invitant à prendre part aux négociations qui devraient rouvrir à la fin du mois à Naivasha, non loin de Nairobi, au Kenya. Il y a deux jours, le président Omar El Béchir avait déclaré que les négociations entre son gouvernement et la rébellion auraient pu recommencer même avant le délai fixé lors des dernières négociations. Restent encore à l'ordre du jour les questions sur lesquelles les deux parties n'ont pas trouvé de position commune: partage du pouvoir, distribution des revenus du pétrole et contrôle de trois régions du centre du Soudan. A la fin du mois d'octobre, en présence du Secrétaire d'Etat américain Colin Powell, le gouvernement de Khartoum et les rebelles s'étaient engagés à conclure un accord de principe d'ici le 31 décembre. Le SPLA lutte depuis 1983 contre le gouvernement de Khartoum pour obtenir l'autonomie et l'indépendance. On estime que les victimes de ce conflit sont plus de 2 millions, dont une majorité de civils et des victimes de famine et de maladies.

(MISNA, 12/11/2003) 

 
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Nouvelles brèves du 18 octobre au 8 novembre 2003
El Tourabi : l’Eglise , meilleure interlocutrice dans le dialogue entre le Nord et le Sud
Force militaire conjointe avec le Tchad le long des frontières
Reprise des négociations entre Khartoum et le MLS le 4 décembre
Darfour : nouvel accord entre les rebelles et le gouvernement, prolongation de la trêve
Un hélicoptère militaire s'écrase au Soudan: 20 morts
Darfour: Gouvernement et rebelles entament des discussions au Tchad
Kampala : ouverture du sommet de l’IGAD
Colloque de paix : Powell « accord d’ici la fin de l’année »
Colloque de paix : Powell est prêt à rencontrer les protagonistes
Darfour : La presse indique des attaques des milices islamiques, une centaine de morts
Colin Powell au Kenya pour soutenir la dernière phase des colloques de paix
Colloque de paix, le Ministre des Affaires Etrangères Kenyan : « Les Soudanais et le monde entier attendent un accord »
El Tourabi : l’Eglise , meilleure interlocutrice dans le dialogue entre le Nord et le Sud 
L'Eglise pourrait être la meilleure interlocutrice dans le dialogue entre Karthoum et les rebelles du Sud du Soudan, a affirmé El Tourabi, le leader islamiste du NPC (National Popular Congress, Congrès national populaire) à la chaîne de télévision "Al Jazira"..
Cette déclaration était émise à la fin de la visite d'une délégation de la formation politique NPC chez le nouveau cardinal soudanais Gabriel Zubeir Wako. La visite a eu pour cadre  les locaux de la cathédrale Saint Mathieu à Khartoum, le 1er novembre 2003.  Le président du NPC a félicité le cardinal pour sa nomination et pour son rôle dans le dialogue inter-religieux au Soudan. M. El Tourabi a réitéré le besoin pour les musulmans et les chrétiens de continuer à travailler pour la paix.
A l'ouverture de la table ronde du Nouveau conseil des Eglises du Soudan, le secrétaire général de la CETA (Conférence des toutes les Eglises d'Afrique) a exhorté les leaders  religieux chrétiens à planifier et à promouvoir la paix dans leur pays durant la période de l'après-guerre
(D.I.A., Khartoum, le 5 novembre 2003)
Force militaire conjointe avec le Tchad le long des frontières 

Le Soudan et le Tchad patrouilleront ensemble leurs frontières communes pour maintenir la sécurité, arrêter les attaques des zones frontalières, la contrebande et les autres activités criminelles entre les deux pays. C'est ce qu'ont établi les gouvernements de Khartoum et de N’Djamena, selon l'Agence "Sudan News Agency" (Suna). La "task force" conjointe a été décidée hier au terme d'une longue série de colloques entre le ministre de la Défense soudanais M. Bakri Mohammed Saleh et son homologue tchadien M. Mohammed Nouri, durant lesquels a également été abordée la possibilité d'extrader les criminels et les groupes armés dans leur respectif pays de provenance. Début septembre le président du Tchad Idriss Deby avait conduit avec succès une intervention de médiation entre le gouvernement du Soudan et les rebelles de l'Armée-Mouvement de Libération (SLA-M) du Darfour, région soudanaise occidentale à la frontière entre les deux nations. A cause des affrontements armés des milliers d'évacués ont abandonné le Darfour et se sont déversés en territoire tchadien. Il y a trois jours, les autorités de Khartoum et les rebelles ont signé une nouvelle entente et une trêve qui permettent d'espérer une résolution de ce conflit interne

(MISNA – 08/11/2003)
Reprise des négociations entre Khartoum et le MLS le 4 décembre 

Le gouvernement soudanais et les rebelles du Darfour (ouest) reprendront le 4 décembre au Tchad leurs négociations après avoir reconduit le cessez-le-feu.
Dans cet accord de cessez-le-feu, le gouvernement et le MLS s'engagent à garantir aux organisations humanitaires l'accès aux civils des deux bords qui ont besoin d'aide et à assurer la liberté de mouvement des civils dans le Darfour, selon le journal. 
Les deux parties ont signé le 3 septembre à Abeché un cessez-le-feu de 45 jours, négocié grâce à une médiation tchadienne. Elles ont entamé des discussions le 26 octobre afin d'"aboutir à une paix globale", conformément à l'accord de cessez-le-feu. 
La rébellion du Darfour réclame un développement économique de cette région semi-désertique. 
Le conflit dans le Darfour a fait depuis février plusieurs centaines de morts, et environ 3.000 selon la rébellion. Près de 400.000 personnes ont été déplacées à la suite des combats, selon des estimations de l'Onu. 
Les négociations entre le gouvernement et le MLS se déroulent parallèlement aux pourparlers de paix entre Khartoum et la guérilla sudiste, qui doivent reprendre le 30 novembre au Kenya pour tenter de mettre fin à 20 ans de guerre civile dans le sud-Soudan. 

(AFP, Khartoum, 5 novembre 2003)
Darfour : nouvel accord entre les rebelles et le gouvernement, prolongation de la trêve 

Le gouvernement soudanais et les rebelles de l'Armée-Mouvement de Libération du Darfour (SLA-M), la région du Soudan occidental, ont décidé de "reconduire le cessez-le-feu et de cesser toutes les hostilités". La nouvelle a été divulguée par la radio nationale du Tchad, en citant un communiqué conjoint des deux parties, qui étaient réunies depuis une semaine à Abéché (est du Tchad). Un délai de 30 jours a été accordé aux rebelles du SLA-M afin d'élaborer les détails de l'entente conclue le 3 septembre dernier et ce dans une tentative pour trouver une solution à la crise armée qui oppose depuis de longs mois les autorités de Khartoum à la formation active dans l'ouest du Soudan. A cette occasion le gouvernement soudanais et le mouvement du Darfour avaient concordé une première trêve de 45 jours grâce à la médiation des autorités du Tchad. La négociation a repris le 26 octobre dernier avec l'objectif de "parvenir à une paix globale". Au cours de ces dernières semaines, de durs affrontements sont survenus, ayant provoqué un flux de milliers de déplacés qui, selon quelques organisations internationales, se trouvent dans des conditions fort précaires. Le mouvement est né dans la région semi désertique du Darfour en mars 2001 avec le nom d'Armée de Libération du Darfour puis s'est transformé en une véritable rébellion au début de cette année. Le SLA-M accuse Khartoum de négliger cette zone et de ne pas garantir la sécurité à la population locale, continuellement exposée aux assauts des bandes de pillards islamiques qui en quelques années ont provoqué la mort de plus de 2.000 personnes

(MISNA, 05/11/2003)
Un hélicoptère militaire s'écrase au Soudan: 20 morts

Un hélicoptère militaire soudanais, atteint par "un problème technique", dont la nature n'a pas été précisée, s'est écrasé dans la région d'Oum Sayyala, dans l'Etat du Kordofan du Nord, dans le centre du pays, tuant ses 20 passagers.
L'appareil, dont le type n'a pas été précisé, transportait 19 soldats, dont six officiers et un étudiant qui avaient été blessés auparavant dans un accident de la route, 

 (AFP, Khartoum, 29, octobre 2003)
Darfour: Gouvernement et rebelles entament des discussions au Tchad 

Des délégués du gouvernement soudanais et de l'Armée-Mouvement de Libération (SLA-M) du Darfur (région à l'ouest du Soudan), ont entamé hier soir des négociations politiques dans la ville d'Abéché, au Tchad, selon des sources diplomatiques citées par l'Agence France Presse. L'objectif de ces discussions est la signature d'une "paix globale", déjà prévue par l'accord conclu par les deux parties le 3 septembre dernier, jour de la signature d'un cessez-le-feu de 45 jours, grâce à la médiation du président Idriss Déby. Les pourparlers reprennent dans une phase de tension, avec les rebelles et les autorités qui s'accusent réciproquement de violation de la trêve. Les combats perpétuels entre le SLA-M et l'armée de Khartoum inquiètent les autorités tchadiennes à cause de l'afflux continuel de réfugiés en provenance du Darfur. Des milliers de personnes, ces derniers jours, ont pris la fuite notamment à cause des continuelles agressions de pillards et de miliciens d'origine arabe. Le SLA-M, né en 2001 sous le nom d'Armée de Libération du Darfur, s'est soulevé contre le gouvernement en début d'année accusant Khartoum de ne pas protéger la population locale des assauts des bandes armées islamiques qui infestent cette région semi-désertique et isolée.

(MISNA – 29-10-2003) 
Kampala : ouverture du sommet de l’IGAD 

Le Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres de l'IGAD (Autorité Intergouvernementale pour le Développement) s'est ouvert aujourd'hui à Kampala, capitale de l'Ouganda. La réunion, qui rassemble les représentants des Etats de la Corne de l'Afrique (Soudan, Somalie, Ouganda, Kenya, Djibouti, Ethiopie et Erythrée), durera deux jours durant lesquels seront traités les thèmes de la tension entre l'Ethiopie et l'Erythrée et des deux processus de paix en cours dans la région. Le processus au Soudan semble proche de la conclusion positive, tandis que la énième conférence de paix et de réconciliation de la Somalie se traîne depuis des mois. L'IGAD affrontera également le problème de la guérilla de l'Armée de Résistance du Seigneur (LRA) au nord de l'Ouganda et celui du danger terroriste à Djibouti. Sont arrivés dans la capitale les présidents kenyan Mwai Kibaki, soudanais Omar el Béchir, ougandais Yoweri Museveni et mozambicain Joaquim Chissano, en qualité de président en exercice de l'Union Africaine. La Somalie est représentée par le chef du gouvernement de transition, Abdulkassim Salat Hassan, tandis que Djibouti et l'Ethiopie ont envoyé leurs ministres des Affaires Etrangères

(MISNA, 24-10-2003) 
Colloque de paix : Powell « accord d’ici la fin de l’année » 

Le gouvernement de Khartoum et les rebelles de l'Armée de Libération Populaire du Soudan (SPLA) se sont engagés devant le secrétaire d'Etat américain Colin Powell à parvenir à un accord de paix d'ici la fin de l'année pour interrompre une guerre civile en cours depuis 20 ans. M. Powell a invités les deux leader à Washington afin d'y signer le document historique. Tel est le résultat qu'a obtenu le secrétaire d'Etat américain lors de la matinée passée à Naivasha (90 kilomètres au nord-ouest de Nairobi, Kenya), qui accueille la dernière phase des colloques de paix soudanais. "La fin est proche. D'après ce que j'ai entendu aujourd'hui je crois qu'un accord final est à portée de mains entre les parties", a dit Powell qui a quitté le Kenya en début d'après-midi pour se rendre en Egypte. "Nous avons franchi une colline, mais il y a toute une autre série de collines à franchir, espérons d'ici décembre. C'est une occasion à saisir et que l'on ne peut pas perdre", a-t-il ajouté. Les rencontres entre le vice-président soudanais Ali Osman Taha et John Garang, le leader de la SPLA, ont repris vendredi dernier et sont axées sur le partage du contrôle des riches zones pétrolières du sud et la distribution des revenus relatifs à la vente de l'or noir. Powell a rencontré séparément les deux dirigeants politiques pendant une demie heure environ, mais peu d'informations ont filtré sur ces colloques. La visite de Powell, surtout pour Khartoum, ne se limite pas à une intervention diplomatique en faveur du processus de paix. La signature d'un accord avec la SPLA permettrait en effet au Soudan d'être finalement rayé de la "liste noire" sur laquelle les américains l'ont inséré en 1993. Khartoum avait fini dans le camp des "méchants" pour avoir accueilli le leader de la guérilla palestinienne Abou Nidal et Carlos, "le chacal", l'organisateur de l'enlèvement des ministres de l'OPEC, survenu à Vienne en 1975. Ces dernières années les Etats-Unis ont considéré le Soudan comme une des nations les plus actives dans le soutien du réseau terroriste d'Oussama ben Laden, pays étant pour ce motif signalé parmi les "états canailles". En 1998, au lendemain des deux attentats contre les ambassades américaines de Dar es Salaam (Tanzanie) et de Nairobi (Kenya), dans lesquels 224 personnes, dont 70 Américains, ont trouvé la mort, les Etats-Unis ont lancé des missiles contre une industrie pharmaceutique située à la périphérie de la capitale soudanaise et suspectée de produire des armes chimiques. L'attaque a provoqué de nombreuses victimes parmi les civils. Le gouvernement de Khartoum a demandé une enquête indépendante de l'ONU qui n'a jamais été engagée.]

(MISNA - 22/10/2003) 
Colloque de paix : Powell est prêt à rencontrer les protagonistes 

Le secrétaire d'Etat américain Colin Powell est arrivé il y a quelques minutes à Naivasha, à 90 kilomètres au nord-ouest de Nairobi (Kenya) où se tiennent les colloques de paix soudanais en cours entre le gouvernement de Khartoum et les rebelles du SPLA (Armée de Libération Populaire du Soudan). Selon le programme distribué à la presse, M. Powell devrait en premier lieu rencontrer le ministre kenyan des Affaires Etrangères, Kalonzo Musyoka, puis le responsable de la médiation, le général Lazaro Sumbeiywo. Le secrétaire d'Etat se réunira ensuite séparément avec le vice-président soudanais, Ali Osman Taha et avec John Garang, leader du SPLA. Avant de quitter Naivasha, M. Powell rencontrera la délégation de l'IGAD (Autorité intergouvernementale pour le développement), l'organisme régional qui rassemble les pays de la Corne de l'Afrique et qui a organisé le processus de médiation. "Je pense qu'il sera utile de s'arrêter un peu pour redonner de l'énergie aux négociations, en voyant si je peux être utile pour trouver une solution" avait déclaré hier Powell, dès son arrivée au Kenya. Les entretiens entre le vice-président soudanais et le numéro un du SPLA ont repris vendredi dernier et traitent de la répartition du contrôle des riches zones pétrolifères du sud et de la distribution des recettes. Deux arguments – selon les analystes à l'origine de la guerre - sur lesquels les parties semblent avoir trouvé un accord de principe. Quelques divergences persistent en revanche sur le statut à accorder à trois régions particulières (Blue Nile, Monti Nuba et Abyei), encore convoitées par les deux camps. Depuis 1983, le sud du Soudan, animiste et chrétien, est le théâtre d'une guérilla visant à obtenir une plus grande autonomie du nord musulman. Les affrontements et les privations dues à la guerre ont fait au moins deux millions de morts et des centaines de milliers de réfugiés

(MISNA- 22-10-2003) 
Darfour : La presse indique des attaques des milices islamiques, une centaine de morts 

Une centaine de personnes tuées et 15 blessées: tel est le bilan d'une série d'attaques lancées durant le week-end par des milices tribales islamiques dans la région du Darfour, dans le Soudan occidental. C'est ce que réfère aujourd'hui le quotidien indépendant soudanais "Al-Ayam", qui en citant un député de la région de Daresah (ouest du Darfour), où les violences sont survenues, précise que les miliciens ont mis à feu et à sang une quinzaine de petits centres. Dans leurs incursions les hommes armés ont également incendié de nombreuses habitations, contraignant à la fuite au moins 15.000 personnes. Khaled Bilal, tel est le nom du député du Darfour, a fait savoir qu'une délégation de politiciens se rendra dans la zone de Daresah pour vérifier ce qui est arrivé et a précisé avoir déjà demandé au gouvernement de Khartoum une intervention rapide pour désarmer la zone. Des sources de l'Agence MISNA sur place ont dit avoir recueilli au cours de ces dernières heures de nombreuses rumeurs et des témoignages d'une nouvelle vague de violence dans la région occidentale du Darfour, mais ont expliqué ne pas pouvoir encore confirmer de façon définitive les faits car il s'agit d'une zone isolée et où les sources indépendantes font défaut. "La seule chose certaine est que ces derniers jours de nombreuses personnes ont abandonné la zone et cela n'est jamais bon signe" explique un opérateur humanitaire qui a demandé de garder l'anonymat. Pas plus tard qu'hier, les rebelles de l'Armée-Mouvement de Libération (SLA-M) du Darfour avaient accusé le gouvernement soudanais d'avoir violé le cessez-le-feu plus de "47 fois" au cours de ces 45 derniers jours, provoquant au total 200 morts. "De nombreux indices font penser que ces milices tribales islamiques, ne sont rien d'autre que des mouvements paramilitaires liés au gouvernement, qui est ainsi libre de continuer à lutter contre les rebelles malgré la signature de la trêve, le cessez-le-feu et les négociations de paix en cours", a expliqué à l'Agence MISNA la même source diplomatique occidentale. Le SLA-M, qui a fait son apparition en août 2001 avec le nom de Mouvement de Libération du Darfour, s'est formellement constitué en février 2003 et a levé les armes contre les autorités de Khartoum, accusant l'exécutif de négliger le Darfour et de ne pas protéger la population locale, exposée aux incursions des milices arabes

(MISNA-20-10-2003) 
Colin Powell au Kenya pour soutenir la dernière phase des colloques de paix 

Le secrétaire d'Etat américain, Colin Powell, se rendra au Kenya dans le courant de la semaine pour soutenir les colloques de paix soudanais en cours entre le gouvernement de Khartoum et les rebelles de l'Armée de Libération Populaire du Soudan (SPLA), désormais entrés, selon les experts, dans leur phase finale. La nouvelle a été diffusée hier en soirée par un porte-parole de la SPLA puis confirmée par des fonctionnaires du département d'Etat de Washington, qui ont précisé que Powell pourrait arriver dans le pays africain dès mardi pour se trouver le jour suivant à Naivasha (90 kilomètres au nord-ouest de la capitale kenyane), la ville qui accueille les négociations. Les rencontres entre le vice-président soudanais Ali Osman Taha et John Garang, le leader de la SPLA, ont repris vendredi dernier et ont porté sur le partage du contrôle des riches zones pétrolières du sud du pays et la distribution des revenus dérivant de la vente de l'or noir. Sur ces deux aspects, qui représentent selon les analystes les véritables motifs d'une guerre civile en cours depuis plus de 20 ans, les deux parties sembleraient avoir trouvé un accord. En revanche quelques divergences perdurent quant au statut à attribuer à trois régions (Blue Nile, Monts Nuba et Abyei) qui font encore l'objet de litiges. Depuis 1983 le Soudan du Sud, à majorité animiste et chrétienne, est le théâtre d'une guérilla qui vise à obtenir l'autonomie du nord musulman. Les affrontements armés et les difficultés alimentaires et sanitaires en résultant ont provoqué au moins 2 millions de morts et des centaines de milliers d'évacués

(MISNA –20-10-2003) 
Colloque de paix, le Ministre des Affaires Etrangères Kenyan : « Les Soudanais et le monde entier attendent un accord » 

“Le monde entier vous regarde et attend que vous parveniez à un accord au terme de ce round de négociations": telles sont les paroles adressées hier par le ministre des Affaires étrangères du Kenya, M. Kalonzo Musyoka, aux leaders qui participent aux colloques de paix pour le Soudan. Depuis jeudi le vice-président soudanais Ali Osman Taha et le chef des rebelles de l'Armée de Libération Populaire du Soudan (SPLA), John Garang, tiennent des colloques à Naivasha, à environ 90 kilomètres à l'est de Nairobi, pour ce que tous attendent comme la "dernière ligne droite" de l'interminable négociation de paix visant à mettre fin à un conflit en cours depuis 1983. “Les attentes sont encore plus élevées de la part du peuple soudanais qui a souffert ces 20 dernières années" a ajouté Musyoka. Selon le chef de la police du Kenya, qui depuis juillet accueille les négociations entre les délégués de Khartoum et la rébellion du Sud Soudan, la session de colloques à peine entamée est fort critique. A son arrivée, Taha a déclaré être très déterminé à "signer un plan de paix global", Garang a répondu sur un ton analogue et conciliant. Autant de paroles qui devront se concrétiser dans un document après l'entente encourageante à laquelle les parties sont parvenues il y a quelques semaines en ce qui concerne le déploiement militaire dans le sud du pays et la réorganisation de l'armée nationale. Plusieurs questions demeurent encore en suspens: le partage du contrôle des riches zones pétrolières du sud et la distribution des revenus dérivant de la vente de l'or noir, mais également le statut de trois régions (Blue Nile, Monts Nuba et Abyei), qui sont encore des motifs de contentieux entre les parties. La guerre, qui a explosé quand les rebelles du Sud, à majorité animiste et chrétienne, ont demandé l'autodétermination des musulmans de Khartoum, a provoqué en deux décennies plus de 2 millions de victimes et des centaines de milliers de réfugiés, en grande partie à cause de la faim et de maladies comme conséquence du conflit

(MISNA – 18-10-2003)
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Nouvelles brèves du 1er au 16 octobre 2003
Colloques de paix : nouvelle série de pourparlers, peut-être les derniers
Khartoum libère le leader de l’opposition islamique el Tourabi
Le Conseil de Sécurité demande une mission de paix en vue d’un accord entre le Gouvernement soudanais et la SPLA/M.
Premiers pas du dialogue entre le Gouvernement et la SPLA/M
Evêque de Rumbek (Sud Soudan) : l’implication de la société civile est nécessaire pour la paix »
A quand la paix ?
Darfour ; Incursions de miliciens dans le Tchad voisin
Du 1er au 16 octobre 2003 
 
 

Colloques de paix : nouvelle série de pourparlers, peut-être les derniers

Le vice-président soudanais Ali Osman Taha est arrivé aujourd'hui à Nairobi pour participer aux colloques de paix avec les rebelles de l'Armée de Libération Populaire du Soudan (SPLA), qui devraient repartir dans les prochaines heures à Naivasha (90 kilomètres au nord-ouest de la capitale kenyane). "Nous sommes heureux d'être de nouveau de retour à Nairobi pour recommencer celle qui sera, nous l'espérons, la dernière tournée de négociations" a déclaré à la presse M. Taha à son arrivée à l'aéroport Jomo Kenyatta. Le vice-président a précisé que le gouvernement de Khartoum était décidé à résoudre les questions encore restées en suspens pour arriver au plus vite à un "règlement global et définitif". Le nouveau face à face entre Osman Taha et John Garang, le leader du SPLA, aurait dû se tenir hier mais la rencontre a été renvoyée de 24 heures, pour des raisons encore inconnues. Les deux hommes devront affronter les problèmes de la répartition du contrôle des riches zones pétrolifères du sud et la distribution des profits relatifs et la définition du statut de trois régions (Blue Nile, Monti Nuba et Abyei) encore convoitées par les deux parties. Après presque un mois de "négociations préliminaires", un premier signe de l'approche de la fin du conflit avait été donnée le 25 septembre dernier avec la signature d'un accord sur la révision du déploiement militaire dans les régions méridionales et la recomposition d'une armée nationale. Depuis 1983, la guérilla est active dans le sud du pays pour revendiquer une plus grande autonomie. Les affrontements et la famine ont fait au moins deux millions de morts et des centaines de milliers de déplacés.

(MISNA, Rome-16/10/2003) 
Khartoum libère le leader de l’opposition islamique el Tourabi 

Après deux ans d'incarcération, Hassan El Tourabi, ex-président du Parlement soudanais et leader du parti Congrès National du Peuple (PNC), a été libéré aujourd'hui. La nouvelle a été annoncée par des sources de son propre mouvement, qui précisent que les autorités de Khartoum ont également levé la mise au ban du PNC. Hassan El Tourabi, 71 ans, fervent défenseur de l'intégrisme islamique, fut allié du président Omar Hassan el Béchir lors du coup d'Etat de 1989 et dans les années qui suivirent, son inspirateur, selon de nombreux analystes. En 1999 cependant, El Béchir dissout le Parlement dirigé par El Tourabi. Deux ans plus tard, le 21 février 2001, les autorités de Khartoum arrêtèrent El Tourabi, désormais passé dans les rangs de l'opposition, pour avoir conclu un accord avec les rebelles du SPLA (Armée de Libération Populaire du Soudan), le mouvement chrétien et animiste protagoniste depuis 20 ans de la guerre civile contre le gouvernement de Khartoum

(MISNA, Rome – 13/10/2003) 
Le Conseil de Sécurité demande une mission de paix en vue d’un accord entre le Gouvernement soudanais et la SPLA/M. 

Planifier une mission de paix pour le Soudan, à déployer sur le terrain en vue d'un possible accord entre le gouvernement de Khartoum et les rebelles du Sud. C'est ce qu'a demandé hier le Conseil de sécurité des Nations Unies au secrétaire général du Palais de Verre, Kofi Annan. Les quinze ont demandé au plus haut représentant de l'ONU d'engager "le travail préparatoire" pour évaluer de quelle façon les Nations Unies pourront agir afin de mettre en acte le plan de paix, à la lumière des récents progrès qui se sont enregistrés durant les colloques en cours au Kenya entre les deux parties en présence qui combattent depuis 20 ans au Soudan. Selon des anticipations fournies par des sources diplomatiques, citées par l'Agence de presse Reuters, plusieurs milliers de casques bleus et diverses centaines d'observateurs militaires pourraient participer à la mission de peacekeeping en terre soudanaise. Mardi dernier, à Naivasha, à proximité de la capitale du Kenya Nairobi, le gouvernement islamique de Khartoum et les rebelles du Sud Soudan – zone à majorité animiste et chrétienne – ont repris les négociations pour mettre au point un accord. Le 24 septembre dernier, ils avaient trouvé un point d'entente important sur la composition des forces armées qui devront garantir la sécurité des zones méridionales du pays. Actuellement l'ONU engage sa mission la plus importante (15.000 hommes) au Liberia, tandis que dans la République Démocratique du Congo, la mission de peacekeeping devrait arriver à presque 11.000 unités

(MISNA, Rome 11/10/2003)
Premiers pas du dialogue entre le Gouvernement et la SPLA/M 

Les rebelles de l'Armée de Libération Populaire du Soudan (SPLA) ont répondu avec intérêt à la proposition de nouer une alliance politique avec le parti du Congrès National, actuellement au pouvoir. C'est ce que réfère un quotidien de Khartoum, en précisant que la proposition d'ouverture vers la SPLA est directement arrivée du président soudanais Omar el-Beshir, tandis qu'au Kenya les colloques de paix ont repris afin de trouver une solution définitive mettant fin à plus de 20 ans de guerre civile. Selon le journal indépendant "al-Ayam", un délégué de la SPLA, Deng Alor, a apprécié l'invitation lancée mercredi par le chef d'Etat, à savoir former un front commun sur le plan politique, en précisant cependant que l'hypothèse de partenariat reste encore à discuter. L'initiative, au-delà de sa réelle possibilité de concrétisation, semble confirmer le climat politique qui s'est instauré entre les deux parties. Le 24 septembre dernier, le gouvernement islamique de Khartoum et les rebelles du Soudan du Sud – zone à majorité animiste et chrétienne – sont finalement parvenus à un accord sur la composition des forces armées qui devront garantir la sécurité dans les zones méridionales du pays. Les négociations avaient été suspendues pendant deux semaines pour ensuite reprendre mardi dernier

(MISNA, Rome- 10/10/2003)
Evêque de Rumbek (Sud Soudan) : l’implication de la société civile est nécessaire pour la paix » 

"L'optimiste qui entoure la conclusion d'un accord de paix au Soudan est fondé, mais les temps seront plus longs que prévus et la signature n'aura pas lieu avant l'année prochaine. Et il est bon de préciser qu'à partir de la signature, c'est un chemin encore plus difficile qui commencera". C'est ce qu'a déclaré à l'agence MISNA Monseigneur Cesare Mazzolari, évêque de Rumbek (sud du Soudan), satisfait des colloques de paix organisés par la communauté internationale, qui semblent procéder vers la résolution du conflit, déclenché en 1983 entre l'Armée de Libération Populaire du Soudan (SPLA) et le gouvernement de Khartoum. "Selon les accords pris jusqu'à présent par les parties" poursuit le prélat, le sud du Soudan s'apprête à devenir une sorte d'Etat militarisé. "La forte présence de militaires, des milliers de soldats et des milliers de rebelles, sur de vastes zones du territoire, risque de ne pas être acceptée par la population civile, lasse des combats". "Je pense que les rebelles et le gouvernement doivent se dévouer totalement à la paix" dit encore Mgr Mazzolari, "sinon ils risquent de perdre le soutien populaire. L'éventuel traité de paix devra seulement marquer la fin d'une phase et l'ouverture d'une autre dans laquelle la société civile puisse trouver l'espace qu'elle mérite". Jusqu'à maintenant, la société civile sud-soudanaise a été tenue à l'écart des négociations, tous les participants ayant estimé qu'elle aurait joué un rôle uniquement après la résolution du conflit. "Pour l'instant il n'y a pas de signaux clairs en direction des gens et des associations du pays. Le Soudan ne pourra avoir la paix que quand fonctionnera l'administration civile, la police civile, et une présence militaire révisée". Monseigneur Mazzolari lance un appel à la communauté internationale: "N'abandonnez pas le pays après la signature d'un éventuel accord. Aidez la société civile soudanaise à se développer, ce sera une phase certainement plus difficile que celle des négociations actuelles, mais essentielle afin que le Soudan connaisse finalement une paix réelle".

(MISNA, Rome - 1/10/2003
A quand la paix ? 

Ce n'est qu'une question de temps: la fin de 20 ans de guerre civile soudanaise semble en effet proche de la réalité. C'est ce qui ressort des déclarations formulées au cours de ces 48 heures par tous les principaux protagonistes des colloques de paix (rebelles, gouvernement et médiateurs des Nations Unies) pour mettre fin au conflit soudanais responsable de la mort d'au moins deux millions de personnes. Le vice-président soudanais Ali Osmane Taha, aujourd'hui en visite officielle en Egypte, a dit dernièrement que la signature d'un accord définitif se ferait dans "quelques semaines". Il a été suivi de John Garang – leader de l'Armée Populaire de Libération du Soudan (SPLA), le mouvement armé qui se bat depuis 20 ans pour une plus grande autonomie du Soudan, chrétien et animiste, du nord musulman – qui, devant une foule de sympathisants réunis à Rumbek, a défini "irréversible" le processus de paix. L'envoyé spécial pour le Soudan du Secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan Tom Eric Vraalsen, estime quant à lui que l'accord ne pourra être signé que d'ici la fin de l'année à cause des suspensions des colloques dues aux festivités religieuses du Ramadan et de Noël. L'émissaire onusien s'est dit "extrêmement impressionné" par l'engagement avec lequel le gouvernement et les rebelles conduisent les négociations dans cette dernière phase. L'optimisme sur la rapide cessation de la guerre soudanaise a été accentué ces dernier jours par la signature, jeudi dernier, de l'accord sur la composition des forces armées qui seront chargées d'assurer la sécurité dans le sud du pays. Le vice-président soudanais et le leader rebelle ont en effet défini l'accord sur la sécurité de "pas fondamental" sur la voie de la paix. Une question délicate reste cependant encore à résoudre: celle du contrôle des richesses pétrolières du sud et la répartition des recettes

(MISNA, Rome - 1/10/2003)
Darfour : Incursions de miliciens dans le Tchad voisin 

Des miliciens armés du Darfour (Soudan occidental) ont lancé une attaque au-delà de la frontière avec le Tchad voisin, pour y voler environ 800 chameaux aux nomades dans les environs de Koulbous, à une vingtaine de kilomètres de la localité de Birak, le long de la frontière semi désertique entre les deux pays. L'épisode a été rapporté par Sonya Peyrassol, responsable de Médecins Sans Frontières (MSF) pour le Tchad. Les chameaux constituent une des principales ressources de cette zone d'une grande pauvreté, qui ces derniers mois a accueilli environ 15.000 réfugiés provenant du Soudan voisin pour échapper aux assauts continus des bandes armées d'origine arabe. Vingt mille autres Soudanais se sont réfugiés – selon les estimations du gouvernement de N’Djamena – à Tine tandis que d'autres milliers campent le long de la frontière. Selon la même source l'armée tchadienne aurait repoussé au-delà de la frontière les miliciens soudanais. A cause des assauts systématiques lancés contre la population civile de cette zone du Soudan, l'Armée de Libération du Darfour (SPLA-M) s'est organisée en février dernier et s'est soulevée contre le gouvernement de Khartoum. La SPLA-M accuse les autorités soudanaises de ne pas protéger la population du Darfour, en proie depuis des années aux incursions des brigands arabes

(MISNA, Rome – 1/10/2003) 

 
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Nouvelles brèves du 16 au 24 septembre 2003
Accord entre Khartoum et la rébellion sudiste sur plusieurs points
Délégation soudanaise en France pour participer à un forum économique
Les rebelles du Darfour appellent à l'aide face à l'afflux de réfugiés
Le Soudan lance un programme d'aide et de développement du Darfour
Khartoum confirme la liberté de déplacement pour les étrangers
Accord sur une prolongation de deux mois du cessez-le-feu au Soudan
Reporters Sans Frontières demande que le Khartoum Monitor puisse reparaître
Accord entre Khartoum et la rébellion sudiste sur plusieurs points 

Le gouvernement soudanais et la rébellion sudiste sont parvenus à un accord sur les questions de sécurité et d'autres points importants 
"Nous sommes parvenus à un accord concernant le déploiements des forces (militaires) et la taille des forces ainsi que sur d'autres points importants qui constituaient les points d'achoppement lors des discussions".
"L'accord satisfait la SPLA. Les pourparlers vont maintenant aller de l'avant. Nous espérons pouvoir nous attaquer maintenant aux questions en suspens". 
Cet accord intervient après plus de trois semaines de pourparlers à Naivasha entre le vice-président du Soudan Ali Osmane Taha et le chef de la SPLA John Garang. 
"Nous nous sommes mis d'accord sur un retrait significatif des forces gouvernementales du Sud, le déploiement des forces de la SPLA à Khartoum et la formation d'unités dans une force intégrée dans les régions du Nil Bleu méridional et des Monts Nouba". 

(AFP, Naivaska, Kenya, 24 sept 2003)
Délégation soudanaise en France pour participer à un forum économique 

Une délégation soudanaise dirigée par le conseiller présidentiel pour la paix Ghazi Salaheddine Atabani s'est rendue mardi à Paris pour participer à un forum économique franco-soudanais, a annoncé l'agence officielle soudanaise Suna. 
Le forum doit durer deux jours et sera tenu sous le thème du partenariat économique franco-soudanais pour soutenir la paix et le développement au Soudan, a précisé l'agence. 
Elle a indiqué qu'il est organisé par l'ambassade du Soudan en France et la Chambre française d'Industrie et de commerce. 
La délégation soudanaise comprend une quarantaine de responsables et d'hommes d'affaires, dont le ministre de l'Industrie Jalal Yousouf al-Diqair. 
Selon l'ambassadeur soudanais en France Abdel Basset Sanoussi, cité par la Suna, le forum doit notamment débattre des opportunités d'investissement au Soudan. 
Il a indiqué que ce forum allait constituer une opportunité pour les hommes d'affaires français de s'informer des opportunités d'investissements au Soudan lorsque la paix sera conclue entre le gouvernement et la rébellion sudiste, qui négocient actuellement un accord de paix. 
Le Soudan avait invité en mai dernier les entreprises françaises à investir dans son secteur pétrolier, lors d'une réunion du comité franco-soudanais de consultation politique à Khartoum. 

(AFP, Khartoum, 23 sept 2003)
Les rebelles du Darfour appellent à l'aide face à l'afflux de réfugiés 

Les rebelles du Darfour, dans l'ouest du Soudan, ont appelé mardi les organisations internationales à aider les réfugiés qui fuient selon eux les attaques des forces pro-gouvernementales et affluent dans les régions sous leur contrôle. 
Le Président du Mouvement de libération du Soudan (MLS) Abdel Wahed Mohammad Ahmed Nour a affirmé que des réfugiés affluaient depuis lundi dans les zones sous leur contrôle, fuyant les milices alliées au gouvernement soudanais. 
"J'exhorte les organisations internationales à fournir une aide humanitaire immédiate au grand nombre de personnes qui sont arrivées dans nos régions, fuyant les zones de Jabal Marrah, Wadi Salah, Kuttoum nord et autres, après que les milices pro-gouvernementales aient incendié lundi plusieurs villages en dépit du cessez le feu". 
Le gouvernement soudanais avait signé le 3 septembre au Tchad un accord temporaire de cessez-le-feu avec le MLS pour six semaines, qui était entré en vigueur le 6 septembre. 
Mais les rebelles ont depuis, à plusieurs reprises, accusé les forces gouvernementales de violer la trêve. 

(AFP, Le Caire, 23 sept 2003)
Le Soudan lance un programme d'aide et de développement du Darfour 

Le gouvernement soudanais a lancé un programme en trois parties pour l'aide humanitaire, l'amélioration des services et le développement de la région du Grand Darfour (ouest du Soudan), a annoncé le ministre des Affaires humanitaires Ibrahim Mahmoud Hamed. 
La première partie consiste à livrer durant les trois prochains mois, 15.000 tonnes d'aide alimentaire d'urgence à 110.000 personnes dans cette région, a déclaré M. Hamed cité dimanche par le quotidien Al Ayam. 
Sur cette quantité, 4.000 tonnes seront fournies par le gouvernement qui puisera dans les réserves nationales, tandis que l'Union européenne en fournira 5.000 et 6.000 tonnes seront fournies par les Nations unies et l'Agence américaine pour le développement international (USAID), a-t-il précisé. 
La deuxième partie du programme prévoit l'amélioration des institutions fournissant les services comme l'eau, les soins médicaux, le sanitaire, l'habitat et l'éducation, a ajouté M. Hamed. 
Durant cette période, les habitants de la région devront rendre les armes en leur possession comme convenu dans le cadre de l'accord d'Abeche (Tchad), selon le responsable. 
La troisième partie du programme se rapporte à la convocation d'une conférence pour le développement de la région, en tenant compte de l'Initiative spéciale de l'Onu pour le Grand Darfour, a-t-il précisé. 
Les Nations unies ont lancé le 15 septembre une initiative pour fournir de l'aide humanitaire et promouvoir la paix dans la région du Darfour à hauteur de 23 millions de dollars. 
Un comité d'organisations non-gouvernementales, locales et internationales, a été créé pour évaluer et fournir l'aide humanitaire nécessaire à la population du Darfour, a indiqué un responsable du parti du Congrès national (CN, au pouvoir), Hassan Bergo, cité par le journal. 
Prés de 12 millions de dollars seront nécessaires durant la première phase pour venir en aide à 17.000 familles dans la région, a indiqué M. Bergo. 

(AFP, Khartoum, 21 sept 2003)
Khartoum confirme la liberté de déplacement pour les étrangers 

Le gouvernement soudanais a confirmé que les étrangers pourraient désormais se déplacer librement dans les Etats du Nord et dans les capitales de certaines provinces du Sud, de l'Ouest et de l'Est. 
Les régions qui seront désormais accessibles sans permis sont les Etats du Nord, du Nil, de Khartoum, de Gezira, de Sennar, du Nil blanc, de Gedaref, du Kordofan Nord et du Kordofan Ouest, ainsi que les villes de Port-Soudan, de Kassala, d'El-Damaïz, de Kadogle, de Jouba, de Waw et de Malakal. 
Les étrangers désirant se rendre dans les autres villes du pays pourront obtenir une autorisation du gouvernement dans un délai de 24 heures, selon la même source. 
M. Ismaïl a précisé que le principal but de cette facilitation des déplacements était de permettre à l'aide humanitaire d'arriver à toutes les régions du pays. 
Jusqu'à présent, tout étranger, dont les membres des organisations humanitaires et les diplomates, devaient obtenir une autorisation du gouvernement à Khartoum avant de se rendre dans les autres régions du pays. 

(AFP, Khartoum, 21 sept 2003)
Accord sur une prolongation de deux mois du cessez-le-feu au Soudan 

Le gouvernement du Soudan et le principal groupe rebelle sont tombés d'accord me 21 septembre, lors de pourparlers de paix au Kenya, pour prolonger de deux mois le cessez-le-feu qui devait expirer fin septembre.
Un accord de cessez-le-feu avait été signé en octobre 2002 et devait initialement être en vigueur durant six mois. Il a été prolongé de trois mois en mars puis en juin 2003. 
"Nous espérons parvenir à un règlement de paix dans les deux mois", a indiqué le responsable rebelle John Garang à l'AFP. "C'est la raison pour laquelle nous avons étendu la durée du cessez-le-feu de deux mois. D'ici là, nous espérons que nous serons parvenus à un règlement politique et à une transition démocratique au Soudan", a-t-il ajouté. 

(AFP, Naivasha, Kenya, 21 sept 2003)
Reporters Sans Frontières demande que le Khartoum Monitor puisse reparaître 

L'organisation de défense de la liberté de la presse Reporters sans frontières (RSF) a demandé mardi aux autorités soudanaises de cesser de harceler le quotidien soudanais « Khartoum Monitor » et de l'autoriser à reparaître immédiatement, conformément à une décision de justice. 
L'autorisation de paraître du journal avait été supprimée le 12 juillet puis cette décision avait été annulée en appel. 
Le journal n'est cependant pas reparu le 13 septembre comme prévu, le procureur ayant invoqué un article du code procédure criminelle empêchant la reparution jusqu'à la fin de l'enquête. 
Déjà suspendu pendant deux mois en mai, le journal avait été à nouveau publié en juillet et, aussitôt, à nouveau interdit pour avoir diffusé l'interview prétendument illégale d'un opposant. 
Selon RSF, cette campagne contre le journal est le reflet de la lutte que se livrent au Soudan l'Agence de Sécurité nationale et le Conseil national de la presse. 

(AFP, Paris, 16 sept 2003)

 
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Nouvelles brèves du 4 au 18 septembre 2003
Darfur : des milliers de réfugiés ont besoin d’assistance à cause des affrontements
Khartoum livre des terroristes aux Etats-Unis
Colloque de paix ; poursuite dans l’incertitude
Père Kizito : « Quelqu’un a intérêt à reporter la paix»
Evêque de Rumbek : « La parole risque de passer aux armes »
Darfur : Signature d’un cessez-le-feu entre le Gouvernement et la SLA-M
Darfur : des milliers de réfugiés ont besoin d’assistance à cause des affrontements

Des milliers de réfugiés soudanais, à cause des récents affrontements entre les rebelles et l'armée dans la région du Darfur (Soudan occidental), se trouvent actuellement dans la zone limitrophe du Tchad et ont besoin d'une aide urgente. D'autres milliers de réfugiés ont franchi la frontière et ont besoin d'assistance. C'est Médecins Sans Frontières (MSF) et le Haut Commissariat de l'ONU pour les Réfugiés (HCR) qui ont lancé l'alarme. "Les femmes et les enfants contraints à abandonner leurs propres maisons au Soudan arrivent les mains vides au Tchad, et dans de mauvaises conditions " a déclaré Sonia Peyrassol, coordinatrice de MSF au Tchad. Selon le HCR, environ 70.000 civils ont cherché refuge au-delà de la frontière, pour échapper aux violents combats de ces derniers mois entre les rebelles de l'Armée - Mouvement de Libération (SLA-M) et les forces de Khartoum. A l'heure actuelle les réfugiés sont dispersés dans une vingtaine de localités le long de la frontière; la majorité est regroupée près des localités de Tine et de Birak, dans des zones isolées, soumise à des conditions atmosphériques hostiles dans une région semi désertique: pendant la journée la température est insupportable, la nuit elle descend à pic, alors que la saison des pluies n'est pas encore terminée. "Il n'y a aucun type d'infrastructures pour accueillir les réfugiés, les centres de santé sont vides et les hôpitaux de référence d'Ibriba et de Guerda n'ont pas d'eau, de médicaments ou de laboratoires d'analyse" réfère toujours MSF. Le 6 août dernier les rebelles du SLA-M et le gouvernement soudanais ont souscrit au Tchad une trêve de 6 semaines, mais la guérilla du Darfur a accusé à plusieurs reprises les forces gouvernementales de l'avoir violée. L'entente prévoit aussi la libération réciproque des prisonniers de guerre, qui a été pour le moment renvoyée.

(MISNA, Italie-18/09/2003)
Khartoum livre des terroristes aux Etats-Unis

Les autorités soudanaises ont récemment remis quelques terroristes aux Etats-Unis suite à leur demande. C'est ce qu'a déclaré à l'Agence MISNA une source diplomatique de Nairobi bien informée, qui a souhaité garder l'anonymat. Ce geste à l'égard de Washington, soutient le diplomate, confirme l'intense collaboration engagée par Khartoum à ce niveau, les services secrets américains et soudanais travaillant ensemble dans des opérations anti-terroristes. Selon cette même source, les Etats-Unis seraient satisfaits par la coopération offerte par le régime islamique de Khartoum, qui a été évaluée comme satisfaisante. La disponibilité du Soudan à l'égard des Américains, a ajouté l'interlocuteur de l'Agence MISNA, s'est transformée en un recul des pressions exercées par les Etats-Unis sur les colloques de paix en cours au Kenya, où le gouvernement de Khartoum et les rebelles de l'Armée de Libération Populaire du Soudan (SPLA) s'entretiennent pour tenter de mettre fin à un conflit qui dure depuis plus de 20 ans. En juillet, malgré les fortes insistances de la communauté internationale, Etats-Unis en tête, les autorités soudanaises avaient rejeté un projet d'entente, renvoyant à septembre les colloques de paix. Ces dernières années Washington a souvent considéré le Soudan comme un des pays favorisant le réseau du terrorisme d'Oussama ben Laden. En 1998, au lendemain des deux attentats contre les ambassades américaines à Dar es Salaam (Tanzanie) et Nairobi (Kenya), qui fit 224 victimes, dont 70 Américains, les Etats-Unis avaient lancé des missiles contre une industrie pharmaceutique à la périphérie de la capitale soudanaise, suspectée de produire des armes chimiques. L'attaque provoqua de nombreux morts, surtout parmi la population civile. Le gouvernement de Khartoum demanda à l'ONU de procéder à une enquête indépendante, qui en réalité ne fut jamais engagée

(MISNA, Italie - 13/09/2003
Colloque de paix ; poursuite dans l’incertitude 

Les colloques de paix du Soudan se poursuivent ces jours-ci sans résultats concrets au Kenya entre le gouvernement de Khartoum (du nord) et les rebelles de l'Armée de Libération Populaire (SPLA, du sud) qui tentent de parvenir à un accord pour mettre fin à la guerre engagée en 1983. Des sources diplomatiques recueillies par l'Agence Xhinua, sur les lieux de la rencontre, Naivasha (à environ 90 kilomètres au nord ouest de Nairobi), ont référé un nouvel enlisement sur la question de la sécurité, qui est au centre des discussions entre le vice-président du Soudan Ali Osman Mohamed Tana et le leader de la SPLA, John Garang. Toujours selon ces mêmes sources, la rébellion insiste pour maintenir deux forces armées, en répétant que cela reviendrait à la SPLA de garantir la sécurité de vastes secteurs du sud du pays. Une hypothèse que les autorités de Khartoum auraient rejeté. Le long marathon de négociations (la septième étape) a commencé en juillet et abouti sur aucun résultat concret: le gouvernement a refusé le projet d'accord proposé par l'IGAD (Autorité Intergouvernementale pour le Développement, composée de l'Ethiopie, Djibouti, Ouganda, Erythrée, Tanzanie, Kenya et Soudan). C'est ainsi que sont restées en suspens les questions liées à la répartition des postes gouvernementaux, des revenus issus de la vente du pétrole et de la composition des forces armées. Malgré les pressions de la communauté internationale, cette énième session de négociations doit résoudre ses problématiques épineuses

(MISNA, Italie - - 12/9/2003 
Père Kizito : « Quelqu’un a intérêt à reporter la paix»

"Je n'ai pas beaucoup espoir que les colloques de paix sur le Soudan actuellement en cours au Kenya puissent aboutir à un accord rapidement . Au contraire, j'ai eu des contacts avec des délégués qui participent aux négociations et ils m'ont référé que l'on entend parler d'une attente très longue, qui pourrait aboutir à mars 2004". Père Renato 'Kizito' Sesana, combonien, oeuvrant à Nairobi, au Kenya, ne cache pas son scepticisme sur l'évolution de cette énième tournée de négociations censées mettre fin au conflit dans le nord du Soudan qui dure depuis 1983. "Après l'annonce de la longue négociation entre le gouvernement de Khartoum et les rebelles du SPLA (Armée Populaire de Libération du Soudan, NDLR) et que l'on arrivait au rapprochement final, l'intérêt sur ces colloques est tombé" ajoute le missionnaire, engagé depuis plusieurs années auprès des populations soudanaises des Montagnes Nuba. Selon Père Kizito, 60 ans, originaire de Lecco, les autorités de Khartoum "sont conscientes que les Etats Unis, principal sponsor du processus de paix avec la Grande Bretagne, la Norvège et l'Italie, sont engagés sur d'autres fronts, comme l'Irak, l'Afghanistan, le Proche Orient". Au mois de juillet, le gouvernement du président Omar El Béchir a refusé l'ébauche d'accord promue par l'IGAD (Autorité Intergouvernementale pour le développement). "Face au refus de Khartoum, les rebelles du SPLA s'attentaient à une levée de boucliers de la part de la communauté internationale – poursuit le combonien, qui connaît très bien les dynamiques géopolitiques du conflit – mais cela n'a pas eu lieu". Père Kizito dénonce le danger qu'une éventuelle entente entre Khartoum et le SPLA ne se transforme pas en "un accord entre dictateurs du nord et exploitants du sud, mais sans progrès significatifs en termes de liberté, de droits de l'homme, de reprise économique". Le missionnaire met en garde: la paix pourrait ne pas se transformer en ce que la population attend. "Le gouvernement soudanais a peur de la démocratie et il cherche pour cela à reporter la signature. D'autre part" ajoute-t-il, "le SPLA craint de véritables élections démocratiques. Si l'on votait aujourd'hui, la majorité de la population ne voterait pas pour les rebelles". Père Kizito ne veut pas se hasarder à faire des prévisions mais il fait savoir qu'à Nairobi, des rumeurs font état de possibles réactions à l'accord de paix dans certaines zones du Soudan. "Si l'accord ne protège pas comme il se doit les habitants des Montagnes Nuba, du Darfur et de la région du South Nile, certains pensent que ces trois régions pourraient former une alliance transversale qui divise le pays en deux. Ce n'est qu'une hypothèse mais nous avons déjà vu beaucoup de choses absurdes arriver au Soudan

(MISNA, Italie, 11/9/2003) 
Evêque de Rumbek : « La parole risque de passer aux armes » 

Nous sommes extrêmement déçus par les colloques de paix entre le gouvernement de Khartoum et les rebelles du Sud Soudan. Nous avons l'impression qu'ils se préparent à nouveau à la guerre. Le cessez-le-feu expire fin septembre, on court le risque qu'il ne soit pas renouvelé et que la parole passe aux armes". Monseigneur Cesare Mazzolari, évêque de Rumbek (sud du Soudan), combonien, fait part de ses préoccupations à l'agence MISNA. Les colloques de paix entre le gouvernement et les rebelles du SPLA (Armée populaire de libération du Soudan), qui combattent depuis 20 ans dans le sud du pays, devraient reprendre le 10 septembre. "Depuis plusieurs mois, on observe le silence du SPLA, qui ne s'inquiète pas de faire savoir aux gens du sud comment procèdent les négociations avec Khartoum, qui préparerait une vaste attaque contre le sud du pays. Au lieu de penser à la paix, les rebelles du SPLA se sont réunis il y a quelques jours à Rumbek et les commandants militaires ont rencontré le chef de la guérilla, John Garang. Il semble qu'ils préparent la défense en vue d'une possible attaque" a poursuivi l'évêque. "A la mi-août, le régime de Khartoum a fêté la production d'un demi million de barils de pétrole par jour. Cela signifie que l'élite au pouvoir n'a pas l'intention de renoncer à ses gains. Cet argent permet d'acheter des armes pour combattre la guérilla". Quant à la trêve avec le gouvernement que l'autre rébellion, celle du Darfur (ouest), vient de signer, Mgr Mazzolari a l'impression qu'il s'agit d'une manoeuvre du gouvernement. "Il est clair désormais que le régime de Khartoum n'a pas fomenté les hostilités uniquement contre les nilotiques du sud du Soudan, Africains, mais également contre des groupes arabes et musulmans. La violence fait partie du système fondamentaliste du gouvernement soudanais". Les espoirs, a conclu le prélat, reposent sur les médiateurs des Etats Unis, Grande Bretagne, Italie, Norvège et Union Européenne

(MISNA, Italie, 5/9/2003) 
Darfur : Signature d’un cessez-le-feu entre le Gouvernement et la SLA-M 

Le gouvernement soudanais et les rebelles du SLA-M (Armée-Mouvement de Libération du Soudan), actifs dans le Darfur (ouest du Soudan) ont signé hier soir un accord de cessez-le-feu au Tchad, à Abéché. La nouvelle a été annoncée ce matin par la radio d'Etat soudanaise Omdourman’. L'accord a été signé par le général Esmat Abdelrahmane pour le gouvernement et par Abdullah al-Bakr, chef des rebelles. Ce cessez-le-feu, conclu à l'issue de colloques réservés, était attendu depuis plusieurs jours. Le SLA-M est né en février 2003 pour remplacer le Mouvement de Libération du Darfur constitué en août 2001. Les rebelles accusent Khartoum de négliger cette zone du pays et de laisser sa population en proie aux bandes armées

(MISNA, Italie, 4/9/2003 )
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Nouvelles brèves du 26 juin 2003

La SPLA et le Gouvernement soudanais prolongent la trève dans les Monts Nuba
 

Le gouvernement de Khartoum et les rebelles de l'Armée de Libération Populaire du Soudan (SPLA) ont signé aujourd'hui la prorogation pour 6 mois du cessez-le-feu dans la zone des monts Nuba (Kordofan méridional, Soudan). L’accord pour une trêve dans les montagnes Nuba remonte à janvier 2002 et a été conclu à Buergenstock (Suisse). La nouvelle de l'énième prorogation a été communiquée par l'Agence de presse des Nations Unies (IRIN) qui a précisé que l'annonce arrive directement de la Commission Militaire Conjointe (JMC), chargée de veiller au respect de la trêve sur le terrain . la JMC a également souligné que depuis la signature du cessez-le-feu il y a un an et demi, aucune violation significative n'a été enregistrée. Les Monts Nuba, avec deux autres régions, représentent un aspect problématique et particulièrement délicat sur la table des négociations de paix pour le Soudan en cours au Kenya. La région, de par sa position géographique, devrait rentrer dans la zone d'influence gouvernementale, mais la population locale a toujours appuyé la lutte des rebelles de la SPLA. D'ici le 30 juin est également attendue la prorogation du cessez-le-feu général sur tout le territoire soudanais. 
(MISNA, Italie – 26 juin 2003)

 
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Nouvelles brèves du 7 avril au 12 mai 2003
La Ligue arabe dans le processus de paix
La peur d'Ebola
Production pétrolière
Reprise des négociations
Affrontements tribaux
La rébellion au Darfour
Efforts de paix
La Ligue arabe dans le processus de paix

Les pourparlers de paix entre le gouvernement de Khartoum et le Mouvement/Armée populaire  de libération du Soudan (SPLA/M) ont repris le 10 mai dans la ville kényane de Machakos. La Ligue arabe s'est maintenant impliquée dans ce processus de paix en conduisant une mission dans le Sud-Soudan. La délégation s'y est entretenue la semaine dernière avec le leader du SPLA/M, John Garang. Il s'agit de la première mission d'un tel genre depuis 1953. Certains Etats arabes, notamment l'Egypte, sont inquiets du fait que les négociations pourraient déboucher sur la sécession du Sud et créer l'instabilité de la région. "Le principal objectif de la Ligue arabe et de ses Etats membres est de faire tout ce qui est possible dans le domaine politique et de développer le Sud-Soudan afin de convaincre ses habitants que l'unité est une option intéressante pour eux", a souligné, le 11 mai, le chef de la 
délégation, Samir Hosni, qui s'est dit optimiste à l'issue de sa visite. M. Hosni a encore indiqué que l'organisation panarabe assistera désormais aux pourparlers de paix en tant qu'observateur. --D'autre part, les autorités soudanaises et le SPLA/M sont parvenus à un accord pour la reprise de l'acheminement de l'aide aux populations du Sud, selon le journal gouvernemental Al-Anbaa. La reprise du transport de l'aide humanitaire par bateau de Kosti (centre) à Juba (sud) est attendue le 12 mai. 

(D'après PANA, Sénégal, 12 mai 2003)
La peur d'Ebola 

Sept personnes sont décédées au Soudan,  victimes présumées du virus d'Ebola. Selon l'OMS, une équipe d'experts doit se rendre prochainement dans la zone pour vérifier les causes des décès et vérifier leur lien avec la fièvre hémorragique. L'OMS a précisé que pour le moment il n'existe pas de preuves évidentes d'Ebola, mais les victimes présentaient des symptômes caractéristiques de la maladie. L'équipe de l'OMS se rendra dans la zone méridionale du Soudan, mais également dans la zone voisine du nord de l'Ouganda. Le gouvernement ougandais a renforcé les contrôles à la frontière, interdisant l'accès à quiconque, venant du Soudan, qui présente des symptômes suspects. 

(Misna, Italie, 9 mai 2003)
Production pétrolière 

Grâce à l'installation d'une nouvelle station de pompage, le Soudan pourra augmenter ses exportations de pétrole qui passent de 210.000 à 300.000 barils de brut par jour. La nouvelle station se trouve à Jayly, à environ 50 km de la capitale Khartoum. De Jayly part aussi le pipeline qui achemine le pétrole vers le terminal de Marsa Bashayer, à 25 km de Port-Soudan, sur la mer Rouge. Le brut soudanais est depuis 1999 la première source de revenus du pays, ayant remplacé les exportations traditionnelles de gomme arabique, de coton et d'huile de sésame. Les réserves de pétrole, estimées à près de 2 milliards de barils, se trouvent dans le bassin pétrolier de Heiglig dans le sud du pays. Le Soudan, qui projette d'augmenter sa production à 450.000 b/j en 2005, vient de signer des accords avec deux compagnies russes de prospection. 

(Al Ahram Hebdo, Egypte, 30/4-6/5 2003)
Reprise des négociations

Les négociations de paix du Soudan doivent reprendre de 7 mai à Nairobi. Les participants devraient étudier le partage du pouvoir entre le gouvernement de Khartoum et le Sud-Soudan, la répartition des richesses pétrolières entre les deux parties, la présidence du pays, les ministères de souveraineté et la non-application de la loi islamique dans la capitale Khartoum. La dernière série de négociations a eu lieu le mois dernier. En juillet 2002, les deux parties sont parvenues à un accord crucial qui garantit la liberté du Sud-Soudan, surtout par rapport à la charia, et lui permet de choisir de faire sécession du Nord par le biais d'un référendum. 

(PANA, Sénégal, 6 mai 2003)
Affrontements tribaux

Le 23 avril, 44 personnes ont été tuées et 22 autres blessées lors d'affrontements entre deux tribus rivales dans la région de Darfour (nord-ouest). Les affrontements entre les tribus des Arab (éleveurs) et des Massaleit (agriculteurs) ont un caractère purement tribal et n'ont aucun lien avec la guérilla antigouvernementale qui est basée dans une autre partie du Darfour. Les affrontements tribaux sont assez fréquents dans cet Etat, isolé et partiellement désertique, frontalier du Tchad. Les tensions sont généralement liées à des problèmes de pâturages et le contrôle et l'utilisation des rares ressources d'eau dans la zone. 

(ANB-BIA, de sources diverses, 25 avril 2003)
La rébellion au Darfour

Le 25 avril, le Mouvement/Armée de libération du Soudan (MLS/ALS), récemment apparu dans le Darfour, s'est emparé de la ville d'Al-Facher, la capitale de cet Etat du nord-ouest, selon le secrétaire général du groupe. Les rebelles auraient atteint la ville à la suite de combats avec les forces gouvernementales. Ces affrontements se poursuivraient en dehors de la ville. Ces informations ont été démenties par l'armée soudanaise, qui a toutefois indiqué que des affrontements sur un aéroport avaient causé la mort de 52 personnes (32 soldats et 20 rebelles). Le régime d'Omar el-Béchir a toujours nié le caractère politique de la rébellion du Darfour, affirmant que les troubles de cette région sont provoqués par des gangs criminels armés. - Le 28 avril, l'armée a reconnu que le groupe rebelle avait capturé un général. Le major général Ibrahim Bushara a été capturé après que les assaillants avaient tué ses gardes du corps, a indiqué le porte-parole de l'armée. 

(ANB-BIA, de sources diverses, 28 avril 2003)
Efforts de paix 

Suite aux menaces des Etats-Unis d'imposer des sanctions à Khartoum parce que le processus de paix traîne en longueur, le ministre soudanais des Affaires étrangères a déclaré que son pays a préparé un rapport énumérant les efforts déployés pour parvenir à un compromis avec le Mouvement/Armée de libération du peuple soudanais (SPLM/A). L'an dernier, le Congrès américain a voté une loi sur la paix au Soudan en menaçant d'infliger des sanctions à Khartoum si aucun effort n’était fait pour parvenir à une paix durable. Cette loi ne menace pas seulement d'un certain nombre de sanctions économiques, mais prévoit aussi une assistance à hauteur de $300 millions au SPLM/A. Le journal pro-gouvernemental Al-Anbaa a indiqué, le 4 avril, que le rapport du gouvernement contenait des faits et des explications qui devraient permettre de dissiper les inquiétudes du Congrès américain. A la suite d'une réunion qu'il a eue le 2 avril à Nairobi avec le leader du SPLA John Garang, le président soudanais Omar El-Béchir a déclaré que les deux parties avaient réaffirmé leur engagement à parvenir à un accord de paix dans les deux prochains mois. --D'autre part, le président de la Commission de l'Union africaine, Amara Essy, a accueilli avec satisfaction la reprise des négociations de paix. Celles-ci reprennent ce 7 avril au Kenya. Après avoir conclu une entente sur la fin de la guerre, les deux parties doivent évoquer un cessez-le-feu définitif, son contrôle, le désengagement de leurs forces, la démobilisation des combattants et le maintien de la paix dans le cadre d'une administration intérimaire. Il reste certainement encore à résoudre des points délicats. Il s'agit notamment de la gestion des forces armées, que le SPLA voudrait voir séparées pendant au moins 6 ans à partir de janvier 2004 et jusqu'au référendum sur l'éventuelle sécession du sud animiste et chrétien du nord islamique. Des difficultés pourront également surgir sur l'avenir de trois territoires riches en pétrole et dont le contrôle fait l'objet de contestations. 

(ANB-BIA, de sources diverses, 7 avril 2003)

 
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Nouvelles brèves du 20 au 25 janvier 2003
Reprise des négociations le 25 janvier à Nairobi
Khartoum accuse la SPLA d'attaquer ses positions à la veille de négociations
Reprise des négociations le 25 janvier à Nairobi 
Une troisième session de négociations de paix inter-soudanaises reprendra le 25 janvier au Kenya entre le gouvernement et la principale rébellion du pays,.
Les négociations n'avaient pas pu démarrer le 15 janvier, comme prévu, le chef de la délégation gouvernementale ayant indiqué qu'il n'avait pas reçu d'invitation. 
"Les pourparlers de demain se tiendront à l'Institut de Karen de la Banque commerciale du Kenya pour traiter des questions qui n'ont pas été résolues lors de la session de Machakos, dans l'est du Kenya". Ce rendez-vous a été confirmé au sein de l'Autorité intergouvernementale de développement (IGAD). 
L'ordre du jour devrait porter sur "la présidence, la composition du législatif, les relations entre le gouvernement central et celui du Sud-Soudan ainsi que la participation des sudistes au gouvernement central, la capitale nationale et les élections". "Toutes les parties sont désireuses de faire avancer le processus de paix". 
Les délégations de la SPLA et de Khartoum sont également convenues, après une semaine d'entretiens à Nairobi avec les médiateurs kenyans de l'IGAD, de poursuivre les négociations sur les trois régions du Soudan central, Abyei, les Monts Nuba et l'Etat du Nil bleu austral, a indiqué M. George Garang un représentant de l’APLS. 
L'inscription à l'ordre du jour du statut de ces trois régions, à la demande de la SPLA, qui affirme être mandatée par leur population, constituait le véritable motif de l'absence de la délégation gouvernementale au rendez-vous du 15 janvier, selon des sources proches de la conférence. 
(A.F.P., Khartoum, 22 jan 2003)
Khartoum accuse la SPLA d'attaquer ses positions à la veille de négociations 

L'armée soudanaise a accusé mardi 21 janvier les rebelles sudistes d'attaquer des positions sous contrôle du gouvernement dans l'Etat d'Al-Wihda au Sud du Soudan. 
"Une tentative avortée a été menée par les forces rebelles contre les positions de nos troupes dans les régions de Faradis à Nuer Ouest", dans l'Etat d'Al-Wihda,. 
L'attaque conduite par l'Armée populaire de libération du Soudan (SPLA) a pour objectif d'"ébranler la paix dans cette région" et représente "une violation flagrante de l'accord sur un arrêt des hostilités signé par les deux parties",. 
En novembre 2002, Khartoum et la SPLA avaient décidé de prolonger jusqu'au 31 mars 2003 une trêve conclue en octobre. 
L'armée gouvernementale a repoussé les troupes rebelles et "leur a infligé des pertes humaines et matérielles". 
Les forces rebelles regroupent leurs troupes près de ces régions pour lancer une nouvelle attaque contre les positions de l'armée gouvernementale. 
"Il s'agit d'une indication claire sur les intentions hostiles des ennemis de la paix au sein du mouvement rebelle, étant donné que leurs actes hostiles coïncident avec la reprise des négociations de paix", estime le porte-parole du gouvernement. 

(A.F.P., Khartoum, 21 jan 2003)

 
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Nouvelles brèves du 3 janvier 2003
 
 
La SPLA accuse le gouvernement  soudanais d’avoir violé le cessez-le-feu

La nouvelle année risque de débuter à l'enseigne de la violence dans la région soudanaise du Haut Nil Occidental (Western Upper Nile). Les rebelles de l'Armée de Libération Populaire du Soudan (SPLA) ont en effet accusé les autorités de Khartoum d'avoir violé la trêve souscrite il y a quelques mois. Le 31 décembre, selon un communiqué diffusé par la SPLA, les forces gouvernementales auraient lancé une attaque à large échelle en utilisant des chars de combat et des hélicoptères contre les positions des rebelles, qui depuis 1983 sont en guerre contre le nord du pays. La SPLA dénonce que plus de 1500 soldats auraient organisé une attaque dans la ville de Bentiu. Pour le moment le gouvernement n'a pas répliqué aux accusations mais le président soudanais, Omar El-Bashir, a tenu hier son premier discours à l'occasion du jour de l'indépendance dans une localité du Sud Soudan non loin des zones où selon la guérilla des attaques auraient eu lieu. Le chef d'Etat a parlé sur un ton conciliant d'une paix pour les Soudanais "que ce soit dans le nord comme dans le sud", pour assurer "la participation de tous aux décisions et au partage du pouvoir". Des paroles qui semblent de bon augure en vue de la reprise des négociations entre le régime de Khartoum et la SPLA, qui s'étaient interrompues à la mi-novembre 2002, après l'approbation d'une trêve en vigueur depuis mars dernier. D'ici quelques jours les deux parties devraient reprendre les tractations sur des thèmes au sujet desquels un accord n'a pas encore été possible: le contrôle des zones pétrolières du sud et la distribution des dividendes de l'or noir, c'est-à-dire les motifs réels qui sont à l'origine d'une guerre qui entre en 2003 dans sa vingtième année. 

(MISNA, Italie, 03-01-2003)
 

 
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Nouvelles brèves du 8 au 19 novembre 2002
Trêve reconduite
Fermeture de l'université de Khartoum
Trêve reconduite 

Le 18 novembre à Nairobi, le gouvernement soudanais et la rébellion du sud du pays, en guerre depuis 1983, sont convenus de prolonger une trêve signée en octobre dernier et de poursuivre jusqu'au 31 mars 2003 leurs pourparlers de paix sur les questions en suspens. Au terme d'un second protocole, relatif à la structure de gouvernement, les deux parties ont affirmé reconnaître la souveraineté nationale du Soudan, et la nécessité de donner une expression aux aspirations des populations du Sud-Soudan dans toutes les sphères du gouvernement. L'accord prévoit notamment la création d'un Parlement bicaméral et le partage des richesses nationales, mais il reste des détails à régler. Les deux parties ont également accepté d'accorder une autonomie régionale au sud du pays, mais ne sont pas d'accord sur la limite géographique du Sud. Le texte stipule cependant que les parties "sont parvenues à un accord sur le partage du pouvoir, l'appareil judiciare et les droits de l'homme", et qu'elles s'accordent à "organiser des élections libres et justes" en une période intérimaire de six ans. 

(ANB-BIA, de sources diverses, 19 novembre 2002)
Fermeture de l'université de Khartoum

Le 14 novembre, l'université de Khartoum a décidé de fermer ses portes pour une durée indéterminée. Depuis fin octobre, l'université est le théâtre d'affrontements entre étudiants de tendances politiques opposées. Le 4 novembre, le gouvernement avait ordonné une enquête sur cette affaire, qui touche les facultés d'éducation et d'agriculture. Selon des sources estudiantines, la bagarre oppose les étudiants fidèles au Parti du congrès national, au pouvoir, à des sympathisants de certains partis d'opposition. Des témoins ont cité le rôle important joué par les étudiants appartenant au parti du leader emprisonné, Hassan Tourabi, mais aussi par d'autres fidèles au Parti communiste soudanais. Les étudiants accusent les autorités universitaires de refuser d'organiser des élections syndicales, par crainte que l'opposition ne remporte le scrutin. L'université de Khartoum compte quelque 25.000 étudiants. 

( ANB-BIA, de sources diverses, 15 novembre 2002)

 
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Nouvelles brèves du 8 au 17 octobre 2002
"La paix pour les droits de l’homme ou pour se partager le pétrole ?»
Tentative de détournement d'avion
Plainte contre l'Erythrée
Négociations
Le gouvernement soudanais et l’ALPS signent le cessez-le-feu , les négociations peuvent continuer
Les négociations entre le gouvernement et l’ALPS dans l’impasse
Reprise des négociations
Soudan/Erythrée. Combats à la frontière
Le gouvernement de Khartoum annonce la reprise de Torit, l’ALPS serait prêt pour un cessez le feu
"La paix pour les droits de l’homme ou pour se partager le pétrole ?"

"Le Soudan a besoin d'une paix pour sauvegarder les droits de l'Homme, pas d'une trêve pour se partager le pétrole. Je crains que le cessez-le-feu à peine signé donne seulement le feu vert à la répartition des ressources du pays". Père Renato Kizito Sesana, missionnaire combonien au Kenya, met un frein à l'enthousiasme qui a accompagné la signature du cessez-le-feu mardi entre le gouvernement de Khartoum et les rebelles du SPLA (Armée de Libération Populaire du Soudan) à Machakos (Kenya). Père Kizito soupçonne une signature "forcée" par les négociateurs, une influence américaine, modère les tons triomphalistes, tout en espérant que cette trêve constitue au moins un petit progrès. Le missionnaire oeuvre depuis de longues années auprès des populations des Monts Nuba et connaît bien les dynamiques géopolitiques du conflit déclenché en 1983. C'est pour cela qu'il est sceptique. "D'après ce que j'ai cru comprendre, alors que je suis en ce moment en Italie, j'ai l'impression que le SPLA a cédé alors qu'il n'avait jamais voulu déposer les armes sans un accord final avec le gouvernement soudanais" a dit Père Kizito à l'agence MISNA. Cette fois-ci, les rebelles ont accepté de cesser les hostilités et de négocier par la suite au sujet des questions non résolues depuis l'accord de fin juillet. "Il me semble que cette signature a été influencée par des pressions internationales, la paix ne doit pas être imposée mais elle doit être voulue par les deux camps. Je soupçonne une intervention des Etats Unis, qui sont à la recherche désespérée d'un quelconque succès diplomatique dans la région. Les Etats Unis avaient déjà insisté sur le bon résultat des accords de juillet et ils ont probablement obligé les parties à signer" a poursuivi Père Kizito. "A présent, on court le risque de trouver le pétrole au coeur des négociations, en oubliant que le plus gros problème au Soudan est celui des droits de l'Homme. Il faut intervenir pour éliminer les souffrances et les violations systématiques des droits des peuples du sud et du nord du pays".

(MISNA, Italie, 17-10-2002)
Tentative de détournement d'avion

Le 15 octobre, des gardes  embarqués à bord d'un avion des Saudi Arabian Airlines ont fait échec à une  tentative de détournement d'avion menée par un pirate de l'air, de  nationalité saoudienne, une vingtaine de minutes après le décollage de  l'appareil de Khartoum, ont rapporté les autorités saoudiennes et  soudanaises. L'avion avait à son bord 204 personnes (185 passagers et 19  membres d'équipage). On ne déplore aucun blessé, dit la compagnie. L'avion  a regagné Khartoum sans encombre. Le pirate, armé d'un pistolet, entendait  forcer le pilote à se rendre à Londres, afin d'y demander l'asile  politique. Blessé, il a été hospitalisé dans un hôpital de Khartoum.  (L'agence égyptienne Mena, citant des sources soudanaises, donne cependant  une autre version. Selon elle, il y avait trois pirates de l'air et  plusieurs passagers auraient été blessés). 

(Reuters, 15 octobre 2002)
Plainte contre l'Erythrée

Le Soudan a décidé de porter plainte  pour "agression" contre l'Erythrée devant le Conseil de sécurité de l'Onu,  a annoncé l'ambassade soudanaise à Paris le 11 octobre. Khartoum reproche  en outre au régime d'Asmara d'apporter un soutien actif aux rebelles du  SPLA. Khartoum a fait prisonniers des soldats érythréens qui combattaient  dans l'est du pays, a déclaré le 13 octobre l'ambassadeur du Soudan en  Egypte, Ahmad Abdel Halim. "C'est une preuve de la participation de  l'Erythrée à l'agression contre notre pays" et de son soutien à la  rébellion sudiste, a ajouté l'ambassadeur, à l'issue d'une rencontre avec  le chef de la diplomatie égyptienne, Ahmed Maher. 

(ANB-BIA, de sources  diverses, 15 octobre 2002)
Négociations

Le 14 octobre, les négociations entre le gouvernement soudanais et les rebelles du SPLA, interrompues le 2 septembre, ont repris à Machakos sous l'égide de l'IGAD (Autorité intergouvernementale pour le développement de l'Afrique de l'Est). Mais la signature d'un cessez-le-feu, qui devait inaugurer la nouvelle tournée de tractations, risquait de ne pas se réaliser. Les représentants du gouvernement de Khartoum ont mis des conditions qui ont provoqué le raidissement des rebelles. D'après Khartoum, la trêve ne doit concerner que le Sud-Soudan, en excluant notamment la région sur la frontière avec l'Erythrée, théâtre de combats depuis la semaine dernière. - 15 octobre. Malgré cela, les deux parties ont signé un accord de cessez-le-feu temporaire pendant les pourparlers, a annoncé un représentant de la rébellion. Cette trêve doit entrer en vigueur le 17 octobre, alors que les pourparlers doivent reprendre le 16. Ces nouvelles négociations devraient durer cinq semaines et visent à mettre fin à une guerre de près de vingt ans. 

(ANB-BIA, de sources diverses, 16 octobre 2002)
Le gouvernement soudanais et l’ALPS signent le cessez-le-feu , les négociations peuvent continuer

Le cessez-le-feu signé ce matin à Machakos (moins de 100 kilomètres au sud-est de Nairobi, Kenya) par le gouvernement de Khartoum et l'Armée de Libération Populaire du Soudan (SPLA) restera en vigueur pendant toute la durée des négociations. La trêve est effective depuis aujourd'hui, 12 h 00 (heure locale), avec un retard de 24 heures sur les prévisions. Hier en effet, les parties se sont trouvées en désaccord sur certains détails. Le plus important concernait l'extension du territoire sur lequel le cessez-le-feu doit être appliqué. Le régime islamique aurait voulu le limiter au sud du pays, exception faite pour la zone adjacente à l'Erythrée, récemment théâtre de combats entre les troupes gouvernementales et les forces de l'Alliance Démocratique Nationale (NDA), une coalition opposée au président Omar Hassan El Béchir. Cette limitation territoriale a finalement été exclue et le cessez-le-feu a pu être signé. C'est un progrès sans précédent et de grande importance. L'arrêt des combats permettra en effet la poursuite des négociations de paix qui, on l'espère, donneront des résultats au plus tôt, notamment grâce à la forte pression internationale. Les négociations avaient débuté à Machakos début juillet mais elles avaient été interrompues au début du mois de septembre, lors de la prise de la ville de Torit (Equatoria Oriental) par le SPLA. Le contrôle de la localité a été repris par les forces gouvernementales en début de semaine dernière. 

(MISNA, Italie, 15-10-2002)
Les négociations entre le gouvernement et l’ALPS dans l’impasse 

La signature d'un cessez-le-feu par le gouvernement soudanais et les rebelles de la SPLA (Armée de Libération des Peuples Soudanais), qui devait inaugurer la nouvelle tournée de tractations, risque de ne pas voir le jour. Les délégations des deux parties sont depuis ce matin à Machakos (Kenya) pour reprendre les négociations, mais les représentants du gouvernement de Khartoum ont mis des conditions qui ont provoqué le raidissement de la position des rebelles. En effet, d'après le régime islamique la trêve ne doit concerner que le Sud Soudan en excluant notamment la région sur la frontière avec l'Erythrée qui est depuis la semaine dernière le théâtre de combats entre les troupes gouvernementales et les forces de l'Alliance Démocratique Nationale (NDA), une coalition qui lutte contre le régime du président Omar el Beshir. (AHG)

(MISNA, Italie, 14-10-2002)
Reprise des négociations

Le gouvernement de Khartoum et la rébellion de l'Armée populaire de libération du Soudan (SPLA) se sont mis d'accord pour observer une trêve et pour reprendre, le 14 octobre, les négociations de paix, ont indiqué les médiateurs à Nairobi le 4 octobre. Les négociations à Machakos (Kenya) avaient été interrompues au début du mois de septembre en raison d'une reprise des combats. Les médiateurs ont demandé aux belligérants de faire preuve de modération et de n'entreprendre aucune action susceptible de mettre en danger la reprise des pourparlers. Le gouvernement a exclu toute "négociation des questions déjà approuvées" lors des pourparlers à Machakos. - Notons que l'accord de cessez-le-feu des monts Nouba tient toujours, malgré la reprise des hostilités dans certaines régions du sud du pays. Le 5 octobre, le gouvernement a aussi annoncé avoir levé l'interdiction controversée imposée aux vols humanitaires vers les régions de l'Equatoria. -- Le 8 octobre, les rebelles ont déclaré n'avoir aucune objection à la signature d'un cessez-le-feu avant la reprise des négociations. Peu avant, le gouvernement avait affirmé avoir repris la ville de Torit, conquise par les rebelles en septembre. 

(ANB-BIA, de sources diverses, 9 octobre 2002)
Soudan/Erythrée : Combats à la frontière

Dans l'est du pays, des combats opposent l'armée régulière et des forces soutenues, selon Khartoum, par l'Erythrée. Selon l'agence Misna, les forces antigouvernementales de l'Alliance démocratique nationale (NDA) ont pris Hamashkoreb et Shallub, et se trouvent à 15 kilomètres de Kassala, près de la frontière érythréenne. Khartoum a admis la perte de la ville de Hamashkoreb. Le gouvernement soudanais a annoncé qu'il allait protester auprès de l'Onu, de l'Union africaine et la Ligue arabe, affirmant que l'Erythrée appuie ces forces antigouvernementales. Mais Asmara a rejeté les accusations soudanaises. Le dirigeant libyen M. Kadhafi a appelé l'Union africaine (UA) à entreprendre une action urgente pour mettre fin à cette tension entre les deux pays. Le président de la Commission de l'UA a demandé à toutes les parties impliquées dans le conflit soudanais de cesser les hostilités comme preuve de leur engagement en faveur des pourparlers de paix qui doivent reprendre à Machakos. 

(ANB-BIA, de sources diverses, 9 octobre 2002)
Le gouvernement de Khartoum annonce la reprise de Torit, l’ALPS serait prêt pour un cessez le feu

Le gouvernement de Khartoum a annoncé avoir repris la ville de Torit (Equatoria Oriental), dans le sud du Soudan, occupée par les rebelles de l'Armée de Libération Populaire du Soudan (SPLA). Ce matin, un porte-parole de l'exécutif a déclaré que les troupes gouvernementales avaient conquis d'importantes positions autour de la ville. Peu après, la télévision nationale a interrompu ses programmes pour annoncer la chute de Torit. Depuis Nairobi, le porte-parole du SPLA Samson Kwaje a expliqué que son mouvement avait procédé à un retrait stratégique de Torit pour transférer du matériel de guerre. Selon le communiqué des militaires de Khartoum, un grand nombre de véhicules blindés du SPLA auraient été détruits au cours des deux semaines qui ont précédé l'assaut final et la chute de leur point d'appui en Equatoria. L'armée n'a pas fourni de bilan des victimes de l'attaque. L'annonce de la reprise de Torit n'a encore été confirmée par aucune source indépendante. Au même moment, le SPLA aurait fait une déclaration inattendue: sa disponibilité à signer un cessez-le-feu avec le gouvernement avant même la reprise des négociations, prévue le 14 octobre. Cette position confirmerait des difficultés sur le terrain car il y a quelques jours, les rebelles s'était dits près au cessez-le-feu après le lancement des colloques seulement.

(MISNA, Italie, 08-10-2002)
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Nouvelles brèves du 26 septembre au 02 octobre 2002
“Khartoum affame la population , la communauté internationale doit réagir” "
« Les vols humanitaires sont suspendus et la guerre continue »
Des milliers de civils sans assistance
Gouvernement et rebelles souscrivent un accord avec l’ONU pour un programme de déminage
“Khartoum affame la population , la communauté internationale doit réagir” "
(Evêque de Rumbek, Sud Soudan)

"Cette situation de paralysie conduit nos populations à la mort". Monseigneur Cesare Mazzolari, évêque de Rumbek, dénonce, une fois de plus, le destin tragique qui attend une partie de la population sud-soudanaise à cause des dernières mesures adoptées par le régime islamique de Khartoum. Les vols en provenance de l'étranger, qui assurent généralement les secours aux habitants de la région, ont en effet été interdits. Théoriquement, ils devraient être remplacés par des opérations humanitaires analogues organisées depuis le territoire soudanais mais en réalité, cette mesure marque la fin des aides pour de vastes régions du pays. "La rareté des précipitations a provoqué une terrible famine" explique le prélat, "et l'envoi de nourriture de la part de l'étranger est une nécessité absolue. Plus de 60 localités en situation d'urgence alimentaire sont devenues inaccessibles". Monseigneur Mazzolari déplore tout particulièrement l'indifférence qui semble entourer ces événements. "On observe un silence tombal, qui conduit d'ailleurs des tas de gens à la tombe " déclare l'évêque. Ce jeu de mots n'a rien d'amusant et Mgr Mazzolari est fortement préoccupé pour l'avenir de la population. "La communauté internationale ne peut rester passive, elle ne peut continuer à garder le silence face au comportement terroriste et inhumain du gouvernement soudanais" a conclu le prélat. 

(MISNA, Italie, 02-10-2002) 
« Les vols humanitaires sont suspendus et la guerre continue » 
Dramatique appel de l’évêque de Rumbek (Sud Soudan) 

"le Sud Soudan est coupé du reste du monde parce que les vols humanitaires ont été interdits par le gouvernement de Khartoum et la guerre continue à faire des victimes innocentes à coup de bombe et de famine". C'est ce qu'a déclaré aujourd'hui à la MISNA monseigneur Cesare Mazzolari, évêque de Rumbek. Le prélat dénonce la reprise des hostilités dans les régions sud du pays qui est "tragiquement ignoré par la communauté internationale" qui devrait exercer de plus grandes pressions sur le gouvernement de Khartoum et les rebelles de la SPLA (Armée de Libération des Peuples Soudanais). "Avoir interrompu, au début de septembre, les entretiens de paix au Kenya a été un grave acte d'irresponsabilité, parce qu'à faire les frais de la guerre continue à être la population civile qui vit le cauchemar des bombardements", a affirmé le prélat. Monseigneur Cesare Mazzolari, lance un appel aux Nations Unies, aux Etats-Unis et à l'Union Européenne pour qu'ils poussent le gouvernement soudanais et les rebelles de la SPLA à reprendre les négociations. "Au nom du pétrole qui, malheureusement représente le véritable enjeu du contentieux entre les deux belligérants on veut sacrifier des gens innocents", a-t-il. "Dans le Sud Soudan si les habitants ne sont pas tués par les bombes, la famine s'en chargera, puisque toute liaison aérienne est empêchée par l'aviation soudanaise qui contrôle l'espace aérien de Bahr el Ghazal, du Haut Nil et de l'Equatoria occidental. Monseigneur Cesare Mazzolari déplore les raids aériens presque quotidiens visant des objectifs civils. Sur un ton très ému, l'évêque a rappelé que la guerre civile dans le Sud Soudan a éclaté en 1983 et a fait plus de 2 millions de morts.. 

(MISNA, Italie, 29-09-2002) 
Des milliers de civils sans assistance 

Les nations Unies ont suspendu les vols humanitaires en partance du Kenya pour le Sud Soudan. Il s'agit d'une mesure extrême adoptée à la suite de la recrudescence des affrontements entre les forces gouvernementales et les rebelles de la SPLA (Armée de Libération des Peuples Soudanais). De son côté, le gouvernement soudanais a décrété la fermeture de son espace aérien pour 9 jours dans les zones de combats. La décision annoncée par un porte-parole des Nations Unies à Nairobi pourrait avoir de graves répercussions sur la population. Outre les civils qui sont pris dans la tourmente des combats en cours en Equatoria (Sud Soudan), où les militaire tentent de reprendre la garnison de Torit (tombée aux mains des rebelles ces dernières semaines), d'autres centaines de milliers de personnes survivant grâce à l'assistance des organismes humanitaires sont menacées. Pourtant, vers la mi-août les relations entre le gouvernement et la SPLA, en guerre depuis 1983, semblaient s'orienter vers une solution. A Machakos (Kenya) les deux parties avaient en effet signé une importante entente qui devait les porter à la paix. Mais les récentes conquêtes territoriales réalisées par les rebelles ont déchaîné une vaste offensive de l'armée régulière. En réalité, l'aviation de Khartoum n'avait jamais cessé de bombarder les villages de la région de Torit, y compris durant les tractations. "Aucune des deux parties n'est disposée à mettre fin au conflit et les seuls qui semblent en ce moment intéressés par cette option sont les américains". "Le premier intérêt des américains est le pétrole dont le sud du pays est riche. En outre, ils cherchent désespérément un succès diplomatique qui puisse leur assurer une certaine crédibilité dans la région". 

(MISNA, Italie, 27-09-2002) 
Gouvernement et rebelles souscrivent un accord avec l’ONU pour un programme de déminage 

Le gouvernement de Khartoum et les rebelles de la SPLA (Armée de Libération des Peuples Soudanais) ont signé une entente avec les Nations Unies qui s'engagent pour le déminage d'une partie du territoire soudanais. Bien que les négociations entre les deux parties à Machakos (Kenya) pour mettre fin à un conflit qui dure depuis 1983 soient au point mort, une stratégie commune a été adoptée pour le déminage afin de pouvoir intervenir plus efficacement sur le plan humanitaire. La suppression des mines anti-personnel qui déciment continuellement des civils facilitera en effet l'acheminement des aides alimentaires vers les zones jusque-là difficilement accessibles. L'accord signé à Genève (Suisse) durant la quatrième rencontre des pays signataires de la Convention d'Ottawa sur l'interdiction des mines prévoit l'ouverture un bureau onusien à Khartoum et l'autre à Rumbek (un important centre du Sud Soudan). Le gouvernement soudanais a signé l'accord sans avoir pour autant ratifié la Convention d'Ottawa et a maintes fois nié avoir recours à ce type dans sa lutte contre les rebelles de la SPLA. A propos de l'usage des mines, rébellion et gouvernement se renvoient la balle en s'accusant réciproquement. Dans le cas où le régime soudanais ratifiera de la Convention d'Ottawa, il sera obligé de respecter une série déchéances pour la destruction des mines en sa possession. 

(MISNA, Italie, 26-09-2002) 
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Nouvelles brèves du 2 au 4 septembre 2002
La SPLA arrache Liria aux forces gouvernementales
"Le gouvernement soudanais a trouvé l’excuse qu’il cherchait pour abandonner les négociations ».
Président el Béchir : « mobilisation générale, la flamme du Djihad continuera de brûler ». Khartoum se retire des négociation avec la SPLA après la prise de Torit par l’armée de John Garang.
La SPLA occupe la ville de Torit (Sud-Soudan)
La SPLA arrache Liria aux forces gouvernementales 

Après Torit, un autre centre de l'Equatoria oriental a été conquis par la SPLA (Armée de libération des peuples soudanais). C'est ce que signalent des sources de la MISNA du diocèse de Torit selon lesquelles la garnison de Liria, située à une quarantaine de kilomètres au sud-est de Juba aurait capitulé sous les coups des rebelles. La capitulation a eu lieu vers 13H00 (heure locale). On ne connaît pas de détails pour le moment mais il semblerait que les hommes de John Garang se soient emparés de plusieurs véhicules et autre matériel belliqueux appartenant au forces gouvernementales. L'offensive lancée samedi dernier par les rebelles s'est terminée avant-hier par la prise de Torit. Ceci a poussé le gouvernement soudanais à décider hier de son retrait des entretiens de paix. La SPLA soutient, toutefois, qu'elle a été obligée d'agir à la suite des fréquentes provocations venant de l'armée régulière. L'évêque auxiliaire de Torit, monseigneur Akio Johnson Mutek, a déclaré hier à la MISNA que les autorités de Khartoum étaient à la recherche d'une excuse pour se retirer du processus de paix en cours, auquel d'ailleurs elles n'y croyaient pas tellement. 

(MISNA, Italie – 04-09-2002).
"Le gouvernement soudanais a trouvé l’excuse qu’il cherchait pour abandonner les négociations » (l’évêque de Torit, Sud-Soudan).

"Après toutes ces provocations, à la fin, le gouvernement soudanais a obtenu ce qu'il voulait, une excuse pour se retirer des négociations de paix". C'est ce qu'a déclaré à l'agence MISNA l'évêque auxiliaire de Torit, Monseigneur Akio Johnson Mutek, au sujet de la soudaine décision de Khartoum de suspendre les colloques avec l'Armée de Libération Populaire du Soudan (SPLA), en cours depuis le 12 août au Kenya. Ce week-end, les hommes du SPLA ont pris Torit, l'une des principales villes du sud du Soudan. Selon l'armée, les rebelles se seraient emparés de la localité à l'issue d'une violente attaque précédée d'un intense bombardement. Selon les rebelles en revanche, la prise de Torit aurait été la réaction à une provocation des forces de Khartoum. Un porte-parole du SPLA a en effet déclaré que les combats avaient éclaté quand des unités militaires ont attaqué des positions antigouvernementales dans la zone. La contre-offensive des rebelles les auraient conduits jusque dans la ville. "Je ne connais pas la dynamique précise de la bataille de Torit" a dit le prélat, "mais une chose est sûre: Khartoum mène depuis quelques temps dans l'Equatoria oriental une campagne systématique faite de provocations. Les preuves en sont les bombardements quotidiens des villages de notre diocèse, que nous signalons à chaque fois et que l'agence MISNA a repris dans ses dépêches ces dernières semaines". Il y a quelques jours, le porte-parole du diocèse de Torit, Jervasio Okot, avait commenté que les incursions répétées des Antovov (bombardiers de fabrication russe) soudanais sur les villages qui entourent Torit avaient pour seul objectif de faire peur aux civils. "Khartoum ne cherchait qu'un prétexte pour discréditer l'accord conclu à Machakos (Kenya, NDLR) le 20 juillet dernier. Tout le monde sait bien que ce protocole d'entente, comme il est défini par les parties, conclu grâce à la médiation de l'IGAD et une intervention des Etats Unis, a fait des mécontents à Khartoum et ailleurs" a poursuivi Okot. Selon le porte-parole en effet, les points de l'accord obligeraient de fait (ce qui n'était jamais arrivé auparavant) le gouvernement à conduire des négociations avec les rebelles sur les causes réelles du conflit en cours depuis 1983. Les entretiens en cours au Kenya seraient allés trop loin, au point d'aborder le thème délicat du partage des gains dérivant du pétrole. Le SPLA demande en effet depuis longtemps au président soudanais Omar Hassan El Béchir de diviser les revenus de l'or noir, condition indispensable à la relance du sud du pays, très arriéré du point de vue économique et social. Cette fois-ci, la question n'a pas été ignorée par les facilitateurs internationaux. L'accord de Machakos et la tournure des négociations en cours au Kenya auraient, selon des sources de l'agence MISNA, importuné majorité et opposition au Soudan et bien plus d'un pays arabe, Libye et Arabie Saoudite en tête. 

(MISNA, Italie – 03-09-2002).
Président el Béchir : « mobilisation générale, la flamme du Djihad continuera de brûler ». 

"Le chef des rebelles du SPLA, John Garang, et ceux qui l'épaulent ont tenté de faire pression sur nous. Ils ne nous connaissent pas. Ils ne savent pas que certains petits jeux ne marchent pas". C'est le président soudanais en personne, Omar Hassan El Béchir, qui a définitivement mis un terme au dialogue avec les rebelles de l'Armée de Libération Populaire du Soudan. Hier soir, le chef d'Etat soudanais a scellé la crise diplomatique née ce week-end entre SPLA et gouvernement de Khartoum avec la prise de l'une des principales villes du sud du pays, Torit (Equatoria oriental), par les rebelles. Les positions se sont endurcies hier après les déclarations de l'armée et du ministre des Affaires Etrangères, suivies de la réponse des rebelles. Dans la soirée, El Béchir a officiellement rappelé au Soudan le groupe de négociateurs qui se trouvent au Kenya depuis le 12 août pour parler de la paix avec une délégation du SPLA. Dans son discours diffusé sur la chaîne de télévision publique, El Béchir a invité, en qualité de commandant en chef de toutes les forces armées, ses militaires à ouvrir tous les fronts possibles et à déclarer une guerre totale au mouvement rebelle. Le président soudanais a invité l'ensemble de la population à se mobiliser, en demandant aux jeunes de prendre part à ce qu'il a défini un "djihad" (guerre sainte). Cette sinistre invitation à relancer la guerre soudanaise sur une base religieuse a été formulée quand le président a évoqué la mémoire de Khaled Ali Abdullah, tué par le SPLA dans la ville de Torit, dont c'était hier l'anniversaire de la mort. "La flamme du djihad continuera de brûler tant que les musulmans continueront d'être tués" a déclaré El Béchir. Pour la première fois, l'objet des négociations, brusquement interrompues hier n'a été ni l'application de la loi islamique (Charia) dans le sud du pays, habité par une majorité d'animistes et de chrétiens, ni l'autodétermination requise par les Etats méridionaux. Ces questions ont été partiellement "résolues" avec le protocole souscrit par les parties à Machakos le 20 juillet dernier. Ce protocole définit une période transitoire de 6 ans, au terme de laquelle le sud du Soudan pourra tenir un référendum pour décider de se détacher ou non de Khartoum. D'autres thèmes étaient abordés ces jours-ci, en particulier celui qui est défini par certains comme le "noyau du problème": le pétrole. Le SPLA demande au président El Béchir de partager les gains de l'or noir, indispensables pour la relance du sud du pays. Le gouvernement réplique en demandant un cessez-le-feu définitif, qui suppose un abandon de la lutte armée de la part de la guérilla de John Garang. Les négociations, qui se déroulaient sous l'égide de l'IGAD (Autorité Intergouvernementale pour le Développement) étaient suivies attentivement par la diplomatie internationale, en particulier par les représentants des Etats Unis, de la Grande Bretagne, de la Norvège, de l'Italie et de l'Afrique du Sud, qui ont parrainé la première phase des colloques ayant abouti à la signature de Machakos.

(MISNA, Italie – 02-09-2002)
Khartoum se retire des négociation avec la SPLA après la prise de Torit par l’armée de John Garang 

Le gouvernement soudanais a quitté la table des négociations avec les rebelles de la SPLA (Armée de libération des peuples Soudanais). Les tractations commencées le 12 de ce mois ont été suspendues à la suite de la prise de la ville de Torit par les rebelles (Equatoria oriental, dans le Sud Soudan), ce week-end. 

(MISNA, Italie – 02-09-2002)
La SPLA occupe la ville de Torit (Sud-Soudan) 

La ville de Torit (province de l'Equatoria oriental, dans le Soudan méridional) a été conquise cette fin de semaine par l'Armée Populaire de Libération du Soudan (SPLA). C'est ce que signalent des sources de la MISNA en précisant que les rebelles ont fait leur entrée dans le centre habité – l'un des plus important du sud du pays – samedi vers 13H30 (heure locale). On ignore pour le moment le déroulement des faits mais selon certaines informations les combats auraient débuté dans la matinée dans les abords de Torit, après une attaque menée par les soldats de l'armée régulière soudanaise contre des positions rebelles. La contre-attaque se serait soldée, selon le porte-parole des guérilleros, par l'occupation de la ville. On ne dispose pas à l'heure actuelle d'un quelconque bilan des victimes des combats. 

(MISNA, Italie – 02- 09-2002)
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Nouvelles brèves du 30 mai au 16 juin 2002
Pourparlers de paix
Prise de Kapoeta
45 morts dans le désert
Revers pour le SPLA
Le contrôle des aides internationales
Pourparlers de paix

Une nouvelle série de négociations de paix soudanaises s'ouvre le 17 juin à Nairobi (Kenya), sous les auspices de l'Autorité intergouvernementale est-africaine pour le développement (IGAD). Selon des informations reçues le 16 juin, les délégations du gouvernement et de l'Armée/Mouvement de libération du peuple soudanais (SPLM/A) vont reprendre leurs négociations sous la supervision de représentants des pays occidentaux. Ces pourparlers prévus pour durer jusqu'au 21 juillet, vont porter sur les questions de l'unité soudanaise, du partage du pouvoir et des richesses, et sur la question épineuse de la relation entre l'Etat et la religion. Le gouvernement et la SPLA ont déjà organisé six séries de négociations peu concluantes sous les auspices de l'IGAD. Une pierre d'achoppement est la sharia, appliquée dans le nord du pays. 

(PANA, Sénégal, 16 juin 2002)
Prise de Kapoeta

Les rebelles du SPLA (Armée de libération du peuple soudanais) ont revendiqué la prise de la ville stratégique de Kapoeta, affirmant qu'il s'agissait de la victoire la plus significative des deux dernières années. L'effet de surprise a dérouté les forces gouvernementales, qui n'ont pas pu organiser une défense adéquate, a déclaré le porte-parole des rebelles. Kapoeta (à près de 80 km de la frontière kenyane) était considérée imprenable, car entourée de champs parsemés de mines antipersonnel et antichars et à cause de la présence de nombreuses garnisons de l'armée régulière dans la zone. 

(Misna, Italie, 10 juin 2002)
45 morts dans le désert 

45 Soudanais, en route vers la Libye pour y trouver un emploi, sont morts pendant leur voyage après s'être perdus dans le désert, a rapporté l'agence officielle soudanaise le 2 juin. Selon un communiqué du gouvernement régional de l'Etat de Darfur, situé à la frontière de la Libye, les victimes sont probablement mortes de faim et de soif. Il ne précise pas quand le groupe s'est perdu et s'il y avait des survivants. En février, 18 hommes étaient morts de la même façon après que leur camion fut tombé en panne dans le désert. Des milliers de Soudanais traversent régulièrement le désert de sable dans l'espoir de trouver un emploi en Libye, pays riche en ressources pétrolières. 

(AP, 2 juin 2002)
Revers pour le SPLA

"Après plusieurs jours de combats acharnés", l'armée soudanaise vient de récupérer la ville stratégique de Gaisan, dans la région du Nil Bleu, à la frontière entre l'Ethiopie et le Soudan, des mains des rebelles de l'Armée de libération du peuple soudanais (SPLA), a-t-on appris le 30 mai de source militaire à Khartoum. Gaisan, située au pied du Plateau éthiopien, est passée à plusieurs reprises alternativement entre les mains de l'armée et celles des rebelles. La reprise de Gaisan place Kurmuk, située à 30 km plus à l'ouest, sous la menace directe des forces de Khartoum. Ces villes sont toutes deux situées au nord du Soudan, mais le SPLA considère les Engassanas, qui vivent dans cette région avec d'autres tribus, comme des groupes ethniques originaires du Sud-Soudan. 

(PANA, Sénégal, 30 mai 2002)
Le contrôle des aides internationales
Il y a quelques jours, le gouvernement soudanais a demandé à l'Onu le transfert de la base de la mission onusienne Operation Lifeline Sudan (OLS) de Lokichoggio à El Obeid, en plein territoire contrôlé par Khartoum. "C'est une évidente tentative de la part de Khartoum de maintenir sous contrôle les ONG qui fournissent de l'aide aux populations du sud", a commenté l'évêque de Rumbek, Mgr Mazzolari. "Je pense que les ONG réagiront négativement. Khartoum voudrait avoir un contrôle total des aides. Depuis des mois, elle empêche une grande partie des vols prévus d'arriver aux destinations où les besoins d'aide se font sentir". Depuis longtemps, les ONG internationales et les membres des Nations unies eux-mêmes ont dénoncé l'utilisation des secours destinés aux populations comme arme politique. De nombreuses ONG s'appuient sur l'OLS de façon marginale pour acheminer de l'aide vers les zones dont le gouvernement interdit l'accès.
(D'après Misna, Italie, 30 mai 2002)

 
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Nouvelles brèves du 22 février au 25 mars 2002
Dans l’Ouest du Haut Nil 300.000 personnes risquent de mourir de faim
Référendum reporté
Un dirigeant d'Al-Qaida détenu?
Ruptures et accords
"Erreur"
Attaque aérienne contre des civils
Dans l’Ouest du Haut Nil 300.000 personnes risquent de mourir de faim 

La situation alimentaire dans la région du Western Upper Nile (dans le Sud du Soudan) est de plus en plus critique. C'est ce que révèlent des sources de la MISNA en précisant qu'au moins 300 mille personnes risquent de mourir de faim. Il s'agit surtout de civils Nuers, de l'ethnie qui partage le territoire avec les Dinkas. Ils fuient les forces armées soudanaises (SPAF) qui ont intensifié leurs actions dans la région en utilisant aussi des bombardiers Antonov et des hélicoptères de combat Hind de fabrication soviétique. Dans le Western Upper Nile, le gouvernement de Khartoum a d'énormes intérêts économiques liés à l'exploitation des gisements de pétrole dont la concession a été accordée au consortium ''Great Nile Pertoleum perating Compagny'' (GNPOC), constitué par des entreprises venant du Canada, de Chine, de la Malaisie outre le Soudan. La guerre civile dans le sud du Soudan entre SPAF et les rebelles du SPLA (Armée de Libération du Peuple du Soudan) a éclaté en 1983. Elle a fait plus de 2 millions de victimes, pour la plupart des civils de la région méridionale du pays. 

(MISNA, Italie, 29 mars 2002) 
Référendum reporté

Le président Omar el-Béchir a reporté de deux ans un référendum sur l'indépendance du Sud-Soudan, a-t-on annoncé le 21 mars de source officielle. La période de transition de quatre ans qui a pris fin le 8 mars et qui devait être suivie du référendum, a été prorogée sur recommandation du Conseil de coordination du Sud-Soudan (CCSS), qui regroupe des représentants du gouvernement et de groupes rebelles et est chargé de superviser la situation dans le sud du pays. 

(Le Monde, France, 23 mars 2002)
Un dirigeant d'Al-Qaida détenu? 

Un haut responsable d'Al-Qaida, qui figure sur la liste des 22 terroristes les plus recherchés par les Etats-Unis, Abou Anas Ali-Libi, est détenu au Soudan, a rapporté, mardi 19 mars, le Washington Post, confirmant ainsi l'information publiée ce week-end par le Sunday Times de Londres. Dans un premier temps, dimanche, une source anonyme de la présidence soudanaise avait démenti cette révélation. Selon le quotidien américain, Washington, qui tient Ali-Libi pour responsable de deux attentats meurtriers perpétrés en 1998 contre deux de ses ambassades en Afrique de l'Est, négocierait "depuis un mois" le transfert en Egypte de l'islamiste capturé, pays où il serait plus accessible aux enquêteurs américains. Ali-Libi est également soupçonné d'avoir organisé une tentative d'assassinat en 1995 contre le président égyptien Hosni Moubarak, indique le journal. Il serait le premier homme figurant sur la liste dressée le 10 octobre par George Bush à être arrêté et le plus haut responsable du réseau d'Oussama Ben Laden à être capturé depuis le début de la "guerre antiterroriste" engagée par les Etats-Unis. (Ndlr -Dans son édition du 20 mars, le Washington Post a toutefois affirmé que le militant détenu au Soudan n'est pas Abou Anas Ali-Libi, mais bien une personne relativement haut placée dans l'entourage de Ben Laden). 

(Le Monde, France, 20 mars 2002)
Ruptures et accords

Sadek el Mahdi, leader du parti Umma, un des principaux partis d'opposition, a annoncé la suspension des contacts avec le gouvernement de Khartoum. A peine rentré dans la capitale soudanaise d'un mois de voyage à l'étranger, l'ancien Premier ministre Mahdi a affirmé avoir constaté que le gouvernement n'était "pas prêt à poursuivre le processus démocratique". Il a imposé comme condition à la reprise du dialogue "la ratification d'une Constitution démocratique et l'annulation des lois qui limitent les libertés". - D'autre part, le 10 mars, grâce à une médiation américaine, le gouvernement soudanais et les combattants du SPLA (Armée populaire de libération du Soudan) ont signé un accord sur la protection des civils dans la guerre qui ensanglante le pays depuis 20 ans. Cet accord devrait notamment mettre fin aux bombardements de civils par les forces soudanaises. Certains observateurs doutent cependant du sérieux de ces engagements. 

(Misna, Italie, 11-12 mars 2002) 
"Erreur"

Le bombardement aérien de l'armée soudanaise qui avait fait, le 20 février, 17 morts dans le sud du pays et provoqué la rupture de la médiation américaine pour mettre fin à la guerre civile au Soudan, était une "erreur", a expliqué l'ambassade soudanaise à Londres, le 28 février, exprimant de "profonds regrets". 17 civils avaient trouvé la mort et de nombreux autres avaient été blessés, quand un hélicoptère avait ouvert le feu sur un point de distribution du Programme alimentaire mondial (PAM) à Bieh. 

(Le Monde, France, 2 mars 2002)
Attaque aérienne contre des civils

Le 20 février, à Bieh (1.000 km au sud de Khartoum), un hélicoptère de l'armée soudanaise a tiré cinq roquettes sur une foule de plusieurs milliers de civils rassemblés pour recevoir de la nourriture distribuée par le Programme alimentaire mondial (PAM). L'hélicoptère a survolé le bâtiment du PAM, puis a ouvert le feu. Il y a eu 17 morts et des dizaines de blessés, selon le PAM et la rébellion soudanaise. Déjà le 10 février dernier, deux enfants avaient été tués et des dizaines de personnes blessées lorsqu'un avion du gouvernement avait largué six bombes sur le village d'Akeum, dans le sud, alors que des habitants étaient venus ramasser la nourriture parachutée par le PAM. Suite à l'attaque de Bieh, les Etats-Unis ont suspendu leurs contacts avec le gouvernement soudanais visant à ramener la paix dans le pays. "Tant que nous ne recevrons pas d'explication complète et exhaustive du gouvernement du Soudan, les Etats-Unis suspendent toute discussion avec Khartoum sur le processus de paix", a déclaré le département d'Etat le 21 février. 

(ANB-BIA, de sources diverses, 22 février 2002)
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Nouvelles brèves du 12 au 15 février 2002
Le Gouvernement soudanais propose aux rebelles une trêve
Une jeune chrétienne Dinka sauvée de la lapidation
Bombardements au Sud
Le Gouvernement soudanais propose aux rebelles une trêve 

Le gouvernement soudanais aurait proposé aux rebelles du SPLA (Sudan People’s Liberation Army) un cessez-le-feu inconditionnel dans toute la zone méridionale du pays. C’est ce qu’a annoncé le ministre des Affaires Etrangères Mustafa Ismail, lors d’une rencontre en cours à Nairobi (Kenya) regroupant les représentants diplomatiques de l’IGAD (Autorité Intergouvernementale pour le Développement, réunissant tous les pays de la Corne d’Afrique). Durant la réunion qui s’achèvera aujourd’hui, le diplomate soudanais a affirmé que la proposition de trêve a déjà été communiquée aux responsables du SPLA en ajoutant que le cessez-le-feu pourrait être supervisé par des observateurs internationaux.

(B.I.A., Bruxelles, 15-02-2002)
Une jeune chrétienne Dinka sauvée de la lapidation

La jeune chrétienne soudanaise de la tribu Dinka, Abok Alfa Akok, échappe à la lapidation. Safyia Hussaini, au Nigeria, attend la sentence d'appel. 
Agée de dix-huit ans et enceinte, Abok Alfa Akok avait été condamnée à mort pour "adultère". Cette sentence a été annulée par la Cour suprême, annonçait hier un message du gouvernement soudanais adressé à la communauté Sant'Egidio qui avait réclamé l'annulation de la sentence. 
Le 8 février, Sant'Egidio avait adressé un appel international au président de la République du Soudan, Omar Hassan Al-Bashir, et aux membres de son gouvernement. 
En Italie, l'agence missionnaire Misna et le quotidien "Il Giornale" avaient demandé une réaction de la communauté internationale. Le 7 février, nous nous faisons l'écho de l'appel du cardinal Roberto Tucci, sj, au micro de Radio Vatican, demandant l'intervention des Nations Unies, un appel immédiatement relayé par Mgr Laurent Mgr Monsegwo Pasinya, archevêque de Kisangani (cf. ZF020207). 
Abok Alfa Akok, est de la tribu Dinka. Elle avait été condamnée à mort par lapidation par un tribunal du Nyala, de la région de Darfur, au sud du pays, sans avoir pu se défendre, ni au cours de l'interrogatoire, ni au cours des débats, puisque tout a eu lieu en arabe, langue qu'elle ne parle ni ne comprend. D'autre part, la condamnation résultait de l'application de la charia, la loi musulmane, à une chrétienne. 
Mario Marazziti, porte-parole de Sant’Egidio a confié à Radio Vatican qu'il faut encore attendre des confirmations, parce que les nouvelles sont encore très "fragmentaires". Mais se dit satisfait que la demande, fondée, sur des éléments juridiques, ait été entendue, d'où le retrait de l'accusation principale, entraînant la condamnation à mort. 
"Je crois avant tout que nous nous trouvions, explique-t-il, face à une condamnation à mort et à un premier cas terrible de l'application de la loi islamique à une chrétienne, non par un tribunal religieux mais par un tribunal local. Ainsi, lorsque la communauté internationale a fait valoir devant le gouvernement soudanais la gravité des conséquences de ce précédent, il s'est montré sensible à de tels arguments". 
Pour ce qui est de Safyia Hussaini Tungar Tudu, musulmane du Nigeria, âgée de trente ans, enceinte, et accusée d'adultère, elle avait elle aussi été condamnée à la lapidation. La peine est suspendue, et elle attend le jugement en appel qui devrait être prononcé le 18 mars. 
Sant'Egidio, l'association Human Rights Watch, ainsi que des députés italiens et du Parlement européens, la ministre italienne pour l'égalité des chances, Stefania Prestigiacomo - qui demandait l'intervention de la communauté européenne - mais aussi des prisonniers comme ceux de la prison romaine de Rebibbia, se sont mobilisés pour la sauver. Les associations dénoncent l'irrégularité du procès. 
Le site Internet de Sant'Egidio, qui mène une campagne pour un moratoire mondial et la suppression de la peine de mort permet de se joindre à la protestation internationale (cf. ). 
Rappelons enfin que le président de la République française, Jacques Chirac, a lancé, le 31 mars 2001, depuis la tribune des Nations Unies à Genève, devant la Commission des droits de l'homme, un appel pour l'abrogation universelle de la peine de mort (cf. ). 

(ZENIT, Rome, 12-02-2002)
Bombardements au Sud

Le 12 février, les Etats-Unis ont condamné fermement un bombardement de l'armée de l'air soudanaise survenu la veille contre des civils regroupés pour recevoir de l'aide alimentaire. Deux enfants avaient été tués. Le bombardement est survenu à Akuem (région du Bahr el-Ghazal) après qu'un appareil du Programme alimentaire mondial (PAM) venait de parachuter des vivres. "Cette attaque horrible montre que la prise pour cible d'opérations civiles continue", a déploré le porte-parole du département d'Etat, Richard Boucher.

(ANB-BIA, de sources diverses, 12 février 2002)
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Nouvelles brèves du 16 au 22 janvier 2002
Accord sur un cessez-le-feu dans les monts Nouba
La marine US accusée d'avoir intercepté un cargo soudanais en mer d'Oman
Une compagnie russe signe un accord pour l'exploration pétrolière
Un journaliste condamné pour un article sur l'esclavage
Accord sur un cessez-le-feu dans les monts Nouba

Un accord sur un cessez-le-feu dans les monts Nouba (centre du Soudan), sous surveillance internationale, a été signé 19 janvier à Buergenstock (Suisse), à l'issue des négociations entre gouvernement soudanais et rebelles de l'Armée de libération des peuples du Soudan (SPLA), a annoncé Livio Zanolari, porte-parole du ministère suisse des Affaires étrangères. La Suisse et les Etats-Unis sont à l’origine de ces négociations.

Principaux points de l'accord de cessez-le-feu dans les monts Nouba 

- Le cessez-le-feu, sous surveillance internationale, concerne toutes les forces en présence dans les monts Nouba, pour une période renouvelable de six mois. 
- La cessation des hostilités doit intervenir dans les 72 heures suivant la signature de l'accord, conclu à la mi-journée. 
- L'application et la surveillance seront assurées par une Commission militaire conjointe (Joint Military Commission, JMC) composée de trois représentants de chaque partie et présidée par un président neutre et deux vice-présidents. 
- Déploiement d'une mission internationale d'observation (International Monitoring Unit, IMU), composée dans un premier temps de 10 à 15 observateurs militaires et civils, issus de pays acceptables par les deux parties. 
- Libre mouvement des civils et des biens, y compris de l'assistance humanitaire, dans les monts Nouba. 
- Interdiction de poser des mines: les deux parties s'engagent à contribuer à la réparation et la réouverture des routes et à l'enlèvement des mines dans toute la zone couverte par l'accord. 
- Les parties s'engagent à accorder un accès immédiat et sans entraves aux délégués du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), afin qu'ils puissent identifier les personnes détenues dans le cadre du conflit et s'assurer qu'elles sont bien traitées. 

Le Soudan met des conditions à la mission internationale pour le cessez-le-feu 

Le conseiller présidentiel pour la paix, Ghazi Salaheddine Atabani a déclaré : "Le Soudan a posé quelques conditions, dont les plus importantes sont que le pays qui participera comme tierce partie doit :
- premièrement, ne pas avoir eu une attitude agressive envers le Soudan et, 
- deuxièmement, ne pas être soupçonné de prendre parti dans le conflit",.
Cette "mission internationale ne veut pas dire une organisation internationale, comme les Nations unies, ou une force de maintien de la paix, qui resterait au Soudan", a-t-il ajouté. 
"Il y a plusieurs pays qui peuvent participer avec de la bonne volonté au mécanisme d'observation du respect du cessez-le-feu". 
La Suisse et les Etats-Unis, qui ont parrainé les pourparlers de paix, vont contacter plusieurs pays pour participer à la mission d'observation. 
Selon M. Atabani, la SPLA a refusé une participation égyptienne à l'IMU. "Nous avons suggéré que l'Egypte soit un membre de ce mécanisme, mais, à ce que je sache, l'autre partie s'y est opposée". 

Khartoum: l'accord de cessez-le-feu est un pas dans la bonne direction 

"C'est un pas vers un retour à la vie normale (dans cette région)", a déclaré le conseiller présidentiel pour la paix. Cet accord "facilitera l'acheminement des aides ainsi que les opérations de réhabilitation dans les monts Nouba, qui s'étendent sur quelque 80.000 km2, et créera une atmosphère favorable à la paix" au Soudan. "Nous implorons Dieu que cet accord constitue le premier pas vers une paix globale et fera taire les partisans de la guerre". "Nous sommes contents que les gens puissent désormais se déplacer librement dans la région",. 
"Nous nous sommes assurés que les routes ont été ouvertes, et des responsables gouvernementaux sont entrés dans des régions contrôlées par les rebelles" de l'Armée de libération des peuples du Soudan (SPLA). 

La SPLA et l'armée soudanaise observent depuis mardi le cessez-le-feu dans les monts Nouba 

L'Armée de libération des peuples du Soudan (SPLA) et l'armée soudanaise observent depuis 22 janvier midi le cessez-le-feu. "Jusqu'ici, nos unités n'ont enregistré aucune violation".
Les troupes soudanaises se sont retirées de plusieurs zones dans les Monts Nouba, , et ont été remplacées par des administrateurs civils et des policiers qui sont chargés de normaliser la vie. 

La France salue l'accord sur un cessez-le-feu 

La France a salué lundi l'accord signé en Suisse sur un cessez-le-feu entre l'Armée populaire de libération du Soudan (SPLA) et les autorités soudanaises, a déclaré le porte-parole adjoint du ministère français des Affaires étrangères Bernard Valéro. 
"Nous nous réjouissons de la signature (...) d'un accord de cessez-le-feu entre la SPLA et les autorités soudanaises", et "la France espère qu'il ouvrira une perspective de dialogue entre les deux parties dans le but de parvenir à une solution négociée du conflit". 
"La France appelle à une solution pacifique du conflit sud-soudanais qui tienne compte des aspirations des populations". 

(A.F.P. - B.Q.A 19- 22 janvier 2002)
La marine US accusée d'avoir intercepté un cargo soudanais en mer d'Oman 

Les autorités soudanaises ont affirmé jeudi que des militaires américains avaient intercepté un cargo soudanais en mer d'Oman et ont dénoncé cet acte "contraire au droit international". 
"Des forces américaines sont montées mardi à bord du cargo al-Obeid, propriété de l'Etat soudanais, après son interception en mer d'Arabie. Le bateau reliait la ville omanaise de Salalah à Djeddah, en Arabie saoudite", a indiqué le ministère des Affaires étrangères.
Le ministère "a vigoureusement dénoncé cet acte d'inspection par les forces américaines" et a indiqué que le gouvernement soudanais avait demandé des explications à l'administration américaine. 
Selon le ministère, les inspecteurs américains n'ont rien trouvé de suspect à bord du cargo. 
Les Etats-Unis ont étendu en décembre à la mer d'Oman, au large du Pakistan, leur traque pour l'homme le plus recherché du monde, Oussama ben Laden, et les membres de son réseau al-Qaida. Ils ont instauré un contrôle maritime destiné à empêcher leur fuite et la Cinquième flotte inspecte souvent des navires de commerce dans la région. 
Oussama ben Laden, accusé par les Etats-Unis d'avoir commandité les attentats du 11 septembre à Washington et New York, a résidé de 1990 à 1996 au Soudan, où il avait de nombreuses activités, notamment dans les travaux publics et le bâtiment. 
Le régime islamiste de Khartoum a condamné les attentats du 11 septembre, et affirmé sa disposition à coopérer avec Washington dans sa campagne antiterroriste, notamment en matière d'échange d'informations. 

(AFP-BQA – 17-01-2002)
Une compagnie russe signe un accord pour l'exploration pétrolière 

Une compagnie pétrolière russe a signé, le 15 janvier, avec le gouvernement soudanais un accord pour l'exploration pétrolière dans les provinces situées autour de la capitale Khartoum. 
Cet accord a été signé mardi soir par Mikhail Gutseriev, président de la compagnie russe Slavneft, et le ministre soudanais de l'Energie et des mines Awad Ahmed al-Jaz, représentant la compagnie Sudapet, propriété de l'Etat. 
Les opérations de Slavneft, qui commenceront en mars dans la localité de Kab ak-Jidad (60 km au sud de Khartoum), auront lieu dans le Bloc 9, qui comprend les Etats de Gezira, du Nil et du Nil Blanc. 
La compagnie russe se chargera du financement du projet en lui consacrant 200 millions de dollars, selon des sources de l'ambassade russe à Khartoum. 

(AFP-BQA – 16-01-2002)
Un journaliste condamné pour un article sur l'esclavage

Un tribunal de Khartoum a condamné mercredi un journaliste et son journal à des amendes pour avoir publié un article affirmant que des esclaves étaient transportés dans des trains au Soudan. 
Nhial Bol a été condamné à 5 millions de livres soudanaises (400 dollars) pour avoir écrit dans le Khartoum Monitor que la compagnie étatique des chemins de fer fermait l'oeil sur le transport de personnes enlevées par des marchands d'esclaves arabes dans une région à dominante africaine du sud. 

(AFP-BQA – 16-01-2002)

 
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Nouvelles brèves du 01 au 14 janvier 2002
Négociations entre pouvoir et rebelles soudanais en Suisse
Quatre soldats soudanais tués dans le crash d'un avion dans le sud Soudan
Deux groupes rebelles se réunissent, 10 ans après leur scission
Mutinerie dans une prison : sept tués et plus de 80 blessés
Destruction de champs de haschich, de cannabis et saisie de cocaïne
Négociations entre pouvoir et rebelles soudanais en Suisse 

Le gouvernement soudanais et l'Armée de libération du peuple du Soudan ont été invités à des négociations en Suisse sous l'égide conjointe de ce pays et des Etats-Unis, a indiqué jeudi un porte-parole du ministère suisse des affaires étrangères. 
Les invitations ont été remises mercredi aux parties, au terme de nombreux contacts, a précisé Mme Muriel Berset-Kohen. 
Les négociations doivent porter sur l'instauration d'un cessez-le-feu, de durée limitée, mais renouvelable, dans la région des monts Nouba, dans le centre du Soudan. 
Des représentants du gouvernement soudanais et des rebelles de l'Armée de libération des peuples du Soudan (SPLA) ont entamé le 14 janvier à Buergenstock (Suisse) des négociations à huis clos sur un cessez-le-feu dans les monts Nouba, a annoncé le ministère suisse des Affaires étrangères. 
Onze représentants du gouvernement soudanais et sept membres de la SPLA sont arrivés séparément à Zurich et se sont rendus à Buergenstock, localité au sud de Lucerne 
Le sous-secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères Mutref Sideig Ali Nimmery conduit la délégation du gouvernement soudanais, tandis que les rebelles sont dirigés par leur commandant dans la région des Monts Nouba, Abdelaziz Adam al-Hilu. 
Selon un communiqué du ministère suisse, les discussions ont porté lundi sur les règles et procédures des discussions, avant que les négociations commencent mardi à aborder dans le détail la question du cessez-le-feu dans les monts Nouba (centre du Soudan). 
"La composition des deux délégations se situe à un niveau technique, étant donné que les négociations portent sur les modalités spécifiques d'un cessez-le-feu", précise le ministère. La teneur des discussions sera gardée secrète pour "faciliter des échanges ouverts et substantiels".
Les parties avaient accepté à la mi-novembre le principe d'un cessez-le-feu dans les Monts Nouba, lors d'une visite de l'émissaire américain pour la paix au Soudan, John Danforth. Mais début décembre la SPLA avait accusé le gouvernement soudanais de violer cet accord. 

(AFP-BQA – 14-01-2002)
Quatre soldats soudanais tués dans le crash d'un avion dans le sud Soudan 

Quatre militaires soudanais ont trouvé la mort dans le crash d'un avion lors d'une mission d'entraînement nocturne jeudi soir dans le Sud Soudan, a annoncé l'armée soudanaise. 
Le commandement de l'armée a indiqué que l'avion, dont le type n'a pas été précisé, avait plongé dans une rivière après avoir touché des arbres lors d'une manoeuvre d'atterrissage. 
L'accident, survenu près d'une position militaire au nord de la ville de Juba, à 1.200 kilomètres au sud de Khartoum, a coûté la vie à trois lieutenants et à un sergent de l'armée de l'air. 

(AFP-BQA-11-01-2002)
Deux groupes rebelles se réunissent, 10 ans après leur scission 

Les chefs rebelles John Garang et Riek Machar ont réuni leurs mouvements respectifs, dix après la scission qui les avait fait naître. "Le SPLA/SPLM et le Front démocratique du peuple soudanais (SPDF) ont annoncé au peuple soudanais... et à la communauté internationale que le mouvement était maintenant réunifié". 
"La recherche de l'unité parmi notre peuple et nos forces combattantes a été le souci de tous les Soudanais épris de paix". "Par conséquent, après de nombreuses tentatives pour retrouver l'unité, les directions du SLPA/SPLM et du SPDF se sont rencontrées (à Nairobi) les 5 et 6 janvier et ont signé un accord" pour se regrouper. 
Les deux mouvements se sont mis d'accord pour arrêter de se combattre et pour oeuvrer à la formation d'une seule entité militaire "afin de résister à l'agression" du gouvernement de Khartoum. 
Riek Machar, ancien numéro deux de la SPLA qu'il a quittée en 1991, avait signé en avril 1997 avec six autres organisations sudistes un accord de paix avec Khartoum. Il était devenu assistant du président Omar el-Bechir, mais avait démissionné début 2000 en affirmant que le gouvernement était revenu sur l'accord de paix. 
Le gouvernement soudanais a dénoncé la réunification de deux groupes rebelles de John Garang et Riek Machar. "On s'attendait à ce que cette réunification porte sur les moyens d'aboutir à la paix au Soudan, et non pas sur la recherche de l'escalade militaire", a déclaré le chef de la diplomatie soudanais. Les deux mouvements se sont mis d'accord pour arrêter de se combattre et pour oeuvrer à la formation d'une seule entité militaire "afin de résister à l'agression" du gouvernement de Khartoum.

(AFP-BQA- 7 et 8 janvier 2002 )
Mutinerie dans une prison : sept tués et plus de 80 blessés 

Cinq prisonniers et deux policiers ont été tués alors que 57 policiers et 23 prisonniers ont été blessés, a affirmé un communiqué du ministère selon lequel les prisonniers ont procédé à des actes "subversifs", ce qui a contraint la police anti-émeutes à lancer des grenades lacrymogènes contre eux. Mais les prisonniers ont riposté par des tirs à balles réelles. 
"Quand la situation s'est aggravée", les policiers anti-émeutes ont été obligés d'user également de leurs armes à feu, précisant que le calme avait été restauré et "la situation totalement contenue". 
Le communiqué ne précise pas comment les prisonniers ont pu se doter des armes.
Selon des informations contradictoires circulant à Khartoum à ce sujet, les détenus auraient réussi à pénétrer dans l'entrepôt des armes de la prison ou encore auraient arraché leurs armes aux policiers. 

(AFP-BQA- 7- janvier 2002 )
Destruction de champs de haschich, de cannabis et saisie de cocaïne 

Les unités de la police soudanaise chargées de la lutte anti-drogue ont détruit environ 12 hectares de plants de haschich et 7 tonnes de cannabis dans l'ouest du pays et opéré une "importante" saisie de cocaïne, a rapporté jeudi la presse soudanaise. 

(AFP-BQA-3- janvier 2002 )

 
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