Nouvelles brèves

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2003

du 11 décembre au 27 décembre 2003

du 24 novembre au 10 décembre 2003

du 12 novembre au 29 novembre 2003

du 18 octobre au 8 novembre 2003

du 1er au 16 octobre 2003

du 16 au 24 septembre 2003

du 4 au 18 septembre 2003

du 26 juin 2003

du 7 avril au 12 mai 2003

du 20 au 25 janvier 2003

Le 03 janvier 2003

2002

du 8 au 19 novembre 2002

du 8 au 17 octobre 2002

du 26 septembre au 02 octobre 2002

du 2 au 4 septembre 2002

du 30 mai au 16 juin 200

du 22 février au 25 mars 2002

du 12 au 15 février 2002

du 16 au 22 janvier 2002

du 01 au 14 janvier 2002


Nouvelles brèves du 11 décembre au 27 décembre 2003

Darfour : Massive offensive des rebelles contre les gouvernementaux
Colloques de paix :médiateurs, accord de principe sur le pétrole
La police fait fermer Al Jazira
Darfour : interruption des négociations avec le Tchad
Le Pape reçoit les évêques du Soudan en visite ‘ad limina’
Colloques de paix : un accord cadre d’ici la fin de l’année
Darfour : Kofi Annan sollicite le ‘cessez le feu’
Echange d’amabilité : Khartoum annonce une visite à Rumbek
Darfour : Massive offensive des rebelles contre les gouvernementaux 

Plus de 600 soldats de Khartoum et des miliciens pro gouvernementaux auraient été tués par les rebelles du Darfour (Soudan occidental) durant une bataille qui a duré deux jours. C'est ce que rapporte le Mouvement pour la Justice et l'Egalité (JEM), un des deux groupes qui depuis février dernier ont levé les armes contre le gouvernement central soudanais. Les rebelles affirment avoir conduit une opération conjointe avec l'autre groupe rebelle, l'Armée-Mouvement de Libération du Soudan (SLA-M), en faisant tomber dans une embuscade entre 4.500 et 5.000 hommes de l'armée soudanaise et des milices pro gouvernementales qui se dirigeaient vers la ville de Tina, un des fiefs des insurgés, située dans les environs de la ville de Kulbus, à 120 kilomètres au nord de Geneina, capitale de la région du Darfour, provoquant selon les rebelles, la mort de 621 gouvernementaux et de 27 guérilleros. La version fournie hier par des sources militaires confirment des décès et des blessés dans les rangs des soldats repoussant une attaque de "bandits”, mais aucun chiffre précis n'a été fourni sur les victimes. L’intensification des combats était redoutée et en quelque sorte attendue après l'échec, il y a dix jours, des colloques de paix entre les autorités de Khartoum et les deux formations rebelles. La région isolée du Darfour, à la frontière avec le Tchad, est depuis des années le théâtre d'attaques de la part de pillards islamiques qui, selon la population locale, sont armés par le gouvernement central. Depuis le début de l'année 2003 la situation s'est aggravée. Le SLA-M, un mouvement d'autodéfense créé par des locaux pour se protéger des assauts des milices arabes, a formellement engagé une insurrection contre Khartoum, auquel s'est ensuite uni le JEM. Tous les jours, de cette région semi-désertique, à plus d'un millier de kilomètres de la capitale et longtemps oubliée, arrivent des nouvelles de violences continues, de combats entre les parties en présence et de bombardements de l'aviation soudanaise; autant de nouvelles au sujet desquelles il est difficile d'avoir des confirmations de la part de sources indépendantes. Selon les Nations Unies, dans la région du Darfour, où vivent environ 6 millions de Soudanais (un cinquième de la population du pays), au moins 7.000 personnes ont déjà été tuées depuis le début de l'année 2003, tandis que l'on compterait au moins 600.000 évacués.

(MISNA – 27-12-2003) 
Colloques de paix :médiateurs, accord de principe sur le pétrole

Un accord de principe sur le partage des revenus du pétrole aurait été trouvé entre les autorités de Khartoum et les rebelles de l'Armée Populaire de Libération du Soudan (SPLA) durant les colloques de paix de Naivasha (Kenya), a déclaré à l'agence Reuters le chef des médiateurs, le général kenyan Lazarus Sumbeiywo. Ce dernier précise qu'il ne s'agit pas d'un accord global sur les ressources. Le général Sumbeiywo a refusé de préciser quelles étaient les proportions de pétrole établies entre le gouvernement et les rebelles, protagonistes de 20 ans de conflit soldés par plus de 2 millions de morts. Le SPLA n'a fait aucun commentaire. Un porte-parole de Khartoum, Said al-Khatib, a dit que durant les six ans de transition fixées, le pétrole sera équitablement réparti à moitié. Les principaux gisements de pétrole se trouvent dans le sud du pays, contrôlé par le SPLA. Les pressions de la communauté internationale ces derniers mois – en particulier Etats Unis, Grande Bretagne, Italie, Norvège – ont poussé les deux parties à promettre la signature d'un accord global d'ici la fin décembre. Selon certaines sources, les Nations Unies prépareraient une vaste opération de maintien de la paix à déployer sur le terrain au lendemain de l'accord de paix

(MISNA – 22/12/2003)
La police fait fermer Al Jazira

Le bureau à Khartoum de la chaîne de télévision Al Jazira a été fermé par les forces de sécurité du Soudan, affirme Al Jazira. Hier, la police a fait irruption dans les locaux et interrogé le directeur, Islam Saleh, sans fournir d'explications. Les agents ont ensuite saisi le matériel technique et les ordinateurs. La direction centrale de la chaîne sise au Qatar affirme que son mot d'ordre est "opinion et contre opinion", raison pour laquelle elle a donné la parole aussi bien au gouvernement qu'à l'opposition. L'agence italienne ANSA indique en revanche que la police de Khartoum a effectué une perquisition au siège du parti d'opposition PNC (Congrès National du Peuple), interpellant trois dirigeants. Certains observateurs pensent que ces deux épisodes peuvent être liés à la question du Darfour (ouest). Dans le les deux Etats du Nord et Sud Darfour, les gouverneurs ont décrété le couvre-feu nocturne pour contraster d'éventuelles menaces à la stabilité que pourraient représenter le rebelles de l'Armée –Mouvement de Libération du Soudan (SLA-M), après la rupture des négociations de paix avec le gouvernement qui se tenaient au Tchad. Le leader du PNS, Hassan El Tourabi, récemment libéré après avoir été assigné à résidence plusieurs mois, a

(MISNA-19/12/2003)
Darfour : interruption des négociations avec le Tchad 

La négociation entamée lundi au Tchad entre le gouvernement de Khartoum et les rebelles de l'Armée-Mouvement de Libération du Soudan (SLA-M), actifs dans la région occidentale du Darfour, s'est interrompue aujourd'hui. C'est ce qu'a annoncé hier le ministre de la Sécurité tchadien, Abdramane Moussa, cité par l'Agence France Presse. "Nous constatons non sans déplaisir", a dit Moussa, "que les rebelles ont avancé des conditions inacceptables bloquant à l'improviste la négociation. C'est un échec". Le gouvernement du Tchad demeure toutefois à disposition des deux parties en tant que médiateur. Toujours selon la même source, les rebelles auraient demandé entre autre un pourcentage sur les revenus dérivant de la vente de l'or noir et l'autonomie de la gestion du territoire. "Le SLA-M ne représente pas tous les acteurs qui opèrent sur le terrain" a ajouté le ministre du Tchad en précisant que dans le Darfour de nombreux groupes armés de l'opposition sont encore actifs, n'ayant pas signé la trêve du 3 septembre entre les rebelles et les autorités soudanaises. Les rebelles du Darfour, où vivent environ 6 millions de personnes, accusent le gouvernement de Khartoum de ne pas garantir la protection de la population,exposée aux attaques continuelles des bandes de nomades islamiques qui ont jusqu'à présent provoqué plusieurs milliers de morts. Selon les Nations Unies au moins 7.000 personnes ont été tuées depuis le début de l'année 2003 dans cette zone tandis que l'on évalue à 600.000 le nombre des évacués dont 70.000 réfugiés dans le Tchad voisin. Face au manque structurel de sécurité, en février dernier l'Armée de Libération du Darfour, née en 2001, s'est transformée en une véritable rébellion contre le gouvernement de Khartoum. Dans la région un autre groupe rebelle, moins connu, est également actif, le Mouvement pour la Justice et l'Egalité

(MISNA-17/12/2003) 
Le Pape reçoit les évêques du Soudan en visite ‘ad limina’ 

La création d'un organisme qui coordonne les divers programmes qui portent une assistance humanitaire dans plusieurs régions du Soudan a été vivement proposée et souhaitée hier par Jean Paul II lors de sa rencontre avec les prélats de la Conférence épiscopale du pays africain, déjà reçus au cours de ces dernières semaines en audiences séparées, à l'occasion de leur visite ‘ad limina apostolorum’. En rappelant que le Soudan traverse à l'heure actuelle une phase décisive pour la résolution définitive d'un conflit en cours depuis deux décennies, le Souverain Pontife a souligné l'importance d'accroître l'efficacité des programmes d'assistance humanitaire par le biais d'une "agence ouverte aux représentants des autres dénominations chrétiennes et des autres religions, y compris l'Islam" afin "d'alimenter un climat de confiance réciproque par le biais de la coopération conjointe". En s'adressant aux évêques soudanais, le Pape a par ailleurs cité "les figures de deux intrépides témoins de la foi, deux saints dont les vies sont intimement liées à votre terre: Sainte Joséphine Bakhita et Saint Daniele Comboni. Je suis convaincu", a poursuivi le Saint Père, "que l'exemple de charité chrétienne illustré par ces deux dévots serviteurs du Seigneur peuvent jeter une lumière éclatante sur les réalités présentes que l'Eglise doit affronter dans votre pays”. La vie de la Sainte Bakhita “a clairement prouvé que le tribalisme et les formes de discrimination basées sur l'origine ethnique ne font pas partie de la société civile et n'ont aucune place dans la communauté des croyants", a-t-il ajouté. Le Souverain Pontife a conclu son discours en demandant au "Dieu de la paix de garantir le succès du processus de négociation et de dialogue encore en cours, afin que la vérité, la justice et la réconciliation puissent encore régner au Soudan (…). En cette période de l'Avent, alors que nous nous préparons à célébrer la naissance de notre Sauveur, que vous puissiez, ainsi que les prêtres, les religieux et les fidèles laïcs de vos églises locales, vous renouveler dans l'espoir qui naît des 'joyeuses nouvelles de grande joie' proclamées à Bethléem
(MISNA-16/12/2003) 

Colloques de paix : un accord cadre d’ici la fin de l’année 

Un accord cadre: tel pourrait être selon des indiscrétions, le résultat le plus probable que le gouvernement soudanais et les rebelles de l'Armée Populaire de Libération du Soudan (SPLA) réussiront à obtenir d'ici la fin de l'année. Une manière de respecter "à moitié" la parole donnée par ces protagonistes des colloques de paix pour le Soudan en cours au Kenya, qui ont qui ont à plusieurs reprises rassuré la communauté internationale ces derniers mois, en particulier les Etats Unis, affirmant conclure un accord de paix d'ici la fin de l'année. Selon les indiscrétions qui ont filtré, les parties pourraient définir au cours des prochaines semaines un "mémorandum d'entente" à compléter et à signer d'ici fin janvier 2004. Malgré les déclarations optimistes de ces dernières semaines, de nombreux observateurs avaient formulé des doutes sur les délais annoncés. Les travaux des négociations seront en effet ralentis par les fêtes religieuses de fin d'année et les accords non encore pris sur des questions importantes. Reste encore à définir en effet la répartition des revenus du pétrole exploité dans le sud du pays. Le destin des régions Blue Nile, Monts Nuba et Abyei est encore, en outre, revendiqué par le gouvernement et par le SPLA. La guérilla sud-soudanaise combat depuis 1983 pour obtenir une majeure autonomie par rapport au nord, musulman (le sud est en majorité animiste et chrétien). Les affrontements et les pénuries dues à la guerre ont entraîné la mort de deux millions de personnes et poussé des centaines de milliers de civils à la fuite.

(MISNA-11/12/2003)
Darfour : Kofi Annan sollicite le ‘cessez le feu’ 

Le secrétaire général des Nations Unies a demandé un cessez-le-feu immédiat pour le Darfour, la région occidentale du Soudan, théâtre depuis quelques mois d'affrontements entre des rebelles et le gouvernement de Khartoum. Kofi Annan, dans un document présenté il y a quelques jours par son porte-parole, Fred Eckard, a invité l'Armée-Mouvement pour la Libération du Soudan (SLA-M) et le gouvernement soudanais à "finaliser un cessez-le-feu définitif et à le respecter". La demande de Kofi Annan intervient suite à la confirmation, de la part des autorités de Khartoum de l'annulation de la dernière phase de négociations prévue pour hier à Abeche, au Tchad. Les colloques, renvoyés à une date encore indéterminée, ont été suspendus pour consentir à Khartoum de vérifier les nouvelles selon lesquelles les rebelles auraient violé il y a quelques jours la trêve temporaire signée par les parties en présence le 3 septembre dernier et renouvelée début novembre. Depuis plus d'un mois désormais, les rebelles et le gouvernement s'accusent réciproquement de violer le cessez-le-feu. Annan s'est dit "alarmé par la rapide détérioration de la situation humanitaire" et a ajouté avoir été informé de nombreux cas d'abus perpétrés contre les civils, dont des homicides, des violences contre les femmes, des saccages, des villages incendiés. "L'insécurité", a déclaré le porte-parole de Kofi Annan, "fait sérieusement obstacle aux efforts pour garantir une assistance humanitaire tandis qu'une grande partie du million de Soudanais concerné par le conflit ne peut être aidée par les opérateurs des agences internationales qui n'arrivent pas à atteindre des zones souvent isolées". Il y a quelques jours, l'envoyé de l'ONU au Soudan pour les questions humanitaires, Tom Vraalsen, avait déjà lancé l'alarme sur la situation dans le Darfour, en la qualifiant de "très sérieuse". Selon les Nations Unies au moins 7.000 personnes ont été tuées dans cette zone depuis le début de l'année 2003, tandis qu'il y aurait environ 600.000 évacués dont 70.000 réfugiés dans le pays voisin du Tchad. Dans la région du Darfour vivent 6 millions de Soudanais (un cinquième de la population du pays), qui subissent depuis des années les incursions de groupes nomades arabes, ayant provoqué jusqu'à présent quelques milliers de morts. Face au manque structurel de sécurité, en février dernier l'Armée de Libération du Darfour, né en 2001, s'est transformée en une véritable rébellion contre le gouvernement de Khartoum. Un autre groupe rebelle moins connu est également actif dans cette région, le Mouvement pour la Justice et l'Egalité (JEM).

(MISNA- 11/12/2003) 
Echange d’amabilité : Khartoum annonce une visite à Rumbek 

Une délégation du parti de gouvernement soudanais, le Congrès National (CN), se rendra en visite d'ici quelques jours à Rumbek (région du Bahr el Ghazal, sud Soudan) un des fiefs de l'Armée de Libération Populaire du Soudan (SPLA), le groupe rebelle protagoniste, avec Khartoum, d'une guerre civile en cours depuis 20 ans. L'annonce a été faite par le président soudanais en personne Omar el Beshir, au terme d'une rencontre qui a eu lieu hier avec la délégation de la SPLA qui, pour la première fois en 20 ans, s'est rendue dans la capitale soudanaise. Cet échange de visites entre les protagonistes du conflit représente un "pas en avant gigantesque pour la construction de la confiance réciproque" a déclaré un porte-parole de la SPLA. M. Beshir, en saluant la délégation rebelle qui a quitté Khartoum hier soir, a demandé de transmettre ses salutations au leader de la SPLA, John Garang, actuellement retenu au Kenya avec le vice-président soudanais dans la phase conclusive des colloques de paix qui, d'ici la fin de l'année, devraient déboucher sur un accord définitif qui mettra le mot fin à 20 ans de guerre civile

(MISNA – 11/12/2003)

 
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Nouvelles brèves du 24 novembre au 10 décembre 2003
Soudan. Processus de paix
Accords de paix : Les pressions de George W. Bush
Khartoum : les réfugiés Sud-Soudanais en fête pour l’arrivée de l’APLS
Darfour : les rebelles n’ont aucune intention de renouveler la trêve
Colloques de Paix : les travaux reprennent
IGAD: La trêve entre gouvernement et SPLA prorogée de deux mois
HRW dénonce les exactions
Les multinationales du pétrole complices de violations des Droits de l’Homme
Darfour : Des rebelles retrouvent les cinq agents humanitaires disparus
Soudan. Processus de paix 

Le 3 décembre, dans une interview, le leader rebelle John Garang a exprimé son souhait de partager le pouvoir non seulement avec le président el-Béchir et son parti, le Congrès national, mais aussi avec les autres leaders et partis politiques, une fois achevé le processus de paix. Le gouvernement de Khartoum et le Mouvement/Armée de libération du peuple soudanais (SPLM/A) sont engagés dans des négociations de paix au Kenya, d'où sont exclus les autres leaders de l'opposition. -- Le vendredi 5 décembre, une délégation de la SPLA s'est rendue à Khartoum, pour la première fois depuis le début de la guerre civile en 1983. Ils ont été acclamés par la foule. Cette visite survient deux jours après le lancement autorisé des activités politiques de la SPLA dans la capitale soudanaise. "Tous les indices montrent que la guerre dans le sud touche à sa fin", a affirmé le président el-Béchir. Une nouvelle session de pourparlers, que l'on espère officiellement être la dernière, reprend ce samedi au Kenya. -- 9 décembre. Le ministre soudanais des affaires étrangères, Moustapha Osmane Ismaïl, prévoit la signature d'un accord de paix avec la rébellion sudiste avant la fin du mois. Un responsable de l'Autorité intergouvernementale (africaine) de développement (IGAD), qui parraine les négociations, n'exclut pas que la session actuelle des pourparlers, se conclue par un accord qui mettrait fin à près de vingt ans de guerre civile. Cette session est censée se terminer le 19 décembre, mais rien n'interdit aux participants de jouer les prolongations. -Cependant, il n'est pas évident qu'un accord de paix entre le SPLM/A et le gouvernement permette de régler le problème de la rébellion dans le Darfour (ouest). Cette guérilla a affirmé, le 7 décembre, avoir tué autour de 700 soldats gouvernementaux et supplétifs de l'armée dans une contre-offensive. Le Darfour veut être intégré dans les pourparlers de paix. Certaines zones de l'est et du nord du pays s'estiment, elles aussi, écartées du processus de paix. 

(ANB-BIA, Bruxelles, 10 décembre 2003)
Accords de paix : Les pressions de George W. Bush

Le président des Etats-Unis, George W. Bush, a téléphoné personnellement au président soudanais Omar el Bashir et à John Garang, leader de l'Armée de Libération Populaire du Soudan (SPLA, le mouvement rebelle qui est en lutte depuis 20 ans contre le gouvernement de Khartoum) en les invitant à Washington pour procéder à la signature d'un accord de paix désormais en voie de définition. C'est ce qu'ont rapporté des sources de presse internationales, en précisant que lors de ces deux colloques Bush a sollicité les deux protagonistes de la guerre du sud Soudan afin qu'ils concluent les négociations en cours à Naivasha (au Kenya) d'ici la fin de l'année. Le porte-parole de la Maison Blanche, Scott McClellan, a dit que les deux coups de fil se sont avérés "positifs" et a ajouté que le président américain suit de près le processus de paix, encourageant les deux parties à faire preuve de "flexibilité" pour surmonter les dernières divergences. Aujourd'hui le SPLA, selon les propos tenus par certains de ses représentants, a répété que l'on parviendra à un accord définitif d'ici la fin de l'année pour mettre un terme à une guerre en cours depuis 1983 et qui a causé plus de 2 millions de morts. Des déclarations analogues ont été formulées pas plus tard que samedi dernier par le ministre des Affaires étrangères soudanais, Mustafa Osman Ismail, en visite au Caire (Egypte). Pas tous les observateurs sont toutefois aussi optimistes et nombreux sont ceux qui ont avancé des doutes sur la conclusion d'un accord définitif d'ici fin 2003, proposant plutôt comme période plausible les premiers mois de l'année 2004. Les travaux ont été ralentis par les importantes festivités religieuses de ces derniers mois mais aussi par l'absence d'accord entre les parties sur certains points fondamentaux. Malgré les pressions internationales répétées, le partage du contrôle des riches zones pétrolières du sud du pays et la distribution des revenus dérivant de la vente de l'or noir restent encore à définir. Le destin de trois zones demeure également incertain ( Blue Nile, Monts Nuba et Abyei) sur lesquelles les parties en présence revendiquent le contrôle. Depuis 1983 le sud Soudan est le théâtre d'une guérilla qui vise à obtenir une majeure autonomie du nord musulman, pour une zone méridionale animiste et chrétienne. Les affrontements armés et les pénuries causées par la guerre ont provoqué au moins 2 millions de morts et des centaines de milliers de réfugiés. Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, par le biais de son porte-parole, s'est dit "alarmé" par la détérioration de la situation humanitaire dans la région occidentale soudanaise du Darfour, théâtre d'affrontements entre le gouvernement de Khartoum et deux formations rebelles. L'insécurité qui règne encore dans cette région isolée du Soudan, explique Annan, rend aussi extrêmement difficile le travail des opérateurs humanitaires qui tentent de porter assistance au million de civils concernés par ce conflit. Les colloques de paix entre Khartoum et le SLA-M, le principal mouvement armé actif dans le Darfour, devraient reprendre aujourd'hui à Abeche au Tchad pour finaliser un accord pour le cessez-le-feu définitif, après la trêve souscrite il y a quelques mois mais jamais respectée.

(MISNA – 10/12/2003)
Khartoum : les réfugiés Sud-Soudanais en fête pour l’arrivée de l’APLS 

Une foule composée presque exclusivement de réfugiés sud-soudanais a accueilli hier la délégation de l'Armée Populaire de Libération du Soudan (SPLA) venue pour la première fois à Khartoum, dans le nord. Après 20 ans de conflit, des représentants officiels des rebelles, qui réclament l'autonomie des territoires méridionaux depuis 1983, a été reçue par une délégation du régime islamique guidé par Omar el Béchir. "La télévision publique a largement suivi l'événement" racontent des sources de l'agence MISNA dans la capitale soudanaise, "qui a été accueilli avec joie par la population du sud; le reste a été assez indifférent. Personne n'a festoyé dans les rues de Khartoum". Ce déplacement intervient au moment de l'ouverture de la dernière phase des colloques de Naivasha (près de Nairobi, Kenya), où les négociations doivent entrer dans le vif du sujet pour aboutir à l'accord de paix tant attendu entre le gouvernement arabe de Khartoum et les autonomistes du sud (en majorité animistes et chrétiens). "Les autorités veulent démontrer publiquement que l'on oeuvre pour la paix" commentent les mêmes sources, "mais les motivations de l'arrivée des rebelles ne sont pas très claires et peut-être dictées par les pressions de la communauté internationale. On a l'impression que le régime islamique est en train de créer une certaine propagande pour faire accepter à la population un accord avec les rebelles. Mais n'oublions pas que le nord du pays est surtout intéressé au sud pour le pétrole". Malgré les pressions internationales et l'optimisme de cette visite (définie un saut de qualité par les autorités), reste à définir la répartition du contrôle des richesses issues des revenus du pétrole. Le gouvernement prétend 90 pour cent des revenus de la commercialisation, les rebelles 80 pour cent, tandis que les médiateurs proposent une répartition équitable. Les parties revendiquent également chacune le contrôle des zones de Blue Nile, Monts Nuba et Abyei. Depuis 1983, les affrontements et les difficultés de la guerre ont provoqué au moins 2 millions de morts et des centaines de milliers de réfugiés.

(MISNA- 06/12/2003)
Darfour : les rebelles n’ont aucune intention de renouveler la trêve 

Les rebelles du Darfour, en lutte contre l'armée du Soudan, n'ont pas l'intention de renouveler la trêve souscrite en septembre et qui expire aujourd'hui. "Nous n'avons pas d'intérêt pour les colloques de paix car les agressions du gouvernement continuent" a déclaré à l'agence onusienne Irin news Ahmad Abd al-Shafi, porte-parole de l'Armée-Mouvement de Libération du Soudan (SLA-M). Le cessez-le-feu, que les deux parties s'accusent d'avoir violé à plusieurs reprises, avait été signé le 3 septembre au Tchad et prorogé d'un mois début novembre. "Il n'y a eu aucune cessation des hostilités" a-t-il insisté. Le porte-parole de la rébellion du Darfour, une région désertique et isolée à un millier de kilomètres de la capitale, Khartoum, a ajouté que le gouvernement tchadien, en tant que médiateur, avait proposé de nouvelles négociations. "Nous ne pouvons pas y participer, à moins que certains points ne soient pris en considération" a précisé M. al-Shafi. Le bras de fer s'est intensifié ces dernières semaines, à cause des actions de bandes de pillards arabes qui ont fait fuir des centaines de milliers de personnes. Selon l'ONU, près de 600.000 Soudanais ont dû abandonner certaines zones du Darfour, pour se diriger soit vers le Tchad, soit vers des villes. L'insécurité dans la zone empêche les organisations humanitaires d'assister les populations. Le quotidien tchadien indépendant Notre Temps a en outre dénoncé hier que "la situation est grave et le risque d'une catastrophe humanitaire est imminent", accusant le gouvernement de N'Djamena de garder le silence sur le drame en cours.

(MISNA- 4/12/2003) 
Colloques de Paix : les travaux reprennent 

Les colloques entre le gouvernement soudanais et les rebelles de l'Armée de Résistance du Seigneur (LRA) ont repris dimanche dernier et sont désormais entrés dans leur phase finale qui, selon les déclarations officielles, devraient porter avant la fin de l'année à la signature d'un accord de paix définitif qui mettrait un terme à une guerre en cours depuis plus de 20 ans et qui a causé au moins 2 millions de victimes. Les colloques entre les délégations des deux parties rentreront probablement dans le vif du sujet à partir du 5 décembre prochain seulement quand le leader de la SPLA, John Garang et le vice-président soudanais Ali Osman Taha s'assoiront à la table des négociations. Pas tous les observateurs considèrent que l'on puisse arriver à un tournant décisif dans les prochaines semaines et quelques-uns ont avancé le doute que l'on ne puisse parvenir à un accord définitif que dans les premiers mois de l'année 2004. Les travaux pourraient être ralentis par les fêtes religieuses musulmanes (Ramadam et id al-Ftir) et chrétiennes (Noël) qui tombent pendant cette période, tout comme l'accord manqué entre les parties sur certains points de l'entente. Malgré les pressions internationales, il faut en effet encore définir le partage du contrôle des zones riches en pétrole dans le sud du pays et la distribution des revenus relatifs à la vente de l'or noir. Sur ce second point les positions sont encore distantes. Le gouvernement prétend 90 pour cent des entrées économiques provenant de la vente du pétrole du Sud Soudan tandis que les rebelles revendiquent pour eux 80 pour cent tandis que les médiateurs proposent 50 pour cent pour chacune des parties. Le destin de trois zones est lui aussi incertain ( Blue Nile, Monts Nuba et Abyei) sur lesquelles les deux parties revendiquent le contrôle. Depuis 1983 le Sud Soudan est le théâtre d'une guérilla qui veut obtenir pour la partie méridionale, animiste et chrétienne, une majeure autonomie du nord musulman. Des affrontements armés et des pénuries causées par la guerre ont provoqué au moins deux millions de morts et plusieurs centaines de milliers de réfugiés.
(MISNA, 2/12/2003) 

IGAD: La trêve entre gouvernement et SPLA prorogée de deux mois

Les rebelles et le gouvernement soudanais ont prorogé de deux mois supplémentaires le cessez-le-feu souscrit l'an dernier. La nouvelle a été annoncée par les médiateurs de l'IGAD (Autorité Intergouvernementale pour le Développement), organisme régional des pays de la Corne de l'Afrique ayant guidé les négociations, entamées fin 2002 à Machakos (Kenya) pour mettre fin à 20 ans de guerre civile entre Khartoum et le SPLA (Armée de Libération Populaire du Soudan). Il y a à peine deux jours, les colloques entre les parties ont repris à Naivasha (Kenya) et ils pourraient aboutir d'ici la fin de l'année à un accord de paix définitif. "C'est parce que nous sommes sûrs que tout se conclura d'ici la fin de l'année que nous n'avons prorogé la trêve que de deux mois au lieu des 90 jours habituels" a déclaré Lazaro Sumbeiywo, un des médiateurs de l'IGAD durant la cérémonie de renouvellement du cessez-le-feu. Tous ne sont cependant pas si optimistes et certains observateurs prévoient un accord pour le début de l'année prochaine. Les travaux pourraient être ralentis par la présence de festivités religieuses musulmanes (Ramadan) et chrétiennes (Noël), et par le trébuchement sur certaines parties de l'accord. Les points à clarifier ne sont pas des moindres et concernent essentiellement le partage du contrôle des riches zones pétrolières du sud et des recettes de l'or noir.

(MISNA – 29/11/2003) 
HRW dénonce les exactions  - 

Un nouveau rapport de Human Rights Watch (HRW) dénonce les violations des droits de l'homme au Soudan et épingle le rôle trouble des compagnies pétrolières. "Le gouvernement soudanais a utilisé l'argent du pétrole pour conduire ses campagnes de terre brûlée, destinées à évincer des centaines de milliers de fermiers et pasteurs de leurs terres, qui renferment du pétrole", écrit l'ONG. Et "les compagnies pétrolières opérant au Soudan étaient informées des tueries et pillages", mais ont "continué à opérer et à gagner de l'argent". HRW demande que le retour des déplacés des zones pétrolières du Haut Nil sur leurs terres, "avec garanties pour leur sécurité et compensation des pertes subies", soit placé au centre des négociations de paix, qui se déroulent actuellement au Kenya entre le gouvernement et les rebelles du Sud. 

(La Libre Belgique, 25 novembre 2003)
Les multinationales du pétrole complices de violations des Droits de l’Homme

Les efforts du gouvernement soudanais sur le contrôle des bassins pétrolifères du sud du pays ont poussé des centaines de milliers de personnes à la fuite. Telle est la principale accusation contenue dans un volumineux dossier présenté hier par l'organisation de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW). Le rapport critique les multinationales de l'or noir, co-responsables, selon HRW, du déplacement tragique et massif de civils. Le rapport, intitulé "Soudan, pétrole et droits de l'Homme" enquête sur le rôle du pétrole dans les 20 ans de guerre civile soudanaise, qui oppose depuis 1983 le régime de Khartoum aux rebelles e l'Armée de Libération Populaire du Soudan (SPLA). Selon une chercheuse de l'organisation, Jemera Rone, "le développement pétrolifère aurait dû entraîner le rapprochement des personnes au Soudan, mais en réalité, il n'a apporté que des mésaventures". Le rapport indique que le gouvernement a utilisé les ponts, les routes et les aéroports construits par les compagnies pétrolières pour lancer ses attaques contre la population dans la région méridionale du Western Upper Nile. Par ailleurs, le gouvernement aurait déployé des militants islamistes afin de poursuivre la guerre et n'aurait pas hésité à financer des milices dans le sud pour manipuler ethniquement et déstabiliser la région, qui réclame l'autonomie et l'indépendance. "Les compagnies pétrolières présentes au Soudan étaient conscientes des massacres, des bombardements et des pillages qui ont eu lieu dans le sud" a affirmé Mme Rone. Ce rapport a été publié dans une phase délicate des négociations entre le gouvernement et le SPLA, qui ont signé dernièrement une série d'accords qui donnent espoir pour la fin du conflit. Pour plus d'informations, consulter le site http://www.hrw.org/reports/2003/sudan1103/sudanprint.pdf

(MISNA-25/11/2003) 
Darfour : Des rebelles retrouvent les cinq agents humanitaires disparus

Les 5 agents humanitaires disparus depuis plusieurs jours dans le Darfour occidental, sud-ouest du Soudan, dont 4 membres du personnel l'organisation non gouvernementale suisse Medair et un fonctionnaire soudanais, se portent bien. L'ONG réfère que les 5 hommes ont été remis par un groupe de rebelles du Darfour à des membres de Médecins Sans Frontières (MSF) dans un petit village du Tchad, près de la frontière adjacente au Darfour. Les hommes du groupe "Mouvement pour la justice et l'égalité", une formation rebelle alliée à l'Armée-Mouvement de Libération du Darfour (SLA-M) ont affirmé qu'ils les avaient libéré les agents humanitaires des mains d'un groupe de pillards arabes qui les avaient enlevés il y a quelques jours. Le gouvernement de Khartoum avait accusé le SLA-M de l'enlèvement et de l'homicide présumé d'au moins 2 des 5 agents. Medair avait diffusé la nouvelle de la disparition de ses employés la semaine passée, expliquant convoi formé d’un véhicule de Medair (ayant à son bord les 5 agents) et de trois autres camions avait quitté Silea le lundi 10 novembre pour Kolbus, afin d’y procéder à une distribution de secours. Le lendemain, tout contact avait été perdu avec le véhicule. Les trois autres camions étaient revenus sans que leurs chauffeurs sachent ce qui s'était passé. Le Darfour est une zone semi-désertique et isolée où se vérifient fréquemment des attaques de tribus nomades arabes contre le reste de la population. La formation SLA-M armée y est née il y a plusieurs mois; elle accuse le gouvernement de Khartoum de ne pas protéger les populations de la zone des attaques des pillards.

(MISNA- 24/11/2003) 

 
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Nouvelles brèves du 12 novembre au 29 novembre 2003
Darfour : les rebelles accusent le gouvernement de violer la trêve
Darfour : disparition de 5 agents humanitaires
Menace terrorisme : les Etats Unis rouvrent l’ambassade de Khartoum
Darfour : les rebelles accusent de violer la trêve
Violences au Darfour
L’Etat du Blue Nile veut rétablir un rapport de confiance avec Khartoum
Colloques de Paix : on en reparlera en 2004
Sources Rebelles : les négociations reprendront à la fin du mois
Darfour : les rebelles accusent le gouvernement de violer la trêve

Au moins dix civils auraient été tués dans un bombardement des forces gouvernementales sur des villages et des positions rebelles dans la région du Darfour, à l'ouest du Soudan, affirment des sources de l'Armée-Mouvement de Libération du Soudan (rébellion). Abdallah Hassaballah, du SLA-M s'est adressé à l'agence l'Agence France Presse en accusant le gouvernement de Khartoum de flagrante violation de la trêve signée le 3 septembre dernier. Il a ajouté que le raid avait touché la zone du Cornei, à environ 130 kilomètres au nord d'El-Fasher, principale ville de la région semi-désertique du Darfour. Selon Abdallah Hassaballah , 10 civils au moins auraient été tuées et beaucoup d'autres blessées. Cette nouvelle n'est pas encore confirmée par des sources indépendantes car les lieux de l'action sont très isolés et difficiles d'accès. Le SLA-M et le gouvernement s'accusent depuis quelques temps réciproquement de violer le cessez-le-feu conclu il y a deux mois. les affrontements entre les deux parties se sont intensifiée depuis le début de l'année 2003 et des dizaines de milliers de personnes ont pris la fuite vers le Tchad. Le SLA-M est né en 2001 et accuse le gouvernement de Khartoum de négliger la zone et de ne pas garantir à la population la protection des pillards musulmans, qui ont fait 2.000 morts en quelques années

(MISNA, 22/11/2003)
Darfour : disparition de 5 agents humanitaires

Cinq agents humanitaires, dont 4 membres du personnel l'organisation non gouvernementale suisse Medair et un fonctionnaire soudanais, ont disparu depuis plusieurs jours dans le Darfour occidental, située au sud-ouest du Soudan. Un communiqué de Medair indique qu'un convoi formé d’un véhicule de Medair (ayant à son bord les 5 agents) et de trois camions avait quitté Silea le lundi 10 novembre pour Kolbus, afin d’y procéder à une distribution. Le lendemain, tout contact a été perdu avec le véhicule. Les trois camions loués sont revenus sans que leurs chauffeurs sachent ce qu’il en était advenu. "Depuis" lit-on dans la note de l'organisation, "tous les efforts ont été entrepris pour tenter de les localiser dans l’espoir de les ramener à la base locale de Medair à El Geneina et de les réunir avec leurs familles". Le mois dernier, neuf personnes qui travaillaient pour l'agence américaine USAID avaient été assassinés dans la région du Darfour, une zone semi-désertique et isolée où se vérifient fréquemment des attaques de tribus nomades arabes contre le reste de la population. Une formation armée est née il y a plusieurs mois dans le Darfour, l'Armée-Mouvement de Libération, SLA-M) qui accuse le gouvernement de Khartoum de ne pas protéger les populations de la zone. En septembre, le gouvernement et cette rébellion ont conclu une trêve de 45 jours, renouvelée il y a quelques jours. Medair est l'une des rares organisations internationales à oeuvrer encore dans le Darfour, où elle avait commencé à travailler en 2001 avec des programmes sanitaires de base. Depuis l'été 2003 et les affrontements entre SLA-M et gouvernement, l'ONG porte secours aux centaines de milliers de déplacés (les estimations varient de 300.000 à 600.000 personnes).

(MISNA, 19/11/2003)
Menace terrorisme : les Etats Unis rouvrent l’ambassade de Khartoum

L'ambassade des Etats-Unis à Khartoum a repris hier son activité. La représentation diplomatique américaine avait été fermée le 10 novembre dernier suite à "une menace spécifique et crédible aux intérêts américains à Khartoum''. La cessation des activités de l'ambassade américaine avait suivi le grave attentat survenu à Riad (Arabie Saoudite)deux jours avant, ayant

(MISNA- 17-11/2003)
Darfour : les rebelles accusent de violer la trêve

Le gouvernement soudanais et les rebelles de l'Armée-Mouvement de Libération (SLA-M) du Darfur, région du Soudan occidental, continue de s'accuser réciproquement de nouvelles violations de la trêve. Aujourd'hui les autorités locales d'une localité proche de la frontière avec le Tchad, Kulbous, ont référé que 21 personnes ont été tuées, et au moins une quarantaine blessées, dans une violente attaque perpétrée par les hommes de la SLA-M et par des miliciens liés au groupe Justice et Egalité. Cette nouvelle n'a pas été confirmée pour le moment par des sources indépendantes. Formellement au moins, le gouvernement et les rebelles tentent de trouver une solution à la crise armée et le 3 septembre dernier les parties en présence sont arrivées à une première entente sur laquelle elles continuent de travailler. Malgré cela, pendant ces dernières semaines des intenses affrontements entre les deux camps se sont toutefois multipliés, provoquant un flux de milliers d'évacués. Selon une estimation de l'Office humanitaire de l'ONU (OCHA) environ 600.000 personnes auraient fui cette région depuis que la SLA-M a débuté sa lutte, en février dernier. Soixante dix mille évacués se seraient réfugiés dans le Tchad voisin, tandis que la majorité des déplacés se seraient dirigés vers Kutum et Kebkabya, dans le nord du Darfour. La SLA-M, née dans la région semi désertique du Darfour en mars 2001 sous le nom d'Armée de Libération du Darfour, s'est ensuite transformée en une véritable rébellion en début d'année 2003. Le mouvement accuse Khartoum de négliger cette zone et de ne pas garantir la sécurité à la population locale exposée aux assauts de bandes de pillards islamiques qui en quelques années ont provoqué plus de 2.000 morts

(BIA, Bruxelles, 16/11/2003)
Violences au Darfour

Malgré l'accord de cessez-le-feu signé entre le gouvernement soudanais et les rebelles du Mouvement/Armée de libération du Soudan (SLM) en septembre dernier et prorogé la semaine dernière, plus de 60 personnes ont été tuées le 8 novembre dans la région du Darfour, dans l'ouest du Soudan, suite à deux attaques séparées des forces gouvernementales et ses milices alliées dans la région frontalière avec le Tchad. Selon un leader du SLM, 35 personnes ont été tuées et 70.000 déplacées dans une zone de l'Etat du Nord-Darfour; et 32 civils ont été tués dans l'Etat de l'Ouest-Darfour, alors que 165.000 personnes ont été poussées à fuir la zone. Les Nations unies estiment que les milices pro-gouvernementales ont entraîné le déplacement de plus de 500.000 personnes depuis février dernier. 

(D'après PANA, Sénégal, 14 novembre 2003)
L’Etat du Blue Nile veut rétablir un rapport de confiance avec le gouvernement de Khartoum

Le gouvernement de l'état du Blue Nile (Soudan sud oriental) a demandé aux autorités de Khartoum une forme d'autonomie durant la période de transition de 6 ans prévue par le plan de paix en voie de définition avec les rebelles de l'Armée de Libération Populaire du Soudan (SPLA). Selon le journal indépendant Al-Ayam, environ 90 représentants de l'administration et des dignitaires du Blue Nile se seraient réunis dans la capitale Ed-Damazine (à environ 550 kilomètres au sud de Khartoum) pour “restaurer la confiance" entre le régime du président soudanais Omar el Bashir et les autorités locales. Le contrôle de cette région constitue un des points encore en discussion entre les principaux acteurs du conflit en cours depuis 20 ans dans le pays africain, le gouvernement soudanais et la SPLA. Durant la réunion de Ed-Damazine le refus de toute forme de contrôle militaire sur le Blue Nile de la part de la rébellion du Sud Soudan a été réaffirmé. Selon le journal, les délégués ont demandé au gouvernement central l'approbation d'un programme d'urgence qui soit lancé avant la signature du traité final entre Khartoum et la SPLA, qui pourrait intervenir début 2004. Une délégation de l'administration du Blue Nile, composée des chefs tribaux et traditionnels, est attendue pour ces jours-ci dans la capitale afin de discuter de ces demandes avec le gouvernement d'El Bashir

(MISNA – 14/11/2003) 
Colloques de Paix : on en reparlera en 2004

Cela semble difficile que le gouvernement de Khartoum et les rebelles de la SPLA (Armée de Libération Populaire du Soudan) puissent parvenir à un accord de paix d'ici la fin de l'année, conformément à ce que les parties avaient promis au secrétaire d'Etat américain Colin Powell. C'est ce qu'a déclaré dans une interview à l'Agence Reuters le numéro deux de la SPLA, Salva Kiir Mayardit, en précisant que l'entente pourrait en revanche se réaliser pour les deux premiers mois de l'année 2004. "Nous reprendrons les négociations le 30 novembre", a dit Mayardit, "et il y a encore des problématiques encore très importantes à résoudre". En effet, malgré les pressions internationales, les aspects à préciser ne sont certainement pas secondaires. Il faut encore définir le partage du contrôle des riches zones pétrolières du sud et la distribution des revenus dérivant de la vente de l'or noir. Sur ce second point les positions sont encore éloignées. Le gouvernement prétend 90 pour cent des entrées de la commercialisation du pétrole du Sud Soudan; les rebelles en demandent 80 pour cent et les médiateurs proposent 50 pour cent pour chacune des parties. Le destin de trois zones est également incertain ( Blue Nile, Monts Nuba et Abyei) dont les deux parties revendiquent le contrôle. L'agence de presse nationale soudanaise Suna a fait savoir entre temps que Khartoum s'est entretenue hier soir avec le Haut Commissariat de l'ONU pour les Réfugiés (HCR) d'un plan pour le retour au pays d'un demi million de réfugiés soudanais. Les 570.000 expatriés (se trouvant dans 6 pays africains différents) rentreront dès que le gouvernement et les rebelles auront signé l'accord de paix définitif pour mettre fin à une guerre qui dure depuis 20 ans et ayant jusqu'à présent causé la mort de plus de deux millions de personnes

(MISNA, 13/11/2003)
Sources Rebelles : les négociations reprendront à la fin du mois

Les colloques de paix devant mettre fin à 20 ans de guerre au Soudan reprendront le 30 novembre prochain, a déclaré Salva Kiir, responsable de la délégation des rebelles de l'Armée Populaire de Libération du Soudan (SPLA) qui s'est rendue au Caire. Durant les réunions dans la capitale égyptienne, les représentants du SPLA ont rencontré le secrétaire général de la Ligue Arabe, Amr Moussa, l'invitant à prendre part aux négociations qui devraient rouvrir à la fin du mois à Naivasha, non loin de Nairobi, au Kenya. Il y a deux jours, le président Omar El Béchir avait déclaré que les négociations entre son gouvernement et la rébellion auraient pu recommencer même avant le délai fixé lors des dernières négociations. Restent encore à l'ordre du jour les questions sur lesquelles les deux parties n'ont pas trouvé de position commune: partage du pouvoir, distribution des revenus du pétrole et contrôle de trois régions du centre du Soudan. A la fin du mois d'octobre, en présence du Secrétaire d'Etat américain Colin Powell, le gouvernement de Khartoum et les rebelles s'étaient engagés à conclure un accord de principe d'ici le 31 décembre. Le SPLA lutte depuis 1983 contre le gouvernement de Khartoum pour obtenir l'autonomie et l'indépendance. On estime que les victimes de ce conflit sont plus de 2 millions, dont une majorité de civils et des victimes de famine et de maladies.

(MISNA, 12/11/2003) 

 
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Nouvelles brèves du 18 octobre au 8 novembre 2003
El Tourabi : l’Eglise , meilleure interlocutrice dans le dialogue entre le Nord et le Sud
Force militaire conjointe avec le Tchad le long des frontières
Reprise des négociations entre Khartoum et le MLS le 4 décembre
Darfour : nouvel accord entre les rebelles et le gouvernement, prolongation de la trêve
Un hélicoptère militaire s'écrase au Soudan: 20 morts
Darfour: Gouvernement et rebelles entament des discussions au Tchad
Kampala : ouverture du sommet de l’IGAD
Colloque de paix : Powell « accord d’ici la fin de l’année »
Colloque de paix : Powell est prêt à rencontrer les protagonistes
Darfour : La presse indique des attaques des milices islamiques, une centaine de morts
Colin Powell au Kenya pour soutenir la dernière phase des colloques de paix
Colloque de paix, le Ministre des Affaires Etrangères Kenyan : « Les Soudanais et le monde entier attendent un accord »
El Tourabi : l’Eglise , meilleure interlocutrice dans le dialogue entre le Nord et le Sud 
L'Eglise pourrait être la meilleure interlocutrice dans le dialogue entre Karthoum et les rebelles du Sud du Soudan, a affirmé El Tourabi, le leader islamiste du NPC (National Popular Congress, Congrès national populaire) à la chaîne de télévision "Al Jazira"..
Cette déclaration était émise à la fin de la visite d'une délégation de la formation politique NPC chez le nouveau cardinal soudanais Gabriel Zubeir Wako. La visite a eu pour cadre  les locaux de la cathédrale Saint Mathieu à Khartoum, le 1er novembre 2003.  Le président du NPC a félicité le cardinal pour sa nomination et pour son rôle dans le dialogue inter-religieux au Soudan. M. El Tourabi a réitéré le besoin pour les musulmans et les chrétiens de continuer à travailler pour la paix.
A l'ouverture de la table ronde du Nouveau conseil des Eglises du Soudan, le secrétaire général de la CETA (Conférence des toutes les Eglises d'Afrique) a exhorté les leaders  religieux chrétiens à planifier et à promouvoir la paix dans leur pays durant la période de l'après-guerre
(D.I.A., Khartoum, le 5 novembre 2003)
Force militaire conjointe avec le Tchad le long des frontières 

Le Soudan et le Tchad patrouilleront ensemble leurs frontières communes pour maintenir la sécurité, arrêter les attaques des zones frontalières, la contrebande et les autres activités criminelles entre les deux pays. C'est ce qu'ont établi les gouvernements de Khartoum et de N’Djamena, selon l'Agence "Sudan News Agency" (Suna). La "task force" conjointe a été décidée hier au terme d'une longue série de colloques entre le ministre de la Défense soudanais M. Bakri Mohammed Saleh et son homologue tchadien M. Mohammed Nouri, durant lesquels a également été abordée la possibilité d'extrader les criminels et les groupes armés dans leur respectif pays de provenance. Début septembre le président du Tchad Idriss Deby avait conduit avec succès une intervention de médiation entre le gouvernement du Soudan et les rebelles de l'Armée-Mouvement de Libération (SLA-M) du Darfour, région soudanaise occidentale à la frontière entre les deux nations. A cause des affrontements armés des milliers d'évacués ont abandonné le Darfour et se sont déversés en territoire tchadien. Il y a trois jours, les autorités de Khartoum et les rebelles ont signé une nouvelle entente et une trêve qui permettent d'espérer une résolution de ce conflit interne

(MISNA – 08/11/2003)
Reprise des négociations entre Khartoum et le MLS le 4 décembre 

Le gouvernement soudanais et les rebelles du Darfour (ouest) reprendront le 4 décembre au Tchad leurs négociations après avoir reconduit le cessez-le-feu.
Dans cet accord de cessez-le-feu, le gouvernement et le MLS s'engagent à garantir aux organisations humanitaires l'accès aux civils des deux bords qui ont besoin d'aide et à assurer la liberté de mouvement des civils dans le Darfour, selon le journal. 
Les deux parties ont signé le 3 septembre à Abeché un cessez-le-feu de 45 jours, négocié grâce à une médiation tchadienne. Elles ont entamé des discussions le 26 octobre afin d'"aboutir à une paix globale", conformément à l'accord de cessez-le-feu. 
La rébellion du Darfour réclame un développement économique de cette région semi-désertique. 
Le conflit dans le Darfour a fait depuis février plusieurs centaines de morts, et environ 3.000 selon la rébellion. Près de 400.000 personnes ont été déplacées à la suite des combats, selon des estimations de l'Onu. 
Les négociations entre le gouvernement et le MLS se déroulent parallèlement aux pourparlers de paix entre Khartoum et la guérilla sudiste, qui doivent reprendre le 30 novembre au Kenya pour tenter de mettre fin à 20 ans de guerre civile dans le sud-Soudan. 

(AFP, Khartoum, 5 novembre 2003)
Darfour : nouvel accord entre les rebelles et le gouvernement, prolongation de la trêve 

Le gouvernement soudanais et les rebelles de l'Armée-Mouvement de Libération du Darfour (SLA-M), la région du Soudan occidental, ont décidé de "reconduire le cessez-le-feu et de cesser toutes les hostilités". La nouvelle a été divulguée par la radio nationale du Tchad, en citant un communiqué conjoint des deux parties, qui étaient réunies depuis une semaine à Abéché (est du Tchad). Un délai de 30 jours a été accordé aux rebelles du SLA-M afin d'élaborer les détails de l'entente conclue le 3 septembre dernier et ce dans une tentative pour trouver une solution à la crise armée qui oppose depuis de longs mois les autorités de Khartoum à la formation active dans l'ouest du Soudan. A cette occasion le gouvernement soudanais et le mouvement du Darfour avaient concordé une première trêve de 45 jours grâce à la médiation des autorités du Tchad. La négociation a repris le 26 octobre dernier avec l'objectif de "parvenir à une paix globale". Au cours de ces dernières semaines, de durs affrontements sont survenus, ayant provoqué un flux de milliers de déplacés qui, selon quelques organisations internationales, se trouvent dans des conditions fort précaires. Le mouvement est né dans la région semi désertique du Darfour en mars 2001 avec le nom d'Armée de Libération du Darfour puis s'est transformé en une véritable rébellion au début de cette année. Le SLA-M accuse Khartoum de négliger cette zone et de ne pas garantir la sécurité à la population locale, continuellement exposée aux assauts des bandes de pillards islamiques qui en quelques années ont provoqué la mort de plus de 2.000 personnes

(MISNA, 05/11/2003)
Un hélicoptère militaire s'écrase au Soudan: 20 morts

Un hélicoptère militaire soudanais, atteint par "un problème technique", dont la nature n'a pas été précisée, s'est écrasé dans la région d'Oum Sayyala, dans l'Etat du Kordofan du Nord, dans le centre du pays, tuant ses 20 passagers.
L'appareil, dont le type n'a pas été précisé, transportait 19 soldats, dont six officiers et un étudiant qui avaient été blessés auparavant dans un accident de la route, 

 (AFP, Khartoum, 29, octobre 2003)
Darfour: Gouvernement et rebelles entament des discussions au Tchad 

Des délégués du gouvernement soudanais et de l'Armée-Mouvement de Libération (SLA-M) du Darfur (région à l'ouest du Soudan), ont entamé hier soir des négociations politiques dans la ville d'Abéché, au Tchad, selon des sources diplomatiques citées par l'Agence France Presse. L'objectif de ces discussions est la signature d'une "paix globale", déjà prévue par l'accord conclu par les deux parties le 3 septembre dernier, jour de la signature d'un cessez-le-feu de 45 jours, grâce à la médiation du président Idriss Déby. Les pourparlers reprennent dans une phase de tension, avec les rebelles et les autorités qui s'accusent réciproquement de violation de la trêve. Les combats perpétuels entre le SLA-M et l'armée de Khartoum inquiètent les autorités tchadiennes à cause de l'afflux continuel de réfugiés en provenance du Darfur. Des milliers de personnes, ces derniers jours, ont pris la fuite notamment à cause des continuelles agressions de pillards et de miliciens d'origine arabe. Le SLA-M, né en 2001 sous le nom d'Armée de Libération du Darfur, s'est soulevé contre le gouvernement en début d'année accusant Khartoum de ne pas protéger la population locale des assauts des bandes armées islamiques qui infestent cette région semi-désertique et isolée.

(MISNA – 29-10-2003) 
Kampala : ouverture du sommet de l’IGAD 

Le Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres de l'IGAD (Autorité Intergouvernementale pour le Développement) s'est ouvert aujourd'hui à Kampala, capitale de l'Ouganda. La réunion, qui rassemble les représentants des Etats de la Corne de l'Afrique (Soudan, Somalie, Ouganda, Kenya, Djibouti, Ethiopie et Erythrée), durera deux jours durant lesquels seront traités les thèmes de la tension entre l'Ethiopie et l'Erythrée et des deux processus de paix en cours dans la région. Le processus au Soudan semble proche de la conclusion positive, tandis que la énième conférence de paix et de réconciliation de la Somalie se traîne depuis des mois. L'IGAD affrontera également le problème de la guérilla de l'Armée de Résistance du Seigneur (LRA) au nord de l'Ouganda et celui du danger terroriste à Djibouti. Sont arrivés dans la capitale les présidents kenyan Mwai Kibaki, soudanais Omar el Béchir, ougandais Yoweri Museveni et mozambicain Joaquim Chissano, en qualité de président en exercice de l'Union Africaine. La Somalie est représentée par le chef du gouvernement de transition, Abdulkassim Salat Hassan, tandis que Djibouti et l'Ethiopie ont envoyé leurs ministres des Affaires Etrangères

(MISNA, 24-10-2003) 
Colloque de paix : Powell « accord d’ici la fin de l’année » 

Le gouvernement de Khartoum et les rebelles de l'Armée de Libération Populaire du Soudan (SPLA) se sont engagés devant le secrétaire d'Etat américain Colin Powell à parvenir à un accord de paix d'ici la fin de l'année pour interrompre une guerre civile en cours depuis 20 ans. M. Powell a invités les deux leader à Washington afin d'y signer le document historique. Tel est le résultat qu'a obtenu le secrétaire d'Etat américain lors de la matinée passée à Naivasha (90 kilomètres au nord-ouest de Nairobi, Kenya), qui accueille la dernière phase des colloques de paix soudanais. "La fin est proche. D'après ce que j'ai entendu aujourd'hui je crois qu'un accord final est à portée de mains entre les parties", a dit Powell qui a quitté le Kenya en début d'après-midi pour se rendre en Egypte. "Nous avons franchi une colline, mais il y a toute une autre série de collines à franchir, espérons d'ici décembre. C'est une occasion à saisir et que l'on ne peut pas perdre", a-t-il ajouté. Les rencontres entre le vice-président soudanais Ali Osman Taha et John Garang, le leader de la SPLA, ont repris vendredi dernier et sont axées sur le partage du contrôle des riches zones pétrolières du sud et la distribution des revenus relatifs à la vente de l'or noir. Powell a rencontré séparément les deux dirigeants politiques pendant une demie heure environ, mais peu d'informations ont filtré sur ces colloques. La visite de Powell, surtout pour Khartoum, ne se limite pas à une intervention diplomatique en faveur du processus de paix. La signature d'un accord avec la SPLA permettrait en effet au Soudan d'être finalement rayé de la "liste noire" sur laquelle les américains l'ont inséré en 1993. Khartoum avait fini dans le camp des "méchants" pour avoir accueilli le leader de la guérilla palestinienne Abou Nidal et Carlos, "le chacal", l'organisateur de l'enlèvement des ministres de l'OPEC, survenu à Vienne en 1975. Ces dernières années les Etats-Unis ont considéré le Soudan comme une des nations les plus actives dans le soutien du réseau terroriste d'Oussama ben Laden, pays étant pour ce motif signalé parmi les "états canailles". En 1998, au lendemain des deux attentats contre les ambassades américaines de Dar es Salaam (Tanzanie) et de Nairobi (Kenya), dans lesquels 224 personnes, dont 70 Américains, ont trouvé la mort, les Etats-Unis ont lancé des missiles contre une industrie pharmaceutique située à la périphérie de la capitale soudanaise et suspectée de produire des armes chimiques. L'attaque a provoqué de nombreuses victimes parmi les civils. Le gouvernement de Khartoum a demandé une enquête indépendante de l'ONU qui n'a jamais été engagée.]

(MISNA - 22/10/2003) 
Colloque de paix : Powell est prêt à rencontrer les protagonistes 

Le secrétaire d'Etat américain Colin Powell est arrivé il y a quelques minutes à Naivasha, à 90 kilomètres au nord-ouest de Nairobi (Kenya) où se tiennent les colloques de paix soudanais en cours entre le gouvernement de Khartoum et les rebelles du SPLA (Armée de Libération Populaire du Soudan). Selon le programme distribué à la presse, M. Powell devrait en premier lieu rencontrer le ministre kenyan des Affaires Etrangères, Kalonzo Musyoka, puis le responsable de la médiation, le général Lazaro Sumbeiywo. Le secrétaire d'Etat se réunira ensuite séparément avec le vice-président soudanais, Ali Osman Taha et avec John Garang, leader du SPLA. Avant de quitter Naivasha, M. Powell rencontrera la délégation de l'IGAD (Autorité intergouvernementale pour le développement), l'organisme régional qui rassemble les pays de la Corne de l'Afrique et qui a organisé le processus de médiation. "Je pense qu'il sera utile de s'arrêter un peu pour redonner de l'énergie aux négociations, en voyant si je peux être utile pour trouver une solution" avait déclaré hier Powell, dès son arrivée au Kenya. Les entretiens entre le vice-président soudanais et le numéro un du SPLA ont repris vendredi dernier et traitent de la répartition du contrôle des riches zones pétrolifères du sud et de la distribution des recettes. Deux arguments – selon les analystes à l'origine de la guerre - sur lesquels les parties semblent avoir trouvé un accord de principe. Quelques divergences persistent en revanche sur le statut à accorder à trois régions particulières (Blue Nile, Monti Nuba et Abyei), encore convoitées par les deux camps. Depuis 1983, le sud du Soudan, animiste et chrétien, est le théâtre d'une guérilla visant à obtenir une plus grande autonomie du nord musulman. Les affrontements et les privations dues à la guerre ont fait au moins deux millions de morts et des centaines de milliers de réfugiés

(MISNA- 22-10-2003) 
Darfour : La presse indique des attaques des milices islamiques, une centaine de morts 

Une centaine de personnes tuées et 15 blessées: tel est le bilan d'une série d'attaques lancées durant le week-end par des milices tribales islamiques dans la région du Darfour, dans le Soudan occidental. C'est ce que réfère aujourd'hui le quotidien indépendant soudanais "Al-Ayam", qui en citant un député de la région de Daresah (ouest du Darfour), où les violences sont survenues, précise que les miliciens ont mis à feu et à sang une quinzaine de petits centres. Dans leurs incursions les hommes armés ont également incendié de nombreuses habitations, contraignant à la fuite au moins 15.000 personnes. Khaled Bilal, tel est le nom du député du Darfour, a fait savoir qu'une délégation de politiciens se rendra dans la zone de Daresah pour vérifier ce qui est arrivé et a précisé avoir déjà demandé au gouvernement de Khartoum une intervention rapide pour désarmer la zone. Des sources de l'Agence MISNA sur place ont dit avoir recueilli au cours de ces dernières heures de nombreuses rumeurs et des témoignages d'une nouvelle vague de violence dans la région occidentale du Darfour, mais ont expliqué ne pas pouvoir encore confirmer de façon définitive les faits car il s'agit d'une zone isolée et où les sources indépendantes font défaut. "La seule chose certaine est que ces derniers jours de nombreuses personnes ont abandonné la zone et cela n'est jamais bon signe" explique un opérateur humanitaire qui a demandé de garder l'anonymat. Pas plus tard qu'hier, les rebelles de l'Armée-Mouvement de Libération (SLA-M) du Darfour avaient accusé le gouvernement soudanais d'avoir violé le cessez-le-feu plus de "47 fois" au cours de ces 45 derniers jours, provoquant au total 200 morts. "De nombreux indices font penser que ces milices tribales islamiques, ne sont rien d'autre que des mouvements paramilitaires liés au gouvernement, qui est ainsi libre de continuer à lutter contre les rebelles malgré la signature de la trêve, le cessez-le-feu et les négociations de paix en cours", a expliqué à l'Agence MISNA la même source diplomatique occidentale. Le SLA-M, qui a fait son apparition en août 2001 avec le nom de Mouvement de Libération du Darfour, s'est formellement constitué en février 2003 et a levé les armes contre les autorités de Khartoum, accusant l'exécutif de négliger le Darfour et de ne pas protéger la population locale, exposée aux incursions des milices arabes

(MISNA-20-10-2003) 
Colin Powell au Kenya pour soutenir la dernière phase des colloques de paix 

Le secrétaire d'Etat américain, Colin Powell, se rendra au Kenya dans le courant de la semaine pour soutenir les colloques de paix soudanais en cours entre le gouvernement de Khartoum et les rebelles de l'Armée de Libération Populaire du Soudan (SPLA), désormais entrés, selon les experts, dans leur phase finale. La nouvelle a été diffusée hier en soirée par un porte-parole de la SPLA puis confirmée par des fonctionnaires du département d'Etat de Washington, qui ont précisé que Powell pourrait arriver dans le pays africain dès mardi pour se trouver le jour suivant à Naivasha (90 kilomètres au nord-ouest de la capitale kenyane), la ville qui accueille les négociations. Les rencontres entre le vice-président soudanais Ali Osman Taha et John Garang, le leader de la SPLA, ont repris vendredi dernier et ont porté sur le partage du contrôle des riches zones pétrolières du sud du pays et la distribution des revenus dérivant de la vente de l'or noir. Sur ces deux aspects, qui représentent selon les analystes les véritables motifs d'une guerre civile en cours depuis plus de 20 ans, les deux parties sembleraient avoir trouvé un accord. En revanche quelques divergences perdurent quant au statut à attribuer à trois régions (Blue Nile, Monts Nuba et Abyei) qui font encore l'objet de litiges. Depuis 1983 le Soudan du Sud, à majorité animiste et chrétienne, est le théâtre d'une guérilla qui vise à obtenir l'autonomie du nord musulman. Les affrontements armés et les difficultés alimentaires et sanitaires en résultant ont provoqué au moins 2 millions de morts et des centaines de milliers d'évacués

(MISNA –20-10-2003) 
Colloque de paix, le Ministre des Affaires Etrangères Kenyan : « Les Soudanais et le monde entier attendent un accord » 

“Le monde entier vous regarde et attend que vous parveniez à un accord au terme de ce round de négociations": telles sont les paroles adressées hier par le ministre des Affaires étrangères du Kenya, M. Kalonzo Musyoka, aux leaders qui participent aux colloques de paix pour le Soudan. Depuis jeudi le vice-président soudanais Ali Osman Taha et le chef des rebelles de l'Armée de Libération Populaire du Soudan (SPLA), John Garang, tiennent des colloques à Naivasha, à environ 90 kilomètres à l'est de Nairobi, pour ce que tous attendent comme la "dernière ligne droite" de l'interminable négociation de paix visant à mettre fin à un conflit en cours depuis 1983. “Les attentes sont encore plus élevées de la part du peuple soudanais qui a souffert ces 20 dernières années" a ajouté Musyoka. Selon le chef de la police du Kenya, qui depuis juillet accueille les négociations entre les délégués de Khartoum et la rébellion du Sud Soudan, la session de colloques à peine entamée est fort critique. A son arrivée, Taha a déclaré être très déterminé à "signer un plan de paix global", Garang a répondu sur un ton analogue et conciliant. Autant de paroles qui devront se concrétiser dans un document après l'entente encourageante à laquelle les parties sont parvenues il y a quelques semaines en ce qui concerne le déploiement militaire dans le sud du pays et la réorganisation de l'armée nationale. Plusieurs questions demeurent encore en suspens: le partage du contrôle des riches zones pétrolières du sud et la distribution des revenus dérivant de la vente de l'or noir, mais également le statut de trois régions (Blue Nile, Monts Nuba et Abyei), qui sont encore des motifs de contentieux entre les parties. La guerre, qui a explosé quand les rebelles du Sud, à majorité animiste et chrétienne, ont demandé l'autodétermination des musulmans de Khartoum, a provoqué en deux décennies plus de 2 millions de victimes et des centaines de milliers de réfugiés, en grande partie à cause de la faim et de maladies comme conséquence du conflit

(MISNA – 18-10-2003)
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Nouvelles brèves du 1er au 16 octobre 2003
Colloques de paix : nouvelle série de pourparlers, peut-être les derniers
Khartoum libère le leader de l’opposition islamique el Tourabi
Le Conseil de Sécurité demande une mission de paix en vue d’un accord entre le Gouvernement soudanais et la SPLA/M.
Premiers pas du dialogue entre le Gouvernement et la SPLA/M
Evêque de Rumbek (Sud Soudan) : l’implication de la société civile est nécessaire pour la paix »
A quand la paix ?
Darfour ; Incursions de miliciens dans le Tchad voisin
Du 1er au 16 octobre 2003 
 
 

Colloques de paix : nouvelle série de pourparlers, peut-être les derniers

Le vice-président soudanais Ali Osman Taha est arrivé aujourd'hui à Nairobi pour participer aux colloques de paix avec les rebelles de l'Armée de Libération Populaire du Soudan (SPLA), qui devraient repartir dans les prochaines heures à Naivasha (90 kilomètres au nord-ouest de la capitale kenyane). "Nous sommes heureux d'être de nouveau de retour à Nairobi pour recommencer celle qui sera, nous l'espérons, la dernière tournée de négociations" a déclaré à la presse M. Taha à son arrivée à l'aéroport Jomo Kenyatta. Le vice-président a précisé que le gouvernement de Khartoum était décidé à résoudre les questions encore restées en suspens pour arriver au plus vite à un "règlement global et définitif". Le nouveau face à face entre Osman Taha et John Garang, le leader du SPLA, aurait dû se tenir hier mais la rencontre a été renvoyée de 24 heures, pour des raisons encore inconnues. Les deux hommes devront affronter les problèmes de la répartition du contrôle des riches zones pétrolifères du sud et la distribution des profits relatifs et la définition du statut de trois régions (Blue Nile, Monti Nuba et Abyei) encore convoitées par les deux parties. Après presque un mois de "négociations préliminaires", un premier signe de l'approche de la fin du conflit avait été donnée le 25 septembre dernier avec la signature d'un accord sur la révision du déploiement militaire dans les régions méridionales et la recomposition d'une armée nationale. Depuis 1983, la guérilla est active dans le sud du pays pour revendiquer une plus grande autonomie. Les affrontements et la famine ont fait au moins deux millions de morts et des centaines de milliers de déplacés.

(MISNA, Rome-16/10/2003) 
Khartoum libère le leader de l’opposition islamique el Tourabi 

Après deux ans d'incarcération, Hassan El Tourabi, ex-président du Parlement soudanais et leader du parti Congrès National du Peuple (PNC), a été libéré aujourd'hui. La nouvelle a été annoncée par des sources de son propre mouvement, qui précisent que les autorités de Khartoum ont également levé la mise au ban du PNC. Hassan El Tourabi, 71 ans, fervent défenseur de l'intégrisme islamique, fut allié du président Omar Hassan el Béchir lors du coup d'Etat de 1989 et dans les années qui suivirent, son inspirateur, selon de nombreux analystes. En 1999 cependant, El Béchir dissout le Parlement dirigé par El Tourabi. Deux ans plus tard, le 21 février 2001, les autorités de Khartoum arrêtèrent El Tourabi, désormais passé dans les rangs de l'opposition, pour avoir conclu un accord avec les rebelles du SPLA (Armée de Libération Populaire du Soudan), le mouvement chrétien et animiste protagoniste depuis 20 ans de la guerre civile contre le gouvernement de Khartoum

(MISNA, Rome – 13/10/2003) 
Le Conseil de Sécurité demande une mission de paix en vue d’un accord entre le Gouvernement soudanais et la SPLA/M. 

Planifier une mission de paix pour le Soudan, à déployer sur le terrain en vue d'un possible accord entre le gouvernement de Khartoum et les rebelles du Sud. C'est ce qu'a demandé hier le Conseil de sécurité des Nations Unies au secrétaire général du Palais de Verre, Kofi Annan. Les quinze ont demandé au plus haut représentant de l'ONU d'engager "le travail préparatoire" pour évaluer de quelle façon les Nations Unies pourront agir afin de mettre en acte le plan de paix, à la lumière des récents progrès qui se sont enregistrés durant les colloques en cours au Kenya entre les deux parties en présence qui combattent depuis 20 ans au Soudan. Selon des anticipations fournies par des sources diplomatiques, citées par l'Agence de presse Reuters, plusieurs milliers de casques bleus et diverses centaines d'observateurs militaires pourraient participer à la mission de peacekeeping en terre soudanaise. Mardi dernier, à Naivasha, à proximité de la capitale du Kenya Nairobi, le gouvernement islamique de Khartoum et les rebelles du Sud Soudan – zone à majorité animiste et chrétienne – ont repris les négociations pour mettre au point un accord. Le 24 septembre dernier, ils avaient trouvé un point d'entente important sur la composition des forces armées qui devront garantir la sécurité des zones méridionales du pays. Actuellement l'ONU engage sa mission la plus importante (15.000 hommes) au Liberia, tandis que dans la République Démocratique du Congo, la mission de peacekeeping devrait arriver à presque 11.000 unités

(MISNA, Rome 11/10/2003)
Premiers pas du dialogue entre le Gouvernement et la SPLA/M 

Les rebelles de l'Armée de Libération Populaire du Soudan (SPLA) ont répondu avec intérêt à la proposition de nouer une alliance politique avec le parti du Congrès National, actuellement au pouvoir. C'est ce que réfère un quotidien de Khartoum, en précisant que la proposition d'ouverture vers la SPLA est directement arrivée du président soudanais Omar el-Beshir, tandis qu'au Kenya les colloques de paix ont repris afin de trouver une solution définitive mettant fin à plus de 20 ans de guerre civile. Selon le journal indépendant "al-Ayam", un délégué de la SPLA, Deng Alor, a apprécié l'invitation lancée mercredi par le chef d'Etat, à savoir former un front commun sur le plan politique, en précisant cependant que l'hypothèse de partenariat reste encore à discuter. L'initiative, au-delà de sa réelle possibilité de concrétisation, semble confirmer le climat politique qui s'est instauré entre les deux parties. Le 24 septembre dernier, le gouvernement islamique de Khartoum et les rebelles du Soudan du Sud – zone à majorité animiste et chrétienne – sont finalement parvenus à un accord sur la composition des forces armées qui devront garantir la sécurité dans les zones méridionales du pays. Les négociations avaient été suspendues pendant deux semaines pour ensuite reprendre mardi dernier

(MISNA, Rome- 10/10/2003)
Evêque de Rumbek (Sud Soudan) : l’implication de la société civile est nécessaire pour la paix » 

"L'optimiste qui entoure la conclusion d'un accord de paix au Soudan est fondé, mais les temps seront plus longs que prévus et la signature n'aura pas lieu avant l'année prochaine. Et il est bon de préciser qu'à partir de la signature, c'est un chemin encore plus difficile qui commencera". C'est ce qu'a déclaré à l'agence MISNA Monseigneur Cesare Mazzolari, évêque de Rumbek (sud du Soudan), satisfait des colloques de paix organisés par la communauté internationale, qui semblent procéder vers la résolution du conflit, déclenché en 1983 entre l'Armée de Libération Populaire du Soudan (SPLA) et le gouvernement de Khartoum. "Selon les accords pris jusqu'à présent par les parties" poursuit le prélat, le sud du Soudan s'apprête à devenir une sorte d'Etat militarisé. "La forte présence de militaires, des milliers de soldats et des milliers de rebelles, sur de vastes zones du territoire, risque de ne pas être acceptée par la population civile, lasse des combats". "Je pense que les rebelles et le gouvernement doivent se dévouer totalement à la paix" dit encore Mgr Mazzolari, "sinon ils risquent de perdre le soutien populaire. L'éventuel traité de paix devra seulement marquer la fin d'une phase et l'ouverture d'une autre dans laquelle la société civile puisse trouver l'espace qu'elle mérite". Jusqu'à maintenant, la société civile sud-soudanaise a été tenue à l'écart des négociations, tous les participants ayant estimé qu'elle aurait joué un rôle uniquement après la résolution du conflit. "Pour l'instant il n'y a pas de signaux clairs en direction des gens et des associations du pays. Le Soudan ne pourra avoir la paix que quand fonctionnera l'administration civile, la police civile, et une présence militaire révisée". Monseigneur Mazzolari lance un appel à la communauté internationale: "N'abandonnez pas le pays après la signature d'un éventuel accord. Aidez la société civile soudanaise à se développer, ce sera une phase certainement plus difficile que celle des négociations actuelles, mais essentielle afin que le Soudan connaisse finalement une paix réelle".

(MISNA, Rome - 1/10/2003
A quand la paix ? 

Ce n'est qu'une question de temps: la fin de 20 ans de guerre civile soudanaise semble en effet proche de la réalité. C'est ce qui ressort des déclarations formulées au cours de ces 48 heures par tous les principaux protagonistes des colloques de paix (rebelles, gouvernement et médiateurs des Nations Unies) pour mettre fin au conflit soudanais responsable de la mort d'au moins deux millions de personnes. Le vice-président soudanais Ali Osmane Taha, aujourd'hui en visite officielle en Egypte, a dit dernièrement que la signature d'un accord définitif se ferait dans "quelques semaines". Il a été suivi de John Garang – leader de l'Armée Populaire de Libération du Soudan (SPLA), le mouvement armé qui se bat depuis 20 ans pour une plus grande autonomie du Soudan, chrétien et animiste, du nord musulman – qui, devant une foule de sympathisants réunis à Rumbek, a défini "irréversible" le processus de paix. L'envoyé spécial pour le Soudan du Secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan Tom Eric Vraalsen, estime quant à lui que l'accord ne pourra être signé que d'ici la fin de l'année à cause des suspensions des colloques dues aux festivités religieuses du Ramadan et de Noël. L'émissaire onusien s'est dit "extrêmement impressionné" par l'engagement avec lequel le gouvernement et les rebelles conduisent les négociations dans cette dernière phase. L'optimisme sur la rapide cessation de la guerre soudanaise a été accentué ces dernier jours par la signature, jeudi dernier, de l'accord sur la composition des forces armées qui seront chargées d'assurer la sécurité dans le sud du pays. Le vice-président soudanais et le leader rebelle ont en effet défini l'accord sur la sécurité de "pas fondamental" sur la voie de la paix. Une question délicate reste cependant encore à résoudre: celle du contrôle des richesses pétrolières du sud et la répartition des recettes

(MISNA, Rome - 1/10/2003)
Darfour : Incursions de miliciens dans le Tchad voisin 

Des miliciens armés du Darfour (Soudan occidental) ont lancé une attaque au-delà de la frontière avec le Tchad voisin, pour y voler environ 800 chameaux aux nomades dans les environs de Koulbous, à une vingtaine de kilomètres de la localité de Birak, le long de la frontière semi désertique entre les deux pays. L'épisode a été rapporté par Sonya Peyrassol, responsable de Médecins Sans Frontières (MSF) pour le Tchad. Les chameaux constituent une des principales ressources de cette zone d'une grande pauvreté, qui ces derniers mois a accueilli environ 15.000 réfugiés provenant du Soudan voisin pour échapper aux assauts continus des bandes armées d'origine arabe. Vingt mille autres Soudanais se sont réfugiés – selon les estimations du gouvernement de N’Djamena – à Tine tandis que d'autres milliers campent le long de la frontière. Selon la même source l'armée tchadienne aurait repoussé au-delà de la frontière les miliciens soudanais. A cause des assauts systématiques lancés contre la population civile de cette zone du Soudan, l'Armée de Libération du Darfour (SPLA-M) s'est organisée en février dernier et s'est soulevée contre le gouvernement de Khartoum. La SPLA-M accuse les autorités soudanaises de ne pas protéger la population du Darfour, en proie depuis des années aux incursions des brigands arabes

(MISNA, Rome – 1/10/2003) 

 
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Nouvelles brèves du 16 au 24 septembre 2003
Accord entre Khartoum et la rébellion sudiste sur plusieurs points
Délégation soudanaise en France pour participer à un forum économique
Les rebelles du Darfour appellent à l'aide face à l'afflux de réfugiés
Le Soudan lance un programme d'aide et de développement du Darfour
Khartoum confirme la liberté de déplacement pour les étrangers
Accord sur une prolongation de deux mois du cessez-le-feu au Soudan
Reporters Sans Frontières demande que le Khartoum Monitor puisse reparaître
Accord entre Khartoum et la rébellion sudiste sur plusieurs points 

Le gouvernement soudanais et la rébellion sudiste sont parvenus à un accord sur les questions de sécurité et d'autres points importants 
"Nous sommes parvenus à un accord concernant le déploiements des forces (militaires) et la taille des forces ainsi que sur d'autres points importants qui constituaient les points d'achoppement lors des discussions".
"L'accord satisfait la SPLA. Les pourparlers vont maintenant aller de l'avant. Nous espérons pouvoir nous attaquer maintenant aux questions en suspens". 
Cet accord intervient après plus de trois semaines de pourparlers à Naivasha entre le vice-président du Soudan Ali Osmane Taha et le chef de la SPLA John Garang. 
"Nous nous sommes mis d'accord sur un retrait significatif des forces gouvernementales du Sud, le déploiement des forces de la SPLA à Khartoum et la formation d'unités dans une force intégrée dans les régions du Nil Bleu méridional et des Monts Nouba". 

(AFP, Naivaska, Kenya, 24 sept 2003)
Délégation soudanaise en France pour participer à un forum économique 

Une délégation soudanaise dirigée par le conseiller présidentiel pour la paix Ghazi Salaheddine Atabani s'est rendue mardi à Paris pour participer à un forum économique franco-soudanais, a annoncé l'agence officielle soudanaise Suna. 
Le forum doit durer deux jours et sera tenu sous le thème du partenariat économique franco-soudanais pour soutenir la paix et le développement au Soudan, a précisé l'agence. 
Elle a indiqué qu'il est organisé par l'ambassade du Soudan en France et la Chambre française d'Industrie et de commerce. 
La délégation soudanaise comprend une quarantaine de responsables et d'hommes d'affaires, dont le ministre de l'Industrie Jalal Yousouf al-Diqair. 
Selon l'ambassadeur soudanais en France Abdel Basset Sanoussi, cité par la Suna, le forum doit notamment débattre des opportunités d'investissement au Soudan. 
Il a indiqué que ce forum allait constituer une opportunité pour les hommes d'affaires français de s'informer des opportunités d'investissements au Soudan lorsque la paix sera conclue entre le gouvernement et la rébellion sudiste, qui négocient actuellement un accord de paix. 
Le Soudan avait invité en mai dernier les entreprises françaises à investir dans son secteur pétrolier, lors d'une réunion du comité franco-soudanais de consultation politique à Khartoum. 

(AFP, Khartoum, 23 sept 2003)
Les rebelles du Darfour appellent à l'aide face à l'afflux de réfugiés 

Les rebelles du Darfour, dans l'ouest du Soudan, ont appelé mardi les organisations internationales à aider les réfugiés qui fuient selon eux les attaques des forces pro-gouvernementales et affluent dans les régions sous leur contrôle. 
Le Président du Mouvement de libération du Soudan (MLS) Abdel Wahed Mohammad Ahmed Nour a affirmé que des réfugiés affluaient depuis lundi dans les zones sous leur contrôle, fuyant les milices alliées au gouvernement soudanais. 
"J'exhorte les organisations internationales à fournir une aide humanitaire immédiate au grand nombre de personnes qui sont arrivées dans nos régions, fuyant les zones de Jabal Marrah, Wadi Salah, Kuttoum nord et autres, après que les milices pro-gouvernementales aient incendié lundi plusieurs villages en dépit du cessez le feu". 
Le gouvernement soudanais avait signé le 3 septembre au Tchad un accord temporaire de cessez-le-feu avec le MLS pour six semaines, qui était entré en vigueur le 6 septembre. 
Mais les rebelles ont depuis, à plusieurs reprises, accusé les forces gouvernementales de violer la trêve. 

(AFP, Le Caire, 23 sept 2003)
Le Soudan lance un programme d'aide et de développement du Darfour 

Le gouvernement soudanais a lancé un programme en trois parties pour l'aide humanitaire, l'amélioration des services et le développement de la région du Grand Darfour (ouest du Soudan), a annoncé le ministre des Affaires humanitaires Ibrahim Mahmoud Hamed. 
La première partie consiste à livrer durant les trois prochains mois, 15.000 tonnes d'aide alimentaire d'urgence à 110.000 personnes dans cette région, a déclaré M. Hamed cité dimanche par le quotidien Al Ayam. 
Sur cette quantité, 4.000 tonnes seront fournies par le gouvernement qui puisera dans les réserves nationales, tandis que l'Union européenne en fournira 5.000 et 6.000 tonnes seront fournies par les Nations unies et l'Agence américaine pour le développement international (USAID), a-t-il précisé. 
La deuxième partie du programme prévoit l'amélioration des institutions fournissant les services comme l'eau, les soins médicaux, le sanitaire, l'habitat et l'éducation, a ajouté M. Hamed. 
Durant cette période, les habitants de la région devront rendre les armes en leur possession comme convenu dans le cadre de l'accord d'Abeche (Tchad), selon le responsable. 
La troisième partie du programme se rapporte à la convocation d'une conférence pour le développement de la région, en tenant compte de l'Initiative spéciale de l'Onu pour le Grand Darfour, a-t-il précisé. 
Les Nations unies ont lancé le 15 septembre une initiative pour fournir de l'aide humanitaire et promouvoir la paix dans la région du Darfour à hauteur de 23 millions de dollars. 
Un comité d'organisations non-gouvernementales, locales et internationales, a été créé pour évaluer et fournir l'aide humanitaire nécessaire à la population du Darfour, a indiqué un responsable du parti du Congrès national (CN, au pouvoir), Hassan Bergo, cité par le journal. 
Prés de 12 millions de dollars seront nécessaires durant la première phase pour venir en aide à 17.000 familles dans la région, a indiqué M. Bergo. 

(AFP, Khartoum, 21 sept 2003)
Khartoum confirme la liberté de déplacement pour les étrangers 

Le gouvernement soudanais a confirmé que les étrangers pourraient désormais se déplacer librement dans les Etats du Nord et dans les capitales de certaines provinces du Sud, de l'Ouest et de l'Est. 
Les régions qui seront désormais accessibles sans permis sont les Etats du Nord, du Nil, de Khartoum, de Gezira, de Sennar, du Nil blanc, de Gedaref, du Kordofan Nord et du Kordofan Ouest, ainsi que les villes de Port-Soudan, de Kassala, d'El-Damaïz, de Kadogle, de Jouba, de Waw et de Malakal. 
Les étrangers désirant se rendre dans les autres villes du pays pourront obtenir une autorisation du gouvernement dans un délai de 24 heures, selon la même source. 
M. Ismaïl a précisé que le principal but de cette facilitation des déplacements était de permettre à l'aide humanitaire d'arriver à toutes les régions du pays. 
Jusqu'à présent, tout étranger, dont les membres des organisations humanitaires et les diplomates, devaient obtenir une autorisation du gouvernement à Khartoum avant de se rendre dans les autres régions du pays. 

(AFP, Khartoum, 21 sept 2003)
Accord sur une prolongation de deux mois du cessez-le-feu au Soudan 

Le gouvernement du Soudan et le principal groupe rebelle sont tombés d'accord me 21 septembre, lors de pourparlers de paix au Kenya, pour prolonger de deux mois le cessez-le-feu qui devait expirer fin septembre.
Un accord de cessez-le-feu avait été signé en octobre 2002 et devait initialement être en vigueur durant six mois. Il a été prolongé de trois mois en mars puis en juin 2003. 
"Nous espérons parvenir à un règlement de paix dans les deux mois", a indiqué le responsable rebelle John Garang à l'AFP. "C'est la raison pour laquelle nous avons étendu la durée du cessez-le-feu de deux mois. D'ici là, nous espérons que nous serons parvenus à un règlement politique et à une transition démocratique au Soudan", a-t-il ajouté. 

(AFP, Naivasha, Kenya, 21 sept 2003)
Reporters Sans Frontières demande que le Khartoum Monitor puisse reparaître 

L'organisation de défense de la liberté de la presse Reporters sans frontières (RSF) a demandé mardi aux autorités soudanaises de cesser de harceler le quotidien soudanais « Khartoum Monitor » et de l'autoriser à reparaître immédiatement, conformément à une décision de justice. 
L'autorisation de paraître du journal avait été supprimée le 12 juillet puis cette décision avait été annulée en appel. 
Le journal n'est cependant pas reparu le 13 septembre comme prévu, le procureur ayant invoqué un article du code procédure criminelle empêchant la reparution jusqu'à la fin de l'enquête. 
Déjà suspendu pendant deux mois en mai, le journal avait été à nouveau publié en juillet et, aussitôt, à nouveau interdit pour avoir diffusé l'interview prétendument illégale d'un opposant. 
Selon RSF, cette campagne contre le journal est le reflet de la lutte que se livrent au Soudan l'Agence de Sécurité nationale et le Conseil national de la presse. 

(AFP, Paris, 16 sept 2003)

 
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Nouvelles brèves du 4 au 18 septembre 2003
Darfur : des milliers de réfugiés ont besoin d’assistance à cause des affrontements
Khartoum livre des terroristes aux Etats-Unis
Colloque de paix ; poursuite dans l’incertitude
Père Kizito : « Quelqu’un a intérêt à reporter la paix»
Evêque de Rumbek : « La parole risque de passer aux armes »
Darfur : Signature d’un cessez-le-feu entre le Gouvernement et la SLA-M
Darfur : des milliers de réfugiés ont besoin d’assistance à cause des affrontements

Des milliers de réfugiés soudanais, à cause des récents affrontements entre les rebelles et l'armée dans la région du Darfur (Soudan occidental), se trouvent actuellement dans la zone limitrophe du Tchad et ont besoin d'une aide urgente. D'autres milliers de réfugiés ont franchi la frontière et ont besoin d'assistance. C'est Médecins Sans Frontières (MSF) et le Haut Commissariat de l'ONU pour les Réfugiés (HCR) qui ont lancé l'alarme. "Les femmes et les enfants contraints à abandonner leurs propres maisons au Soudan arrivent les mains vides au Tchad, et dans de mauvaises conditions " a déclaré Sonia Peyrassol, coordinatrice de MSF au Tchad. Selon le HCR, environ 70.000 civils ont cherché refuge au-delà de la frontière, pour échapper aux violents combats de ces derniers mois entre les rebelles de l'Armée - Mouvement de Libération (SLA-M) et les forces de Khartoum. A l'heure actuelle les réfugiés sont dispersés dans une vingtaine de localités le long de la frontière; la majorité est regroupée près des localités de Tine et de Birak, dans des zones isolées, soumise à des conditions atmosphériques hostiles dans une région semi désertique: pendant la journée la température est insupportable, la nuit elle descend à pic, alors que la saison des pluies n'est pas encore terminée. "Il n'y a aucun type d'infrastructures pour accueillir les réfugiés, les centres de santé sont vides et les hôpitaux de référence d'Ibriba et de Guerda n'ont pas d'eau, de médicaments ou de laboratoires d'analyse" réfère toujours MSF. Le 6 août dernier les rebelles du SLA-M et le gouvernement soudanais ont souscrit au Tchad une trêve de 6 semaines, mais la guérilla du Darfur a accusé à plusieurs reprises les forces gouvernementales de l'avoir violée. L'entente prévoit aussi la libération réciproque des prisonniers de guerre, qui a été pour le moment renvoyée.

(MISNA, Italie-18/09/2003)
Khartoum livre des terroristes aux Etats-Unis

Les autorités soudanaises ont récemment remis quelques terroristes aux Etats-Unis suite à leur demande. C'est ce qu'a déclaré à l'Agence MISNA une source diplomatique de Nairobi bien informée, qui a souhaité garder l'anonymat. Ce geste à l'égard de Washington, soutient le diplomate, confirme l'intense collaboration engagée par Khartoum à ce niveau, les services secrets américains et soudanais travaillant ensemble dans des opérations anti-terroristes. Selon cette même source, les Etats-Unis seraient satisfaits par la coopération offerte par le régime islamique de Khartoum, qui a été évaluée comme satisfaisante. La disponibilité du Soudan à l'égard des Américains, a ajouté l'interlocuteur de l'Agence MISNA, s'est transformée en un recul des pressions exercées par les Etats-Unis sur les colloques de paix en cours au Kenya, où le gouvernement de Khartoum et les rebelles de l'Armée de Libération Populaire du Soudan (SPLA) s'entretiennent pour tenter de mettre fin à un conflit qui dure depuis plus de 20 ans. En juillet, malgré les fortes insistances de la communauté internationale, Etats-Unis en tête, les autorités soudanaises avaient rejeté un projet d'entente, renvoyant à septembre les colloques de paix. Ces dernières années Washington a souvent considéré le Soudan comme un des pays favorisant le réseau du terrorisme d'Oussama ben Laden. En 1998, au lendemain des deux attentats contre les ambassades américaines à Dar es Salaam (Tanzanie) et Nairobi (Kenya), qui fit 224 victimes, dont 70 Américains, les Etats-Unis avaient lancé des missiles contre une industrie pharmaceutique à la périphérie de la capitale soudanaise, suspectée de produire des armes chimiques. L'attaque provoqua de nombreux morts, surtout parmi la population civile. Le gouvernement de Khartoum demanda à l'ONU de procéder à une enquête indépendante, qui en réalité ne fut jamais engagée

(MISNA, Italie - 13/09/2003
Colloque de paix ; poursuite dans l’incertitude 

Les colloques de paix du Soudan se poursuivent ces jours-ci sans résultats concrets au Kenya entre le gouvernement de Khartoum (du nord) et les rebelles de l'Armée de Libération Populaire (SPLA, du sud) qui tentent de parvenir à un accord pour mettre fin à la guerre engagée en 1983. Des sources diplomatiques recueillies par l'Agence Xhinua, sur les lieux de la rencontre, Naivasha (à environ 90 kilomètres au nord ouest de Nairobi), ont référé un nouvel enlisement sur la question de la sécurité, qui est au centre des discussions entre le vice-président du Soudan Ali Osman Mohamed Tana et le leader de la SPLA, John Garang. Toujours selon ces mêmes sources, la rébellion insiste pour maintenir deux forces armées, en répétant que cela reviendrait à la SPLA de garantir la sécurité de vastes secteurs du sud du pays. Une hypothèse que les autorités de Khartoum auraient rejeté. Le long marathon de négociations (la septième étape) a commencé en juillet et abouti sur aucun résultat concret: le gouvernement a refusé le projet d'accord proposé par l'IGAD (Autorité Intergouvernementale pour le Développement, composée de l'Ethiopie, Djibouti, Ouganda, Erythrée, Tanzanie, Kenya et Soudan). C'est ainsi que sont restées en suspens les questions liées à la répartition des postes gouvernementaux, des revenus issus de la vente du pétrole et de la composition des forces armées. Malgré les pressions de la communauté internationale, cette énième session de négociations doit résoudre ses problématiques épineuses

(MISNA, Italie - - 12/9/2003 
Père Kizito : « Quelqu’un a intérêt à reporter la paix»

"Je n'ai pas beaucoup espoir que les colloques de paix sur le Soudan actuellement en cours au Kenya puissent aboutir à un accord rapidement . Au contraire, j'ai eu des contacts avec des délégués qui participent aux négociations et ils m'ont référé que l'on entend parler d'une attente très longue, qui pourrait aboutir à mars 2004". Père Renato 'Kizito' Sesana, combonien, oeuvrant à Nairobi, au Kenya, ne cache pas son scepticisme sur l'évolution de cette énième tournée de négociations censées mettre fin au conflit dans le nord du Soudan qui dure depuis 1983. "Après l'annonce de la longue négociation entre le gouvernement de Khartoum et les rebelles du SPLA (Armée Populaire de Libération du Soudan, NDLR) et que l'on arrivait au rapprochement final, l'intérêt sur ces colloques est tombé" ajoute le missionnaire, engagé depuis plusieurs années auprès des populations soudanaises des Montagnes Nuba. Selon Père Kizito, 60 ans, originaire de Lecco, les autorités de Khartoum "sont conscientes que les Etats Unis, principal sponsor du processus de paix avec la Grande Bretagne, la Norvège et l'Italie, sont engagés sur d'autres fronts, comme l'Irak, l'Afghanistan, le Proche Orient". Au mois de juillet, le gouvernement du président Omar El Béchir a refusé l'ébauche d'accord promue par l'IGAD (Autorité Intergouvernementale pour le développement). "Face au refus de Khartoum, les rebelles du SPLA s'attentaient à une levée de boucliers de la part de la communauté internationale – poursuit le combonien, qui connaît très bien les dynamiques géopolitiques du conflit – mais cela n'a pas eu lieu". Pè