Nouvelles brèves

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2001

du 15 novembre au 31 décembre 2001

du 16 octobre au 3 novembre 2001

du 10 au 26 septembre 2001

du 02 au 08 août 2001

du 13 avril au 18 mai 2001

du 28 au 30 mars 2001

du 04 au 22 janvier 2001

du 4 au 11 janvier 2001

le 4 janvier 2001

2000

du 3 au 8 novembre 2000

du 18 octobre 2000

du 18 au 29 septembre 2000

du 11 au 18 septembre 2000

du 04 au 07 septembre 2000

du 22 au 24 août 2000

du 03 au 16 août 2000

du 30 juin au 02 août 2000

du 20 au 29 juin 2000

du  7 mai 2000

du 02 avril 2000

du 19 au 29 mars 2000

du 29 février au 7 mars 2000

du 14 au 21 février 2000

31 janvier 2000

18 janvier 2000

21 décembre 1999 au 13 janvier 2000

1999

15 décembre 1999

16 octobre au 09 décembre

29 juillet au 28 septembre

18 juin au 3 juillet

21 mai au 17 juin
 



Nouvelles brèves du 15 novembre au 31 décembre 2001
Le Soudan demande aux USA d'annuler une aide de 10 M USD à l'opposition
Khartoum défend sa décision d'interdire à des opposants de quitter le pays
Les étudiants soudanais se dérobant au service militaire risquent la prison
Le Soudan ferme son territoire à d'éventuels membres d'Al-Qaïda en fuite
Une délégation américaine au Soudan pour discuter de l'esclavage
John Garang accuse le gouvernement de soutenir le "terrorisme"
Sommet des chefs d'Etat de l'IGAD les 11 et 12 janvier 2002 à Khartoum
Une délégation américaine entame des discussions sur la paix
L'état d'urgence prolongé pour un an
L'émissaire américain au Soudan propose quatre mesures de confiance
Le Soudan demande aux USA d'annuler une aide de 10 M USD à l'opposition 

Le Congrès a récemment voté une aide de 10 M USD à l'Alliance nationale démocratique (AND, Cette décision doit encore être ratifiée par le président américain Georges W. Bush. 
Le gouvernement soudanais a demandé à l'administration américaine de s'opposer à une décision du Congrès américain,.
"Cette assistance financière éveille des doutes sur la neutralité de l'administration américaine envers les parties en conflit au Soudan", a déclaré le conseiller pour la paix du président. "Cette aide provoquera une escalade de la guerre et de la confrontation" dans le pays, 

(AFP-BQA- 31-12-2001 )

Khartoum défend sa décision d'interdire à des opposants de quitter le pays 

Le ministre soudanais de l'Intérieur Abdel Rahim Mohamed Hussein a indiqué samedi avoir interdit à des opposants de quitter le pays parce qu'ils étaient membres d'un groupe armé. 
"Le gouvernement ne permettra jamais à des responsables de factions politiques ayant des branches armées de voyager à l'extérieur", 
L'Alliance nationale démocratique lors de sa dernière réunion à Asmara, "a appelé ouvertement à l'escalade militaire contre le gouvernement", ce qui a été jugé "provocant pour l'armée et les forces de sécurité", a indiqué le ministre de l’Intérieur. 
Deux membres de l'AND avaient annoncé vendredi que le ministère de l'Intérieur ne leur avait pas octroyé de visa de sortie pour pouvoir voyager. Il devaient se rendre samedi au Caire pour participer à une réunion organisée par la commission égypto-libyenne chargée de promouvoir une initiative conjointe pour la paix au Soudan. 

(AFP-BQA- 29-12-2001 )

Les étudiants soudanais se dérobant au service militaire risquent la prison 

Les étudiants soudanais diplômés qui se dérobent au service militaire risquent trois ans de prison, qu'ils effectueront avant de servir un an sous les drapeaux, ont annoncé les autorités soudanaises. 
Le porte-parole du Service militaire national, a déclaré que la justice poursuivrait tous les diplômés qui ne se sont pas présentés au service national depuis 1997. Il n'a pas précisé ce qu'il adviendrait des appelés qui se sont dérobés avant cette date. 
Selon la loi, un diplômé de l'université ne peut pas obtenir la délivrance de ses diplômes s'il n'a pas effectué son service militaire, qui comporte trois mois d'entraînement aux armes et neuf dans des fonctions administratives. 
Les étudiants insoumis craignent d'être envoyés au front combattre les rebelles du Sud du pays, une mesure en principe réservée aux appelés qui n'ont pas de diplômes. 

(AFP-BQA, 24-12-2001)

Le Soudan ferme son territoire à d'éventuels membres d'Al-Qaïda en fuite 

Le gouvernement soudanais a ordonné aux autorités frontalières d'empêcher l'entrée sur son territoire des principaux membres de l'organisation du terroriste présumé Oussama ben Laden, Al-Qaïda, qui voudraient s’y réfugier. 
Le gouvernement a distribué aux autorités de tous les aéroports, ports et postes-frontières soudanais une liste comprenant les noms de 20 personnes, ordonnant l'interdiction de leur entrée au Soudan. 
Selon le même journal, la liste comprend les noms de toutes les personnes soupçonnées d'avoir participé  aux attentats du 11 septembre aux Etats-Unis, et celles recherchées par Washington pour implication présumée dans des attentats contre les intérêts américains à l'étranger. 

(AFP-BQA, 25-12-2001)

Une délégation américaine au Soudan pour discuter de l'esclavage 

Une délégation américaine est arrivée dimanche au Soudan, dans le cadre d'une visite inopinée, afin de discuter avec les responsables soudanais des questions de "l'esclavage et des enlèvements". 
Selon le ministre soudanais des Affaires étrangères, son gouvernement et les Etats-Unis sont convenus de mener une enquête conjointe sur les pratiques présumées d'esclavage et d'enlèvement au Soudan, indique le même journal. "Nous sommes sûrs que l'esclavage n'est pas pratiqué au Soudan", a-t-il cependant précisé. 
L'esclavage et les enlèvements demeurent des problèmes au Soudan, selon le rapport de la section des droits de l'Homme au département d'Etat américain, publié cette année, et qui reproche au gouvernement ces pratiques. 

(AFP-BQA, 25-12-2001)

John Garang accuse le gouvernement de soutenir le "terrorisme" 

Le Colonel John Garang, a accusé, le 20 décembre, le gouvernement soudanais de soutenir le "terrorisme international". 
"Le Soudan est une partie intégrante des groupes terroristes internationaux et il est bien connu que Oussama ben Laden et son groupe al-Qaïda, qui ont déclaré un jihad (guerre sainte) contre les Etats-Unis, ont vécu au Soudan pendant cinq ans, avant de se déplacer vers l'Afghanistan", en 1996.
"Maintenant volte-face de Khartoum qui affirme participer aux efforts de lutte contre le terrorisme international n'est pas sincère".
Garang a également accusé le gouvernement de Khartoum de se livrer à du "terrorisme" contre la population soudanaise. "Des actes de terreur sont perpétrés contre certaines catégories de population au Soudan". "Du terrorisme est du terrorisme, qu'il soit international ou national. Le jihad est le jihad, qu'il soit international ou interne. Vous ne pouvez pas participer à la lutte contre le terrorisme et commettre de tels actes dans votre pays". 
Le chef de la SPLA a indiqué que le principal obstacle aux efforts de paix de l'IGAD était les rapports entre la religion et l'Etat, au Soudan. "Nous devons soit abolir la loi liant la religion à l'Etat soit mettre en place une confédération avec deux constitutions - une pour le Nord musulman et une autre pour le Sud chrétien et animiste". "Si cela n'est pas possible, nous devons parvenir à une partition pacifique du pays". 

(AFP-BQA – 20-12-2001)

Sommet des chefs d'Etat de l'IGAD les 11 et 12 janvier 2002 à Khartoum 

Les chefs d'Etat et de gouvernement des pays de l'IGAD (Autorité intergouvernementale pour le développement se réuniront les 11 et 12 janvier 2002 à Khartoum.
Ce sommet sera précédé par une réunion des ministres des Affaires étrangères de ces pays. 
Les dirigeants est-africains doivent notamment évoquer les laborieux processus de paix, engagés sous l'égide de l'IGAD en Somalie et au Sud-Soudan, l'intégration régionale et la coopération au développement. Il sera, également, question de la lutte contre le terrorisme international sera également au centre des discussions.

(AFP-BQA – 09-12-2001)

Une délégation américaine entame des discussions sur la paix 

Une délégation américaine a entamé le 7 décembre des discussions avec les responsables soudanais sur les moyens de favoriser le dialogue entre Khartoum et les rebelles sudistes. 
La délégation, dirigée par le chargé du dossier soudanais au département d'Etat américain, Jeffrey Millington, est arrivée jeudi soir pour une visite de six jours. Elle a eu vendredi des entretiens avec le ministre soudanais des Affaires étrangères Moustafa Osmane Ismaïl. 
La discussion a porté sur quatre propositions de l'envoyé américain au Soudan John Danforth : la prolongation d'un cessez-le-feu dans les Monts Nouba, la mise en place de zones pacifiées, l'arrêt des attaques contre les civils et la fin des enlèvements et de l'esclavage dans le Sud. 
Durant leur séjour, les responsables américains visiteront la ville de Rumbeik (sud) tenue par l'Armée de libération des peuples du Soudan (SPLA), avant de se rendre à Nairobi pour s'entretenir avec les responsables de ce mouvement de guérilla, a ajouté l'agence. 
La délégation doit préparer une visite de M. Danforth au Soudan en janvier. 

(AFP-BQA, 07-12-2001)

L'état d'urgence prolongé pour un an 

Le président de l'Assemblée nationale, Ahmed Ibrahim al-Tahir, a lu devant les députés un message du président Béchir appelant au prolongement de l'état d'urgence. 
Dans ce message, M. Béchir assure que les raisons qui avaient nécessité la déclaration de l'état d'urgence en 1999 étaient toujours valables, notamment la guerre civile dans le Sud du pays, ainsi que les circonstances "exceptionnelles" engendrées par les attentats anti-américains du 11 septembre. Le Parlement soudanais a ensuite voté à une écrasante majorité la proposition du président al-Béchir. 

(AFP-BQA, 09-12-2001)

L'émissaire américain au Soudan propose quatre mesures de confiance 

L'émissaire américain pour la paix au Soudan, John Danforth, a proposé mercredi quatre mesures de confiance aux belligérants de la guerre civile, notamment des vols humanitaires et des cessez-le-feu locaux. 
Dans une conférence de presse à l'ambassade américaine, M. Danforth a appelé le gouvernement à prolonger la période d'accès aux monts Nouba, dans le centre du pays, pour l'aide humanitaire. "J'espère que la période de quatre semaines sera étendue indéfiniment", a-t-il dit. 
Il a expliqué que cette région avait été choisie pour recevoir l'aide en raison d'"informations sur des pratiques d'esclavage" et que si l'opération réussit, elle pourrait être étendue à d'autres régions. 
M. Danforth a suggéré des "zones et de périodes de tranquillité" en des endroits spécifiques pour les campagnes de vaccination et les aides. 
Il a appelé à la cessation des attaques contre les civils, en référence aux opérations des troupes régulières et de l'Armée de libération des peuples du soudan (SPLA, rébellion sudiste). 
Il a ajouté que sa quatrième idée portait sur les enlèvements de personnes pour les réduire en esclavage, sans plus de précisions. 
Selon lui, ces propositions sont "importantes pour établir la confiance (entre gouvernement et rébellion) et pourraient contribuer à la paix". 
M. Danforth, qui a entamé mardi sa première mission au soudan, d'une durée de trois jours, a annoncé qu'il se rendrait à Nairobi pour discuter de ces idées avec le chef de la SPLA John Garang et serait de retour à Khartoum d'ici janvier. 
Nommé le 6 septembre, il a précisé qu'il se "donnait un an" pour accomplir sa mission ou démissionner. 

(AFP – BQA, 15-11-2001)
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Nouvelles brèves du 16 octobre au 3 novembre 2001
Khartoum proteste contre la prorogation des sanctions imposées par Washington 


Les Etats Unis maintiennent les sanctions contre Khartoum

Les rebelles admettent la perte de Raga -


La SPLA attaquent les zones pétrolières

Barh el Ghazal : nouveaux bombardements sur des cibles civiles


El Bechir confirmé à la tête du parti au pouvoir

L’armée gouvernementale reprend Raga (Bahr el Ghazal)
SUDAN, 5 NOV 2001 (11:16)
DIOCESE DE RUMBEK: ENLEVEMENT D'UN AGENT HUMANITAIRE, L'EVEQUE LANCE UN APPEL (BRIEF, CHURCH/RELIGIOUS AFFAIRS) 
Juliana Muriru, une Kényane de 27 ans, a été enlevée vendredi dernieraux environs de Nyamlel (Bahr el Ghazal, sud du Sudan), par un groupede miliciens pro-gouvernementaux baptisé "murahiline", alors qu'elle setrouvait dans un village où elle effectuait un service en tant quenutritionniste. "La libération de Juliana Muriru est un acte de justice quele gouvernement de Khartoum doit accomplir s'il veut montrer au mondeentier que les droits de l'Homme sont respectés au Soudan", a déclaréMgr Cesare Mazzolari, évêque de Rumbek, dans un appel lancé àtravers l'agence MISNA en faveur de la libération de l'otage. MgrMazzolari a rappelé que "dans le cadre de l'Assemblée paritaireAcp-Ue, le 1er novembre dernier, une résolution votée à Bruxelles avaitdemandé au gouvernement soudanais de respecter les droits humains,plus particulièrement le personnel religieux. C'est pourquoi je demandeaux autorités de Khartoum de libérer cette femme kényane, qui setrouvait, au moment de sa capture, dans une zone de guerre dans leseul but de porter assistance à la population civile à bout de force". Leprélat a également invité toutes les églises du Soudan et lesmusulmans de bonne volonté à prier afin que l'otage soit relâché. (CC)


Khartoum proteste contre la prorogation des sanctions imposées par Washington 

La décision des Etats Unis de prolonger d'un an les sanctions économiques contre le Soudan, gen vigueur depuis 1997, n'a pas plu au gouvernement de Khartoum. D'après Mustafa Osman Ismail, ministre des Affaires Etrangères soudanais, la prise de position américaine "ne favorise pas les rapports entre les deux pays (…) et doit être réexaminée". Ismail a affirmé qu'un dialogue était en cours entre les deux parties au sujet de l'élimination de ces sanctions: le Soudan est encore sur la liste des Etats qui favorisent le terrorisme et les capitaux soudanais dans les banques nord-américaines sont encore gelés. Les Etats Unis doivent donc agir pour normaliser leurs relations avec Khartoum, a-t-il poursuivi. Des sources dignes de foi du Département d'Etat à Washington estiment que le président George W. Bush a préféré maintenir l'embargo à cause des relations entre Khartoum et le terrorisme international et des violations des droits de l'Homme perpétrées dans le pays africain. Rappelons qu'en 1996, le milliardaire saoudien Oussama Ben Laden, accusé d'avoir planifié les attentats du 11 septembre dernier, fut expulsé du Soudan après que sa nationalité saoudienne lui ait été retirée, et se réfugia en Afghanistan. Le gouvernement de Khartoum a condamné les attentats de New York et de Washington. 
(MISNA, Italie – 03-11-2001)


Les Etats Unis maintiennent les sanctions contre Khartoum 

Le gouvernement des Etats Unis a décidé de proroger d'un an les sanctions contre le Soudan, ont annoncé jeudi des sources officielles de Washington. Le président George W. Bush a maintenu l'embargo décrété par son prédécesseur à la Maison Blanche, Bill Clinton, à cause des rapports entretenus entre le gouvernement soudanais et le terrorisme international et des violations des droits de l'Homme perpétrées dans le pays africain. Les sanctions interdisent toute importation soudanaise sur le territoire nord-américain ainsi que toute transaction commerciale entre citoyens américains et gouvernement de Khartoum. Le 28 septembre dernier, grâce à l'abstention du gouvernement de Washington, le Conseil de sécurité de l'ONU avait levé l'embargo auquel était soumis le Soudan. Cet embargo avait été imposé cinq ans auparavant pour punir l'implication d'organismes de l'Etat soudanais dans la tentative d'homicide du président égyptien Hosni Moubarak, en 1995. 
(MISNA, Italie – 03-11-2001)


Les rebelles admettent la perte de Raga -

La ville de Raga (320 kilomètres au nord-ouest de Wu et à 500 kilomètres de Nyala, Bahr el Ghazal, Soudan) qui représente un avant-poste de l’Islam dans l’Afrique sub-saharienne et une voie de passage vers la République Centrafricaine, a été reconquise par les milices pro soudanaises. C’est ce que rapporte, ces dernières heures, un communiqué de l’Armée de libération populaire du Soudan (Spla) où il est précisé que le point d’appui de la guérilla sud-soudanaise est tombé entre les mains les guerriers dénommés "murahilines", aux soldes du gouvernement de Khartoum. Il s’agit d’environ 2.000 cavaliers qui ont contraint les hommes du Spla à un repli vers le sud. La même source indique qu’au même moment, la situation de la population civile, soumise à toute forme de vexation, de la part des milices pro gouvernementales, est devenue dramatique. La reconquête de Raga par les milices pro soudanaise a été confirmée à la MISNA par monseigneur Cesare Mazzolari, évêque de Rumbek (Bahr el Ghazal), qui a cependant ajouté que l’occupation de la ville par les troupes du gouvernement de Khartoum "pourrait être de courte durée". En effet, affirme-t-il, "le Spla a les capacités nécessaires pour récupérer la ville". Monseigneur Cesare Mazzolari a ajouté que ce qui l’inquiète le plus, c’est la situation dramatique de la population civile, ajoutant que "Raga et toute la zone qui l’entoure ont été abandonnées par des milliers de personnes à la recherche de refuges. Il s’agit de personnes complètement démunies, au sens propre du terme. Elles se trouvent dans des conditions désastreuses".
(MISNA, Italie – 02-11-2001)


La SPLA attaquent les zones pétrolières 

Les rebelles du Spla (Armée de libération populaire du Soudan) ont attaqué trois zones pétrolières situées dans les Etats d'Al Wihda, Upper Nile et Bahr el Ghazal (centre et sud). Ils ont tué 429 soldats gouvernementaux et se sont emparés d'un très grand nombre d'armes et de munitions. La nouvelle a été annoncée par le porte-parole des rebelles, Yasser Armane, dans un communiqué précisant que les opérations continueraient à outrance pour paralyser le business de l'or noir, à l'origine de "la mort et de la fuite des habitants et dont les gains renforcent le régime terroriste, totalitaire et corrompu de Khartoum". Les rebelles sud-soudanais relancent leur ultimatum aux compagnies pétrolières en les sommant de quitter le pays. L'action du Spla dans les régions pétrolières a été menée entre le 12 et le 20 octobre. Elle a été confirmée ce samedi par le gouverneur de l'Etat d'Al Wihda, John Dore Majok, qui a dénoncé l'assaut du Spla contre la ville de Bentiu, soldé par la mort de sept personnes. 
(MISNA, Italie, 22 – 10 – 2001) 
Barh el Ghazal : nouveaux bombardements sur des cibles civiles cette fois peut-être au Napalm 
Dans nuit du 20 au 21 octobre, un avion Antonov appartenant à l'armée de Khartoum a bombardé des villages de la zone de Sopo, au sud de Raga (localité stratégique récemment reprise par les gouvernementaux), dans l'ouest du Bahr el Ghazal (sud du Soudan). Sopo est une localité située sur la route reliant Mangayath à Deim Zubeir, passage obligé pour les masses de déplacés en fuite vers les camps de fortune installés dans la zone par les Nations Unies. Les bombardements ont fait 12 morts et de nombreux blessés. Les informations ont été relatées par des sources du Spla (Armée de libération populaire du Soudan), selon lesquelles les bombes utilisées ont été des bombes au napalm. Les rebelles affirment que près de 24 heures après le raid, les zones touchées par les engins de mort étaient encore en flammes. Le Spla a donc demandé l'intervention d'experts internationaux pour vérifier la nature des explosifs largués. L'information n'est cependant pas confirmée de sources indépendantes. La plupart des victimes sont des civils, y compris des enfants. La guerre civile dans les régions méridionales du Soudan a éclaté en 1983 et a fait plus de 2 millions de morts, en particulier parmi les sans défense: femmes, enfants et vieillards.
(MISNA, Italie -22 –10-2001) 

El Bechir confirmé à la tête du parti au pouvoir
Omar Hassan El Béchir, chef de l'Etat soudanais, a été confirmé à la tête de la formation politique au pouvoir, le Congrès national (Nc). La nouvelle a été annoncée hier dans la presse locale. Les six mille délégués du congrès du parti ont souscrit cette décision. La nouvelle a été annoncée à l'assemblée par le secrétaire général du Nc, Ibrahim Ahmed Omar. Le président El Béchir a pris le pouvoir en juin 1989 grâce à un putsch militaire.
(MISNA, Italie, 18 –10-2001 )

Bahr el Ghazal : l’armée gouvernementale reprend Raga 
L'armée soudanaise a repris la ville de Raga (320 kilomètres au nord-ouest de Wau et 500 kilomètres de Nyala, Bahr el Ghazal, Soudan). Dimanche, les médias de Khartoum ont rapporté que la bataille entre gouvernementaux et rebelles du Spla (Armée populaire de libération), qui occupaient la ville depuis près de 5 mois, a fait de nombreuses victimes des deux côtés du front. Le Spla, qui s'oppose sur le champ de bataille depuis 18 ans à l'armée régulière , n'a ni confirmé ni infirmé la nouvelle. La perte de Raga avait été une véritable gifle pour Khartoum, car la ville représente, "dans l'imaginaire musulman, un élément à l'avant-garde du monde islamique dans l'Afrique animiste", avait commenté pour l'agence MISNA il y a quelques temps Père John Antonini de Comboni Press. 
(MISNA, Italie – 16-10-2001)w
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Nouvelles brèves du 10 au 26 septembre 2001
Washington satisfait de la coopération antiterroriste avec le Soudan
Le gouvernement envisage une conférence de réconciliation début octobre
L’UE renforce sa stratégie
Communiqué de presse de l'Ambassade de la République du Soudan en France
Aide de Washington de 100 M USD
L'unique quotidien anglophone suspendu
Visite de l'émissaire américain (officiel)
Washington satisfait de la coopération antiterroriste avec le Soudan 
Les Etats-Unis ont exprimé leur satisfaction mercredi pour la coopération dans le domaine de la lutte contre le terrorisme avec le Soudan. 
Depuis les attentats du 11 septembre, "nous avons vu des déclarations positives" de la part de Khartoum, a déclaré le porte-parole du département d'Etat, Richard Boucher, ajoutant que "nous avons eu quelques discussions avec le gouvernement du Soudan, et avons eu le sentiment qu'elles étaient bonnes". 
M. Boucher a estimé qu'il s'agissait d'un "début de coopération que nous apprécions et que nous avons l'intention de pousser plus loin". 
Le Soudan fait, avec six autres pays, partie de la liste des pays dont les Etats-Unis estiment qu'ils soutiennent le terrorisme international, mais Washington reconnaît depuis plusieurs mois que le gouvernement de Khartoum a réalisé beaucoup de progrès dans ce domaine. 
Le secrétaire d'Etat Colin Powell s'était entretenu avec son homologue soudanais Moustafa Ismaïl le 17 octobre dernier, six jours après les attentats de New York et Washington. 
L'amorce de dégel entre les deux pays s'est traduite récemment pas la nomination par Washington d'un émissaire spécial chargé de trouver une solution négociée au conflit entre le pouvoir islamique de Khartoum et la rébellion armée dans le sud chrétien et animiste du pays. 
Les Etats-Unis avaient, en 1998, après les attentats contre leurs ambassades au Kenya et en Tanzanie, bombardé une usine pharmaceutique près de Khartoum accusée d'être liée au réseau du terroriste présumé Oussama ben Laden. De nombreux diplomates et analystes ont toutefois critiqué le manque de preuves pour lancer cette attaque. 
(AFP, BQA n°16047, 26-09, 2001)
Le gouvernement envisage une conférence de réconciliation début octobre 

Le gouvernement soudanais a proposé la tenue d'une conférence de réconciliation nationale au cours de la première semaine d'octobre en Egypte ou en Libye, a déclaré Ghazi Salaheddine Atabani, conseiller pour la paix auprès du président soudanais Omar al-Béchir. 
"Si la conférence n'a pas lieu en octobre, le gouvernement propose de la tenir en novembre", a déclaré M. Atabani, précisant que le gouvernement sera occupé pendant les trois dernières semaines d'octobre par la tenue de la conférence du parti Congrès national (CN), au pouvoir. 
La proposition du gouvernement soudanais n'a pas été encore transmise à l'Egypte et à la Libye. 
Ces deux pays avaient présenté la semaine précédente un mémorandum au gouvernement soudanais, au principal parti d'opposition nordiste Oumma et à l'Alliance nationale démocratique (AND, alliance de l'opposition nordiste et de la rébellion sudiste), demandant leurs propositions concernant la tenue d'une conférence de réconciliation. 
L'initiative égypto-libyenne, acceptée par le gouvernement et l'opposition soudanaise, prévoit l'instauration du multipartisme et la tenue d'une conférence nationale pour la paix. 
Tout en acceptant ce plan, l'AND demande que les discussions de paix portent également sur la séparation de la religion et de l'Etat et sur l'autodétermination du sud. 
Ces deux questions sont les principaux enjeux de la guerre civile qui oppose depuis 1983 le sud, à majorité chrétienne et animiste, aux gouvernements successifs du nord arabo-musulman. 

(AFP-n°16044 du 22-09-2001) 
L’UE renforce sa stratégie

Les Etats-Unis ayant considérablement amendé leur politique soudanaise ces dernières semaines (LOI n°962), l’Union européenne (UE), qui prône depuis un an le « dialogue » avec Khartoum sur la question du respect des droits de l’Homme et de la démocratie, ne veut pas être en reste. L’UE vient ainsi de lancer un appel d’offres pour recruter un expert qui serait chargé de la « préparation d’une stratégie de la Commission européenne et de l’identification d’un possible soutien aux droits de l’Homme au Soudan (Nord et Sud) ». L’expert devra remettre son rapport avant la fin de l’année, après avoir effectué une mission à Nairobi et une autre à Khartoum. Ses recommandations porteront sur l’exercice  2002/2004 de la Commission et il devra même faire des propositions sur l’origine des fonds que la Commission consacrera au Soudan. L’European Commission’s Humanitarian Aid Office (Echo) n’est pour l’instant active au Soudan qu’indirectement : elle a financé des organisations humanitaires intervenant dans ce pays ces six derniers mois à hauteur de 17 millions d’Euros.

L.O.I. – L’UE est sous la pression de plusieurs ONG –dont certaines sont financées par l’Echo pour leur travail au Soudan telles World Vision- qui ont formé en juin 2001 l’European Coalition on Oil in Sudan. Cette coalition demande en particulier la mise en place d’un observatoire permanent de l’UE au Soudan et l’élaboration d’une véritable stratégie de dialogue de l’UE avec Khartoum.

(L.O.I., n°964, 22-09-2001)
Communiqué de presse de l'Ambassade de la République du Soudan en France
Paris le 15 septembre 2001

A la suite des attentats aux Etats-Unis , mardi le 11 septembre 2001, le gouvernement soudanais a fortement dénoncé cet acte terroriste épouvantable.

A cet égard le Président de la République  S.E. Omar Hassan Ahmed El-Bachir a déclaré, en répondant aux questions des journalistes sur ces événements, que le Soudan condamne et dénonce fortement ces actions terroristes. Il a précisé que cet acte d’agression destiné contre les civils innocents, constitue un acte à la fois inhumain, immoral, et qui méprise toutes normes et valeurs humaines.

Le Soudan appelle à la solidarité de la communauté internationale et à la lutte contre le terrorisme a précisé M. le Président, en ajoutant que son gouvernement dénonce tout acte prenant pour cible des civils innocents. Il a exprimé ses profondes sympathies et ses condoléances aux victimes et à leurs familles ainsi qu’au peuple, au gouvernement et au Président des Etats-Unis d’Amérique.

D’autre par, le ministre des Affaires Etrangères soudanais S.E. Dr Mustafa Osman Ismeal, a dénoncé cet acte. Il a décrit l’attaque du « World Trade Center » et du « Pentagon » comme un acte criminel de terrorisme.

Le Ministre des Affaires Etrangères soudanais a exprimé ses sincères condoléances au peuple et au gouvernement américain. Il a affirmé la disponibilité du gouvernement soudanais pour coopérer avec le gouvernement américain et la communauté internationale pour lutter contre toute forme de terrorisme.

Aide de Washington de 100 M USD 
Le gouvernement américain a décidé d'octroyer 100 millions de dollars pour le développement et l'aide humanitaire au Soudan, dont 25 à 30 millions durant l'année fiscale 2002, affirme un communiqué publié lundi par l'ambassade des Etats-Unis à Khartoum. 
Washington avait annoncé jeudi une initiative de paix au Soudan qui doit s'accompagner d'une aide humanitaire d'environ 30 millions de dollars. 
Les plans de développement portent notamment sur des programmes éducationnels et agricoles dans le sud du Soudan, affirme le coordinateur humanitaire spécial pour le Soudan, Andrew Natsios, cité par le communiqué. 
M. Natsios collaborera avec l'émissaire spécial pour la paix au Soudan, John Danforth, nommé jeudi par le président George W. Bush, selon le texte. 
M. Natsios, qui a visité le nord et le sud du pays en juillet, a affirmé que "durant les quatre derniers mois, nous avons vu des signes de progrès dans le domaine humanitaire au Soudan". 
Il a souligné que le gouvernement soudanais avait, pour la première fois, autorisé un vol sponsorisé par les Etats-Unis, qui a livré huit tonnes de nourriture aux zones contrôlées par les rebelles sudistes dans les Monts Nouba, dans l'Etat du Kordofan sud (centre). 
"Nous avons affirmé aux Soudanais la neutralité des efforts humanitaires et souligné que les secours n'étaient pas basés sur la politique", a-t-il poursuivi. 
Selon lui, l'agence d'aide américaine USAID a récemment approuvé l'octroi de 4 M USD et 65.000 tonnes d'aide alimentaire aux victimes de la guerre et de la sécheresse au Soudan, en plus d'un million USD destiné au projet de démobilisation des enfants soldats dans le sud du pays. 
Le gouvernement soudanais a accepté de simplifier les procédures de visa pour les ressortissants américains travaillant avec les agences d'aide, a ajouté M. Natsios. 

(AFP, n16035, 11-09-2001)
L'unique quotidien anglophone suspendu

Dans une lettre adressée au ministre de la Justice, Ali Yassin, Reporters sans frontières (RSF) a protesté contre la suspension pour trois jours du quotidien Khartoum Monitor. "Une fois de plus, les autorités soudanaises ne tolèrent pas la critique, notamment quand il s'agit de leur gestion du conflit avec le sud du pays", a déclaré Robert Ménard, secrétaire général de l'organisation. RSF a rappelé que, depuis le début de l'année, des pressions ne cessent de s'exercer sur le journal et ses collaborateurs.

Selon les informations recueillies par RSF, le quotidien Khartoum Monitor a été suspendu pour trois jours à partir du 11 septembre, sur décision du Conseil national de la presse (organe dépendant directement du chef de l'Etat et ayant tout pouvoir pour suspendre les journaux, les interdire ou condamner leur éditeur à des amendes). Cette décision a été prise à la suite de la publication d'articles, en août et septembre, jugés "nuisibles" aux relations entre le Nord et le Sud en guerre civile depuis 1983. Khartoum Monitor avait notamment publié des déclarations d'une personnalité sudiste accusant les "nordistes d'avoir pillé les richesses du sud".

Khartoum Monitor est l'unique quotidien paraissant en langue anglaise. Il est connu pour ses critiques sur la politique du gouvernement, tout particulièrement au sud du pays. Les journalistes travaillant pour Khartoum Monitor ont fait l'objet, au cours de l'année, de plusieurs arrestations : le 24 février 2001, Alfred Taban et Albino Okeny, respectivement directeur et rédacteur en chef du quotidien Khartoum Monitor, ont été retenus quelques heures par la police. Le 12 avril, Alfred Taban a été arrêté par les forces de sécurité en vertu de la loi d'urgence, qui leur permet de détenir un "suspect" pendant 90 jours sans inculpation. Le journaliste a été arrêté alors qu'il assistait à une conférence de presse donnée par des chefs religieux dans le centre-ville de Khartoum. Ces derniers s'exprimaient sur l'annulation, par la police, le 11 avril, d'une cérémonie pour Pâques. En juin 2001, Alfred Taban n'a pas pu quitter le pays alors qu'il souhaitait se rendre en Tanzanie pour assister à une rencontre internationale entre des journalistes et des organisations non gouvernementales. Aucune raison n'a été invoquée pour motiver ce refus.

(Reporters sans frontières, 75009 Paris 11 septembre 2001)
Visite de l'émissaire américain (officiel) 
Le gouvernement soudanais a informé les Etats-Unis qu'il était prêt à accueillir l'émissaire désigné par Washington pour tenter de mettre fin à 18 ans de guerre civile au Soudan, rapporte dimanche l'agence de presse soudanaise SUNA. 
Le ministre adjoint soudanais aux Affaires étrangères Tigani Saleh Fidail a remis au chargé d'affaires américain à Khartoum, Raymond Brown, un message affirmant que les responsables soudanais sont prêts à tenir des pourparlers avec l'envoyé John Danforth, désigné jeudi par le président américain George W. Bush, indique SUNA. 
MM. Fidail et Brown ont également discuté des relations américano-soudanaises, souvent tendues depuis que le général Omar al-Béchir s'est emparé du pouvoir par un coup d'Etat, en 1989. 
Le Congrès national (CN, au pouvoir) a d'autre part accueilli comme un "pas positif" la nomination d'un envoyé par Washington et a demandé aux Etats-Unis de nommer un ambassadeur à Khartoum, a déclaré un responsable du CN, Ibrahim Ahmed Omar. 
(AFP, n°16034, 10-09-2001)
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Nouvelles brèves du 02 au 08 août 2001
Le gouvernement dément l'attaque d'un champ pétrolier par la SPLA 
Les rebelles soudanais affirment avoir attaqué un champ pétrolier 
Le Nil en crue emporte des habitations
Appel d'une église protestante pour la paix au Soudan 
Hubert Védrine a commencé au Kenya un voyage axé sur les conflits régionaux dont celui duSoudan
Les évêques sud-africains dénoncent les compagnies pétrolières au Soudan

Le gouvernement dément l'attaque d'un champ pétrolier par la SPLA 

Le gouvernement soudanais a démenti mercredi l'attaque d'un des principaux champs pétroliers du centre-sud du Soudan, dans l'Etat d'Al-Wihda, par la rébellion sudiste, rapporte les médias soudanais. "Les champs pétroliers n'ont pas été attaqués et aucune installation pétrolière n'a été détruite dans la ville de Higlieg (dans l'Etat d'Al-Wihda)", a déclaré le porte-parole de l'armée soudanaise.
(AFP 08-08-2001 )

Les rebelles soudanais affirment avoir attaqué un champ pétrolier 

"Une unité spéciale de la SPLA a réussi à attaquer le centre névralgique de la production pétrolière de la ville de Higlieg, dans l'Etat d'Al-Wihda", a déclaré le porte-parole de la SPLA. 
"La SPLA averti que de telles opérations et d'autres plus intensives vont se poursuivre dans les champs pétroliers". "Nous exigeons des compagnies pétrolières étrangères qu'elles se retirent du Soudan, jusqu'à la réalisation de la paix et d'un partenariat constructif avec le peuple soudanais". 
"Ces compagnies nous menacent par la poursuite de leur exploitation du pétrole. Nous poursuivrons notre résistance et les considérons comme des +cibles légitimes+", avait-il affirmé. 
Après le Chinois CNPC, le Canadien Talisman et le Malaisien Petronas, de nombreuses entreprises ont investi dans le pétrole soudanais, dont Gulf Oil (Qatar), Thani (EAU), OMV (Autriche), BP (Grande-Bretagne) et Lundin (Suède). 
Le Soudan produit 205.000 barils/jour, dont 145.000 sont exportés. Les gisements sont situés principalement dans les Etats d'Al-Wihda et du Kordofan-Sud. 
(AFP.08-08-2001)

Le Nil en crue emporte des habitations

Le Nil a emporté 175 habitations dans cinq villages près d'Ad-Damer, à environ 300 km au Nord de Khartoum, et les autorités ont mis en garde la population contre de nouvelles crues. Des pluies sur les hauts plateaux éthiopiens ont provoqué une montée des eaux du Nil Bleu, qui menacent les régions du Sud-Est du Soudan, et au-delà de Khartoum. Au poste frontière de Wad al-Mahi, entre l'Ethiopie et le Soudan, le Nil dépasse de 2,55 m le niveau atteint l'an dernier à la même date, et à Khartoum, le dépassement était lundi de 1,84 m, donc 0,80 m de plus que le niveau atteint à la même date en 1988, qui était le plus élevé depuis 20 ans. 
(AFP –07-08-2001) 

Appel d'une église protestante pour la paix au Soudan 

L'évêque Andrew Mbugo Elisa, chef de l'église luthérienne évangélique du Soudan a lancé un appel à la paix dans le pays et au respect par le gouvernement de la diversité confessionnelle, lors de la première journée d'une conférence sur la paix au Soudan. 
Il a affirmé qu'il convenait d'observer l'égalité entre les confessions au Soudan, pays majoritairement musulman, et qui est dirigé par une junte militaro-islamiste depuis 1989. 
"Il est vrai que l'islam est la croyance de la majorité, mais la religion chrétienne existe, et une religion ne doit pas s'imposer aux détriment d'une autre". 
Il a par ailleurs affirmé que plusieurs invités étrangers, qu'il n'a pas nommés, ont été empêchés par les autorités de se rendre à la conférence, affirmation démentie par le ministre représentant le gouvernement, qui a avancé comme explication des retards d'obtention de visas. 

(AFP 05-08-2001)

Hubert Védrine a commencé au Kenya un voyage axé sur les conflits régionaux dont celui du Soudan

Le ministre français des Affaires étrangères Hubert Védrine a entamé le 1er août une visite officielle au Kenya, axée sur les conflits régionaux, au Soudan, en Somalie et dans les Grands Lacs.
Au Soudan, où la France et les Etats-Unis divergent, M. Védrine a fait état d'une évolution de Washington. "Ils s'interrogent sur la poursuite ou non" de leur politique, 
Il fait remarquer que le conflit soudanais qui oppose depuis 18 ans le Nord arabo-musulman au Sud chrétien animiste soutenu par les Etats-Unis, a été l'un des plats de résistance de la visite du ministre à Nairobi. Il a dit s'être "informé" en rencontrant des experts, mais surtout lors d'un entretien avec le président Daniel arap Moi en charge d'une médiation au nom des pays de la région. La France soutient ce rôle de "facilitateur" de Nairobi, mais souhaite "la convergence" entre l'initiative kenyane et celle menée conjointement par l'Egypte et la Libye sur le conflit soudanais, a-t-il expliqué. 

(AFP 03-08-2001) 

 

Les évêques sud-africains dénoncent les compagnies pétrolières au Soudan
Les évêques sud-africains ont violemment attaqué les compagnies pétrolières de leurs pays susceptibles de faire des affaires avec le Soudan. Dans les négociations, le gouvernement du Soudan fait des propositions aux compagnies des régions, au détriment de la population locale menacée d’expulsion, explique le cardinal Wilfrid Napier, archevêque de Durban et président de la Conférence épiscopale de l’Afrique du Sud. Les évêques considèrent que le pétrole est la cause principale de la guerre qui sévit au Soudan, et qu’il est un moyen utilisé par Khartoum pour augmenter sa puissance militaire. « Pendant notre visite au Soudan déclarent les évêques, nous avons vu nous-mêmes les résultats des déportations forcées et du déracinement de dizaines de milliers de Soudanais du Sud, pour protéger les champs pétrolifères et les oléoducs d’attaques violentes. Des milliers de personnes ont été tuées ou sont mortes de faim ou de maladies ».
(La Croix, 02-08-2001)

 
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Nouvelles brèves du 13 avril au 18 mai 2001
SPLA a l’attaque dans la zone de Wau alors que l’alerte à la famine s’aggrave
Ganyliel : les missionnaires et les agents humanitaires ne sont pas prêts de rentrer.
Rapatriement du corps du co-pilote danois de la Croix Rouge
La Croix Rouge suspend ses vols
Attaque d’un avion du CICR et mort du co-pilot, l’évêque de Rumbek est inquiet
Khartoum : Gouvernement, les étrangers séropositifs seront expulsés
Arrestation de 15 autres membres du parti d’el Tourabi
Deux dirigeants du Congrès national populaire
Bombardement aérien sur l’école catholique de Narus (Sud Soudan)
Monts Nuba : l’aviation soudanaise bombarde les Monts Nuba
Monts Nuba : l’avion de l’Evêque Macram Max Gassis a échappé de justesse au bombardement de lundi dernier
Libération du directeur de « Khartoum Monitor »
Vague répressive
SPLA a l’attaque dans la zone de Wau alors que l’alerte à la famine s’aggrave 

L'Armée de libération populaire du Soudan (SPLA) a lancé ces jours-ci  une contre-offensive aux alentours de la ville de Wau, chef-lieu de la  région de Bahr El Ghazal, dans le sud du Soudan. Des sources appartenant au mouvement armé en lutte contre le régime islamique de  Khartoum affirment que les deux postes militaires de Kubri Kuom et d'Aluk seraient tombés, consentant au SPLA de mettre la main sur de grosses quantités d'armes. Une série d'incursions aurait également été lancée contre Wau. "De nombreux combattants se trouvent le long de la route qui mène au chef-lieu – confirme à l'agence MISNA Mgr Cesare Mazzolari, évêque de Rumbek – et les commandants du SPLA manifestent depuis longtemps l'intention de prendre la ville, mais les  gouvernementaux sont forts et ce ne sera certainement pas une  opération facile". En attendant, l'organisation humanitaire "Save the children" donne une nouvelle alerte face au manque de nourriture dans le sud du Soudan. Dans les zones les plus touchées par la famine, un enfant sur trois souffre déjà de malnutrition. Cette information est confirmée à l'agence MISNA par Mgr Mazzolari, qui souligne que le problème a acquis de plus larges dimensions depuis le mois de mars et que la situation ne cesse de se détériorer. Dans les régions méridionales du pays, près de trois millions de civils sont soumis au  risque famine. 

(MISNA, Italie, 18-05-2001)
Ganyliel : les missionnaires et les agents humanitaires ne sont pas prêts de rentrer. 

La situation est encore critique et il faudra certainement encore du  temps avant que les 16 personnes évacuées samedi dernier, deux missionnaires comboniens et 14 agents humanitaires, ne retournent à Ganyliel (environ 14 kilomètres de Nyal, région du Haut Nil occidental, sud du Soudan). La crainte justifiée que des affrontements n'éclatent entre factions adverses du groupe ethnique Nuer est la raison qui a  poussé le groupe à partir. "Nous attendons un rapport des experts de l'Opération Lifeline Sudan – a expliqué depuis Nairobi (Kenya) un membre de l'IRC (International Rescue Committee) qui oeuvrait à Ganyliel – avant de décider de rentrer". "La situation est encore trop incertaine" a confirmé Père Fernando Gonzalez Galarza, contraint à abandonner Ganyliel avec le Père Guillermo Aguinaga Pantoja. Les deux comboniens d'origine mexicaine étaient arrivés à la mission au milieu  du mois de mars, chaleureusement accueillis par la population. Cependant, après environ deux semaines, la rumeur d'une imminente attaque à Ganyliel avait commencé à circuler. La distribution des secours alimentaires est à l'origine de la dernière vague de violence; les 26 et 27 avril derniers, des combats motivés par la convoitise des réserves de nourriture ont secoué la localité voisine de Nyal. En 1998, les comboniens avaient déjà été contraints à abandonner la zone, tandis que le 22 février dernier, les Nuers, fortement divisés, avaient détruit l'église de la mission catholique de Nyal et obligé 15.000  personnes à s'enfuir. 

(MISNA, Italie, 16-05-2001)
Ganylieil : évacuation de missionnaires et d’agents humanitaires 

Deux missionnaires comboniens et quatre agents d'organisations non gouvernementales internationales ont été évacués vendredi dernier de Ganyliel (environ 45 kilomètres de Nyal, région du Haut Nil occidental, Soudan méridional). Il s'agit d'une précaution car la zone, théâtre de combats entre factions et clans rivaux du groupe ethnique Nuer présent dans la région, est devenue extrêmement dangereuse. Les combattants se sont affrontés entre le 26 et le 27 avril derniers à Nyal pour prendre le contrôle des entrepôts de nourriture de Nyal et la violence risque par conséquent de s'étendre à Ganyliel. Ces raisons, expliquent des sources de l'agence MISNA, ont poussé à l'évacuation du personnel religieux et humanitaire. La tension dans le Haut Nil atteste de l'existence de profondes divisions au sein de la population Nuer, divisions de bon augure pour le gouvernement du Soudan, qui commande de fait les deux tiers de la région, riche en pétrole. Les missionnaires comboniens évacuèrent déjà la zone en 1998 alors que le 22 février de cette année, les Nuers attaquèrent, détruisant l'église de la  mission de Nyal et contraignant 15.000 personnes à prendre la fuite. Les deux comboniens évacués sont Père Fernando Gonzalez Galarza et Père Guillermo Aguiñaga Pantoja, tous deux de nationalité  mexicaine. 

(MISNA, Italie, 14-05-2001)
Rapatriement du corps du co-pilote danois de la Croix Rouge 

Le corps d'Ole Friis Eriksen (et non Ole Fries Erikson comme écrit précédemment) a été rapatrié hier depuis Nairobi (Kenya). Le jeune co-pilote danois a été tué mercredi dernier dans le ciel sud-soudanais alors qu'il effectuait une mission pour le Comité international de la Croix  Rouge (CICR). La police et l'aéronautique kenynanes ont ouvert une enquête sur les faits car l'appareil avait décollé de Lokichokio (Nord du  Kenya). Il devait se rendre à Khartoum via Juba. Bien qu'il portait l'insigne traditionnel de la Croix Rouge, l'avion a été touché par des projectiles tirés depuis la terre, peu après avoir dépassé la ville de Torit (150 kilomètres à l'est de Juba). Friis Ericksen a été touché et tué tandis que le commandant, dont le nom n'a pas été divulgué, est resté indemne. La Croix Rouge a suspendu depuis mercredi soir tous ses vols humanitaires au Soudan en attendant que le voile soit levé sur l'attentat. Il sera cependant difficile de découvrir qui sont les assassins du co-pilote car la zone est occupée aussi bien par les troupes militaires de Khartoum que par l'Armée populaire de libération du  Sud-Soudan (SPLA).

(MISNA, Italie, 11-05-2001)
La Croix Rouge suspend ses vols 

Le Comité international de la Croix Rouge a décidé de suspendre ses vols au Soudan tant que le voile ne sera pas levé sur la mort du co-pilote danois, Ole Fries Erikson, tué hier matin, au cours d'une opération humanitaire. L'interruption des vols, qui pourrait durer plusieurs jours, a été annoncée dans l'après-midi depuis le siège de l'organisation, à Genève (Suisse). L'avion à bord duquel volait Fries Erikson avait décollé de Lokichokio (Kenya); il a été touché par un projectile alors qu'il survolait une région du Soudan où opèrent aussi bien les troupes de Khartoum que les rebelles de l'Armée populaire de libération (SPLA). L'insigne traditionnel de la Croix Rouge était bien  visible sur l'appareil. 

(MISNA, Italie, 10-05-2001)
Attaque d’un avion du CICR et mort du co-pilot, l’évêque de Rumbek est inquiet 

Le co-pilote d'un avion de la Croix Rouge internationale (CICR) a trouvé la mort aujourd'hui à l'aube, alors qu'il survolait le sud du Soudan. Ole Fries Erikson, citoyen danois de 26 ans et employé du Comité international de la Croix Rouge est décédé sur le coup. Le premier pilote, rescapé, a brièvement raconté qu'il avait été contraint à voler à basse altitude à cause d'un problème de pressurisation et qu'une explosion avait détruit l'arrière de l'avion alors qu'il s'apprêtait à remonter. On ignore encore si l'arme utilisée a été un canon antiaérien ou bien un missile. "Prendre pour cible un avion appartenant à une organisation telle que la Croix Rouge est un signal vraiment inquiétant" a commenté il y a quelques heures à l'agence MISNA Mgr Cesare Mazzolari, évêque du diocèse de Rumbek, chef-lieu de la région el-Buheyrat (Bahr el-Ghazal méridional). Malgré les dégâts, l'avion a pu retourner à Lokichokio (Kenya), d'où il était parti deux heures plus tôt à destination de Khartoum, via Juba. Les enseignes de la Croix Rouge étaient bien visibles sur les ailes et sur le fuselage de l'appareil et son plan de vol avait été communiqué comme il se devait. 

(MISNA, Italie, 9-05-2001)
Khartoum : Gouvernement, les étrangers séropositifs seront expulsés 

Les étrangers positifs au test Hiv seront immédiatement expulsés du Soudan, a rapporté la presse locale, en précisant que le gouvernement de Khartoum avait annoncé l'institution de sévères mesures de contrôle de la diffusion de la maladie. Le ministère de l'Intérieur a l'intention de faire passer le test HIV à tous les étrangers qui demanderont un permis de séjour. Seuls les immigrés séronégatifs pourront séjourner au Soudan de manière permanente. 

(MISNA, Italie, 04-05-2001)
Arrestation de 15 autres membres du parti d’el Tourabi

Le gouvernement nord-soudanais de Hassan Omar El Béchir poursuit sa répression contre le Congrès national populaire (PNC) de son grand rival politique, Hassan El Tourabi. Aujourd'hui en effet, 15 autres membres du PNC ont été arrêtés et emprisonnés au pénitencier "Cooper" de Khartoum. El Tourabi est lui-même retenu dans cette prison, qui tire son nom de l'architecte qui la réalisa sous la domination britannique, depuis le 21 février dernier, arrêté suite à la signature d'un accord entre le PNC et le SPLA (Armée de libération populaire du Soudan). Le Soudan est le théâtre d'une âpre guerre civile depuis près de 18 ans. Les deux principaux antagonistes sont le gouvernement de Khartoum et le SPLA.

(MISNA, Italie, 04-05-2001)
Deux dirigeants du Congrès national populaire 

Deux dirigeants du parti de Hassan El Tourabi ont été arrêtés à Khartoum, a communiqué samedi un porte-parole du Congrès national populaire (PNC), parti musulman d'opposition soudanaise. Badreddin Taha, secrétaire aux Affaires Sociales du PNC et Dahab Mohamed  Salih, membre du conseil directif, ont été arrêtés jeudi dernier durant une réunion dédiée à la médiation d'une délégation de Saoudiens et de Pakistanais, dont l'objectif serait de réduire les divergences entre le Parti de Tourabi et le Congrès national (NC), du président Omar El Béchir. Tourabi, idéologue du fondamentalisme islamique soudanais, est en prison depuis le 21 février dernier avec d'autres dirigeants de son parti. Ils ont été mis en détention suite à la signature d'un accord politique entre le PNC et le SPLA, l'Armée de libération populaire du Soudan. 

(MISNA, Italie, 23- 04-2001)
Bombardement aérien sur l’école catholique de Narus (Sud Soudan)

Un Antonov soudanais a bombardé hier la localité de Narus, dans le sud du Soudan. Un enfant a été blessé et une école catholique a été gravement endommagée, rapportent des sources de l'agence MISNA, qui précisent l'heure de l'incursion, 14 h 15 locales. L'avion militaire a largué 16 bombes. Deux d'entre elles ont également touché un marché local. La petite ville de Narus se trouve à 45 kilomètres de Lokichoggio, base humanitaire de l'Onu au Kenya. L'évêque catholique du diocèse de Torit, Mgr Paride Taban, était présent à Narus au moment du bombardement. 

(MISNA, Italie, 23- 04-2001)
Monts Nuba : l’aviation soudanaise bombarde les Monts Nuba

Un avion Antonov appartenant à l'aviation soudanaise a bombardé hier la base aérienne de Kauda, sur les montagnes Nuba. Les faits ont été rapportés à l'agence MISNA par le Père combonien Renato Kizito Sesana, selon qui le raid a eu lieu à 09 h 00 locales, alors qu'un autre appareil destiné au transport humanitaire se trouvait sur la piste et qu'un autre était en phase d'atterrissage. Le bombardier soudanais a largué ses engins de mort au moment où se trouvaient à la base aérienne, contrôlée par les rebelles du SPLA (Armée de libération populaire du Soudan), plusieurs centaines de civils prêts à accueillir des visiteurs membres d'Ong italiennes. Une personne a été tuée et deux autres blessées. Père Sesana a condamné l'agression, exprimant également le mécontentement du "Koinonia educational centre", qui oeuvre dans la zone en aidant à éduquer 500 enfants chaque année. Le missionnaire a polémiqué contre les Nations Unies qui, face aux fréquentes attaques aériennes soudanaises, n'élèvent jamais la voix contre le gouvernement de Khartoum. 

(MISNA, Italie, 17-04-2001 )
Monts Nuba : l’avion de l’Evêque Macram Max Gassis a échappé de justesse au bombardement de lundi dernier 

Le bombardement ayant ciblé, lundi dernier, la base aérienne du SPLA (Armée de libération populaire du Soudan) a failli toucher un évêque. Lors du raid mené par l'aviation soudanaise à Kauda, sur les montagnes Nuba, l'appareil à bord duquel voyageait Mgr Macram Max Gassis, évêque en exil d'El Obeid (centre du Soudan, 400 kilomètres au sud-ouest de Khartoum) a été effleuré. Le prélat effectuait sa visite pastorale de Pâques dans les paroisses rurales de la zone, près de la ligne de front. Par la suite, l'avion de l'évêque a quitté Kauda en direction de la région de Bahr El Ghazal. Le bombardier – un Antonov de fabrication russe – a largué des bombes sur la base alors que plusieurs centaines de civils se trouvaient sur les lieux, attendant de souhaiter la bienvenue à des visiteurs membres d'Ong italiennes. Un soldat nuba a été tué et deux civils grièvement blessés. D'après des sources locales non confirmées, les bombardements dans la zone de Kauda se seraient poursuivis dans la journée d'hier. (CC)

(MISNA, Italie, 18-04-2001 )
Libération du directeur de « Khartoum Monitor » 

Alfred Taban, tête de proue du journalisme indépendant soudanais et directeur du journal "Khartoum Monitor", a été libéré hier dans la capitale du pays subsaharien. Taban, originaire du sud du Soudan, avait été arrêté le 11 avril dernier alors qu'il suivait une conférence de presse organisée par des chefs chrétiens dans le but de protester contre une nouvelle vague de répression contre les églises locales. Le journaliste, également correspondant pour des journaux étrangers, a déclaré ne pas avoir subi de mauvais traitements. Un sort bien différent a été réservé aux plus de 53 chrétiens arrêtés mercredi dernier durant les incidents qui ont suivi l'intervention de la police contre une foule rassemblée en la cathédrale épiscopalienne de Khartoum, la cathédrale "All Saints". Des sources de l'agence MISNA rapportent que quatre jeunes femmes et deux jeunes hommes qui faisaient partie du groupe capturé ont été condamnés à la flagellation et ont reçu 15 coups de fouet chacun dans la journée de vendredi. Les 47 autres détenus, tous des hommes, ont été condamnés à 20 coups de fouet – la sentence a été exécutée samedi – et à vingt jours de prison. Aucun imputé n'a eu le droit de s'adresser à un avocat défenseur. Le gouvernement de Khartoum a recommencé à serrer l'étau autour des chrétiens mardi dernier, avec l'annulation, officialisé au dernier moment, d'une rencontre avec le pasteur protestant Reinhard Bonke, prévue au Green Square (Place verte) de Khartoum. Une somme de 2.400 dollars (plus de 18.000 francs) avait déjà été versée pour l'occupation des lieux, généralement utilisés pour les grandes manifestations de régime. Ignorant l'annulation de l'événement, un très grand nombre de chrétiens se sont rassemblés sur la place, où ils se sont heurtés aux forces de l'ordre. De graves désordres ont suivi et, d'après divers témoignages, trois civils auraient trouvé la mort, dont deux d'origine nuer. Le lendemain, mercredi, un grand nombre de policiers originaires du sud du pays ont été envoyés à la cathédrale All Saints où, à la suite d'une provocation, d'autres émeutes ont eu lieu et où les chrétiens châtiés ont été interpellés.

(MISNA, Italie, 18-04-2001 )
Vague répressive

Le 11 avril à Khartoum, la police a arrêté Alfred Taban, tête de proue des journalistes indépendants au Soudan. M. Taban, originaire du Sud et directeur du journal Khartoum Monitor, a été interpellé alors qu'il se rendait à une conférence de presse. Le rendez-vous avait été organisé par des chefs religieux chrétiens dans le but de protester contre la vague répressive des forces de sécurité qui a déferlé il y a trois jours dans la capitale soudanaise. Le détonateur a été l'annulation tardive et injustifiée de la part des autorités d'une manifestation prévue au Green Square de Khartoum où devait avoir lieu une rencontre avec le pasteur protestant Reinhard Bonke. Un grand nombre de participants, ignorant l'interdiction, se sont retrouvés le 10 avril sur la place utilisée pour les grandes manifestations du régime. De violentes émeutes ont eu lieu et des sources non confirmées rapportent que trois personnes auraient été tuées. Un grand nombre de chrétiens ont été arrêtés par la police. Le 11 avril, suite à la provocation d'un policier, les protestants réunis dans la cathédrale de Tous les Saints, ont été réprimés à coups de bombes lacrymogènes et ont été chargés par les forces de l'ordre. - Le 17 avril, M. Taban a été libéré, sans avoir subi de mauvais traitements. Par contre, sur les 53 chrétiens arrêtés, 4 jeunes femmes et 2 jeunes gens ont été condamnés à 15 coups de fouet, et les autres 47 détenus, tous des hommes, à 20 coups de fouet et 20 jours de prison. 

(Misna, Italie, 13 et 18 avril 2001) 
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Nouvelles brèves du 28 au 30 mars 2001
L’Alliance nationale démocratique résiste à l’armée
Les directeurs des œuvres missionnaires européennes lancent un appel pour la paix
Alarme du PAM pour la famine : rien ne changera si la paix n’est pas rétablie
Des rebelles détruisent Nyal
Alarme sanitaire
La sale guerre du pétrole
L’Alliance nationale démocratique résiste à l’armée 

L'Alliance nationale démocratique (NDA ou AND, "National democratic Alliance) a affirmé avoir repoussé le quatrième assaut des milices gouvernementales qui tentaient de reconquérir la zone de Menza (Etat soudanais du Nil Bleu). L'information a été divulguée il y a quelques heures par le mouvement rebelle dans un communiqué. L'AND indique que l'attaque a été donnée à l'arme lourde dans le but de paniquer la population locale. La note ne donne pas de nombre de morts ou de blessés. La zone de Menza, est contrôlée par l'Alliance depuis 1997 et l'armée a déjà tenté de la reprendre militairement à trois reprises. L'aire se trouve au nord du cours du Nil Bleu, non loin de Damazin, où se dressent un grand barrage et une centrale hydroélectrique qui fournit l'énergie à la capitale, Khartoum.

(MISNA, Italie, 30-03-2001)
Les directeurs des œuvres missionnaires européennes lancent un appel pour la paix 

Au terme du congrès européen tenu à Achen (Allemagne) du 24 au 28 mars, les directeurs nationaux des Oeuvres pontificales missionnaires ont manifesté une vive inquiétude au sujet de la gravité de la situation au Soudan, dévasté par une guerre civile depuis presque 45 ans. La famine y menace une fois de plus la population. Un document diffusé hier constate que la cause principale du conflit naît du fait que des personnes, de différentes races et différentes religions, se voient nier leur dignité humaine et leur droit à l'auto-gouvernement. En découlent de graves atteintes à la dignité de l'homme, dont les responsables sont aussi bien les dirigeants du régime islamique de Khartoum que les mouvements rebelles du sud du pays (Spla, armée populaire de libération du Soudan et ses factions). "Le gouvernement bombarde systématiquement des objectifs civils dans le sud du pays et se sert atrocement de l'arme de la famine – affirment les Oeuvres missionnaires européennes – tandis que les mouvements de libération abusent du mot liberté, privilégient l'avidité du pouvoir, les intérêts personnels et ceux de leurs tribus au détriment de la paix et du bien-être de la population" . Les auteurs de la note font remarquer que la guerre au Soudan est en train de devenir une fin en soi et que la religion, transformée en un instrument servant à atteindre le pouvoir, est illégitimement impliquée dans le conflit. "A travers nos missionnaires et nos évêques sur place, nous savons que l'aide humanitaire est nécessaire mais qu'elle peut contribuer au maintien de la violence si au lieu d'arriver entre les mains des nécessiteux, elle finit entre celles des chefs qui alimentent la guerre". Les participants au rendez-vous d'Achen condamnent les parties en conflit et lancent un nouvel appel pour faire taire les armes et respecter les droits de l'Homme. Ils demandent à ce que l'Union Européenne et l'Onu fassent leur possible pour favoriser les efforts de paix réalisés avec le soutien de l'Igad (Autorité intergouvernementale pour le développement), réunissant Soudan, Ouganda, Kenya, Ethiopie et Erythrée. Ils demandent enfin à l'industrie pétrolière, très importante pour le pays africain, de ne pas soutenir le régime de Khartoum tant que la paix ne sera pas rétablie. 

(MISNA, Italie, 30-03-2001)
Alarme du PAM pour la famine : rien ne changera si la paix n’est pas rétablie 

Au moins trois millions de Soudanais risquent de mourir de faim à cause de la sécheresse et des conflits. Ce cri d'alarme est poussé par le Pam (Programme alimentaire mondial), selon lequel les réserves en nourriture seront épuisées d'ici la mi-avril. L'organisation onusienne demande donc à la communauté internationale une contribution urgente d'un montant d'au moins 100 millions de dollars dans les prochains mois. "Ce même appel est formulé chaque année – commente pour l'agence MISNA le Père John Antonini, porte-parole des missionnaires comboniens – parce qu'en cette saison, la nourriture manque véritablement: c'est en effet la période intermédiaire entre la semence et la récolte. La véritable tragédie cependant, c'est que dans le sud du Soudan, les gens ne peuvent pas semer durant la période des pluies, à moins de risquer de tout perdre à cause des pillages fréquents et des actes belliqueux. Tant que le problème ne sera pas résolu à la source – conclut le missionnaire – nous devrons nous abonner aux appels de ce genre". 

(MISNA, Italie, 29-03-2001 )
Des rebelles détruisent Nyal

Des rebelles de la SPLA, l'armée nationale de libération du Soudan, sont passés à l'attaque dans le sud du  pays et ont rasé Nyal, une ville de 15.000 habitants, dans la région  occidentale du Haut Nil. L'attaque a eu lieu le 22 février dernier, mais la  nouvelle vient d'être annoncée par la Commission Justice et Paix. Selon  celle-ci, l'assaut de la ville est la conséquence de représailles entre  tribus Nuer et Dinka. "C'est une démonstration de ce qu'est devenue la guerre au Soudan: un prétexte pour des actes de vengeance...", affirment  les missionnaires comboniens. 

(Fides, Rome, 23 mars 2001)
Alarme sanitaire

A peine dix médecins opèrent dans le sud du Soudan. L'alarme sanitaire a été donnée par l'Amref (Fondation africaine pour la médecine et la recherche), qui dénonce en outre le délabrement des structures, pratiquement privées de laboratoires et de salles d'opérations dignes de ce nom. Dans la région du Bahr el Ghazal, qui compte plus de 3 millions d'habitants, travaillent 4 docteurs, 2 dentistes, 3 oculistes et 1 laborantin. La pénurie la plus grave concerne les assistants médicaux. "Le sud du Soudan aurait besoin d'au moins 360 bons assistants médicaux, déclare le chef du projet Soudan de l'Amref, alors qu'ils ne sont qu'environ 80, tous âgés de plus de 60 ans et n'ayant pas eu d'ajournements professionnels depuis au moins 20 ans". 

(Misna, Italie, 26 mars 2001)
La sale guerre du pétrole

Selon un article de Africa Confidential publié le 23 mars, le projet du gouvernement soudanais de devenir un grand pays producteur de pétrole conduit à l'extermination systématique des populations du Sud et à la destruction de leurs foyers, avec le soutien de compagnies occidentales et asiatiques. Les pétrodollars financent la diplomatie de Khartoum et sa guerre contre le Sud. Alors que les Dinka et les Nuer avaient été les cibles de vastes offensives dans les années 1980 et 90, actuellement on s'attaque plus particulièrement à la région de l'Eastern Upper Nile, où on a commencé l'exploration d'une vaste concession. Les milices soutenues par le gouvernement y ont déjà fait fuir des dizaines de milliers de personnes, pour faciliter la prospection. L'offensive aurait également pour but de chasser de la région les organismes humanitaires qui peuvent témoigner des atrocités. L'ONG Christian Aid, active sur place, fait les mêmes constatations. Dans son dernier rapport, intitulé "The scorched earth: oil and war in Sudan" (La terre brûlée: pétrole et guerre au Soudan), l'organisation décrit comment dans les concessions pétrolières les habitants sont tués ou violés, et les villages détruits par l'armée et ses milices. Cette politique de la terre brûlée doit ouvrir la route à l'exploration et à l'exploitation du pétrole par des compagnies étrangères. Christian Aid a appelé toutes les compagnies pétrolières occidentales à suspendre immédiatement leurs investissements et  leurs implications dans le secteur du pétrole au Soudan. 

(ANB-BIA, de sources diverses, 28 mars 2001)
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Nouvelles brèves du 4 au 22 janvier 2001
M. Béchir donne le ton de son nouveau mandat en prolongeant l’Etat d'urgence
Les bombardements se poursuivront contre les rebelles
Le président Béchir s'engage à maintenir la Charia
Un centre de santé pillé lors d'un raid de guerriers à cheval
M. Béchir donne le ton de son nouveau mandat en prolongeant l’Etat d'urgence

Le général Béchir a promulgué un décret présidentiel mercredi 3 janvier prorogeant l'état d'urgence jusqu'au 31 décembre 2001. Le décret ne donne aucune raison justifiant la prolongation. Il s'agit de la première décision majeure du chef de l'Etat soudanais qui a été réélu vendredi 29 décembre. M. Béchir avait décrété l'état d'urgence et dissous l'Assemblée nationale (Parlement) en décembre 1999 pour une période de trois mois pour écarter son éminence grise, devenue son rival, le dirigeant islamiste Hassan al-Tourabi, qui assurait alors la présidence du Parlement. Il avait été par la suite prolongé jusqu'à la fin de l'année 2000. L'état d'urgence renforce les prérogatives du président et octroie aux services de sécurité le pouvoir de mener des arrestations et d'interdire des rassemblements en avançant des raisons de sécurité nationale. Le gouvernement soudanais a interdit le 30 décembre aux diplomates étrangers en poste à Khartoum de rencontrer des opposants. 

A.F.P. du 4 janvier 2001
Les bombardements se poursuivront contre les rebelles 

Le ministre soudanais des Affaires étrangères Moustafa Osmane Ismaïl a affirmé, le 3 janvier au Caire, « que les bombardements aériens se poursuivront contre le rebelles sudistes partout où ils se trouvent tout en essayant d'éviter les civils ». Les bombardements aériens des forces gouvernementales contre les rebelles sudistes "ne visent pas les civils, mais le gouvernement ne permettra pas au mouvement rebelle d'utiliser les civils comme boucliers humains", a affirmé le ministre. Les organisations humanitaires opérant au Sud du Soudan dénoncent régulièrement des bombardements gouvernementaux sur des cibles civiles. 

A.F.P. du 4 janvier 2001
Le président Béchir s'engage à maintenir la Charia 

Le président soudanais Omar al-Béchir s'est engagé lundi à maintenir la charia (loi islamique) en vigueur dans le pays depuis 1983, et a invité l'opposition à une réconciliation, mais basée uniquement sur les termes du régime. Le général Béchir a promis que, durant son nouveau mandat, il accomplira le "programme du régime portant sur l'instauration de la paix, la libération des territoires (du Sud), la réconciliation, le développement et l'édification de la société sur les principes de la religion (musulmane) et de la charia" (loi islamique). "La porte est ouverte à tout patriote pour qu'il se joigne à nous dans ce processus, (mais) il n'y a pas d'accord à moins qu'il ne se fasse sur les principes du Salut" (loi islamique), a-t-il souligné. "Nous appelons tous (les opposants) à la réconciliation afin de bâtir un nouveau Soudan", a-t-il lancé. 
L'opposition soudanaise a immédiatement condamné ses propos, estimant que son discours est un "revers aux efforts de règlement politique global". L’Alliance nationale démocratique (AND, coalition regroupant la majorité des partis d'opposition), a estimé que ce discours montre que le "régime refuse tout accord politique"…"la porte est totalement fermée à toute possibilité d'aboutir à un règlement pacifique »

A.F.P. – du 9 janvier 2001
Un centre de santé pillé lors d'un raid de guerriers à cheval

Des centaines de cavaliers armés jusqu'aux dents ont attaqué le village de Chelkou, (dans le Nord de l’Etat du Barh el Ghazal au sud du Soudan), et pillé un centre de santé il y a une semaine, a indiqué vendredi un porte parole du Comité international de la Croix Rouge (CICR). 
Le CICR ne disposant pas de liaison radio avec Chelkou, dans la province du Bahr el-Ghazal (sud-ouest), cette attaque survenue le 12 janvier n'a été connue que lors d'une mission sur le terrain organisée cette semaine, a précisé le porte-parole Michael Kleiner. 
"Les cavaliers sont arrivés à l'aube. Les villageois ont fui", a déclaré le porte-parole, précisant que du matériel avait été volé dans le centre de santé géré par le CICR. 
Chelkou est situé près de la ligne de chemin de fer qui relie Khartoum à la ville de Wau, tenue par les forces gouvernementales. Des cavaliers escortent souvent le train lors de ses rares voyages vers le Sud pour "s'assurer qu'il atteigne Wau". Le personnel expatrié du CICR avait été évacué du village avant l'attaque, en raison d'une insécurité croissante depuis la fin de l'année dernière. 

A.F.P. - 22 janvier 2001 

 
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Nouvelles brèves du 4 au 11 janvier 2001
Sud-Soudan : Plus de 50 bombardements en deux mois
Enlèvement de femmes et d’enfants  - Violentes incursions des intégristes islamiques
Béchir réélu
Sud-Soudan : Plus de 50 bombardements en deux mois 

Au cours des deux derniers mois de l'an 2000, l'aviation de Khartoum a commis plus de 50 bombardements dans le sud du Soudan, tuant plus de 47 personnes, majoritairement des civils. C'est le tragique bilan divulgué aujourd'hui par l'association Sudan Focal Point basée à Nairobi (Kenya). La région la plus ciblée par les avions gouvernementaux a été celle de l'Equateur, avec plus de 20 bombardements. Lors de l'un des derniers raids, lancé sur la ville de Lui, 2 personnes ont été tuées et la cathédrale de l'Eglise épiscopale locale a été détruite. On a en revanche enregistré 7 à 8 incursions aussi bien dans le Bahr el Ghazal que dans le Blue Nile du Sud. Des attaques sporadiques ont en revanche été menées dans le Haut Nil et dans le Kordofan méridional. Hier en outre, on a dénoncé un raid lancé par des pro-gouvernementaux à Mariel Bail (Bahr el Ghazal), soldé par 11 morts et 120 kidnappés, femmes et enfants pour la plupart. La responsabilité des faits a été attribuée aux Forces populaires de défense mais la dynamique fait plutôt penser à une incursion typique des Baqqara, éleveurs semi-nomades de souche arabe. Le gouvernement de Khartoum fournit à ces tribus islamiques des véhicules et des armes automatiques, leur concédant une sorte de "permis corsaire" et leur permettant de piller les villages des groupes ethniques subsahariens, tels que les Dinka. Dans le passé cependant, les Baqqara pillaient et enlevaient les femmes et les enfants en évitant les effusions de sang. 

(MISNA, Italie,  11 JAN 2001) 
Enlèvement de femmes et d’enfants  - Violentes incursions des intégristes islamiques

Plus de 120 personnes, femmes et enfants ont été enlevés au Sud Soudan, à la suite des incursions de groupes de miliciens intégristes islamiques, favorables au gouvernement de Khartoum.
Après les récents bombardements de la population civile, ainsi que de centre de secours et d'écoles chrétiennes au Sud Soudan, la région vient de subir ces incursions qui ont fait au moins 11 morts, selon des fonctionnaires de l'ONU.
Selon la même source, les attaques ont eu lieu début janvier dans la région de Mariel Bai, dans l'Etat de Bahr el-Ghazal, à quelque 1.000km au sud de la capitale.
Les auteurs de ces attaques et de ces enlèvements sont des miliciens des "forces populaires de défense", créées par le régime intégriste islamique de Khartoum pour seconder l'armée dans sa lutte contre la guérilla du Sud Soudan.
La population chrétienne y est victime de persécutions et soumise à des discriminations et à l'esclavage depuis des décennies dans la quasi indifférence de la presse et de l'opinion publique internationale.
Selon la presse de la capitale, contrôlée par le régime du président Omar el-Bashir, récemment confirmé dans sa charge, les forces rebelles pont souffert de pertes importantes à la suite d'une offensive des troupes gouvernementales, faisant 60 morts, dans la région de Ayod, dans l'Etat du Haut Nil.

(ZENIT , Italie, 9 janvier 2001)
Béchir réélu 

Le président soudanais Omar el-Béchir a été réélu pour un deuxième mandat de cinq ans avec 86,5% des voix. Les élections présidentielles et législatives, qui se sont déroulées du 13 au 20 décembre, étaient boycottées par la quasi-totalité des partis d'opposition. Dans un discours télévisé, M. Béchir a affirmé que sa priorité était de rétablir la paix dans le pays. Le Congrès national, au pouvoir, est également sorti vainqueur des élections en remportant la majorité des 278 sièges pourvus, sur un total de 360, selon des résultats partiels annoncés le 31 décembre. L'annonce des résultats dans 30 circonscriptions a été suspendue suite à des plaintes sur des irrégularités. La plupart des sièges non remportés par le Congrès national l'ont été par des indépendants et des frères musulmans. Les partis d'opposition ont qualifié ces élections de "farce" et ont affirmé qu'elles avaient été truquées. - Le président Béchir a décidé de proroger d'une année l'état d'urgence en vigueur depuis décembre 1999 (lorsqu'il avait dissous l'Assemblée nationale). Le décret, publié le 3 janvier, ne donne pas de justification à cette prolongation. L'état d'urgence permet au gouvernement d'imposer le couvre-feu, d'interdire les manifestations et les attroupements publics et de procéder à des détentions sans jugement pour une période ne pouvant pas excéder trois mois.

(ANB-BIA, de sources diverses, 4 janvier 2001)

 
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Nouvelles brèves du 4 janvier 2001
 
M. Béchir donne le ton de son nouveau mandat en prolongeant l’Etat d'urgence:
Le général Béchir a promulgué un décret présidentiel mercredi 3 janvier prorogeant l'état d'urgence jusqu'au 31 décembre 2001. Le décret ne donne aucune raison justifiant la prolongation. 
Il s'agit de la première décision majeure du chef de l'Etat soudanais qui a été réélu vendredi 29 décembre pour un deuxième mandat de cinq ans par 86,5% des voix. 
M. Béchir avait décrété l'état d'urgence et dissous l'Assemblée nationale (Parlement) en décembre 1999 pour une période de trois mois pour écarter son éminence grise, devenue son rival, le dirigeant islamiste Hassan al-Tourabi, qui assurait alors la présidence du Parlement. Il avait été par la suite prolongé jusqu'à la fin de l'année 2000. 
La décision avait alors obtenu l'aval de la cour constitutionnelle qui avait estimé que la constitution n'indique aucune autorité habilitée à dissoudre le Parlement. La cour avait considéré ceci comme "une lacune pouvant causer des crises constitutionnelles" et affirmé qu'après dissolution du Parlement, le président pouvait juger nécessaire de décréter l'état d'urgence. 
L'état d'urgence renforce les prérogatives du président et octroie aux services de sécurité le pouvoir de mener des arrestations et d'interdire des rassemblements en avançant des raisons de sécurité nationale. 
A sa réélection M. Béchir s'est engagé à restaurer la paix et réconcilier le pays "par la voie de la négociation et du dialogue". 
Le gouvernement soudanais a interdit le 30 décembre aux diplomates étrangers en poste à Khartoum de rencontrer des opposants. 
A.F.P. – B.Q.A. n°15863 du 4 janvier 2001
Les bombardements se poursuivront contre les rebelles
Le ministre soudanais des Affaires étrangères Moustafa Osmane Ismaïl a affirmé, le 3 janvier au Caire, « que les bombardements aériens se poursuivront contre le rebelles sudistes partout où ils se trouvent tout en essayant d'éviter les civils ». 
Les bombardements aériens des forces gouvernementales contre les rebelles sudistes "ne visent pas les civils, mais le gouvernement ne permettra pas au mouvement rebelle d'utiliser les civils comme boucliers humains", a affirmé le ministre. 
Les organisations humanitaires opérant au Sud du Soudan dénoncent régulièrement des bombardements gouvernementaux sur des cibles civiles. 
A.F.P. – B.Q.A. n°15863 du 4 janvier 2001

 
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Nouvelles brèves du 3 au 8 novembre 2000
 
Soudan/Erythrée. Plan de paix 
Selon la presse soudanaise, l'Erythrée  a proposé au Soudan un plan de paix entre Khartoum et l'opposition  soudanaise basée en Erythrée, incluant l'instauration d'un gouvernement de  transition. Le président el-Béchir garderait ses fonctions et le chef de  l'opposition armée sudiste, John Garang, deviendrait Premier  ministre. 
(La Croix, France, 3 novembre 2000)
Couloir humanitaire  - 
La semaine dernière, le gouvernement de Khartoum et le SPLA (Armée de libération populaire du Soudan) se sont accordés sur la mise en place d'un couloir humanitaire destiné à distribuer des secours au Sud-Soudan. Les Nations unies ont annoncé, le 7 novembre, que la piste, interdite aux deux belligérants, fera 150 km de long et reliera Lokichokio (nord du Kenya) à Kapoeta (Sud-Soudan). L'accord a été élaboré à Genève, au cours de la quatrième réunion du Comité technique pour l'assistance humanitaire. 
(MISNA, Italie, 8 novembre 2000) 

 
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Nouvelles brèves du 18 octobre 2000
 
Nouveaux bombardements sur des cibles civiles dans le sud-Soudan

Au Sud Soudan, lundi 18 octobre, dans la matinée, un avion du gouvernement de Khartoum a largué 12 bombes sur le village de Narus au Sud-Soudan (45 km de la frontière kenyane). Ce bombardement a tué un homme et blessé 3 femmes et 2 enfants. Il a détruit 18 habitations ainsi qu'une clinique gérée par le diocèse de Torit. Les blessés ont été évacués vers l'hôpital de Lokichiokio (Kenya).

Ces bombardements font suite à ceux de la semaine dernière sur le camp de déplacés d'Ikotos (Sud Ouest de Narus) qui avaient déjà blessé plusieurs personnes et détruit 70 habitations.

 


 
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Nouvelles brèves du 18 au 29 septembre 2000
Militaires et rebelles s’affrontent à nouveau
A Asmara, le président du Soudan renoue avec son vieil ennemi
Négociations
Embargos contre le bétail soudanais
Soudan - Libye.
Première sainte soudanaise
Ouverture du nouveau round de négociations à Nairobi
Manifestations.
Bombardement aérien à Narus : nouveaux détails, un mort et cinq blessés
Kosti : une manifestation étudiante se conclut dans la violence
Assemblée plénière des évêques
Soudan - Ouganda. Enfants esclaves
Militaires et rebelles s’affrontent à nouveau 

Au sud du Soudan, plus particulièrement dans la région de Bahr el Ghazal, le conflit incessant entre les troupes gouvernementales et les rebelles du Spla (Armée de libération populaire du Soudan) fait de nouvelles victimes. On a appris de sources officielles de Khartoum que les rebelles avaient attaqué un train de marchandises se dirigeant vers Awell. Cet assaut, manqué selon les militaires, a fait des centaines de morts et de blessés. Ces faits n'ont pour l'instant été ni confirmés ni démentis par les source indépendantes. L'armée régulière et les rebelles du Spla sont les principaux protagonistes de la guerre civile soudanaise, en cours depuis 1993.

(MISNA, Italie, 29-09-2000)
A Asmara, le président du Soudan renoue avec son vieil ennemi 

Le Président soudanais Omar El Béchir et le leader de l'Alliance nationale démocratique (And), Mohammed Osman El Merghani, adversaire historique de l'actuel régime de Khartoum, ont fait la paix. 
Cette réconciliation, advenue mardi soir à Asmara (Erythrée), a été marquée par les poignées de mains chaleureuses entre les deux protagonistes reprises par les caméras du monde entier. Dans un communiqué conjoint, le gouvernement de Khartoum et les forces de l'And se sont engagées à collaborer pour "créer les conditions utiles à  une union volontaire entre le nord et le sud" du pays africain. On attend maintenant de voir quelles seront les conséquences de l'entente érythréenne sur les négociations de paix en cours à Nairobi (Kenya), sous l'égide de l'Igad (Autorité intergouvernementale pour le développement). Des représentants du gouvernement d'El Béchir et du Splm, l'aile politique de l'Armée populaire de libération du Soudan (Spla), prennent part à ces colloques. En 1988 en effet, El Marghani, alors Ministre des Affaires Etrangères, avait trouvé un accord qui aurait pu rétablir la paix avec le Spla, entré en conflit avec les autorités cinq ans auparavant. Mais ces tentatives furent bloquées par le Premier Ministre Sadiq El Mahdi. L'année suivante, alors qu'El Mahdi semblait avoir changé d'idée, El Béchir pris le pouvoir par un coup d'Etat et anéantit le processus. 

(MISNA, Italie, 28-09-2000)
Négociations

Les partis en conflit au Soudan ont décidé d'engager des négociations directes afin de restaurer la paix. Réunis à Asmara, à l'initiative du président érythréen, le chef d'Etat soudanais el-Béchir et son rival, Osman el Merghani, président de l'Alliance démocratique nationale (NDA), ont convenu, le 26 septembre, de mettre "rapidement" un terme aux conflits qui déchirent leur pays. Dans un communiqué conjoint, les deux parties se sont déclarées "déterminées à arrêter rapidement les hostilités et à créer les conditions favorables au retour de l'unité entre le nord et le sud". La NDA regroupe les partis politiques du nord, arabe et musulman, et l'Armée populaire de libération du Soudan (SPLA) du colonel Garang, implantée dans le sud animiste et chrétien. Les participants aux entretiens d'Asmara considèrent qu'il s'agit d'une rencontre "exploratoire".

(PANA, 27 septembre 2000)
Embargos contre le bétail soudanais

Les exportateurs soudanais se sont plaints de l'embargo imposé à leur pays par certains gouvernements arabes à cause de l'expansion de la fièvre de la Rift Valley en Arabie Saoudite et au Yémen qui, ont-ils dit, pourrait entraîner leur ruine. L'Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis ont suspendu la semaine dernière les importations de bétail en provenance du Soudan et de plusieurs autres pays de l'Afrique de l'Est, suite à l'annonce de cas de fièvre de la  Rift Valley. Plus de 50 citoyens saoudiens et yéménites seraient morts de cette épidémie. Le ministre soudanais des ressources animales affirme  qu'aucune contamination à la fièvre de la Rift Valley n'a été notée dans le pays. "Il n'y a aucune indication de telles infections dans les annales de l'OMS et de l'Organisation internationale pour les épidémies", a-t-il  déclaré. En 1999, le Soudan avait exporté pour $131 millions de bétail et de viande. 

(PANA, 27 septembre 2000)
Soudan - Libye. 

Visite du président en Libye  -  Le 20 septembre au soir, le président somalien Sallat Hassan est arrivé à Syrte, pour une visite en Libye dont la durée n'a pas été précisée. Selon l'agence libyenne de presse Jana, le président a déclaré à son arrivée que son séjour vise à présenter les remerciements du peuple somalien au colonel Kadhafi pour la part qu'il a prise dans la réalisation de la réconciliation nationale en Somalie. Selon une source diplomatique, le nouveau président compterait beaucoup sur le soutien de Tripoli pour neutraliser les chefs de faction dont certains continuent de contester la légitimité de son élection. La plupart de ces chefs ont effectué des séjours en Libye dans le cadre de la médiation du colonel Kadhafi pour le règlement du conflit.

(PANA, 21 septembre 2000)
Première sainte soudanaise

Joséphine Bakhita, la première sainte du Soudan, sera canonisée le 1er octobre. Née en 1869 à Olgossa, un petit village du Darfour, elle fut enlevée alors qu'elle était encore une enfant et réduite en esclavage à Khartoum. Après avoir changé plusieurs fois de patrons, elle arriva en Italie, où elle découvrit la foi chrétienne. Elle fut baptisée en 1890 et devint religieuse canossienne. Elle a surtout vécu à Schio, où tout le monde l'appelait affectueusement "la petite mère noire" (Madre moretta). Elle y est morte le 8 février 1947. Le pape l'a béatifiée en 1992. Pour Mgr Macram Max Gassis, évêque d'El Obeid, vivant lui-même en exil depuis 1990, Bakhita représente un espoir pour toutes les formes d'esclavage et est une sainte pour les émigrés.

(D'après Fides, Rome, 22 septembre 2000)
Ouverture du nouveau round de négociations à Nairobi 

L’ouverture d’une nouvelle série de négociations de paix pour le Soudan est prévue le 21 septembre à Nairobi (Kenya), sous l’égide de l’IGAD (Autorité Inter-gouvernementale pour le développement). Les deux principaux protagonistes de la guerre civile, qui déchire le pays africain depuis 17 ans, ont confirmé leur participation : le gouvernement de Khartoum et le SPLM, bras politique de l’Armée populaire de libération du Soudan (SPLA). Ce nouveau round de négociations a été précédé, hier, d’une déclaration polémique du chef de la délégation du gouvernement de Khartoum, M. Ahmed Ibrahim Al Taher. Selon le négociateur, "les rebelles n’ont aucune envie d’aboutir à la paix". Taher a accusé le SPLM/A de ne pas respecter le cessez-le-feu et d’entraver l’arrivée des secours humanitaires destinés aux populations du Sud. Des sources de la société civile soudanaise contactées par l’agence MISNA à Nairobi ont jugé ces déclarations inopportunes et tendancieuses, en rappelant que lundi dernier, l’aviation gouvernementale avait bombardé le centre de Narus (Equateur oriental), touchant des objectifs civils. Ces incursions aériennes qui sèment la mort et la destruction parmi la population civile à bout de forces sont très fréquentes. L’IGAD, siégeant à Djibouti, a été fondée en 1986 avec le nom d’IGADD, "Inter-governmental Authority on Drought and Development" (Autorité intergouvernementale pour la sécheresse et le développement), par 6 nations d’Afrique orientale touchées à ce moment là par une terrible sécheresse (Djibouti, Ethiopie, Kenya, Somalie, Soudan et Ouganda). L’Erythrée est devenue le septième pays membre après avoir obtenu son indépendance. 

(MISNA, Italie, 21-0-2000)
Manifestations.

Lors d'incidents entre police et étudiants, dimanche 17 septembre à Kosti (Etat du Nil Blanc), il y a eu 2 morts, dont un adolescent de 15 ans, et plusieurs blessés. Selon les autorités locales, les étudiants, qui manifestaient contre le service militaire obligatoire, ont assailli des édifices publics, y compris ceux du gouvernement, et mis le feu à des banques. Des sources non gouvernementales ont affirmé que les étudiants étaient descendus dans les rues après avoir appris la mort de l'un de leurs camarades dans un camp d'entraînement. Les autorités locales ont démenti cette information. -- A Nyala (ouest), la police a dispersé au moyen de bâtons et de gaz lacrymogènes des manifestants antigouvernementaux, tandis que dans l'est, les forces de sécurité ont effectué une rafle pour prévenir des émeutes, a annoncé la presse le 19 septembre. A Nyala, 17 opposants ont été arrêtés, accusés d'avoir pris part aux manifestations. Ils sont tous membres du Congrès national populaire, dirigé par Hassan El Tourabi, le principal rival politique du président Béchir. Par ailleurs, les Etats-Unis continuent de s'opposer fermement à la candidature du Soudan à l'un des sièges non permanents du Conseil de sécurité de l'Onu. Khartoum est soutenu par les pays africains et la Ligue arabe. 

(ANB-BIA, de sources diverses, 21 septembre 2000)
Bombardement aérien à Narus : nouveaux détails, un mort et cinq blessés 

Un homme a perdu la vie suite au bombardement aérien qui a ciblé hier le village de Narus (à 45 kilomètres de la frontière kenyane, diocèse de Torit, Sud du Soudan). Cette information, ainsi que d’autres détails sur les événements, ont été communiqués à l’agence MISNA il y a quelques heures. L’homme a été tué à 09 h 45 locales, quand un appareil Antonov du gouvernement a largué trois bombes au-dessus du dispensaire de la clinique du diocèse catholique de Torit, le détruisant complètement. Une infirmière a été blessée mais par chance, les patients sont saufs. Après cette première incursion, l’Antonov a poursuivi son vol en larguant 12 autres bombes sur des zones résidentielles proches de la résidence provisoire de l’évêque de Torit, Mgr Paride Taban. Les bombes ont détruit 12 cabanes et les ont réduites en cendres. Deux femmes et deux enfants ont été grièvement blessés. Il semblerait que l’un des enfants ait perdu une jambe. La destruction de la clinique de Narus, une des plus modernes de la zone, aura de lourdes conséquences sur la population locale. Mis au courant de la nouvelle, Mgr Taban et les autres évêques soudanais, réunis ces jours-ci à Pesaro (centre de l’Italie) en assemblée plénière, ont exprimé leur profond regret et ont sévèrement condamné les bombardements et les vexations affligées à la population civile par le gouvernement de Khartoum. Narus a été la cible de plusieurs raids aériens ces derniers mois. Il y a quatre jours, le camp de réfugiés d’Ikotos a également été bombardé : deux personnes ont été grièvement blessées, 26 cabanes ont été incendiées et 56 endommagées. Le Soudan est divisé par l’opposition armée entre le Nord arabo-musulman et le Sud chrétien-animiste. 

(MISNA, Italie, 19-09-2000)
Kosti : une manifestation étudiante se conclut dans la violence 

Deux morts, dont un adolescent de quinze ans, et plusieurs blessés constituent le bilan officiel des incidents qui ont eu lieu dimanche dernier à Kosti (Etat du Nil Blanc, Soudan). Selon les autorités locales, une manifestation organisée par les étudiants pour protester contre le service militaire obligatoire a dégénéré. Les jeunes ont assailli les édifices publics, y compris ceux du gouvernement, et mis le feu à des banques. Des sources non gouvernementales ont affirmé que les étudiants étaient descendus dans les rues après avoir appris la mort de l’un de leurs camarades dans un camp d’entraînement militaire. Les autorités locales ont démenti cette information.

(MISNA, Italie, 19-09-2000)
Assemblée plénière des évêques

La conférence épiscopale soudanaise est réunie depuis une semaine à Pesaro (Italie). Dans une lettre adressée à l'IGAD, l'organisme régional de la Corne de l'Afrique engagé depuis des années dans la difficile médiation entre le gouvernement de Khartoum et les rebelles sudistes, les évêques dénoncent le "business du pétrole" comme "une malédiction pour notre peuple". Le conflit, disent-ils, est lourdement aggravé par le pétrole, extrait en abondance dans les régions du Sud et dont les bénéfices sont utilisés pour faire durer la guerre. La lettre manifeste aussi son soutien aux initiatives diplomatiques de l'IGAD, mais les évêques pensent que la crise armée n'est pas résolue par manque de volonté politique. Ils demandent en outre le respect inaliénable à la liberté religieuse, bien souvent nié par les autorités soudanaises, dans un pays pourtant multiethnique et multireligieux. Ils demandent également à la communauté internationale de ne pas rester passive.

  (Misna, Italie, 18 septembre 2000)
Soudan - Ouganda. Enfants esclaves

Le 17 septembre à Winnipeg (Canada), les gouvernements de Khartoum et de Kampala ont établi un nouvel accord sur le rapatriement des mineurs et des adultes enlevés au nord de l'Ouganda par les rebelles de la LRA (Armée de résistance du Seigneur) et utilisés comme esclaves au Soudan. Cette entente, la seconde du genre, a été signée dans le cadre de la "Conférence internationale sur les enfants touchés par la guerre", organisée par l'Unicef. Les agences humanitaires engagées dans la lutte contre l'esclavage restent cependant sceptiques. Le précédent accord, signé le 8 décembre dernier, a permis la libération de quelques dizaines de petits esclaves, mais a vite perdu de son efficacité. 

(MISNA, Italie, 18 septembre 2000)
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Nouvelles brèves du 11 au 18 septembre 2000

Evêques : "Le business du pétrole est une malédiction pour notre peuple"
Bombardement aérien à Narus : dispensaire détruit , des blessés graves
Missionnaire catholique forcé de quitter le pays
Khartoum : Manifestation de femmes réprimée
La SPLA annonce la prise de trois zones pétrolières
La justice suspend la décision d'exclure les femmes de certains métiers
Evêques : "Le business du pétrole est une malédiction pour notre peuple"

"Comme Jésus Christ fut vendu pour 30 deniers, notre peuple est sacrifié en échange de barils de pétrole" dénoncent sans hésitation les évêques du Soudan dans un message envoyé à l’IGAD, l’organisme régional de la Corne de l’Afrique engagé depuis des années dans la difficile médiation entre le gouvernement de Khartoum et les rebelles de la SPLA (Armée de libération populaire du Soudan). Les religieux affirment que le conflit est lourdement aggravé par le « business du pétrole », extrait en abondance dans les régions méridionales du pays et dont les bénéfices sont utilisés pour faire durer la guerre. La lettre de la Conférence épiscopale soudanaise (SCBC), réunie depuis une semaine en assemblée plénière à Pesaro (Italie), manifeste son soutien aux initiatives diplomatiques de l’IGAD visant à établir un accord entre les parties impliquées dans le conflit qui ensanglante le pays depuis 1983.
Les religieux dénoncent les fréquentes vexations dont la population civile est victime, telles que le bombardement de l’école élémentaire de Kauda (sur les montagnes Nuba) du mois de février dernier. Les opérations militaires au Soudan « ont fait augmenter de façon drastique- lit-on dans la lettre – le nombre des réfugiés, estimés à 2,3 millions ». 
Les évêques ont la sensation que la crise armée n’est pas résolue à cause d’un manque de volonté politique. Ils demandent en outre le respect du droit inaliénable à la liberté religieuse, bien souvent nié par les autorités soudanaises, dans un pays pourtant multiethnique et multireligieux. Pour l’épiscopat soudanais, la solution est déjà contenue dans le « DOP », la déclaration de principe élaborée par les médiateurs de l’IGAD, résumé précis des stratégies pouvant consentir l’entente de paix. Malheureusement, déplorent les évêques, le « Dop » est une déclaration virtuelle car elle n’est pas encore appliquée, bien qu’elle illustre clairement les engagements des belligérants. Les évêques demandent également à la communauté internationale de ne pas rester passive et de faire pression afin d’épargner la souffrance à des millions d’innocents. Les religieux craignent que les intérêts économiques à la source du conflit n’acquièrent une dimension internationale croissante, en désaccord avec les principes de solidarité existant entre le Nord et le Sud du monde. Le message exprime la pensée d’une Eglise « super partes » sur le plan politique, évangéliquement rangée du côté des pauvres. 

(MISNA, Italie, 18-09-2000)
Bombardement aérien à Narus : dispensaire détruit , des blessés graves 

Le dispensaire de la mission catholique de Narus (diocèse de Torit, Sud du Soudan) a été détruit ce matin à 09 h 45 locales au cours d’un raid aérien. Dix bombes ont été larguées d’un Antonov gouvernemental. Le bilan est de six blessés graves, des enfants pour la plupart. Une infirmière a également été blessée. Les évêques du pays africain réunis en assemblée plénière à Pesaro (Italie) ont tout juste dénoncé les vexations répétées subies par la population civile, en citant comme exemple le bombardement de l’école élémentaire de Kauda (sur les montagnes Nuba) du mois de février 

(MISNA, Italie 18-09-2000)
Missionnaire catholique forcé de quitter le pays

Le Ministère de l’Intérieur de la République du Soudan a fait savoir au Père John Binette, missionnaire catholique canadien de Société des Missions Etrangères du Québec (PME) que son permis de séjour avait été révoqué et qu’il devait quitter le pays pour des « raisons de sécurité ». Père Binette, responsable du bureau national des Oeuvres Pontificales Missionnaires à la Conférence épiscopale du Soudan (SCBC) a une semaine pour faire ses valises. C’est le second missionnaire canadien, après Père Gilles Poirier, à être expulsé par le gouvernement islamiste de Khartoum en un an. Des sources bien informées de l’agence MISNA révèlent que d’autres missionnaires, hommes et femmes, sont déjà sur la liste de ceux à qui le gouvernement de Khartoum a décidé de retirer le permis de séjour. Cette attitude est en nette contradiction avec la campagne d’ouverture que le gouvernement tente de mener afin de reconquérir la crédibilité de la communauté internationale. 

(MISNA, Italie, 15-09-2000)
Khartoum : Manifestation de femmes réprimée 

Trois femmes blessées et vingt-six arrêtées: c'est par ce bilan que s'est conclue une manifestation organisée lundi dernier à Khartoum pour protester contre le récent décret du gouverneur de la ville, interdisant aux femmes de travailler en lieux publics (restaurants, stations services, bars, hôtels). Les manifestantes défilaient pacifiquement au nom des associations féminines et des groupes de la société civile quand des agents de police les ont agressées avec des bâtons et des gaz lacrymogènes. Les 26 interpellées n'ont pu être relâchées qu'après intervention de l'avocat Ghazi Suleiman, leader de la coalition nationale pour la restauration de la démocratie. Le décret contre le travail des femmes dans les lieux publics a été vivement contesté par les organisations soudanaises de défense des droits de l'homme et des femmes, qui ont fait appel devant la Cour constitutionnelle pour inconstitutionnalité. Samedi dernier, la Cour a suspendu l'exécution du décret. 

(MISNA, Italie, 13-09-2000)
La SPLA annonce la prise de trois zones pétrolières 

L'Armée populaire de Libération du Soudan (Spla) a fait savoir qu'elle avait conquis trois zones pétrolières dans la région de Banjio(centre-sud du Soudan). Cette nouvelle n'a été confirmée par aucune source indépendante. Selon les propos d'un porte-parole des rebelles à Asmara (Erythrée), le Spla a pris possession de trois zones proches de Heglig, d'où part l'oléoduc qui amène le pétrole à Port Soudan.

(MISNA, Italie, 12-09-2000)
La justice suspend la décision d'exclure les femmes de certains métiers 

Saisie samedi matin par l'Association générale des femmes soudanaises (AGF, organisation pro-gouvernementale), la Cour constitutionnelle a décidé de suspendre immédiatement la décision du gouverneur de Khartoum datant du 5 septembre et interdisant aux femmes de travailler dans les restaurants, les cafés et les stations d'essence. 

Le gouverneur, Majzoub al-Khalifa Ahmed, avait jugé ces métiers "incompatibles avec les valeurs et les traditions islamiques". 

Dans un décret signé par son président, Raja Hassan Lotfi, la Cour a ordonné aux "secteurs public et privé de suspendre l'application de cette décision et de continuer à embaucher des femmes dans ces métiers". 

Cette suspension, a précisé le décret, a été décidée en attendant que "la Cour constitutionnelle puisse examiner sur le fond le recours de l'AGF". 

Un tel examen approfondi "prendra un certain temps et la suspension de la décision vise à éviter toute atteinte irréparable aux femmes", ajoute le décret. 

Au cours d'une conférence de presse le gouverneur de Khartoum, connu pour être un partisan du chef de l'Etat Omar el-Béchir, a affirmé qu'il n'avait pas encore été notifié de la décision de la Cour constitutionnelle mais a affirmé que de toute façon "il ne respectera pas une telle décision". 

Un militant des droits de l'homme, l'avocat Ghazi Soleiman, a minimisé les propos du gouverneur affirmant que le gouverneur de Khartoum "ne peut pas défier la Cour constitutionnelle". 

AFP – BQA, n°15783 du 11-09 2000 

 
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Nouvelles brèves du 04 au 07 septembre 2000
Décret interdisant le travail des femmes dans les lieux publics
Khartoum : Indignation face au décret interdisant le travail des femmes dans les lieux publics
El Obeid : Eglise d’ed Daein incendiée
Reprise des négociations de paix au Soudan le 21 septembre (Nairobi)
Béchir refuse de rejeter la charia pour une normalisation avec les Etats-Unis
Décret interdisant le travail des femmes dans les lieux publics
Le gouverneur de Khartoum interdit aux femmes de travailler dans les restaurants, les cafés et les stations d'essence, jugeant ces métiers "incompatibles avec les valeurs et les traditions islamiques". Il a également interdit aux femmes d'assurer le service dans les chambres d'hôtels, sauf si le client est une femme. 

Ces interdictions n'ont pas été annoncées jusqu'à présent dans les autres Etats du Soudan, où la loi islamique est cependant en vigueur. 

La présidente de l'Association générale des femmes soudanaises, Rajaa Hassan Khalifa, a qualifié cette décision de "violation" de la constitution soudanaise, qui garantit le droit au travail. 

(Différentes sources, 07-09-2000)
Khartoum : Indignation face au décret interdisant le travail des femmes dans les lieux publics 

Le décret du gouverneur de Khartoum (Soudan) interdisant aux femmes de travailler dans les lieux publics en contact rapproché avec les hommes a suscité, comme on pouvait s'y attendre, des protestations. L'Union générale des femmes soudanaises a défini cette mesure comme contraire à la Constitution, qui garantit l'égalité de tous les citoyens dans le milieu du travail. L'avocate et activiste pour les droits de l'homme Ghazi Suleiman a annoncé qu'elle présenterait un recours devant la Cour constitutionnelle. Les premières femmes à subir les conséquences de cette mesure dictée par la loi islamique ont été les employées des hôtels, des restaurants, des stations service, où la clientèle est essentiellement masculine. La plupart de ces employées sont des étudiantes universitaires et elles ont presque toutes perdu leur travail. Face aux protestations, le gouverneur de la capitale, Magzoob El Khalifa, a répliqué que la nouvelle normative - visant à "placer les femmes à des postes appropriés dans le respect des valeurs et l'observation des traditions populaires" – n'excluait pas le travail féminin dans les autres secteurs, non mentionnés par le texte de loi. 

(MISNA, Italie, 07-09-2000)
El Obeid : Eglise d’ed Daein incendiée 

Un incendie criminel a détruit, il y a deux jours, l'église paroissiale d'Ed Daein, localité du nord du Soudan située entre El Obeid et Myala. Des témoins oculaires font savoir que l'incendie a eu lieu dimanche vers 21 h 00, peu après la messe du soir, quand les fidèles s'étaient déjà éloignés de l'édifice. Seuls deux prêtres soudanais responsables de la paroisse se trouvaient sur les lieux et leurs efforts pour tenter d'éteindre les flammes ont été vains. L'église d'El Daein avait déjà été la cible d'un attentat incendiaire le 20 août de cette année, mais la rapide intervention de chrétiens avait limité les dégâts. La police nord-soudanaise avait alors ouvert une procédure judiciaire contre X. La paroisse d'El Daein, qui dépend du diocèse d'El Obeid et comprend 35 centres ruraux, a été officiellement ouverte en octobre 1999 et immédiatement confiée à deux prêtres soudanais chargés de suivre les migrants du Sud du Soudan venus au Nord pour chercher travail et sécurité. Elle est située dans l'un des plus importants centres "baqqara", la tribu arabe qui fournit le plus grand nombre de soldats aux milices islamiques qui mènent une guérilla contre les "Dinkas", d'origine nilotique. A El Daein, en 1987, plus de mille Dinkas furent massacrés. Il s'agissait d'hommes, de femmes et d'enfants qui se déplaçaient vers le Nord pour fuir les atrocités de la guerre et la famine. Ils furent entassés à l'intérieur de la gare, enfermés dans des wagons pour bétail et brûlés vifs.

(MISNA, Italie, 06-09-2000)
Reprise des négociations de paix au Soudan le 21 septembre (Nairobi) 

Le gouvernement et les rebelles de l'Armée de libération des peuples du Soudan (SPLA) vont reprendre les discussions de paix à Nairobi le 21 septembre.
Les négociations entre les deux parties du conflit soudanais étaient dans une impasse en raison d'un désaccord sur la date de la rencontre mais ce désaccord est maintenant résolu.
Le SPLA a mis fin en juin à un boycott des négociations de paix qui avaient commencé en mai, après avoir accusé le gouvernement de bombarder des cibles civiles dans le sud du Soudan. 

Depuis 1993, le mouvement rebelle sudiste poursuit sans résultat des négociations avec Khartoum, parrainées par l'Autorité gouvernementale du développement (IGAD), une organisation régionale formée de sept pays d'Afrique orientale. 
Le Kenya préside un comité de l'IGAD qui tente de mettre un terme à la guerre au Soudan. 
La dernière phase des difficiles discussions de paix à Nairobi s'est terminée en avril sans accord sur les deux questions majeures - la séparation de l'Etat et de la religion, et l'organisation administrative du pays. 

(A.F.P. – B.Q.A n°15778 du 04-09-2000)
Béchir refuse de rejeter la charia pour une normalisation avec les Etats-Unis 

Le président soudanais Omar al-Béchir a réaffirmé la volonté de son gouvernement de mener une politique de normalisation avec les Etats-Unis, pourvu que cela ne passe pas par l'abandon de la charia, la loi islamique, rapporte dimanche la presse soudanaise. 
"Nous sommes prêts à entamer un dialogue sérieux pour la normalisation des relations avec les Etats-Unis", a déclaré le général Béchir lors d'une réunion politique samedi au nord de Khartoum, selon le quotidien gouvernemental Al-Nabaa. 
Le général Béchir, qui a quitté dimanche la capitale soudanaise pour New York afin de participer au Sommet du millénaire de l'ONU (6-8 septembre), a précisé que cette normalisation avec les Etats-Unis "ne se ferait pas au détriment de la charia", en vigueur au Soudan, démentant les rumeurs sur un renoncement à la stricte application de la loi islamique au Soudan. 
Quasiment gelées depuis quatre ans, les relations soudano-américaines ont connu en avril une certaine amélioration avec la reprise partielle des activités de l'ambassade américaine à Khartoum, fermée depuis février 1996. 

(A.F.P. – B.Q.A n°15778 du 04-09-2000)

 
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Nouvelles brèves du 22 au 24 août 2000
"Une décision politique pour mettre fin aux bombardements du Sud Soudan"
Evêque de Rumbek : “Nous avons besoin de casques bleus”
Narus et Maiwut : Bombardements aériens contre des objectifs civils
"Une décision politique pour mettre fin aux bombardements du Sud Soudan" 

"Bien plus qu'une intervention militaire internationale, c'est une prise de décision politique claire qui semble nécessaire pour l'avenir du Soudan". C'est ce qu'a déclaré à l'agence MISNA le Père John Antonini, porte-parole des missionnaires comboniens à Rome (Italie). Depuis quelques jours, l'évêque du diocèse catholique de Rumbek (Soudan méridional), Mgr Cesare Mazzolari, se prononce en faveur de l'intervention d'une force de paix de l'Onu. Selon Père Antonini, la requête de Mgr Mazzolari et "la réaction la plus logique et la plus immédiate qui fait suite au dernier bombardement intentionnel et délibéré sur la population civile" mais, ajoute-t-il, "le Soudan est extrêmement vaste et les zones que les casques bleus devraient contrôler exigeraient énormément d'hommes et de moyens pendant des années". Selon Mgr Mazzolari, les bombardements pourraient continuer à outrance. Les incursions aériennes de l'aviation de Khartoum ne sont pas occasionnelles, mais répondent à un objectif gouvernemental bien
précis, celui de reprendre le contrôle des richesses pétrolières présentes dans le sous-sol du Sud-Soudan. Jusqu'à présent, les Nations Unies ont beaucoup investi sur le plan humanitaire, mais elles n'ont jamais pris de décision politique de poids. L'envoi d'un contingent d'imposition de la paix entre l'Armée de Libération Populaire du Soudan (Spla) et les forces gouvernementales semble cependant difficilement réalisable, d'une part à cause du coût élevé de l'opération, de l'autre parce qu'il serait quasiment impossible de trouver, parmi les milices antigouvernementales, un unique interlocuteur avec lequel négocier un cessez-le-feu. Les régions du Soudan méridional sont de véritables baronnies où les seigneurs de la guerre ne s'intéressent qu'à leur propre survie sans se soucier du besoin d'une autorité centrale. 

(MISNA, Italie, 24 août 2000)
Evêque de Rumbek : “Nous avons besoin de casques bleus”

"Ces bombardements continueront à outrance tant que les Nations Unies ne placeront pas un contingent d'interposition entre les forces gouvernementales et les milices du Spla (Armée de Libération Populaire du Soudan). C'est la seule voie d'issue". C'est ce qu'a déclaré à l'agence MISNA Mgr Cesare Mazzolari, évêque du diocèse catholique de Rumbek (Soudan méridional), après les nouveaux bombardements dans le sud du pays. L'attaque d'un Antonov gouvernemental sur Narus, à l'est de l'Equateur, a fait deux morts et plusieurs blessés samedi dernier. Le second raid de l'aviation soudanaise, qui n'a heureusement pas fait de victimes, a eu lieu dimanche à Maiwut, dans le Haut Nil. "Je lance un appel afin que la communauté internationale condamne cette guerre contre les civils" a poursuivi le religieux italien. Les vols humanitaires de l'Onu ont repris régulièrement après leur interruption de quelques jours due aux bombardements de l'aéronautique militaire de Khartoum contre Mapel et Tonj, deux localités du Bahr el Ghazal (Soudan méridional). Les bombes avaient touché un centre onusien de tri des déplacés ainsi que la mission catholique. Au sud du Soudan, la guerre entre le Spla et les forces armées gouvernementales, qui fait rage depuis 1983, a déjà causé la mort de 2 millions de personnes, dont une majorité de civils. 

(MISNA, Italie, 22-08-2000)
Narus et Maiwut : Bombardements aériens contre des objectifs civils

Deux personnes ont été tuées et d'autres blessées dans un bombardement de l'aviation soudanaise à Narus, à l'est de l'Equateur. C'est ce qu'ont rapporté des sources de l'agence MISNA en précisant que le raid avait eu lieu samedi dernier à 11 h 30, heure locale, prenant de panique la population. "L'Antonov gouvernemental a largué six bombes" a déclaré un témoin oculaire. Avant-hier, à Maiwut, dans le Haut Nil, l'aviation soudanaise a à nouveau bombardé. Les 14 missiles n'ont fait aucune victime mais l'un d'entre eux est tombé à 200 mètres de la cour de l'Irc (International Rescue Committee, un organisme de secours international). Le bureau de presse catholique soudanais, le Scio, a confirmé les faits et a exprimé la consternation des communautés chrétiennes soudanaises face à ces deux incursions contre des civils. 

(MISNA, Italie, 22-08-2000)

 
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Nouvelles brèves du 03 au 16 août 2000
L'ONU reprend ses vols humanitaires au Sud Soudan
Le général Béchir envoie des volontaires pour combattre la rébellion
Des ONG accusent Khartoum d'intensifier ses raids aériens au sud
Début des exportations de gaz butane
Khartoum refuse toute sécession du sud
La dette étrangère du Soudan s'élève à 20 mds USD (ministre)
Un évêque grec assassiné à Khartoum
L'ONU reprend ses vols humanitaires au Sud Soudan 

Les Nations Unies ont annoncé mardi la reprise des vols humanitaires au Soudan, suspendus depuis une semaine en raison de bombardements sur des cibles civiles et du personnel humanitaire. 
M. Kofi Annan, secrétaire général de l'ONU "se félicite des assurances reçues du président soudanais (Omar al-Béchir) selon lesquelles toutes les mesures sont prises pour assurer la sécurité des appareils et du personnel de l'Opération Lifeline Sudan". Il "fait confiance au gouvernement soudanais et aux autres parties du conflit pour continuer à honorer pleinement leur engagement en faveur de la sécurité du personnel humanitaire et des populations vulnérables dont l'ONU tente d'assurer les besoins urgents à travers le pays".

(A.F.P. – B.Q.A. n°15765 du 16 août 2000)
Le général Béchir envoie des volontaires pour combattre la rébellion

250 étudiants islamistes volontaires ont été envoyés dans le Sud du Soudan pour poursuivre le Jihad (la guerre sainte) contre les rebelles de la SPLA, a indiqué jeudi le président Omar al-Béchir lors de la cérémonie de départ. Le mois dernier le président Béchir avait appelé les étudiants islamistes à se mobiliser contre les actions militaires de plus en plus nombreuses de la SPLA dans la région du Bahr al-Ghazal (Sud). Les rebelles sudistes avaient notamment pris les villes stratégiques de Gogrial en juin et de Maker le 4 août. Les étudiants qui composent cette unité de combat, dont le nom de code est Ansar Allah (défenseurs de Dieu) ne sont pas, selon le secrétaire général du syndicat des étudiants de Khartoum, guidés par des motivations politiques mais par "leur foi en Allah". 

(A.F.P. – B.Q.A. n°15763 du 11 août 2000)
Des ONG accusent Khartoum d'intensifier ses raids aériens au sud 

Un consortium d'organisations non-gouvernementales (ONG) opérant au Sud-Soudan a accusé mardi le gouvernement de Khartoum d'intensifier ses raids aériens sur des cibles civiles. "En juillet, au moins 33 bombardements différents ont eu lieu", affirme, dans un communiqué, le consortium des ONG opérant dans le cadre de l'opération humanitaire des Nations unies Lifeline Sudan (OLS).
Des locaux et des avions affrétés par des organisations humanitaires ont été visés par certaines de ces attaques, poursuit le communiqué, qui affirme que ces raids ont affecté les opérations d'assistance au sud-Soudan. 
Médecins Sans Frontières (MSF) a annoncé la semaine dernière la suspension de ses activités dans le village de Akuem, dans l'Etat du Bahr el Ghazal (Sud-Ouest) après une vague de bombardements menés par l'aviation gouvernementale. Selon MSF, les bombardements ont failli toucher un centre de santé fournissant des soins à près de 20.000 personnes vivant dans les environs, ainsi qu'un avion transportant son personnel médical. 
Le mois dernier, le gouvernement soudanais a accusé des organisations humanitaires de fournir des armes à la rébellion dans le sud. Le consortium d'ONG a nié ces accusations. 

La SPLA a revendiqué ces dernières semaines la prise de plusieurs localités stratégiques du Sud, la dernière en date étant celle de Maker, située sur une importante voie ferrée dans le Bahr el-Ghazal. (A.F.P. – B.Q.A. n°15761 du 9 août 2000)
Début des exportations de gaz butane

Le premier butanier a quitté Port Soudan le 4 août avec à son bord 3.600 tonnes de gaz, inaugurant les premières exportations soudanaises vers des marchés internationaux. 
Une raffinerie de pétrole construite par la compagnie chinoise China National Petroleum Company (CNCP) et mise en service le 30 juin, possède une capacité de production de 550 tonnes de butane par jour. La consommation de l'ensemble du pays s'élève à 130 tonnes par jour. 
L'excédent sera exporté par des compagnies pétrolières nationales. Le ministère des Mines et de l'Energie prévoit de construire une centrale électrique d'une puissance de 200 mégawatts qui fonctionnera grâce à une alimentation au gaz. 

(A.F.P. – B.Q.A. n°15761 du 9 août 2000)
Khartoum refuse toute sécession du sud 

Le gouvernement soudanais refuse une sécession du Sud-Soudan et veut conserver un système fédéral unifié, a déclaré le ministre des affaires étrangères soudanais. 
"Le gouvernement est fermement opposé à une sécession du Sud et est déterminé à ce que le Soudan demeure un Etat unifié, basé sur un système fédéral et une distribution équitable des richesses et du pouvoir".
M. Ismail a par ailleurs tenu a précisé qu'une sécession du Sud-Soudan "est inacceptable pour les pays voisins et contraire à la charte de l'Organisation de l'Unité Africaine." 
Le ministre des affaires étrangères a également rappelé que la vision du gouvernement sur un Etat unifié n'est pas imposé par la force et qu'il chercherait au contraire à établir un "consensus général". 

( A.F.P. –B.Q.A. n°15759 du 7 août 2000)
La dette étrangère du Soudan s'élève à 20 mds USD (ministre) 

La dette étrangère du Soudan a atteint 20 milliards de dollars, dont 1,6 md USD vis à vis du Fonds monétaire international (FMI), a déclaré le ministre des Finances soudanais.
Le FMI a rétabli début août les droits de vote du Soudan, suspendus depuis 1993 "en reconnaissance des progrès accomplis depuis 1997 dans l'application de politiques macroéconomiques et structurelles dans le cadre de programmes de surveillance et des remboursements effectués auprès du Fonds". Le Soudan ne peut toutefois toujours pas avoir accès aux financements du FMI. 

(A.F.P. –B.Q.A. n°15759 du 7 août 2000)
Un évêque grec assassiné à Khartoum 

Un évêque de confession grecque-orthodoxe, Mgr Titos Karatzalis, de nationalité grecque, a été assassiné lundi soir à son domicile de Khartoum, a annoncé mercredi l'ambassadeur de Grèce au Soudan. Selon les premiers éléments de l'enquête, l'évêque, qui était âgé de 69 ans, a été poignardé par un ou plusieurs voleurs alors qu'il se trouvait seul dans sa résidence.
"La police poursuit son enquête, mais il ne s'agit pas a priori d'une affaire religieuse ou politique", a par ailleurs confirmé à Alexandrie (Egypte) un porte parole du Patriarcat d'Alexandrie, qui a autorité sur toute l'Afrique, et dont dépend l'évêque assassiné. 

(A.F.P. –B.Q.A. n°15757 du 3 août 2000)
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Nouvelles brèves du 30 juin au 02 août 2000
Vols humanitaires suspendus au Sud
Khartoum réadmis au sein du FMI
Khartoum bombarde des objectifs civils
"La communauté internationale ne peut abandonner les civils Sud Soudanais"
Ethiopie – Erythrée : ouverture du bureau de liaison des casques bleus à Addis Abeba
Les réfugiés au Soudan rentrent en Erythrée
Les rumeurs d’une offensive érythréenne
Le Forum de l’IGAD lance un appel pour le respect du cessez-le-feu
La vie de l’Eglise catholique est de plus en plus difficile
Erythrée – Soudan : accusations réciproques au sujet du soutien à la SPLA
Remaniement gouvernemental après la démission de ministres
Une "Table des femmes" aux négociations de Paix de Nairobi
Khartoum : le président El Béchir annonce une conférence nationale de la réconciliation
Vols humanitaires suspendus au Sud

A cause des bombardements effectués par l'armée de Khartoum sur des objectifs civils dans les régions du Bahr el Ghazal, de l'Equateur et du Haut Nil, aucun vol humanitaire n'a eu lieu hier au sud du Soudan. On ignore, ont expliqué des sources de l'agence MISNA, combien de temps durera l'interruption des ravitaillements qui privera les déplacés soudanais de vivres et de médicaments. Pour tenter de résoudre la situation, les organismes humanitaires oeuvrant indépendamment de l'Ols (Operation lifeline Sudan) ont organisé une série de rencontres à différents niveaux. Ils essaient de trouver des éléments pour convaincre le gouvernement nord-soudanais de renoncer à la politique de contrôle du transport des aides. Khartoum, qui a accusé des organisations humanitaires de fournir du matériel militaire aux rebelles du Spla (Armée de libération populaire du Soudan) exige en effet que tous les vols destinés au sud du pays passent par la capitale. 

(MISNA, Italie, 2 août 2000)
Khartoum réadmis au sein du FMI

Le drame vécu par les populations du Soudan méridional n'a pas empêché la totale réadmission de Khartoum au sein du Fonds Monétaire International(Fmi). La nouvelle a été annoncée hier dans la capitale soudanaise par le Ministre des Finances, M. Zubeir Ahmed el Hassan. Ce dernier a précisé que par cette décision, le Fmi avait tenu compte de la relance de l'économie nord-soudanaise, qui s'est caractérisée par une croissance annuelle de 6 pour cent et une nette réduction de l'inflation, maintenant de 8 pour cent. Seuls les Etats Unis et le Canada, sur 34 participants, ont voté contre la réadmission du Soudan.

(MISNA, Italie, 2 août 2000)
Khartoum bombarde des objectifs civils 

L'aviation gouvernementale soudanaise a bombardé, dimanche, plusieurs localités soudanaises. Les sources de l'agence MISNA qui ont rapporté les faits ont précisé que les raids avaient ciblé les centres de Shambe et d'Adior, dans la région de Bahr el Ghazal, et la ville de Yai en Equateur occidental. On ne sait pas pour le moment s'il y a des victimes. Toujours selon les sources, les objectifs des bombardements ont été des installations civiles et humanitaires. Tous les vols des agences de secours programmés pour le sud du Soudan depuis la base kenyane de l'Onu de Lokichokio ont été suspendus à durée indéterminée. 

(MISNA, Italie, 31-07-2000 )
Mgr Mazzolari : "La communauté internationale ne peut abandonner les civils Sud Soudanais"

"Ces bombardements sont véritablement sans précédent!". C'est le cri de douleur lancé ce matin à l'agence MISNA par Mgr Cesare Mazzolari, évêque de Rumbek (Soudan méridional), italien, 63 ans, Le religieux a été contacté par téléphone à Lokichokio (Nord du Kenya), où il attend de pouvoir regagner son diocèse après que l'aviation de Khartoum ait lancé des raids, ce week-end, sur les objectifs civils des régions de Bahr el Ghazal, du Haut Nil, et de l'Equateur Occidental. Parmi les localités touchées, on signale Wuncok, Nyamlell, Yei, Shambe et Adior. "Actuellement, les civils qui se déplacent à cause des bombardements – poursuit l'évêque – sont 1,7 millions mais ils pourraient passer à 5 ou 6 millions si les combats armés dans la zone ne cessent pas". "Les conditions des déplacés prennent une tournure dramatique à cause des averses diluviennes. C'est la saison des pluies et les gens sont privés de couvertures, de revêtements de plastique et de protections contre les moustiques". "La communauté internationale ne doit pas ignorer cette urgence – souligne Mgr Mazzolari – et les organisations de secours ne doivent pas se retirer si elles ne veulent pas contribuer à une catastrophe humanitaire". Mgr Mazzolari lance cet appel conscient que les agences et les organisations d'aide sont une cible importante des bombardements effectués par l'armée de Khartoum. Le gouvernement nord-soudanais a en effet l'intention de d'interrompre les ravitaillements destinés aux rebelles du Spla (Armée de Libération Populaire du Soudan) rendus possibles grâce aux vols des organisations humanitaires œuvrant dans le Soudan méridional.
L'offensive gouvernementale a été déclenchée suite à une série de victoires militaires des rebelles. Au cours des dernières semaines, en effet, le Spla a pris le centre de Maaban (au Nord de Malakal) dans le Haut Nil, et la petite ville de Gogrial et deux ponts de la région de Bahr el Ghazal, se rapprochant ainsi du chef-lieu, Wau. 

(MISNA, Italie, 31-07-2000 )
Ethiopie – Erythrée : ouverture du bureau de liaison des casques bleus à Addis Abeba 

Environ cinq semaines après la cessation des hostilités entre l'Ethiopie et l'Erythrée, le bureau de liaison des casques bleus a été ouvert hier dans la capitale éthiopienne, Addis Abeba. D'ici la semaine prochaine, un autre bureau de liaison sera ouvert dans la capitale érythréenne, Asmara. Le colonel finlandais Jukka Pollanen, responsable du département des opérations de maintien de la paix des Nations Unies, est arrivé hier à Addis Abeba pour faciliter les opérations de déploiement des troupes de l'Onu. Les casques bleus devront empêcher la reprise des combats et seront positionnés dans une zone de sécurité de 25 kilomètres de large le long des mille kilomètres de frontière qui sépare les deux pays. Auparavant, il faudra déminer le territoire, dévasté lors des affrontements. Le colonel a fait savoir que les troupes érythréennes ne seraient pas autorisées à pénétrer dans la bande de sécurité, réservée exclusivement aux militaires du contingent de paix. L'armée éthiopienne, encore présente sur les positions conquises à l'intérieur du territoire érythréen jusqu'au 18 juin, jour de la signature des accords de cessez-le-feu à Alger, devra en revanche regagner celles qu'elle occupait avant le déclenchement de la guerre. 

(MISNA, Italie 27 juillet 2000)
Les réfugiés au Soudan rentrent en Erythrée 

Ils sont nombreux et prêts à patienter longuement devant les bureaux de l'Onu pour être certains de rentrer dans leur pays après avoir attendu ce moment pendant des mois. Le Haut Commissariat des Nations Unies aux Réfugiés (HCR) a en effet débuté il y a quelques jours la procédure de rapatriement volontaire de près d'une centaine de milliers d'Erythréens réfugiés au Soudan pour échapper à la guerre contre l'Ethiopie, interrompue en juin grâce aux accords de paix d'Alger.
Jusqu'à hier, environ 20 000 Erythréens s'étaient déjà fait enregistrer sur les listes de rapatriement volontaire de l'Onu. Les fonctionnaires chargés de ces opérations estiment qu'il faudra un mois pour les achever. 

(MISNA, Italie, 26 juillet 2000)
Les rumeurs d’une offensive érythréenne 

Les autorités soudanaises ont ordonné la mobilisation générale de la région orientale de Kassala en vue d'une éventuelle offensive érythréenne qui pourrait avoir lieu le long des 380 km de frontières entre les deux pays. C'est ce que rapportent des sources journalistiques proches du gouvernement de Khartoum. Le gouverneur soudanais de la région orientale de Kassala, M. Ibrahim Mahmoud Hamid, a accusé Asmara se soutenir les rebelles du Spla (Armée de Libération Populaire du Soudan). Le Président érythréen, M. Isaias Afeworki, a démenti ces accusations et affirmé qu'il n'existait aucun problème frontalier avec le Soudan. La province de Hamashkoreib, dans l'Etat de Kassala, est quasi totalement sous contrôle du Spla et de ses alliés de l'Alliance Démocratique Nationale (Nda). Les autorités érythréennes soupçonnent en revanche le Soudan d'avoir appuyé l'Ethiopie durant les deux années de guerre avec l'Erythrée, conclue par la signature de l'accord de paix d'Alger le mois dernier. Une augmentation des activités militaires érythréennes accompagnée d'un important rassemblement des troupes semblerait motiver les craintes de Khartoum, en particulier dans l'Etat de Kassala, voisin de l'ancienne colonie italienne. Pour le moment, la majeure partie des régiments d'Asmara sont pour le moment positionnées autour de Gadamayet et de Gergif, d'où pourrait partir l'offensive. Les forces armées érythréennes pourraient avoir l'intention de détruire la route qui relie la capitale soudanaise à Port Soudan, route le long de laquelle se trouve un conduit pétrolier essentiel. Le Ministre de la Défense Bakri Hassan Salih s'est rendu jeudi en visite à Asmara pour un simple échange de points de vues. Il a en réalité transmis un message du Président soudanais Omar Hassan El Bechir au Président Afeworki sur la détérioration des conditions de sûreté à la frontière. La guerre civile au Soudan, qui oppose le gouvernement pro islamique de Khartoum au Spla depuis 1983, a fait près de 2 millions de morts. 

(MISNA, Italie, 21 juillet 2000)
Le Forum de l’IGAD lance un appel pour le respect du cessez-le-feu 

Un appel pour le respect du cessez-le-feu dans le sud du Soudan a été lancé par le sous-secrétaire italien aux Affaires Etrangères, M. Rino Serri, et par son collègue norvégien, M. Raymond Johansen. En qualité de co-présidents du Forum de l'Igad (Autorité intergouvernementale pour le développement), MM. Serri et Johansen se sont adressés au gouvernement de Khartoum et au Spla (Armée de Libération Populaire du Soudan) en faisant état de leur inquiétude au sujet des récents mouvements de troupes enregistrés dans les régions méridionales du pays, en particulier celle de Bahr el-Ghazal. Comme l'agence MISNA l'a déjà rapporté, lundi dernier, un avion du gouvernement soudanais a bombardé le village de Chelkou (Bar el-Ghazal), contrôlé par les rebelles soudanais. L'appareil a largué quatorze obus qui ont détruit des maisons, endommagé un dispensaire médical du Comité International de la Croix Rouge (Cicr) et blessé une femme. Un cessez-le-feu humanitaire serait en vigueur dans la zone entre gouvernementaux et rebelles, afin de permettre aux organisations internationales de fournir une assistance à la population civile. 

(MISNA, Italie, 20 juillet 2000 )
La vie de l’Eglise catholique est de plus en plus difficile 

L'Eglise catholique est dans la ligne de mire des autorités soudanaises. C'est ce que déclarent à l'agence MISNA des sources ecclésiastiques se trouvant à Khartoum qui dénoncent les persécutions des autorités islamiques contre le clergé et les écoles catholiques. Ces deux derniers jours ont par exemple été marqués par une tentative manquée de prendre possession de deux écoles catholiques des zones Aradi 1 et 2 de la province de Jebel Aulia (50 kilomètres au sud de la capitale), dédiées à l'éducation des réfugiés de la guerre civile. Malgré les déclarations rassurantes des autorités soudanaises – affirment les sources de la MISNA – au sujet de leur collaboration avec l'église catholique locale, on enregistre surtout dans le sud, qui abrite la majorité des chrétiens du pays, un véritable assaut contre les écoles catholiques qui vise très probablement à rendre l'éducation élémentaire exclusivement musulmane. En outre, les représentants de l'Eglise ont de plus en plus de difficultés à se déplacer à l'intérieur ou à l'extérieur du territoire soudanais faute d'autorisations. Il y a quelques semaines, le Département des Affaires Ecclésiales du Ministère de la Planification Sociale a donné l'ordre aux ambassades soudanaises du monde entier de ne pas accorder de permis au clergé catholique sans avoir été contacté auparavant et sans l'autorisation du Ministère de l'intérieur.

(MISNA, Italie, 20 juillet 2000 )
Erythrée – Soudan : accusations réciproques au sujet du soutien à la SPLA 

Le gouverneur soudanais de la région orientale de Kassala, M. Ibrahim Mahmoud Hamid, a accusé l'Erythrée de soutenir l'offensive militaire des rebelles du Spla (Armée de Libération Populaire du Soudan).
L'Erythrée a sèchement démenti. Un porte-parole du Président Isaias Afeworki a affirmé que ces accusations étaient infondées. De son côté, le gouvernement de Khartoum soutient qu'il possède des éléments concrets permettant d'affirmer qu'Asmara planifiait depuis longtemps son soutien au Spla. L'échange d'accusations a eu lieu suite aux déclarations du gouvernement soudanais sur la nécessité d'une mobilisation nationale pour faire face aux éventuelles attaques du Spla, accusé par les gouvernementaux de Khartoum d'avoir violé le cessez-le-feu. A cause de la guerre civile au Soudan, déclenchée en 1983 et opposant les autorités pro islamiques de Khartoum au Spla, près de deux millions de personnes sont mortes. 

(MISNA, 19 juillet 2000)
Remaniement gouvernemental après la démission de ministres 

Le Président soudanais Omar Hassan El Bechir a effectué un remaniement au sein du gouvernement de Khartoum. Parmi les nouveautés, il faut signaler la nomination de M. Bakhri Hassan Sale au Ministère de la Défense et du Général Abdelrahman Syral Katim au Ministère des Affaires Gouvernementales. Nouveaux ministres également pour l'agriculture, les relations fédérales et l'aviation civile.
Ces mesures ont été nécessaires suite à la démission de deux ministres, MM. Abdallah Hassan Ahmed et Adam Youssef, fidèles à l'ex-président du Parlement, M. Hassan El Tourabi. Ces derniers avaient en effet quitté leurs fonctions il y a quelques semaines en signe de solidarité envers Tourabi, limogé – injustement à leur avis – de la charge de secrétaire général du parti au gouvernement, le National Congress. 

(MISNA, 11 juillet 2000)
Une "Table des femmes" aux négociations de Paix de Nairobi 

Les femmes soudanaises pourront participer aux négociations de paix concernant leur propre pays grâce à la création d'une "Table des Femmes" au Secrétariat Soudan de l'Autorité Intergouvernementale pour le Développement (Igad). En annonçant la nouvelle à Nairobi (Kenya), la responsable du programme du Fonds de Développement des Nations Unies pour les Femmes (Unifem), Mme Janet Kabeberi-Macharia, a déclaré que l'Igad et l'Unifem s'engageraient pour faire adopter au plus tôt cette nouvelle organisation. L'Igad s'occupe depuis des années de la promotion des négociations de paix au Soudan. Née en 1986 sous l'appellation d'Igadd (Autorité Intergouvernementale pour le Développement et la Sécheresse), la formation regroupe 6 pays en plus du Soudan: Kenya, Ethiopie, Erythrée, Somalie, Djibouti et Ouganda. 

(MISNA, Italie, 10 juillet 2000)
Khartoum : le président El Béchir annonce une conférence nationale de la réconciliation 

D'ici un mois, une Conférence Nationale de Réconciliation débutera à Khartoum (Soudan). C'est ce qu'a annoncé ce matin le Président soudanais Omar Hassan El Bechir durant un discours officiel prononcé à l'occasion du onzième anniversaire du coup d'Etat qui l'amena au pouvoir en 1989. Sans fournir de détails sur l'initiative, El Bechir a cependant précisé que tous les partis politiques du pays seraient appelés à y participer. Toujours en ce qui concerne la pacification du Soudan, en guerre civile depuis 17 ans, le chef de l'Etat a déclaré qu'il voulait poursuivre les négociations à travers la médiation libyco-égyptienne.

(MISNA, Italie, 30 juin, 2000)

 
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Nouvelles brèves du 20 au 29 juin 2000

La levée des sanctions contre le Soudan sera examinée en novembre
Tourabi demis crée son parti
MSF intervient dans le Sud pour lutter contre la famine
La guerre au Sud
Amnistie
El Tourabi forme un nouveau parti contre el Béchir
La levée des sanctions contre le Soudan sera examinée en novembre

Le Soudan et les Etats Unis se sont mis d’accord pour reporter à la mi-novembre une éventuelle levée des sanctions imposées en 1996 au Soudan après une tentative d’assasinat du président égyptien Hosni Moubarak.

(ANB-BIA, 29-06-2000)
Tourabi demis crée son parti

Le 26 juin, l'ancien président du Parlement, Hassan El-Tourabi, en délicatesse avec le chef de l'Etat, a été demis de sa fonction de secrétaire général du Congres national (CN), le parti au pouvoir. M. Tourabi est remplace par Ibrahim Ahmad Omar, ancien ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique, dans l'attente de la tenue d'un congres de parti. Le 27 juin, M. Tourabi a annonce la création de son propre parti, le Congres national du peuple (CNP). Deux ministres ont démissionne du gouvernement et adhère au nouveau parti. La nouvelle formation a fait une demande de légalisation auprès des autorités. 

(ANB-BIA, de sources diverses, 28 juin 2000)
MSF intervient dans le Sud pour lutter contre la famine

Médecins sans frontières a annoncé qu’elle avait envoyé des vivres dans l’Etat de Bieh dans le Sud du Soudan, où sévit une grave famine.
MSF appelle les autres organisations humanitaires à intervenir immédiatement « pour éviter une crise plus grave ». La famine et les problèmes de santé dans cet Etat mettent en danger la vie de plus de 200.000 personnes.

(AFP, Nairobi 27 juin 2000)
La guerre au Sud

Les rebelles de l'Armée de libération des peuples du Soudan (SPLA, rébellion sudiste) ont pris la ville stratégique de Gogrial, dans la région du Bahr el-Ghazal, au sud du Soudan, a affirme le 25 juin a Nairobi un porte-parole des rebelles. 264 soldats soudanais ont été tués et plus de 220 ont été blessés au cours des combats.

(Le Monde, France, 27 juin 2000)
Amnistie

Le président soudanais Omar el-Béchir a décrété une amnistie inconditionnelle a toutes les personnes coupables d'un acte de rébellion commis entre le 30 juin 1989, date de sa prise de pouvoir, et le 20 juin 2000. Celle-ci couvre les actes de "rébellion, mutinerie, sédition, incitation a la guerre contre le gouvernement et tentative de violation de la Constitution". L'Armée de libération des peuples du Soudan (SPLA, rebelles sudistes) a immédiatement rejeté cette amnistie. 

(La Libre Belgique, 22 juin 2000) 
El Tourabi forme un nouveau parti contre el Béchir 

Hassan El Tourabi, tête pensante du fondamentalisme islamique soudanais, a annoncé la formation d'un nouveau parti politique nommé ‘Congrès National du Peuple’ (Pnc). Ancien président du parlement dissous et ancien secrétaire du parti gouvernemental, le "National Congress" (Nc), El Tourabi a lancé un défi à son plus direct adversaire politique, le Président Omar El Bechir. L'annonce du nouveau parti fait suite à la nomination du successeur d'El Tourabi à la tête du "National Congress". Il s'agit d'Ibrahim Ahmed Omer, homme de confiance du Chef d'Etat soudanais. Au cours d'une conférence de presse, El Tourabi a accusé le gouvernement de "violer le serment islamique, la constitution et la loi du pays" et d'adopter "une politique extérieure de soumission aux puissances occidentales". 

(MISNA, Rome, 20-06-2000)
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Nouvelles brèves du  7 mai 2000
Soudan. Beschir accuse Tourabi
 Dans la nuit du 4 au 5 mai, au terme d'une réunion de plusieurs heures des dirigeants du parti islamiste au pouvoir, le président El-Beschir a accusé son principal rival politique Hassan Tourabi - qui fut longtemps l'éminence grise de son régime islamiste - de conspiration contre le gouvernement. Le 12 décembre dernier, le président soudanais avait écarté M. Tourabi du pouvoir en dissolvant le parlement qu'il présidait et en proclamant l'état d'urgence dans le pays. Tourabi a toutefois conservé son poste de secrétaire général du parti. Mais, "il incitait l'armée, les services de sécurité, la police, les Moudjahidine et les étudiants contre le gouvernement", a déclaré le général Beschir. - Le 7 mai, défiant ouvertement le président Beschir, M. Tourabi a contesté son éviction du pouvoir et promis de continuer son combat politique. Il a affirmé que son éviction était anticonstitutionnelle et qu'il allait défier les ordres présidentiels. 
(ANB-BIA, de sources diverses, 7 mai 2000) 
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Nouvelles brèves du  4 mai 2000

Terreur près des puits de pétrole
Terreur près des puits de pétrole  -  Selon un rapport d'Amnesty International, intitulé "Soudan, le prix humain du pétrole", les civils soudanais qui habitent près des champs de pétrole sont massivement victimes de violations des droits de l'homme. Les services de sécurité du gouvernement et leurs milices bombardent des villages, tuent, torturent et enlèvent des civils "au nom de la sécurité des régions pétrolières". D'autre part, les groupes de rebelles s'attaquent également a la population dans leurs tentatives de s'emparer de ces régions. Selon A.I., les compagnies pétrolières sont complices, car elles font comme si de rien n'était. 
(Le texte du rapport est disponible sur le website d'AI: www.amnesty.org). 
(D'après De Standaard, Belgique, 4 mai 2000)
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Nouvelles brèves du 02 avril 2000

La guerre civile continue
 L'Alliance nationale démocratique, une coalition regroupant des rebelles du Sud et des groupes d'opposition du Nord, ont pris le contrôle, il y a deux semaines, du district de Hamashkoraib, une zone située dans l'Est du pays à la frontière avec l'Erythrée. Le 2 avril, au cours d'un meeting du Parti du congrès national au pouvoir, le président Omar El-Béchir a déclaré que Khartoum ne parlera que "le langage du fusil" avec "les envahisseurs, les traîtres". Plusieurs centaines de camions transportant des hommes et des vivres ont été envoyés en renfort aux troupes gouvernementales pour récupérer le district. 
(D'après AP, 2 avril 2000) 
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Nouvelles brèves du 19 au 29 mars 2000

IGAD: un Soudanais Secrétaire général
L'opposition s'est scindée
IGAD: un Soudanais Secrétaire général  -  Le diplomate soudanais Atalla Mohammed a été élu Secrétaire général de l'IGAD, l'Autorité intergouvernementale pour le développement, à laquelle adhèrent sept pays appartenant en large partie à la Corne de l'Afrique: le Kenya, l'Ethiopie, l'Erythrée, Djibouti, le Soudan, l'Ouganda et la Somalie. Le choix d'une personnalité soudanaise est quelque peu surprenant, étant donné que l'IGAD est impliqué dans la médiation entre le gouvernement de Khartoum et ses opposants politiques et belligérants. 
(Misna, Italie, 29 mars 2000)
L'opposition s'est scindée  -  L'union entre l'opposition nordiste et la rébellion sudiste soudanaise a volé en éclats à Asmara, avec la décision, annoncée le 16 mars par le parti Oumma, de quitter l'Alliance nationale démocratique (AND) créée en 1989 pour renverser le régime de Khartoum. La formation de l'ancien Premier ministre Sadek El Mahdi a claqué la porte de l'AND après une semaine de réunion des dirigeants des huit partis jusque là alliés pour lutter contre le gouvernement. En revanche, le second parti d'opposition nordiste, le Parti unioniste démocratique (DUP) d'Osman El Mirghani, est resté au sein de l'AND, opposé à tout compromis politique. Mais le Secrétaire général de l'Oumma a déclaré: "L'Oumma est favorable a une solution politique. Nous ne pouvons pas gagner militairement. Il existe une ouverture [du régime] pour un travail politique". 
(Le Monde, France, 19 mars 2000)
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Nouvelles brèves du 29 février au 7 mars 2000

Soudan/USA. Contacts diplomatiques
11 ONG quittent le Sud
ONG expulsées du Sud?
Soudan/USA. Contacts diplomatiques  -  Un émissaire américain, Harry Johnston, a été dépêché à Khartoum pour examiner la possibilité de rouvrir l'ambassade des Etats-Unis fermée depuis 1996. Le 4 mars, il s'est entretenu avec le chef de la diplomatie soudanaise, Moustafa Osmane Ismail, qui a dit que son gouvernement est "prêt à répondre à toutes les questions sur les relations bilatérales, la situation régional ou [les efforts] de paix" au Soudan. Les Etats-Unis accusent le Soudan de soutenir le terrorisme et condamnent sa politique dans la guerre civile dans le Sud du pays. M. Johnston, qui rencontrera le président El-Béchir, devra établir, si les conditions existent, « une présence diplomatique a l'ambassade à Khartoum, par rotation », selon le département d'Etat. 
(Le Monde, France, 7 mars 2000).
11 ONG quittent le Sud  -  Le 29 février, 11 ONG sur les 42 présentes dans les zones du Sud-Soudan contrôlées par la rébellion ont quitté la région, après avoir refusé de signer avec le mouvement rebelle Armée de libération des peuples du Soudan (SPLA) un accord revoyant l'organisation de l'aide humanitaire. Les associations World Vision, Care International, Oxfam, Save The Children et Médecins sans Frontières-Hollande, cinq des principales ONG a opérer au Sud-Soudan, figurent parmi les associations ayant refusé de signer l'accord. Ce mémorandum prévoit notamment que les ONG agissent en accord avec les objectifs de la branche humanitaire de la guérilla (SRRA). Mais selon plusieurs ONG, il n'assure pas que l'aide sera distribuée aux populations dans le besoin. La Commission européenne a décidé de suspendre ses financements pour les opérations humanitaires dans les zones contrôlées par le SPLA, considérant que les conditions de livraison de l'aide selon les principes humanitaires ne sont pas réunies. - Le 3 mars, selon l'agence Misna, le directeur exécutif de la section humanitaire du SPLA, M. Elijah Malok, a affirmé que l'Eglise et les organisations qui opèrent sous son égide (Malteser, Diakonia et Memisa) ne sont pas tenues à signer la déclaration dite « Memorandum of Understanding ». On leur demandera cependant de se soumettre à certaines conditions, telles que l'enregistrement des véhicules et des équipements, le paiement de certaines taxes, etc. Les évêques se sont dit surpris de n'avoir pas été consultés ni informés. 
(ANB-BIA, de sources diverses, 4 mars 2000) 
ONG expulsées du Sud?  -  Au Sud-Soudan, l'incertitude est grande concernant les effets de la "Déclaration of Common Understanding" (Déclaration d'entente réciproque) que l'Armée de libération du peuple du Soudan (SPLA) a imposé aux ONG, parmi lesquelles le mouvement rebelle semble vouloir cataloguer également les Eglises présentes au Sud Soudan. L'adhésion a ce document expire le 29 février a minuit, mais de nombreuses ONG, comme le Conseil des Eglises du nouveau Soudan, ont déclaré ne pas vouloir se soumettre aux dispositions. La déclaration engage notamment à "partager les principes politiques" du SPLA; d'autres passages engagent les signataires à consentir aux représentants de la rébellion à participer aux réunions des ONG. Un certain nombre d'organisations a signé le document; d'autres, comme MSF, se sont déjà retirées du territoire contrôlé par le SPLA. Le 25 février, les Etats-Unis ont exprimé leur inquiétude au sujet de la décision du SPLA d'expulser les organisations qui ne signeraient pas le protocole, et ont déclaré que, le cas échéant, ils seraient amenés à revoir leur attitude vis-à-vis du mouvement rebelle.
(D'après Misna, Italie, 29 février 2000).
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Nouvelles brèves du 14 au 21 février 2000

Pourparlers de paix
Famine
Fermeture du siège d'une organisation intégriste
Pourparlers de paix  -  Le 21 février a Nairobi, s'ouvrira une nouvelle session de pourparlers de paix entre le gouvernement soudanais et la rébellion sudiste. Les interlocuteurs devront en particulier trouver un accord sur la question religieuse, l'un des principaux obstacles des négociations. Le gouvernement a accepté le principe d'un référendum d'auto-determination au Sud, mais a refusée l'instauration d'une constitution laïque, réclamée par l'Armée de libération des peuples du Soudan (SPLA). Toutefois, pour la première fois depuis 1989, le vice-président soudanais, Ali Osmane Mohamed Taha, a dit que son gouvernement était prêt à discuter de la séparation de l'Etat et de la religion, pour éviter une division du pays. Un autre point de division est la délimitation des zones qui composent le Sud-Soudan et qui seront donc concernées par le referendum. 
(ANB-BIA, de sources diverses, 21 février 2000)
Famine - 1,7 million de personnes souffrent d'une pénurie alimentaire au Soudan à cause de l'insécurité, de la sécheresse, des inondations et de l'interdiction des vols humanitaires, a affirme le PAM a Nairobi, le 18 février. L'organisation a demande 58 millions de dollars d'aides pour les populations menacées, qui vivent essentiellement dans le sud du pays ou sévit la guerre civile.
  (Libération, France, 19 février 2000) 
Fermeture du siège d'une organisation intégriste - La Conférence islamique, une organisation intégriste internationale, cherche un nouveau pays d'accueil, après la décision du gouvernement soudanais de fermer son siège à Khartoum, a affirmé son secrétaire général adjoint, Ibrahim al-Sanoussi. L'organisation devra évacuer le bâtiment qu'elle occupe et perdra les facilités dont elle bénéficiait, comme les exemptions fiscales et le droit d'accueillir des personnalités ou responsables étrangers. Créée en 1991 par le Front national islamique, deux ans après le coup d'Etat du président Omar el-Bechir, la Conférence islamique regroupe des organisations intégristes du monde entier. 
(La Libre Belgique, 14 février 2000)
 
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Nouvelles brèves du 31 janvier 2000

Soudan : Normalisation des relations avec les pays voisins
Déclaration de la Présidence au nom de l'Union européenne 
sur la normalisation des relations entre le Soudan et les pays voisins



























L'Union européenne se félicite des mesures prises récemment en vue de normaliser les relations bilatérales entre le Soudan et ses voisins, l'Egypte, l'Erythrée, l'Ethiopie et l'Ouganda, et réaffirme l'importance d'un dialogue constructif, ayant pour but la stabilité et la coopération dans la région. Elle rappelle que la normalisation de ces relations constitue l'un des éléments abordés dans le dialogue qui a été renoué entre l'Union européenne et le gouvernement du Soudan. L'Union européenne espère que les relations du Soudan avec ses voisins continueront à évoluer de sorte que les perspectives de paix, de stabilité et de coopération dans la région s'en trouvent renforcées.
L'Union européenne encourage les autorités soudanaises et ougandaises à respecter les dispositions de l'accord signé le 8 décembre 1999. Elle demande aux deux parties de renoncer à toute action militaire, de cesser tout soutien militaire ou logistique aux groupes rebelles se trouvant sur le territoire de l'autre partie et de mettre un terme au climat d'hostilité qui a été la cause de souffrances immenses pour la population civile. L'Union européenne lance un appel en faveur de la libération de tous les prisonniers de guerre et du retour dans leurs familles de toutes les personnes enlevées - en particulier les enfants.
L'Union européenne se félicite en outre que, parallèlement à la consolidation des relations entre le Soudan et l'Ethiopie, le Soudan et l'Erythrée aient décidé de rétablir des relations diplomatiques, ce qui contribuera à améliorer la sécurité et la stabilité dans la région. Elle encourage l'ouverture de leurs frontières et la reprise de vols réguliers entre les deux pays.
Les pays d'Europe centrale et orientale associés à l'Union européenne, Chypre, Malte et la Turquie, pays également associés, ainsi que les pays de l'AELE membres de l'Espace économique européen se rallient à cette déclaration.

Council of European Union  ( 31/01/00)
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Nouvelles brèves du 18 janvier 2000
Attentat contre un oléoduc
Attentat contre un oléoduc - Un attentat attribue à l'opposition a vise le 16 janvier l'oléoduc qui achemine le pétrole destine à l'exportation, a 30 km de Sinkat, sur la mer Rouge. Le vice-ministre de l'information a précise qu'on avait retrouve sur place des tracts signes par "des éléments subversifs" appartenant à la faction Congres de Bejah, formée de membres de la tribu de Bejah, dans l'Est du pays. Dans la brèche de trois mètres créée par l'attentat, s'était développé un incendie immédiatement éteint. 
(ANB-BIA, de sources diverses, 18 janvier 2000)
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Nouvelles brèves du 21 décembre 1999 au 13 janvier 2000
La SPLA réclame une médiation Sud Africaine
Deux opérateurs de Care tués
Lutte pour le pouvoir
Réconciliation peu probable
La SPLA réclame une médiation Sud Africaine
Le leader du SPLA, l’Armée Populaire de Libération du Soudan, John Garang, a demandé l’intervention du gouvernement sud africain pour mettre politiquement un terme à la guerre civile qui, depuis 1983, dévaste le Soudan Méridional. La demande de médiation a été rendue publique par Garang lui-même, au cours d’une interview à la radio diffusée en Afrique du Sud. « Rien de nouveau ‘sous le soleil’ –commente une source de la MISNA dont on préservera l’anonymat – il suffit d’analyser l’échiquier de l’Afrique subsaharienne et le jeu des alliances qui caractérisent actuellement les Grands Lacs africains ». 
(Misna, 13 janvier 1999)
Deux opérateurs de Care tués  -  Un responsable de l'organisation humanitaire Care International et son chauffeur ont été tués le 2 janvier dans le Sud du Soudan au cours d'une attaque attribuée par Khartoum à la rébellion sudiste SPLA. Care International a confirmé ce week-end que ses deux collaborateurs soudanais avaient été tués lors de l'attaque. Deux autres personnes sont portées disparues. 
(La Croix, France, 10 janvier 2000)
Lutte pour le pouvoir  -  Le 27 décembre, le parti du Congrès national au pouvoir a décidé une réforme de son instance exécutive, en maintenant notamment à son poste de président du parti le chef de l'Etat Omar El-Bechir. Cette décision, prise par une écrasante majorité du Conseil consultatif du parti, est contraire aux vœux du secrétaire général Hassan El-Tourabi, qui était, il y a encore quelques semaines, l'homme fort du pays. Le Conseil a en outre recommandé la levée le plutôt possible de l'état d'urgence décrèté le 12 décembre. Le 26 décembre, El-Bechir avait affirmé que tous les partis politiques (dissous en 1989) étaient désormais libres d'avoir des activités à l'intérieur du pays. Le 31 décembre, le président El-Bechir a annoncé que les membres du gouvernement, les responsables de l'administration centrale et des gouvernorats avaient présenté leur démission, qu'il a acceptée. 
(ANB-BIA, de sources diverses, 2 janvier 2000)
Réconciliation peu probable  -  Le conflit continue entre le président El-Bechir et Hassan El-Tourabi, président du Parlement et du parti au pouvoir, huit jours après la proclamation de l'état d'urgence et la dissolution du Parlement. Le 19 décembre, El-Tourabi a déclaré qu'El-Bechir serait exclu du parti en même temps que ses partisans si, avant le 27 décembre, il ne revenait pas sur ses décisions. Soucieux de démontrer que la crise au sein du pouvoir central n'a pas perturbé le fonctionnement de l'Etat, le président El-Bechir a annoncé que des élections législatives auraient lieu vers le milieu de l'an 2000, et a demandé à un comité ad hoc d'engager des consultations sur des amendements constitutionnels en vue de la réintégration des opposants dans la vie politique. Au sein de l'opposition, seul l'ancien Premier ministre Sadek El Mahdi, chef du parti Oumma, a estimé que le coup de force devrait faciliter la réconciliation nationale. 
 (D'après Le Monde, France, 21 décembre 1999)
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Nouvelles brèves du 15 décembre 1999

Le général Béchir se veut le vrai dirigeant des islamistes
Etat d'urgence
 

Le général Béchir se veut le vrai dirigeant des islamistes 

Le président Omar el-Béchir s'est présenté comme le vrai dirigeant des islamistes au Soudan et s'est lancé dans une nouvelle bataille contre son ancien mentor Hassan Tourabi pour le contrôle du parti islamiste après l'avoir écarté du pouvoir dimanche. 
Lors d'une rencontre avec des membres du parti dans la nuit de mardi à mercredi au siège du Congrès National (CN, parti islamiste au pouvoir) auquel appartiennent Tourabi et Béchir, ce dernier a souligné qu'il demeurait le président élu du parti et représentait sa vraie conscience islamiste, démentant les déclarations des collaborateurs de Tourabi selon lesquelles, il a été exclu du CN. 
Ces déclarations du général Béchir portent à croire qu'une longue lutte se poursuivra entre lui et Tourabi, le président s'appuyant sur le soutien de l'armée et des services de sécurité alors que son rival compte sur la loyauté des deux-tiers des 60 membres de la direction du CN. 
Le général Béchir bénéficie également d'un soutien régional non négligeable: la Ligue arabe, la Libye, l'Egypte et les Emirats arabes unis lui ont exprimé leur appui. 
Le président soudanais a également affirmé que le CN "est le parti politique dont est issu son gouvernement". 
Il a indiqué qu'il "ne se dressait jamais contre le Congrès National", car c'est ce parti qui a organisé "la Révolution du salut national", terme utilisé par les responsables soudanais pour qualifier le coup d'Etat qui avait amené le général Béchir et M. Tourabi au pouvoir il y a plus de dix ans. 
Le général Béchir a rappelé qu'il était membre du Front National islamique (FNI de M. Tourabi qui est devenu le Congrès National, quelques années après le coup d'Etat) depuis qu'il était étudiant au lycée, au début des années 60. 
Il a aussi rappelé que lui et ses collègues avaient pris le pouvoir en 1989 "sur ordre du mouvement islamiste". 
Béchir a accusé Tourabi d'avoir "dissous le FNI sans consulter" les membres du gouvernement et les militaires islamistes. 
"Ensuite, une campagne a été lancée pour marginaliser les membres du gouvernement", a-t-il ajouté, accusant encore une fois Tourabi d'être à l'origine de cette campagne. 
"Le gouvernement appartient toujours au mouvement islamique et au Congrès National et nous ne permettrons pas que ce dernier soit dissous comme le FNI", a-t-il averti. 
Le président soudanais a indiqué qu'il tiendra une réunion hebdomadaire au siège du CN soulignant que "personne ne peut m'écarter car j'ai été élu par la Conférence nationale" du parti. 
Il a indiqué que lors de la dernière assemblée générale du parti en octobre, des jeunes ont scandé, sur ordre des collaborateurs de Tourabi, des slogans nous accusant "moi et le vice-président Ali Osmane Mohamed Taha d'être des agents de la CIA". 
"En plus, a-t-il poursuivi, les collaborateurs de Tourabi se comportaient comme s'ils étaient membres de l'exécutif". "A titre d'exemple, a dit le général Béchir, un proche collaborateur de M. Tourabi, Mohamed al-Hassan al-Amine, a tenté de rappeler l'ambassadeur du Soudan au Caire pour protester contre une réunion de l'opposition qui avait eu lieu dans la capitale égyptienne". 
Cette tentative a été stoppée par le ministre d'Etat aux Affaires étrangères Gabriel Rorec qui a fait savoir à al-Amine, qu'une telle décision était du ressort du Conseil des ministres. 

(A.F.P. - B.Q.A, Khartoum 15 décembre 1999)
Etat d’urgence

Le 12 décembre, le président du Soudan Omar el-Bechir a déclaré l'état d'urgence pour trois mois dans le pays et a prononce la dissolution du Parlement. Ces mesures qu'il a annoncées à la télévision publique, sont motivées par une lutte interne pour le pouvoir. Le coup de force du président a pris de vitesse son rival Hassan el-Tourabi, chef du Congrès national (le parti au pouvoir) et président du Parlement, peu avant des débats sur un projet de loi restreignant les prérogatives du chef de l'Etat. El-Tourabi a qualifie le geste de "coup d'Etat" et accuse le président d'avoir "trahi les valeurs islamiques". Le président Bechir, lui, a déclaré qu'il ne s'agissait pas d'un coup d'Etat, mais d'une "mesure pour restaurer le prestige de l'autorité". "Avoir deux capitaines aux commandes d'un seul navire peut provoquer son naufrage", a-t-il ajoute. Il a affirme avoir le soutien de l'armée, de la police et des officiers de la sécurité L'Egypte et la Libye ont exprime leur soutien au chef d'Etat soudanais. Le 14 décembre, Tourabi s'est engage à poursuivre la lutte contre le président el-Bechir et a appelé les militants de son parti a la résistance. Le Congrès national a appelé le gouvernement à donner sa démission. Il a été suivi par le premier vice-président Ali Osman Mohamed Taha et par six ministres, dont le ministre des Affaires étrangères. 

(ANB-BIA, de sources diverses, 15 décembre 1999)
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Nouvelles bréves du 16 octobre au 09 décembre 1999
Accord de paix : Soudan/Ouganda
Prêtres libérés
Libération de prisonniers politiques et restitution de biens aux opposants -
Aide dans les montagnes Nouba
L'autodétermination, seule solution au conflit
Aide américaine au Sud-Soudan.
Riek Machar dénonce une persécution religieuse contre les chrétiens
Khartoum et le SPLA prolongent de trois mois le cessez-le-feu au Sud
 

Accord de paix : Soudan/Ouganda -  A Nairobi, grâce à la médiation de l'ex-président américain Carter, les présidents de l'Ouganda et du Soudan ont décidé de rétablir les relations diplomatiques entre leurs deux pays, rompues en 1994, et de ne plus soutenir les groupes rebelles contre leurs gouvernements respectifs. Ils ont notamment décidé de respecter la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'autre pays, de ne plus soutenir les groupes rebelles, d'échanger des prisonniers et d'accorder l'amnistie aux rebelles qui déposeraient les armes. 
(D'après De Standaard, Belgique, 9 décembre 1999)
Prêtres libérés  -  Les deux prêtres catholiques, Hilary Boma et Lino Sabit, arrêtés en juillet et août 1998, accusés d'attentats, ont été libérés le 6 décembre, avec 18 autres Soudanais accusés dans la même affaire. Leur procès avait commencé devant un tribunal militaire et transféré ensuite devant un tribunal civil où il était resté bloqué. Les deux prêtres avaient refusé l'amnistie qui leur avait été récemment proposée, voulant qu'on reconnaisse leur totale innocence. 
(D'après Misna, Italie, 6 décembre 1999)
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Libération de prisonniers politiques et restitution de biens aux opposants - Le gouvernement soudanais a ordonné la libération des prisonniers politiques et la restitution aux opposants de biens confisqués après le putsch militaro-islamiste de juin 1989, a déclaré mardi un haut responsable de la présidence. La présidence a sommé lundi le cadastre de réenregistrer des domaines confisqués à huit dirigeants de l'opposition, dont notamment le président de l’AND, Mohamed Osmane el-Mirghani et l'ancien Premier ministre, Sadek al-Mahdi, a affirmé le conseiller politique et juridique présidentiel, Abdel Basit Sabdarat aux journalistes.
La Banque centrale a également reçu l'ordre lundi de dégeler les comptes bancaires des opposants, a-t-il ajouté.
Le gouvernement avait déjà restitué les propriétés confisquées à quatre autres dirigeants du parti Démocratique unioniste (PDU), dont Ahmed el-Mirghani frère d'Osmane.
Le ministère de l'Intérieur a également reçu l'ordre de libérer les prisonniers politiques et de lever les restrictions sur la liberté de mouvement et de voyage qui les frappaient jusqu'à présent. M. Sabdarat n'a pas précisé le nombre des prisonniers politiques qui bénéficieraient de cette mesure. 
(B.Q.A. 23 novembre 1999)
Sommaire
Aide dans les montagnes Nouba  -  A la suite d'une mission humanitaire effectuée dans les montagnes Nouba en collaboration avec le gouvernement soudanais et la SPLA, le programme humanitaire de l'ONU pour le Soudan comprendra l'année prochaine, pour la première fois, un volet d'assistance multisectorielle en faveur des populations des montagnes Nouba, a déclare l'ONU le 10 novembre. Le programme, dont le budget est estime à 10 millions de dollars, visera à "satisfaire les besoins humanitaires essentiels ainsi que les activités à moyen terme de réhabilitation et de reconstruction". 
(IRIN, Nairobi, 12 novembre 1999)
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L'autodétermination, seule solution au conflit - Une ancienne ministre soudanaise originaire du Sud a estimé jeudi à Nairobi que seule l'autodétermination apporterait une solution durable au conflit soudanais, qui oppose depuis 1983 le nord musulman au sud chrétien et animiste. 
"Nos frères du Nord ne nous (les populations du sud) ont jamais voulu du bien. La subordination fut leur ligne directrice. Ils veulent la terre, non les gens", a déclaré Mary Bassiouni, ancienne ministre d'Etat aux Affaires intérieures, en marge de la conférence sur les enfants du Sud Soudan, parrainée par le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF). 
Mary Bassiouni avait quitté le Soudan en 1984, lorsque le président Gaafar al-Nimeiri avait instauré la Charia (loi islamique) dans le Sud du pays. Elle vit désormais à New York, où elle milite pour les droits de l'Homme et tente de sensibiliser les Etats-Unis au sort des populations du Sud-Soudan. 
« A moins qu'une solution ne soit trouvée au conflit, les enfants du Sud ne seront jamais les égaux des autres enfants du monde », a-t-elle ajouté. 
(B.Q.A. 18 novembre 1999)
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Aide américaine au Sud-Soudan.  -  De passage au Kenya les 22 et 23 octobre, la Secrétaire d'Etat américaine Mme Albright a annoncé une aide accrue des Etats-Unis à la partie Sud du Soudan. Elle n'a rencontré aucun des représentants du régime islamiste soudanais à Nairobi, mais elle a eu des entretiens avec le chef de la rébellion sudiste John Garang, des représentants de la société civile soudanaise et des membres du comité de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) chargé de trouver une issue pacifique au conflit soudanais. Mme Albright a affirmé que les Etats-Unis soutenaient uniquement les initiatives de l'IGAD, qui regroupe sept pays de l'Afrique de l'Est. 
(ANB-BIA, de sources diverses, 25 octobre 1999)
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Riek Machar dénonce une persécution religieuse contre les chrétiens - Le dirigeant sudiste pro-gouvernemental Riek Machar a dénoncé une persécution religieuse contre les chrétiens au Soudan, dans une lettre adressée aux autorités. 
"La situation des Eglises s'est aggravée à un tel point que le gouvernement refuse de leur fournir des terrains et confisque systématiquement leurs propriétés", écrit M. Machar dans sa lettre destinée au ministre de la planification sociale, Al-Tayeb Ibrahim Mohamed Kheir et au gouverneur de l'Etat fédéral de Khartoum, M. Majzoub al-Khalifa. 
C'est la première fois que M. Machar, qui est également assistant du président de la République, adresse des critiques si sévères au gouvernement depuis qu'il a signé un accord de paix avec Khartoum en 1997. 
Il a affirmé qu'un "terrain appartenant à une église d'Oumdourman (ville jumelle de Khartoum) a été confisqué ainsi que le club catholique qui a été remis au Congrès national (parti au pouvoir)". 
Des responsables soudanais ont rejeté les accusations de persécution religieuses contre les chrétiens du Soudan, proférées par de hauts responsables du sud du Soudan. 
Le directeur du département des églises auprès du ministère de la Planification sociale, Abdel Jaber Osman Mere, a affirmé qu'il s'agissait d'"allégations erronées et sans fondement", rapporte Al-Raï al-Aam. 
Il a demandé aux personnes formulant ces "allégations" de fournir des preuves à leurs accusations qui "incitent aux disputes et sapent la co-existence religieuse qui règne depuis longtemps entre le peuple soudanais". 
M. Mere a admis l'existence de "problèmes mineurs et ordinaires" qui "servent indirectement le complot américain dirigé contre le Soudan". 
(B.Q.A. 20 octobre 1999)
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Khartoum et le SPLA prolongent de trois mois le cessez-le-feu au Sud  - Le ministre des Affaires étrangères, Moustafa Osmane Ismaïl, a affirmé que le gouvernement a décidé de proroger de trois mois, à partir du vendredi 15 octobre à minuit, le cessez-le-feu qu'il avait décrété unilatéralement. 
"Afin de créer une atmosphère propice à la paix et en réponse aux appels lancés par nos frères et amis, le gouvernement proclame une prolongation du cessez-le-feu global dans toutes les zones de combat pour une durée de trois mois qui commence le vendredi 15 octobre à minuit", souligne un communiqué officiel. 
Le Mouvement de libération des peuples du Soudan (SPLM) a à son tour décidé, après le gouvernement de Khartoum, de prolonger de trois mois le cessez-le-feu en vigueur dans le Sud du Soudan, a annoncé mercredi à Nairobi un communiqué 
"Il ne s'agit pas d'un cessez-le-feu général qui reste tributaire d'une solution politique globale pour mettre un terme à la guerre au Soudan". "Un cessez-le-feu général sera, de notre point de vue, le résultat des progrès enregistrés dans le cadre des négociations de paix" entre la rébellion et le gouvernement de Khartoum, ajoute le communiqué. 
Le communiqué exhorte par ailleurs la communauté internationale à faire pression sur Khartoum pour imposer le respect du cessez-le-feu. 
(B.Q.A., 16 octobre 1999)
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Nouvelles bréves du 29 juillet au 28 septembre

Le général Béchir qualifie la presse de "cinquième colonne"
Manifestation d'étudiants à Khartoum
Hassan Tourabi reprend certains pouvoirs à la tête du parti dirigeant
Omar el Béchir candidat à un nouveau mandat présidentiel
La police et l'armée affirment avoir repoussé des attaques
Pluies torrentielles
Une Cour de justice acquitte des leaders de l'opposition
Un ancien dirigeant de la SPLA assassiné
M. Béchir : les chefs de l'opposition soudanaise sont des "partisans du diable"
Le président Clinton nomme un envoyé spécial pour le Soudan
Khartoum demande à la Ligue arabe de faire front contre les Etats-Unis
Armes chimiques
L'évêque de Rumbek craint une nouvelle famine dans le sud-ouest
 

Le général Béchir qualifie la presse de "cinquième colonne"

Khartoum, 28 sept - Lors d'un rassemblement organisé par les unions ouvrières et des associations pro-gouvernementales le président El Béchir a lancé de virulentes attaques contre l'opposition et la presse qu'il a assimilée à une "cinquième colonne" pour "avoir pris le parti de Satan, des athées et des agents de l'opposition". 
Par la même occasion, il a critiqué la nomination d'un envoyé spécial américain au Soudan. 
Il a estimé que ses opposants "doivent se laver et faire leurs ablutions pour se purifier et réintégrer la religion islamique à nouveau". 
Le général Béchir a fait allusion à une possibilité de revenir sur les efforts de réconciliation avec l'AND. Il a estimé que l'initiative égypto-libyenne pour une réconciliation nationale au Soudan pouvait ne pas aboutir "tant que l'opposition maintenait son alliance avec les sionistes et les ennemis de la foi". 
Il a affirmé que sa prise du pouvoir, par un coup d'Etat militaire en 1989 contre le gouvernement démocratiquement élu, a été "une déclaration de guerre contre les agents, les mercenaires et les traîtres, ces dirigeants des partis politiques qui ont vendu le Soudan sur le marché des aides internationales". 
Le général Béchir, s'en est particulièrement pris à l'ancien premier ministre Sadek Al Mahdi. Faisant référence à une remarque présumée de M. Mahdi en ce sens, il s'est étonné que "le petit-fils du (héros national soudanais) Mahdi" puisse considérer l'explosion de l'oléoduc comme un acte d'honneur. 
Les représentants des unions ouvrières et des associations ont pris la parole attaquant l'opposition et critiquant la nomination d'un envoyé présidentiel américain au Soudan, appelant le gouvernement à ne pas le recevoir. 
"Johnston devra marcher sur nos corps avant d'entrer à Khartoum", a juré le représentant de l'union ouvrière. 

Agence France Presse - B.Q.A
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Manifestation d'étudiants à Khartoum

Khartoum, 27 sept  - Douze étudiants ont été blessés par les forces de Sécurité lors de manifestations estudiantines qui ont rassemblé plusieurs milliers de personnes, samedi à Khartoum. 
"Les services de sécurité ont violemment réprimé les étudiants, utilisant des balles réelles, des matraques et des grenades lacrymogènes et en les battant violemment".
Des milliers d'étudiants de l'université al-Nileine et de l'université du Soudan ont manifesté dans les rues de Khartoum, scandant des slogans anti-gouvernementaux : "Révolte contre le gouvernement anti-constitutionnel, révolte contre la dictature" 
Les manifestants ont riposté en lançant des pierres sur les policiers, qui ont effectué une cinquantaine d'arrestations,. 
A nouveau lundi 27, des milliers d'étudiants ont défilé dans les rues de Khartoum , appelant à plus de démocratie et à la libération des "étudiants arrêtés par la police". 
Les forces de sécurité ont ordonné la fermeture des magasins et évacué le quartier des passants et des voitures.

Agence France Presse - B.Q.A
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Hassan Tourabi reprend certains pouvoirs à la tête du parti dirigeant 

Khartoum, 18 sept - L'éminence grise du régime soudanais, Hassan Tourabi, retrouvera à la tête du parti au pouvoir les prérogatives acquises en décembre par le chef de l'Etat Omar el-Béchir, mais ce dernier est assuré de pouvoir briguer un deuxième mandat présidentiel, dans deux ans. 
En vertu d'un plan de restructuration du Congrès National (CN, parti au pouvoir), adopté vendredi par l'Autorité consultative (instance médiane regroupant 600 membres), M. Tourabi, secrétaire général du CN, dirigera un organe nommé "Autorité de direction". 
Cet organe deviendra l'unique instance dirigeante du CN et regroupera 60 membres.
L'Autorité de direction, selon ce plan de restructuration, remplacera le Bureau de direction (30 membres) et le Conseil de direction (110 membres), deux instances qui étaient dirigées par le général Béchir et qui n'auront plus d'existence. 
Elle sera chargée notamment d'entériner les candidatures des vice-présidents de la République, des ministres, et des hauts fonctionnaires de l'Etat, avant que ces candidatures soient soumises au parlement. 
Ces modifications dans les instances dirigeantes constituent une nouvelle répartition des rôles au détriment de M. Béchir, mais elles n'affectent pas les grandes orientations politiques du régime, selon des sources proches du CN. 
Si le rôle du général Béchir risque de se rétrécir, il est toutefois assuré de demeurer à la tête de l'Etat. 
M. Tourabi, également président du Parlement, reprend ainsi les larges pouvoirs dont il a bénéficié depuis la fondation du CN en mai 1992, à l'exception des neuf derniers mois au cours desquels le général Béchir avait renforcé son emprise sur le parti. 
Le CN est une nouvelle version du Front National Islamique (FNI de M. Tourabi), à l'origine du coup d'Etat mené par une junte militaro-islamiste qui avait renversé en 1989 l'ancien Premier ministre démocratiquement élu Sadek al-Mahdi et amené au pouvoir le général Béchir. 
Le FNI avait été dissous ainsi que toutes les formations politiques au lendemain du coup d'Etat. 
Ces changements dans les instances dirigeantes interviennent au moment où le gouvernement s'apprête à entamer un dialogue avec l'AND .

Agence France Presse - B.Q.A
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Le général Béchir candidat à un nouveau mandat présidentiel 

Khartoum, 18 sept - Le parti au pouvoir au Soudan, le Congrès National, a approuvé la candidature du général Omar el-Béchir à un nouveau mandat de cinq ans à la tête de l'Etat lors des prochaines élections présidentielles en 2001, a affirmé samedi la presse soudanaise. 
L'Autorité consultative du Congrès national (600 membres) a adopté la candidature du général Béchir à un deuxième mandat.
Cette candidature doit être entérinée par l'Assemblée générale du Congrès National, qui doit se réunir à Khartoum du 6 au 9 octobre. 

Agence France Presse - B.Q.A
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La police et l'armée affirment avoir repoussé des attaques de la rébellion sudiste 

Khartoum, 25 août - Une unité de la police a repoussé lundi une attaque de la rébellion de l'Armée de Libération des peuples du Soudan (SPLA) dans l'Etat fédéral du Nil Bleu (est), rapporte mercredi la presse. 
"Une unité de la police stationnée dans la localité de Khour Adar, à environ 250 km au sud de Eddamazine, capitale de l'Etat du Nil Bleu, a repoussé une attaque à l'artillerie lourde menée par les rebelles de la SPLA (de John Garang) et leur a infligé de lourdes pertes", a affirmé un porte-parole de la police, le général Abdel Rahmane Moukhtar, cité par le quotidien gouvernemental Al-Anbaa. 
"Les combats entre la police et les rebelles ont duré dix heures avant l'arrivée des renforts de l'armée", a ajouté le porte-parole. 
L'armée et la police soudanaises "poursuivent toujours" les rebelles qui ont laissé derrière eux les corps de leurs victimes, a indiqué le général Moukhtar sans préciser le nombre des victimes. 
"Mais l'engagement de respecter le cessez-le-feu ne nous empêchera pas de nous défendre", a-t-il dit. 

Khartoum, 14 sept - L'armée soudanaise a annoncé mardi avoir repoussé une attaque de l'Armée de libération des peuples du Soudan (SPLA, rebellion sudiste) contre une localité de la région de Bahr al-Ghazal au sud du Soudan. 
Selon le porte-parole de l'armée, le général Mohamed Osman Yassin, l'attaque a eu lieu au cours des dernières 48 heures. Il n'a pas précisé le nom de la localité attaquée. 
Dans un communiqué, il ajoute que les troupes gouvernementales ont infligé aux rebelles de "lourdes pertes humaines et matérielles". 

Agence France Presse - B.Q.A
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Pluies torrentielles 

Nairobi, 30 août - La Croix Rouge a appelé lundi à une collecte de fonds de l'ordre de 4,8 millions de francs pour venir en aide d'urgence aux 100.000 personnes affectées par les inondations catastrophiques qui ont frappé récemment le Soudan. 
Ces inondations provoquées par les fortes pluies inhabituelles ont affecté l'est, le centre et le nord du Soudan et fait déborder les fleuves et causé la mort de quelque 40 personnes et la destruction de 20.000 habitations.
Les secteurs les plus gravement touchés sont l'état de Khartoum, où les inondations ont provoqué la mort de 11 personnes, l'Etat du Nil, le Kordofan nord, Sinnar et Gezira, a précisé la Fédération Internationale de la Croix Rouge et du Croissant Rouge dans un communiqué. 
Les autres zones affectées comprennent Kassala, Gedaref, la région du Nil Blanc et le nord. 

Khartoum, 13 sept - Les inondations ont détruit les trois-quarts de la ville de Dongola, la capitale de l'Etat du Nord. 
Plus de 2.000 habitations, des écoles et des mosquées ont été inondées depuis vendredi et nombre d'entre elles, construites en briques non-cuites, ont été détruites, dans cette ville qui compte environ 700.000 habitants, située à 500 km au nord de Khartoum. 
Les habitants de la ville ont un besoin urgent d'abris, de couvertures, de tentes, d'eau potable, de médicaments et d'insecticides, selon la presse. 

Agence France Presse - B.Q.A
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Une Cour de justice acquitte des leaders de l'opposition

Khartoum, 12 sept. - Une Cour de justice a acquitté 11 politiciens de l'opposition qui avaient été accusés de troubler l'ordre public en annonçant la naissance d'un nouveau parti
Dés que le juge a annoncé la décision, la salle d'audience a raisonné des chants des sympathisants
Un des 11 accusés Ghazi Suleiman s'est mis à danser alors qu'un autre Tobi Madot a chanté au son des tambours africains qui résonnaient dans la rue sous les fenêtres de la salle d'audience 
Les avocats de la défense avaient argumenté qu'il n'y avait pas eu intention de créer un désordre public en annonçant la création d'un nouveau parti d'opposition le Front des Forces Démocratiques (DFF) puisque cela s'était passé à l'intérieur du bureau de l'un des membres.
Le juge a déclaré que l'accusation n'avait pu produire l'évidence que les accusés avaient dérangés l'ordre public alors qu'ils étaient réunis dans un bureau fermé.
Il a ajouté que la Cour n'avait rien à faire avec la légalité de la réunion ou l'enregistrement du parti 
Hatim Abdel Raziq, leader du parti de la Solidarité Islamo-Chrétienne qui était au nombre des accusés a annoncé qu'il quittait le parti Tewali pour rejoindre le parti des DFF.
Les leaders du DFF dans une conférence de presse ont salué les décisions de la Cour et en même temps ont promis de continuer leurs activités dans l'opposition.
Suleiman a affirmé "nous allons continuer à nous battre ne vue d'établir un nouveau Soudan avec la diversité ethnique religieuse et culturelle, basé sur la démocratie et le respect des Droits de humains et religieux des minorités".

Agence France Presse - B.Q.A
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Un ancien dirigeant de la SPLA assassiné 

Khartoum, 12 sept - L'ancien dirigeant rebelle sud soudanais Kerubino Kuanyen a été assassiné le 10 septembre dans l'Etat d'Al Wihda (sud), victime d'affrontements inter-tribaux, a déclaré dimanche à l'AFP un responsable proche du gouvernement de Khartoum. 
M. Kuanyen, a été tué par balles alors qu'il se rendait de Mankien vers Mayom. 
Il devait rencontrer le commandant sudiste pro-gouvernemental Paulino Mateb à la demande de ce dernier, a affirmé le porte-parole officiel du Front démocratique unifié du salut (FDUS - pro gouvernemental). 
Le porte-parole a accusé Mateb d'avoir ordonné à ses hommes de tuer M. Kuanyen de manière à ce que cet assassinat apparaisse comme ayant été commis par Peter Gadet, un commandant des forces de Mateb, qui selon M. Youk aurait fait dissidence la semaine dernière. 
Plusieurs hommes des forces de Kuanyen ont également été tués dans l'embuscade. Il a également accusé Mateb d'être responsable de l'assassinat de chefs de tribus et de responsables gouvernementaux dont trois ministres locaux.
Les dirigeants du FDUS doivent se réunir mardi à Khartoum pour examiner les pratiques de Mateb qui ont créé une situation d'instabilité dans l'Etat pétrolier d'Al Wihda. 
Chef de guerre âgé de 57 ans, Kerubino Kuanyen participe à la première rébellion sudiste lancée en 1972 avant d'être intégré dans l'armée gouvernementale après un accord de paix avec Khartoum. En mai 1983, alors lieutenant-colonel, il déserte à la tête de ses hommes et se rend en Ethiopie où il fonde en juillet  avec le colonel John Garang, la SPLA En septembre 1987, Kerubino tente de supplanter Garang, qui l'emprisonne en Ethiopie pendant quatre ans. Il sera libéré en août 1992.
En se ralliant à Khartoum en avril 1997, Kerubino espérait présider le Conseil gouvernemental de coordination du sud, qui groupe les huit factions signataires de l'accord de paix avec le gouvernement, ou devenir vice-président du Soudan. 
Mais supplanté par le chef des sudistes pro-gouvernementaux Riek Machar à ces deux postes, Kerubino avait décidé de réintégrer en janvier 1998 la SPLA et offert à la rébellion une partie de l'Etat fédéral du Bahar al-Ghazal, son fief situé dans l'ouest du pays. 
En janvier 1999, il avait une nouvelle fois changé de camp et souhaité rallier le gouvernement de Khartoum qui n'avait pas encore accepté de le reprendre dans ses rangs.. 

Agence France Presse - B.Q.A
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M. Béchir : les chefs de l'opposition soudanaise sont des "partisans du diable"

Port-Soudan, 30 août - Le président soudanais Omar el-Béchir a accusé lundi les dirigeants de l'opposition d'être des "hypocrites et des partisans du diable" et les a appelés à "se repentir". 
"Ils (l'opposition) sont installés dans des hôtels au Caire et à Asmara, buvant de la bière. Ce sont des hypocrites et des partisans du diable", a déclaré M. Béchir dans un discours prononcé à Port Soudan, sur la mer Rouge. 
Pour rentrer au Soudan, les opposants doivent "se repentir et se purifier des péchés qu'ils ont commis contre les Soudanais", a ajouté M. Béchir lors d'une cérémonie marquant le chargement de la première cargaison de pétrole soudanais destiné à l'exportation. 
Le chef de l'Etat a accusé l'opposition de torpiller les efforts de réconciliation. 

Agence France Presse - B.Q.A
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Le président Clinton nomme un envoyé spécial pour le Soudan 

New-York, 27 août - Le président américain Bill Clinton a nommé un ancien parlementaire démocrate, Harry Johnston, envoyé spécial pour le Soudan, a annoncé vendredi la Maison Blanche en soulignant que cette décision reflétait "l'importance qu'attache le gouvernement américain à mettre un terme à la guerre civile au Soudan". 
M. Johnston aura pour tâche d'appuyer le processus de paix mené par l'IGAD, une organisation régionale est-africaine qui regroupe Djibouti, l'Ethiopie, l'Erythrée, le Kenya, le Soudan et la Somalie. 
Il sera également chargé d'attirer l'attention internationale sur la "situation consternante des droits de l'Homme au Soudan et d'oeuvrer à leur amélioration", ainsi que sur "les conséquences humanitaires dévastatrices de la guerre civile soudanaise et de faire pression sur les protagonistes pour faciliter l'arrivée de l'aide humanitaire aux populations vulnérables".
Avocat et ancien élu de Floride à la Chambre des Représentants, M. Johnston avait présidé la sous-commission sur l'Afrique lorsqu'il siégeait à la Chambre basse. 

Après un entretien avec le chef de la diplomatie égyptienne Amr Moussa, l'ambassadeur américain au Caire Daniel Kurtzer a déclaré : "Nous nous intéressons essentiellement à la situation humanitaire au Sud du Soudan et nous estimons que si nous envoyons un émissaire spécial, ceci contribuera à améliorer cette situation
Cette décision intervient après la résolution adoptée le 15 juin par la Chambre des représentants américaine et condamnant "le génocide, l'épuration ethnique et l'esclavage" pratiqués, selon elle, par Khartoum dans le Sud. 
La résolution a appelé l'ONU à juger les responsables de ces actes et au président américain Bill Clinton de "donner instruction à ses agences pour qu'elles fournissent une assistance humanitaire directement à la SPLA ainsi qu'à ses alliés nordistes. 

Agence France Presse - B.Q.A
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Khartoum demande à la Ligue arabe de faire front contre les Etats-Unis

Le Caire, 3 août - Khartoum a demandé à la Ligue arabe de faire front contre les tentatives américaines visant à séparer le sud Soudan du nord, a-t-on annoncé de source autorisée à la Ligue. 
Dans une note présentée à l'organisation, le Soudan demande à la Ligue de "l'aider à résister à la compagne menée par des membres du Congrès américain pour séparer le Sud du pays", affirme-t-on de même source. 
Selon cette source, le régime de Khartoum a proposé à la Ligue de "contacter directement les sénateurs et les députés américains pour connaître la position américaine sur l'unité du Soudan". 
"Le directeur de l'USAID (agence américaine pour le développement international) a affirmé devant le Sénat, lors de la session du 23 mars, que l'agence adoptait des projets dans les régions dominées par la rébellion sudiste", a-t-on précisé. 
Khartoum a mis en garde contre cette "intervention directe dans les affaires intérieurs du pays, car le rôle de cette organisation américaine ne se limite pas aux aides humanitaires. Elle entreprend également une médiation entre les rébellions sudistes et les soutient à s'isoler du nord". 
L'adjoint du président soudanais a mis en garde contre une intervention américaine dans le Sud du Soudan après la visite en juin d'une délégation du Congrès américain dans les régions tenues par les rebelles. 
Cette délégation composée du sénateur Brownbeck et deux membres de la Chambre des représentants, s'est récemment rendue dans le Sud du Soudan en des lieux détenus par la SPLA.

Agence France Presse - B.Q.A
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Armes chimiques 

Selon une ONG norvégienne, elles seraient utilisées 
Oslo, 3 août - L'organisation humanitaire norvégienne Norsk Folkehjelp a affirmé mardi que des agents chimiques avaient été utilisés lors des bombardements effectués fin juillet par l'aviation soudanaise contre la rébellion du sud du pays. 
"Les bombardements aériens sont pratique courante dans le sud du Soudan mais c'est la première fois que nous décelons la présence d'agents chimiques", a déclaré à l'AFP Claudio Feo, un des responsables de l'organisation. 
Une équipe de scientifiques a recueilli plusieurs témoignages et des preuves matérielles de l'utilisation d'agents toxiques contre les villes de Lainya et de Kaaya lors des bombardements réalisés entre le 21 et le 23 juillet, a-t-il précisé. 
Ces opérations aériennes n'ont fait aucune victime, mais les médecins de l'organisation dépêchés sur place ont rapporté plusieurs cas de personnes vomissant du sang et de femmes enceintes victimes de fausses couches. 
Les échantillons médicaux et les échantillons de terre doivent cependant faire l'objet d'analyses plus poussées pour déterminer la nature des agents employés, a ajouté Claudio Feo. 
L'ONU a pour sa part suspendu toutes ses activités humanitaires dans la région et annoncé lundi l'ouverture d'une enquête suite au malaise de trois de ses collaborateurs ayant séjourné à Lainya. 

Khartoum dément 
Khartoum, 5 août - Khartoum a formellement démenti jeudi avoir eu recours aux armes chimiques ou biologiques contre des régions tenues par les rebelles dans le sud du Soudan.
"Le Soudan ne possède pas de telles armes pour (pouvoir) les utiliser dans les combats", a déclaré aux journalistes le ministre des Affaires étrangères, M. Moustafa Osmane Ismail. 
Un adjoint du ministre de l'Information, M. Amin Hassan Omar, a d'autre part accusé l'organisation humanitaire norvégienne Norsk Folkehjelp, à l'origine des accusations sur le recours aux armes interdites, de chercher à servir les intérêts de l'Armée de libération des peuples du Soudan (SPLA, rebelles sudistes). 
"L'organisation est connue pour son appui au mouvement rebelle et pour préconiser une sécession du sud du Soudan", a déclaré M. Omar aux journalistes. 
Selon lui, l'ONG "cherche à entrainer les responsables de l'ONU dans un complot" contre le gouvernement soudanais. 

Agence France Presse - B.Q.A
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L'évêque de Rumbek craint une nouvelle famine dans le sud-ouest

Nairobi, 29 juil - L'évêque du diocèse de Rumbek, dans l'Etat du Bahr el-Ghazal (sud-ouest du Soudan), a averti jeudi à Nairobi que la famine menaçait au moins 250.000 personnes dans sa région. 
"Il y a des signes indéniables de faim dans l'est du Bahr el Ghazal en raison d'une très rude sécheresse", a déclaré à la presse Mgr Caesar Mazzolari, qui revenait d'une tournée de son diocèse. 
Selon lui, les districts concernés sont ceux de Rumbek, de Yirol et de Tonj. 
"Bien que les habitants aient planté des semences deux à trois fois depuis le mois d'avril, le manque de pluie ne laisse espérer aucune récolte", a expliqué Mgr Mazzolari.
Selon le prélat, qui dirige son diocèse depuis Nairobi, même le bétail risque d'être touché.
Mgr Mazzolari a appelé les organisations non-gouvernementales (ONG) et la communauté internationale à envoyer une mission d'experts pour évaluer les besoins exacts des populations.
Il a demandé au Programme alimentaire mondial (PAM) de poursuivre l'évaluation que le diocèse a entamée, et d'en avertir la communauté internationale. 
Tout retard de la part du PAM "pourrait engendrer une crise encore plus grave que celle de l'année dernière, la pire famine dans la région depuis 10 ans" a averti Mgr Mazzolari. 
Rumbek, ancienne garnison stratégique pour le gouvernement soudanais, est tombée sous contrôle des rebelles de la SPLA à la fin avril, et sert depuis de centre de rassemblement à de nombreux réfugiés. 

Agence France Presse - B.Q.A
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Nouvelles bréves du 18 juin au 3 juillet

Menaces sur les écoles catholiques
Première mission humanitaire de l'ONU dans les Monts Nuba en 20 ans
Mort et destruction
Kampala accuse le Soudan
 

Menaces sur les écoles catholiques  -  Les écoles catholiques de l'archidiocèse de Khartoum sont de nouveau dans le collimateur des autorités soudanaises. Le gouverneur local a déclaré: "Les étudiants qui fréquentent les écoles catholiques perdent leur temps; ils ont un niveau scolaire au-dessous des standards exiges par le gouvernement. Il s'impose donc une intervention résolutive". Depuis quelque temps, on est en train de programmer la démolition des instituts catholiques dans la banlieue de la capitale, formellement ordonnée par le plan d'urbanisme. L'objectif réel est l'intégration des étudiants dans les nouvelles écoles du gouvernement financées par des organismes missionnaires islamiques.   (Misna, Italie, 28 juin 1999) 

Première mission humanitaire de l'ONU dans les Monts Nuba en 20 ans - Une mission humanitaire des Nations unies se trouve depuis lundi dans les Monts Nuba, au centre du Soudan, fermés à l'aide internationale depuis une dizaine d'années, annonce un communiqué de l'ONU transmis mercredi à l'AFP à Nairobi. Cette mission d'évaluation comprend des représentants du Bureau de coordination des Affaires humanitaires (OCHA), du Fonds des Nations unies à l'enfance (UNICEF) et du Programme alimentaire mondial (WFP). Elle est chargée "d'évaluer les besoins humanitaires des populations civiles vulnérables dans la zone", ajoute le communiqué, précisant que la mission doit regagner Khartoum jeudi, après avoir visité cinq villages. "C'est la première fois que les Nations unies peuvent évaluer la situation humanitaire dans cette région depuis le début des années 80", précise le communiqué, émanant du secrétariat général des Nations unies.  (A.P. - Reuters - AFP 22 Juin 1999)

Mort et destruction  -  Au cours de ce mois de juin, un bataillon de 1.200 soldats a semé la terreur dans la province de Ruweng, dans le nord-ouest du Nil supérieur. Pendant dix jours, les militaires ont tue des dizaines de civils, pris en otages des centaines de personnes et brûlés 6.000 habitations, en utilisant des Antonov, des hélicoptères, des blindes et de l'artillerie lourde. Cette offensive a permis aux forces de Khartoum de gagner 100 km de territoire riche en pétrole. C'est une commission mixte de Christian Solidarity Worldwide (l'organisation de la baronne Caroline Cox) et de Safe Harbour (une ONG basée en Californie) qui a dénonce cette action de terreur. La baronne Cox a déclare que "les investissements occidentaux dans les gisements pétroliers du Soudan sont en train de financer le génocide des populations de Ruweng". L'objectif de l'action militaire est celui de s'assurer le contrôle des gisements de Heglig, desquels Khartoum compte extraire 200.000 barils de brut par jour. Un consortium guide par la Canadian Company Talisman a investi des centaines de millions de dollars dans le projet.   (ANB-BIA, d'après Fides, 24 juin 1999) 

Kampala accuse le Soudan  -  Les autorités ougandaises ont accuse l'ambassade le du Soudan a Nairobi d'avoir organise la vague d'attentats a la bombe et a la grenade qui ont fait 55 morts et 183 blesses depuis 1997 en Ouganda. Le premier secrétaire de l'ambassade a rejeté ces accusations, les qualifiant de totalement fausses et sans fondement. Le ministre ougandais de la Sécurité a déclare, lors d'une conférence de presse le 16 juin, que 77 suspects avaient été récemment arrêtés. Pour sa part, le régime de Khartoum avait déjà accuse l'Ouganda de soutenir les rebelles sudistes du SPLA.   (La Libre Belgique, 18 juin 1999) 


 
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