Nouvelles brèves

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2001

du 15 novembre au 31 décembre 2001

du 16 octobre au 3 novembre 2001

du 10 au 26 septembre 2001

du 02 au 08 août 2001

du 13 avril au 18 mai 2001

du 28 au 30 mars 2001

du 04 au 22 janvier 2001

du 4 au 11 janvier 2001

le 4 janvier 2001

2000

du 3 au 8 novembre 2000

du 18 octobre 2000

du 18 au 29 septembre 2000

du 11 au 18 septembre 2000

du 04 au 07 septembre 2000

du 22 au 24 août 2000

du 03 au 16 août 2000

du 30 juin au 02 août 2000

du 20 au 29 juin 2000

du  7 mai 2000

du 02 avril 2000

du 19 au 29 mars 2000

du 29 février au 7 mars 2000

du 14 au 21 février 2000

31 janvier 2000

18 janvier 2000

21 décembre 1999 au 13 janvier 2000

1999

15 décembre 1999

16 octobre au 09 décembre

29 juillet au 28 septembre

18 juin au 3 juillet

21 mai au 17 juin
 



Nouvelles brèves du 15 novembre au 31 décembre 2001
Le Soudan demande aux USA d'annuler une aide de 10 M USD à l'opposition
Khartoum défend sa décision d'interdire à des opposants de quitter le pays
Les étudiants soudanais se dérobant au service militaire risquent la prison
Le Soudan ferme son territoire à d'éventuels membres d'Al-Qaïda en fuite
Une délégation américaine au Soudan pour discuter de l'esclavage
John Garang accuse le gouvernement de soutenir le "terrorisme"
Sommet des chefs d'Etat de l'IGAD les 11 et 12 janvier 2002 à Khartoum
Une délégation américaine entame des discussions sur la paix
L'état d'urgence prolongé pour un an
L'émissaire américain au Soudan propose quatre mesures de confiance
Le Soudan demande aux USA d'annuler une aide de 10 M USD à l'opposition 

Le Congrès a récemment voté une aide de 10 M USD à l'Alliance nationale démocratique (AND, Cette décision doit encore être ratifiée par le président américain Georges W. Bush. 
Le gouvernement soudanais a demandé à l'administration américaine de s'opposer à une décision du Congrès américain,.
"Cette assistance financière éveille des doutes sur la neutralité de l'administration américaine envers les parties en conflit au Soudan", a déclaré le conseiller pour la paix du président. "Cette aide provoquera une escalade de la guerre et de la confrontation" dans le pays, 

(AFP-BQA- 31-12-2001 )

Khartoum défend sa décision d'interdire à des opposants de quitter le pays 

Le ministre soudanais de l'Intérieur Abdel Rahim Mohamed Hussein a indiqué samedi avoir interdit à des opposants de quitter le pays parce qu'ils étaient membres d'un groupe armé. 
"Le gouvernement ne permettra jamais à des responsables de factions politiques ayant des branches armées de voyager à l'extérieur", 
L'Alliance nationale démocratique lors de sa dernière réunion à Asmara, "a appelé ouvertement à l'escalade militaire contre le gouvernement", ce qui a été jugé "provocant pour l'armée et les forces de sécurité", a indiqué le ministre de l’Intérieur. 
Deux membres de l'AND avaient annoncé vendredi que le ministère de l'Intérieur ne leur avait pas octroyé de visa de sortie pour pouvoir voyager. Il devaient se rendre samedi au Caire pour participer à une réunion organisée par la commission égypto-libyenne chargée de promouvoir une initiative conjointe pour la paix au Soudan. 

(AFP-BQA- 29-12-2001 )

Les étudiants soudanais se dérobant au service militaire risquent la prison 

Les étudiants soudanais diplômés qui se dérobent au service militaire risquent trois ans de prison, qu'ils effectueront avant de servir un an sous les drapeaux, ont annoncé les autorités soudanaises. 
Le porte-parole du Service militaire national, a déclaré que la justice poursuivrait tous les diplômés qui ne se sont pas présentés au service national depuis 1997. Il n'a pas précisé ce qu'il adviendrait des appelés qui se sont dérobés avant cette date. 
Selon la loi, un diplômé de l'université ne peut pas obtenir la délivrance de ses diplômes s'il n'a pas effectué son service militaire, qui comporte trois mois d'entraînement aux armes et neuf dans des fonctions administratives. 
Les étudiants insoumis craignent d'être envoyés au front combattre les rebelles du Sud du pays, une mesure en principe réservée aux appelés qui n'ont pas de diplômes. 

(AFP-BQA, 24-12-2001)

Le Soudan ferme son territoire à d'éventuels membres d'Al-Qaïda en fuite 

Le gouvernement soudanais a ordonné aux autorités frontalières d'empêcher l'entrée sur son territoire des principaux membres de l'organisation du terroriste présumé Oussama ben Laden, Al-Qaïda, qui voudraient s’y réfugier. 
Le gouvernement a distribué aux autorités de tous les aéroports, ports et postes-frontières soudanais une liste comprenant les noms de 20 personnes, ordonnant l'interdiction de leur entrée au Soudan. 
Selon le même journal, la liste comprend les noms de toutes les personnes soupçonnées d'avoir participé  aux attentats du 11 septembre aux Etats-Unis, et celles recherchées par Washington pour implication présumée dans des attentats contre les intérêts américains à l'étranger. 

(AFP-BQA, 25-12-2001)

Une délégation américaine au Soudan pour discuter de l'esclavage 

Une délégation américaine est arrivée dimanche au Soudan, dans le cadre d'une visite inopinée, afin de discuter avec les responsables soudanais des questions de "l'esclavage et des enlèvements". 
Selon le ministre soudanais des Affaires étrangères, son gouvernement et les Etats-Unis sont convenus de mener une enquête conjointe sur les pratiques présumées d'esclavage et d'enlèvement au Soudan, indique le même journal. "Nous sommes sûrs que l'esclavage n'est pas pratiqué au Soudan", a-t-il cependant précisé. 
L'esclavage et les enlèvements demeurent des problèmes au Soudan, selon le rapport de la section des droits de l'Homme au département d'Etat américain, publié cette année, et qui reproche au gouvernement ces pratiques. 

(AFP-BQA, 25-12-2001)

John Garang accuse le gouvernement de soutenir le "terrorisme" 

Le Colonel John Garang, a accusé, le 20 décembre, le gouvernement soudanais de soutenir le "terrorisme international". 
"Le Soudan est une partie intégrante des groupes terroristes internationaux et il est bien connu que Oussama ben Laden et son groupe al-Qaïda, qui ont déclaré un jihad (guerre sainte) contre les Etats-Unis, ont vécu au Soudan pendant cinq ans, avant de se déplacer vers l'Afghanistan", en 1996.
"Maintenant volte-face de Khartoum qui affirme participer aux efforts de lutte contre le terrorisme international n'est pas sincère".
Garang a également accusé le gouvernement de Khartoum de se livrer à du "terrorisme" contre la population soudanaise. "Des actes de terreur sont perpétrés contre certaines catégories de population au Soudan". "Du terrorisme est du terrorisme, qu'il soit international ou national. Le jihad est le jihad, qu'il soit international ou interne. Vous ne pouvez pas participer à la lutte contre le terrorisme et commettre de tels actes dans votre pays". 
Le chef de la SPLA a indiqué que le principal obstacle aux efforts de paix de l'IGAD était les rapports entre la religion et l'Etat, au Soudan. "Nous devons soit abolir la loi liant la religion à l'Etat soit mettre en place une confédération avec deux constitutions - une pour le Nord musulman et une autre pour le Sud chrétien et animiste". "Si cela n'est pas possible, nous devons parvenir à une partition pacifique du pays". 

(AFP-BQA – 20-12-2001)

Sommet des chefs d'Etat de l'IGAD les 11 et 12 janvier 2002 à Khartoum 

Les chefs d'Etat et de gouvernement des pays de l'IGAD (Autorité intergouvernementale pour le développement se réuniront les 11 et 12 janvier 2002 à Khartoum.
Ce sommet sera précédé par une réunion des ministres des Affaires étrangères de ces pays. 
Les dirigeants est-africains doivent notamment évoquer les laborieux processus de paix, engagés sous l'égide de l'IGAD en Somalie et au Sud-Soudan, l'intégration régionale et la coopération au développement. Il sera, également, question de la lutte contre le terrorisme international sera également au centre des discussions.

(AFP-BQA – 09-12-2001)

Une délégation américaine entame des discussions sur la paix 

Une délégation américaine a entamé le 7 décembre des discussions avec les responsables soudanais sur les moyens de favoriser le dialogue entre Khartoum et les rebelles sudistes. 
La délégation, dirigée par le chargé du dossier soudanais au département d'Etat américain, Jeffrey Millington, est arrivée jeudi soir pour une visite de six jours. Elle a eu vendredi des entretiens avec le ministre soudanais des Affaires étrangères Moustafa Osmane Ismaïl. 
La discussion a porté sur quatre propositions de l'envoyé américain au Soudan John Danforth : la prolongation d'un cessez-le-feu dans les Monts Nouba, la mise en place de zones pacifiées, l'arrêt des attaques contre les civils et la fin des enlèvements et de l'esclavage dans le Sud. 
Durant leur séjour, les responsables américains visiteront la ville de Rumbeik (sud) tenue par l'Armée de libération des peuples du Soudan (SPLA), avant de se rendre à Nairobi pour s'entretenir avec les responsables de ce mouvement de guérilla, a ajouté l'agence. 
La délégation doit préparer une visite de M. Danforth au Soudan en janvier. 

(AFP-BQA, 07-12-2001)

L'état d'urgence prolongé pour un an 

Le président de l'Assemblée nationale, Ahmed Ibrahim al-Tahir, a lu devant les députés un message du président Béchir appelant au prolongement de l'état d'urgence. 
Dans ce message, M. Béchir assure que les raisons qui avaient nécessité la déclaration de l'état d'urgence en 1999 étaient toujours valables, notamment la guerre civile dans le Sud du pays, ainsi que les circonstances "exceptionnelles" engendrées par les attentats anti-américains du 11 septembre. Le Parlement soudanais a ensuite voté à une écrasante majorité la proposition du président al-Béchir. 

(AFP-BQA, 09-12-2001)

L'émissaire américain au Soudan propose quatre mesures de confiance 

L'émissaire américain pour la paix au Soudan, John Danforth, a proposé mercredi quatre mesures de confiance aux belligérants de la guerre civile, notamment des vols humanitaires et des cessez-le-feu locaux. 
Dans une conférence de presse à l'ambassade américaine, M. Danforth a appelé le gouvernement à prolonger la période d'accès aux monts Nouba, dans le centre du pays, pour l'aide humanitaire. "J'espère que la période de quatre semaines sera étendue indéfiniment", a-t-il dit. 
Il a expliqué que cette région avait été choisie pour recevoir l'aide en raison d'"informations sur des pratiques d'esclavage" et que si l'opération réussit, elle pourrait être étendue à d'autres régions. 
M. Danforth a suggéré des "zones et de périodes de tranquillité" en des endroits spécifiques pour les campagnes de vaccination et les aides. 
Il a appelé à la cessation des attaques contre les civils, en référence aux opérations des troupes régulières et de l'Armée de libération des peuples du soudan (SPLA, rébellion sudiste). 
Il a ajouté que sa quatrième idée portait sur les enlèvements de personnes pour les réduire en esclavage, sans plus de précisions. 
Selon lui, ces propositions sont "importantes pour établir la confiance (entre gouvernement et rébellion) et pourraient contribuer à la paix". 
M. Danforth, qui a entamé mardi sa première mission au soudan, d'une durée de trois jours, a annoncé qu'il se rendrait à Nairobi pour discuter de ces idées avec le chef de la SPLA John Garang et serait de retour à Khartoum d'ici janvier. 
Nommé le 6 septembre, il a précisé qu'il se "donnait un an" pour accomplir sa mission ou démissionner. 

(AFP – BQA, 15-11-2001)
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Nouvelles brèves du 16 octobre au 3 novembre 2001
Khartoum proteste contre la prorogation des sanctions imposées par Washington 


Les Etats Unis maintiennent les sanctions contre Khartoum

Les rebelles admettent la perte de Raga -


La SPLA attaquent les zones pétrolières

Barh el Ghazal : nouveaux bombardements sur des cibles civiles


El Bechir confirmé à la tête du parti au pouvoir

L’armée gouvernementale reprend Raga (Bahr el Ghazal)
SUDAN, 5 NOV 2001 (11:16)
DIOCESE DE RUMBEK: ENLEVEMENT D'UN AGENT HUMANITAIRE, L'EVEQUE LANCE UN APPEL (BRIEF, CHURCH/RELIGIOUS AFFAIRS) 
Juliana Muriru, une Kényane de 27 ans, a été enlevée vendredi dernieraux environs de Nyamlel (Bahr el Ghazal, sud du Sudan), par un groupede miliciens pro-gouvernementaux baptisé "murahiline", alors qu'elle setrouvait dans un village où elle effectuait un service en tant quenutritionniste. "La libération de Juliana Muriru est un acte de justice quele gouvernement de Khartoum doit accomplir s'il veut montrer au mondeentier que les droits de l'Homme sont respectés au Soudan", a déclaréMgr Cesare Mazzolari, évêque de Rumbek, dans un appel lancé àtravers l'agence MISNA en faveur de la libération de l'otage. MgrMazzolari a rappelé que "dans le cadre de l'Assemblée paritaireAcp-Ue, le 1er novembre dernier, une résolution votée à Bruxelles avaitdemandé au gouvernement soudanais de respecter les droits humains,plus particulièrement le personnel religieux. C'est pourquoi je demandeaux autorités de Khartoum de libérer cette femme kényane, qui setrouvait, au moment de sa capture, dans une zone de guerre dans leseul but de porter assistance à la population civile à bout de force". Leprélat a également invité toutes les églises du Soudan et lesmusulmans de bonne volonté à prier afin que l'otage soit relâché. (CC)


Khartoum proteste contre la prorogation des sanctions imposées par Washington 

La décision des Etats Unis de prolonger d'un an les sanctions économiques contre le Soudan, gen vigueur depuis 1997, n'a pas plu au gouvernement de Khartoum. D'après Mustafa Osman Ismail, ministre des Affaires Etrangères soudanais, la prise de position américaine "ne favorise pas les rapports entre les deux pays (…) et doit être réexaminée". Ismail a affirmé qu'un dialogue était en cours entre les deux parties au sujet de l'élimination de ces sanctions: le Soudan est encore sur la liste des Etats qui favorisent le terrorisme et les capitaux soudanais dans les banques nord-américaines sont encore gelés. Les Etats Unis doivent donc agir pour normaliser leurs relations avec Khartoum, a-t-il poursuivi. Des sources dignes de foi du Département d'Etat à Washington estiment que le président George W. Bush a préféré maintenir l'embargo à cause des relations entre Khartoum et le terrorisme international et des violations des droits de l'Homme perpétrées dans le pays africain. Rappelons qu'en 1996, le milliardaire saoudien Oussama Ben Laden, accusé d'avoir planifié les attentats du 11 septembre dernier, fut expulsé du Soudan après que sa nationalité saoudienne lui ait été retirée, et se réfugia en Afghanistan. Le gouvernement de Khartoum a condamné les attentats de New York et de Washington. 
(MISNA, Italie – 03-11-2001)


Les Etats Unis maintiennent les sanctions contre Khartoum 

Le gouvernement des Etats Unis a décidé de proroger d'un an les sanctions contre le Soudan, ont annoncé jeudi des sources officielles de Washington. Le président George W. Bush a maintenu l'embargo décrété par son prédécesseur à la Maison Blanche, Bill Clinton, à cause des rapports entretenus entre le gouvernement soudanais et le terrorisme international et des violations des droits de l'Homme perpétrées dans le pays africain. Les sanctions interdisent toute importation soudanaise sur le territoire nord-américain ainsi que toute transaction commerciale entre citoyens américains et gouvernement de Khartoum. Le 28 septembre dernier, grâce à l'abstention du gouvernement de Washington, le Conseil de sécurité de l'ONU avait levé l'embargo auquel était soumis le Soudan. Cet embargo avait été imposé cinq ans auparavant pour punir l'implication d'organismes de l'Etat soudanais dans la tentative d'homicide du président égyptien Hosni Moubarak, en 1995. 
(MISNA, Italie – 03-11-2001)


Les rebelles admettent la perte de Raga -

La ville de Raga (320 kilomètres au nord-ouest de Wu et à 500 kilomètres de Nyala, Bahr el Ghazal, Soudan) qui représente un avant-poste de l’Islam dans l’Afrique sub-saharienne et une voie de passage vers la République Centrafricaine, a été reconquise par les milices pro soudanaises. C’est ce que rapporte, ces dernières heures, un communiqué de l’Armée de libération populaire du Soudan (Spla) où il est précisé que le point d’appui de la guérilla sud-soudanaise est tombé entre les mains les guerriers dénommés "murahilines", aux soldes du gouvernement de Khartoum. Il s’agit d’environ 2.000 cavaliers qui ont contraint les hommes du Spla à un repli vers le sud. La même source indique qu’au même moment, la situation de la population civile, soumise à toute forme de vexation, de la part des milices pro gouvernementales, est devenue dramatique. La reconquête de Raga par les milices pro soudanaise a été confirmée à la MISNA par monseigneur Cesare Mazzolari, évêque de Rumbek (Bahr el Ghazal), qui a cependant ajouté que l’occupation de la ville par les troupes du gouvernement de Khartoum "pourrait être de courte durée". En effet, affirme-t-il, "le Spla a les capacités nécessaires pour récupérer la ville". Monseigneur Cesare Mazzolari a ajouté que ce qui l’inquiète le plus, c’est la situation dramatique de la population civile, ajoutant que "Raga et toute la zone qui l’entoure ont été abandonnées par des milliers de personnes à la recherche de refuges. Il s’agit de personnes complètement démunies, au sens propre du terme. Elles se trouvent dans des conditions désastreuses".
(MISNA, Italie – 02-11-2001)


La SPLA attaquent les zones pétrolières 

Les rebelles du Spla (Armée de libération populaire du Soudan) ont attaqué trois zones pétrolières situées dans les Etats d'Al Wihda, Upper Nile et Bahr el Ghazal (centre et sud). Ils ont tué 429 soldats gouvernementaux et se sont emparés d'un très grand nombre d'armes et de munitions. La nouvelle a été annoncée par le porte-parole des rebelles, Yasser Armane, dans un communiqué précisant que les opérations continueraient à outrance pour paralyser le business de l'or noir, à l'origine de "la mort et de la fuite des habitants et dont les gains renforcent le régime terroriste, totalitaire et corrompu de Khartoum". Les rebelles sud-soudanais relancent leur ultimatum aux compagnies pétrolières en les sommant de quitter le pays. L'action du Spla dans les régions pétrolières a été menée entre le 12 et le 20 octobre. Elle a été confirmée ce samedi par le gouverneur de l'Etat d'Al Wihda, John Dore Majok, qui a dénoncé l'assaut du Spla contre la ville de Bentiu, soldé par la mort de sept personnes. 
(MISNA, Italie, 22 – 10 – 2001) 
Barh el Ghazal : nouveaux bombardements sur des cibles civiles cette fois peut-être au Napalm 
Dans nuit du 20 au 21 octobre, un avion Antonov appartenant à l'armée de Khartoum a bombardé des villages de la zone de Sopo, au sud de Raga (localité stratégique récemment reprise par les gouvernementaux), dans l'ouest du Bahr el Ghazal (sud du Soudan). Sopo est une localité située sur la route reliant Mangayath à Deim Zubeir, passage obligé pour les masses de déplacés en fuite vers les camps de fortune installés dans la zone par les Nations Unies. Les bombardements ont fait 12 morts et de nombreux blessés. Les informations ont été relatées par des sources du Spla (Armée de libération populaire du Soudan), selon lesquelles les bombes utilisées ont été des bombes au napalm. Les rebelles affirment que près de 24 heures après le raid, les zones touchées par les engins de mort étaient encore en flammes. Le Spla a donc demandé l'intervention d'experts internationaux pour vérifier la nature des explosifs largués. L'information n'est cependant pas confirmée de sources indépendantes. La plupart des victimes sont des civils, y compris des enfants. La guerre civile dans les régions méridionales du Soudan a éclaté en 1983 et a fait plus de 2 millions de morts, en particulier parmi les sans défense: femmes, enfants et vieillards.
(MISNA, Italie -22 –10-2001) 

El Bechir confirmé à la tête du parti au pouvoir
Omar Hassan El Béchir, chef de l'Etat soudanais, a été confirmé à la tête de la formation politique au pouvoir, le Congrès national (Nc). La nouvelle a été annoncée hier dans la presse locale. Les six mille délégués du congrès du parti ont souscrit cette décision. La nouvelle a été annoncée à l'assemblée par le secrétaire général du Nc, Ibrahim Ahmed Omar. Le président El Béchir a pris le pouvoir en juin 1989 grâce à un putsch militaire.
(MISNA, Italie, 18 –10-2001 )

Bahr el Ghazal : l’armée gouvernementale reprend Raga 
L'armée soudanaise a repris la ville de Raga (320 kilomètres au nord-ouest de Wau et 500 kilomètres de Nyala, Bahr el Ghazal, Soudan). Dimanche, les médias de Khartoum ont rapporté que la bataille entre gouvernementaux et rebelles du Spla (Armée populaire de libération), qui occupaient la ville depuis près de 5 mois, a fait de nombreuses victimes des deux côtés du front. Le Spla, qui s'oppose sur le champ de bataille depuis 18 ans à l'armée régulière , n'a ni confirmé ni infirmé la nouvelle. La perte de Raga avait été une véritable gifle pour Khartoum, car la ville représente, "dans l'imaginaire musulman, un élément à l'avant-garde du monde islamique dans l'Afrique animiste", avait commenté pour l'agence MISNA il y a quelques temps Père John Antonini de Comboni Press. 
(MISNA, Italie – 16-10-2001)w
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Nouvelles brèves du 10 au 26 septembre 2001
Washington satisfait de la coopération antiterroriste avec le Soudan
Le gouvernement envisage une conférence de réconciliation début octobre
L’UE renforce sa stratégie
Communiqué de presse de l'Ambassade de la République du Soudan en France
Aide de Washington de 100 M USD
L'unique quotidien anglophone suspendu
Visite de l'émissaire américain (officiel)
Washington satisfait de la coopération antiterroriste avec le Soudan 
Les Etats-Unis ont exprimé leur satisfaction mercredi pour la coopération dans le domaine de la lutte contre le terrorisme avec le Soudan. 
Depuis les attentats du 11 septembre, "nous avons vu des déclarations positives" de la part de Khartoum, a déclaré le porte-parole du département d'Etat, Richard Boucher, ajoutant que "nous avons eu quelques discussions avec le gouvernement du Soudan, et avons eu le sentiment qu'elles étaient bonnes". 
M. Boucher a estimé qu'il s'agissait d'un "début de coopération que nous apprécions et que nous avons l'intention de pousser plus loin". 
Le Soudan fait, avec six autres pays, partie de la liste des pays dont les Etats-Unis estiment qu'ils soutiennent le terrorisme international, mais Washington reconnaît depuis plusieurs mois que le gouvernement de Khartoum a réalisé beaucoup de progrès dans ce domaine. 
Le secrétaire d'Etat Colin Powell s'était entretenu avec son homologue soudanais Moustafa Ismaïl le 17 octobre dernier, six jours après les attentats de New York et Washington. 
L'amorce de dégel entre les deux pays s'est traduite récemment pas la nomination par Washington d'un émissaire spécial chargé de trouver une solution négociée au conflit entre le pouvoir islamique de Khartoum et la rébellion armée dans le sud chrétien et animiste du pays. 
Les Etats-Unis avaient, en 1998, après les attentats contre leurs ambassades au Kenya et en Tanzanie, bombardé une usine pharmaceutique près de Khartoum accusée d'être liée au réseau du terroriste présumé Oussama ben Laden. De nombreux diplomates et analystes ont toutefois critiqué le manque de preuves pour lancer cette attaque. 
(AFP, BQA n°16047, 26-09, 2001)
Le gouvernement envisage une conférence de réconciliation début octobre 

Le gouvernement soudanais a proposé la tenue d'une conférence de réconciliation nationale au cours de la première semaine d'octobre en Egypte ou en Libye, a déclaré Ghazi Salaheddine Atabani, conseiller pour la paix auprès du président soudanais Omar al-Béchir. 
"Si la conférence n'a pas lieu en octobre, le gouvernement propose de la tenir en novembre", a déclaré M. Atabani, précisant que le gouvernement sera occupé pendant les trois dernières semaines d'octobre par la tenue de la conférence du parti Congrès national (CN), au pouvoir. 
La proposition du gouvernement soudanais n'a pas été encore transmise à l'Egypte et à la Libye. 
Ces deux pays avaient présenté la semaine précédente un mémorandum au gouvernement soudanais, au principal parti d'opposition nordiste Oumma et à l'Alliance nationale démocratique (AND, alliance de l'opposition nordiste et de la rébellion sudiste), demandant leurs propositions concernant la tenue d'une conférence de réconciliation. 
L'initiative égypto-libyenne, acceptée par le gouvernement et l'opposition soudanaise, prévoit l'instauration du multipartisme et la tenue d'une conférence nationale pour la paix. 
Tout en acceptant ce plan, l'AND demande que les discussions de paix portent également sur la séparation de la religion et de l'Etat et sur l'autodétermination du sud. 
Ces deux questions sont les principaux enjeux de la guerre civile qui oppose depuis 1983 le sud, à majorité chrétienne et animiste, aux gouvernements successifs du nord arabo-musulman. 

(AFP-n°16044 du 22-09-2001) 
L’UE renforce sa stratégie

Les Etats-Unis ayant considérablement amendé leur politique soudanaise ces dernières semaines (LOI n°962), l’Union européenne (UE), qui prône depuis un an le « dialogue » avec Khartoum sur la question du respect des droits de l’Homme et de la démocratie, ne veut pas être en reste. L’UE vient ainsi de lancer un appel d’offres pour recruter un expert qui serait chargé de la « préparation d’une stratégie de la Commission européenne et de l’identification d’un possible soutien aux droits de l’Homme au Soudan (Nord et Sud) ». L’expert devra remettre son rapport avant la fin de l’année, après avoir effectué une mission à Nairobi et une autre à Khartoum. Ses recommandations porteront sur l’exercice  2002/2004 de la Commission et il devra même faire des propositions sur l’origine des fonds que la Commission consacrera au Soudan. L’European Commission’s Humanitarian Aid Office (Echo) n’est pour l’instant active au Soudan qu’indirectement : elle a financé des organisations humanitaires intervenant dans ce pays ces six derniers mois à hauteur de 17 millions d’Euros.

L.O.I. – L’UE est sous la pression de plusieurs ONG –dont certaines sont financées par l’Echo pour leur travail au Soudan telles World Vision- qui ont formé en juin 2001 l’European Coalition on Oil in Sudan. Cette coalition demande en particulier la mise en place d’un observatoire permanent de l’UE au Soudan et l’élaboration d’une véritable stratégie de dialogue de l’UE avec Khartoum.

(L.O.I., n°964, 22-09-2001)
Communiqué de presse de l'Ambassade de la République du Soudan en France
Paris le 15 septembre 2001

A la suite des attentats aux Etats-Unis , mardi le 11 septembre 2001, le gouvernement soudanais a fortement dénoncé cet acte terroriste épouvantable.

A cet égard le Président de la République  S.E. Omar Hassan Ahmed El-Bachir a déclaré, en répondant aux questions des journalistes sur ces événements, que le Soudan condamne et dénonce fortement ces actions terroristes. Il a précisé que cet acte d’agression destiné contre les civils innocents, constitue un acte à la fois inhumain, immoral, et qui méprise toutes normes et valeurs humaines.

Le Soudan appelle à la solidarité de la communauté internationale et à la lutte contre le terrorisme a précisé M. le Président, en ajoutant que son gouvernement dénonce tout acte prenant pour cible des civils innocents. Il a exprimé ses profondes sympathies et ses condoléances aux victimes et à leurs familles ainsi qu’au peuple, au gouvernement et au Président des Etats-Unis d’Amérique.

D’autre par, le ministre des Affaires Etrangères soudanais S.E. Dr Mustafa Osman Ismeal, a dénoncé cet acte. Il a décrit l’attaque du « World Trade Center » et du « Pentagon » comme un acte criminel de terrorisme.

Le Ministre des Affaires Etrangères soudanais a exprimé ses sincères condoléances au peuple et au gouvernement américain. Il a affirmé la disponibilité du gouvernement soudanais pour coopérer avec le gouvernement américain et la communauté internationale pour lutter contre toute forme de terrorisme.

Aide de Washington de 100 M USD 
Le gouvernement américain a décidé d'octroyer 100 millions de dollars pour le développement et l'aide humanitaire au Soudan, dont 25 à 30 millions durant l'année fiscale 2002, affirme un communiqué publié lundi par l'ambassade des Etats-Unis à Khartoum. 
Washington avait annoncé jeudi une initiative de paix au Soudan qui doit s'accompagner d'une aide humanitaire d'environ 30 millions de dollars. 
Les plans de développement portent notamment sur des programmes éducationnels et agricoles dans le sud du Soudan, affirme le coordinateur humanitaire spécial pour le Soudan, Andrew Natsios, cité par le communiqué. 
M. Natsios collaborera avec l'émissaire spécial pour la paix au Soudan, John Danforth, nommé jeudi par le président George W. Bush, selon le texte. 
M. Natsios, qui a visité le nord et le sud du pays en juillet, a affirmé que "durant les quatre derniers mois, nous avons vu des signes de progrès dans le domaine humanitaire au Soudan". 
Il a souligné que le gouvernement soudanais avait, pour la première fois, autorisé un vol sponsorisé par les Etats-Unis, qui a livré huit tonnes de nourriture aux zones contrôlées par les rebelles sudistes dans les Monts Nouba, dans l'Etat du Kordofan sud (centre). 
"Nous avons affirmé aux Soudanais la neutralité des efforts humanitaires et souligné que les secours n'étaient pas basés sur la politique", a-t-il poursuivi. 
Selon lui, l'agence d'aide américaine USAID a récemment approuvé l'octroi de 4 M USD et 65.000 tonnes d'aide alimentaire aux victimes de la guerre et de la sécheresse au Soudan, en plus d'un million USD destiné au projet de démobilisation des enfants soldats dans le sud du pays. 
Le gouvernement soudanais a accepté de simplifier les procédures de visa pour les ressortissants américains travaillant avec les agences d'aide, a ajouté M. Natsios. 

(AFP, n16035, 11-09-2001)
L'unique quotidien anglophone suspendu

Dans une lettre adressée au ministre de la Justice, Ali Yassin, Reporters sans frontières (RSF) a protesté contre la suspension pour trois jours du quotidien Khartoum Monitor. "Une fois de plus, les autorités soudanaises ne tolèrent pas la critique, notamment quand il s'agit de leur gestion du conflit avec le sud du pays", a déclaré Robert Ménard, secrétaire général de l'organisation. RSF a rappelé que, depuis le début de l'année, des pressions ne cessent de s'exercer sur le journal et ses collaborateurs.

Selon les informations recueillies par RSF, le quotidien Khartoum Monitor a été suspendu pour trois jours à partir du 11 septembre, sur décision du Conseil national de la presse (organe dépendant directement du chef de l'Etat et ayant tout pouvoir pour suspendre les journaux, les interdire ou condamner leur éditeur à des amendes). Cette décision a été prise à la suite de la publication d'articles, en août et septembre, jugés "nuisibles" aux relations entre le Nord et le Sud en guerre civile depuis 1983. Khartoum Monitor avait notamment publié des déclarations d'une personnalité sudiste accusant les "nordistes d'avoir pillé les richesses du sud".

Khartoum Monitor est l'unique quotidien paraissant en langue anglaise. Il est connu pour ses critiques sur la politique du gouvernement, tout particulièrement au sud du pays. Les journalistes travaillant pour Khartoum Monitor ont fait l'objet, au cours de l'année, de plusieurs arrestations : le 24 février 2001, Alfred Taban et Albino Okeny, respectivement directeur et rédacteur en chef du quotidien Khartoum Monitor, ont été retenus quelques heures par la police. Le 12 avril, Alfred Taban a été arrêté par les forces de sécurité en vertu de la loi d'urgence, qui leur permet de détenir un "suspect" pendant 90 jours sans inculpation. Le journaliste a été arrêté alors qu'il assistait à une conférence de presse donnée par des chefs religieux dans le centre-ville de Khartoum. Ces derniers s'exprimaient sur l'annulation, par la police, le 11 avril, d'une cérémonie pour Pâques. En juin 2001, Alfred Taban n'a pas pu quitter le pays alors qu'il souhaitait se rendre en Tanzanie pour assister à une rencontre internationale entre des journalistes et des organisations non gouvernementales. Aucune raison n'a été invoquée pour motiver ce refus.

(Reporters sans frontières, 75009 Paris 11 septembre 2001)
Visite de l'émissaire américain (officiel) 
Le gouvernement soudanais a informé les Etats-Unis qu'il était prêt à accueillir l'émissaire désigné par Washington pour tenter de mettre fin à 18 ans de guerre civile au Soudan, rapporte dimanche l'agence de presse soudanaise SUNA. 
Le ministre adjoint soudanais aux Affaires étrangères Tigani Saleh Fidail a remis au chargé d'affaires américain à Khartoum, Raymond Brown, un message affirmant que les responsables soudanais sont prêts à tenir des pourparlers avec l'envoyé John Danforth, désigné jeudi par le président américain George W. Bush, indique SUNA. 
MM. Fidail et Brown ont également discuté des relations américano-soudanaises, souvent tendues depuis que le général Omar al-Béchir s'est emparé du pouvoir par un coup d'Etat, en 1989. 
Le Congrès national (CN, au pouvoir) a d'autre part accueilli comme un "pas positif" la nomination d'un envoyé par Washington et a demandé aux Etats-Unis de nommer un ambassadeur à Khartoum, a déclaré un responsable du CN, Ibrahim Ahmed Omar. 
(AFP, n°16034, 10-09-2001)
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Nouvelles brèves du 02 au 08 août 2001
Le gouvernement dément l'attaque d'un champ pétrolier par la SPLA 
Les rebelles soudanais affirment avoir attaqué un champ pétrolier 
Le Nil en crue emporte des habitations
Appel d'une église protestante pour la paix au Soudan 
Hubert Védrine a commencé au Kenya un voyage axé sur les conflits régionaux dont celui duSoudan
Les évêques sud-africains dénoncent les compagnies pétrolières au Soudan

Le gouvernement dément l'attaque d'un champ pétrolier par la SPLA 

Le gouvernement soudanais a démenti mercredi l'attaque d'un des principaux champs pétroliers du centre-sud du Soudan, dans l'Etat d'Al-Wihda, par la rébellion sudiste, rapporte les médias soudanais. "Les champs pétroliers n'ont pas été attaqués et aucune installation pétrolière n'a été détruite dans la ville de Higlieg (dans l'Etat d'Al-Wihda)", a déclaré le porte-parole de l'armée soudanaise.
(AFP 08-08-2001 )

Les rebelles soudanais affirment avoir attaqué un champ pétrolier 

"Une unité spéciale de la SPLA a réussi à attaquer le centre névralgique de la production pétrolière de la ville de Higlieg, dans l'Etat d'Al-Wihda", a déclaré le porte-parole de la SPLA. 
"La SPLA averti que de telles opérations et d'autres plus intensives vont se poursuivre dans les champs pétroliers". "Nous exigeons des compagnies pétrolières étrangères qu'elles se retirent du Soudan, jusqu'à la réalisation de la paix et d'un partenariat constructif avec le peuple soudanais". 
"Ces compagnies nous menacent par la poursuite de leur exploitation du pétrole. Nous poursuivrons notre résistance et les considérons comme des +cibles légitimes+", avait-il affirmé. 
Après le Chinois CNPC, le Canadien Talisman et le Malaisien Petronas, de nombreuses entreprises ont investi dans le pétrole soudanais, dont Gulf Oil (Qatar), Thani (EAU), OMV (Autriche), BP (Grande-Bretagne) et Lundin (Suède). 
Le Soudan produit 205.000 barils/jour, dont 145.000 sont exportés. Les gisements sont situés principalement dans les Etats d'Al-Wihda et du Kordofan-Sud. 
(AFP.08-08-2001)

Le Nil en crue emporte des habitations

Le Nil a emporté 175 habitations dans cinq villages près d'Ad-Damer, à environ 300 km au Nord de Khartoum, et les autorités ont mis en garde la population contre de nouvelles crues. Des pluies sur les hauts plateaux éthiopiens ont provoqué une montée des eaux du Nil Bleu, qui menacent les régions du Sud-Est du Soudan, et au-delà de Khartoum. Au poste frontière de Wad al-Mahi, entre l'Ethiopie et le Soudan, le Nil dépasse de 2,55 m le niveau atteint l'an dernier à la même date, et à Khartoum, le dépassement était lundi de 1,84 m, donc 0,80 m de plus que le niveau atteint à la même date en 1988, qui était le plus élevé depuis 20 ans. 
(AFP –07-08-2001) 

Appel d'une église protestante pour la paix au Soudan 

L'évêque Andrew Mbugo Elisa, chef de l'église luthérienne évangélique du Soudan a lancé un appel à la paix dans le pays et au respect par le gouvernement de la diversité confessionnelle, lors de la première journée d'une conférence sur la paix au Soudan. 
Il a affirmé qu'il convenait d'observer l'égalité entre les confessions au Soudan, pays majoritairement musulman, et qui est dirigé par une junte militaro-islamiste depuis 1989. 
"Il est vrai que l'islam est la croyance de la majorité, mais la religion chrétienne existe, et une religion ne doit pas s'imposer aux détriment d'une autre". 
Il a par ailleurs affirmé que plusieurs invités étrangers, qu'il n'a pas nommés, ont été empêchés par les autorités de se rendre à la conférence, affirmation démentie par le ministre représentant le gouvernement, qui a avancé comme explication des retards d'obtention de visas. 

(AFP 05-08-2001)

Hubert Védrine a commencé au Kenya un voyage axé sur les conflits régionaux dont celui du Soudan

Le ministre français des Affaires étrangères Hubert Védrine a entamé le 1er août une visite officielle au Kenya, axée sur les conflits régionaux, au Soudan, en Somalie et dans les Grands Lacs.
Au Soudan, où la France et les Etats-Unis divergent, M. Védrine a fait état d'une évolution de Washington. "Ils s'interrogent sur la poursuite ou non" de leur politique, 
Il fait remarquer que le conflit soudanais qui oppose depuis 18 ans le Nord arabo-musulman au Sud chrétien animiste soutenu par les Etats-Unis, a été l'un des plats de résistance de la visite du ministre à Nairobi. Il a dit s'être "informé" en rencontrant des experts, mais surtout lors d'un entretien avec le président Daniel arap Moi en charge d'une médiation au nom des pays de la région. La France soutient ce rôle de "facilitateur" de Nairobi, mais souhaite "la convergence" entre l'initiative kenyane et celle menée conjointement par l'Egypte et la Libye sur le conflit soudanais, a-t-il expliqué. 

(AFP 03-08-2001) 

 

Les évêques sud-africains dénoncent les compagnies pétrolières au Soudan
Les évêques sud-africains ont violemment attaqué les compagnies pétrolières de leurs pays susceptibles de faire des affaires avec le Soudan. Dans les négociations, le gouvernement du Soudan fait des propositions aux compagnies des régions, au détriment de la population locale menacée d’expulsion, explique le cardinal Wilfrid Napier, archevêque de Durban et président de la Conférence épiscopale de l’Afrique du Sud. Les évêques considèrent que le pétrole est la cause principale de la guerre qui sévit au Soudan, et qu’il est un moyen utilisé par Khartoum pour augmenter sa puissance militaire. « Pendant notre visite au Soudan déclarent les évêques, nous avons vu nous-mêmes les résultats des déportations forcées et du déracinement de dizaines de milliers de Soudanais du Sud, pour protéger les champs pétrolifères et les oléoducs d’attaques violentes. Des milliers de personnes ont été tuées ou sont mortes de faim ou de maladies ».
(La Croix, 02-08-2001)

 
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Nouvelles brèves du 13 avril au 18 mai 2001
SPLA a l’attaque dans la zone de Wau alors que l’alerte à la famine s’aggrave
Ganyliel : les missionnaires et les agents humanitaires ne sont pas prêts de rentrer.
Rapatriement du corps du co-pilote danois de la Croix Rouge
La Croix Rouge suspend ses vols
Attaque d’un avion du CICR et mort du co-pilot, l’évêque de Rumbek est inquiet
Khartoum : Gouvernement, les étrangers séropositifs seront expulsés
Arrestation de 15 autres membres du parti d’el Tourabi
Deux dirigeants du Congrès national populaire
Bombardement aérien sur l’école catholique de Narus (Sud Soudan)
Monts Nuba : l’aviation soudanaise bombarde les Monts Nuba
Monts Nuba : l’avion de l’Evêque Macram Max Gassis a échappé de justesse au bombardement de lundi dernier
Libération du directeur de « Khartoum Monitor »
Vague répressive
SPLA a l’attaque dans la zone de Wau alors que l’alerte à la famine s’aggrave 

L'Armée de libération populaire du Soudan (SPLA) a lancé ces jours-ci  une contre-offensive aux alentours de la ville de Wau, chef-lieu de la  région de Bahr El Ghazal, dans le sud du Soudan. Des sources appartenant au mouvement armé en lutte contre le régime islamique de  Khartoum affirment que les deux postes militaires de Kubri Kuom et d'Aluk seraient tombés, consentant au SPLA de mettre la main sur de grosses quantités d'armes. Une série d'incursions aurait également été lancée contre Wau. "De nombreux combattants se trouvent le long de la route qui mène au chef-lieu – confirme à l'agence MISNA Mgr Cesare Mazzolari, évêque de Rumbek – et les commandants du SPLA manifestent depuis longtemps l'intention de prendre la ville, mais les  gouvernementaux sont forts et ce ne sera certainement pas une  opération facile". En attendant, l'organisation humanitaire "Save the children" donne une nouvelle alerte face au manque de nourriture dans le sud du Soudan. Dans les zones les plus touchées par la famine, un enfant sur trois souffre déjà de malnutrition. Cette information est confirmée à l'agence MISNA par Mgr Mazzolari, qui souligne que le problème a acquis de plus larges dimensions depuis le mois de mars et que la situation ne cesse de se détériorer. Dans les régions méridionales du pays, près de trois millions de civils sont soumis au  risque famine. 

(MISNA, Italie, 18-05-2001)
Ganyliel : les missionnaires et les agents humanitaires ne sont pas prêts de rentrer. 

La situation est encore critique et il faudra certainement encore du  temps avant que les 16 personnes évacuées samedi dernier, deux missionnaires comboniens et 14 agents humanitaires, ne retournent à Ganyliel (environ 14 kilomètres de Nyal, région du Haut Nil occidental, sud du Soudan). La crainte justifiée que des affrontements n'éclatent entre factions adverses du groupe ethnique Nuer est la raison qui a  poussé le groupe à partir. "Nous attendons un rapport des experts de l'Opération Lifeline Sudan – a expliqué depuis Nairobi (Kenya) un membre de l'IRC (International Rescue Committee) qui oeuvrait à Ganyliel – avant de décider de rentrer". "La situation est encore trop incertaine" a confirmé Père Fernando Gonzalez Galarza, contraint à abandonner Ganyliel avec le Père Guillermo Aguinaga Pantoja. Les deux comboniens d'origine mexicaine étaient arrivés à la mission au milieu  du mois de mars, chaleureusement accueillis par la population. Cependant, après environ deux semaines, la rumeur d'une imminente attaque à Ganyliel avait commencé à circuler. La distribution des secours alimentaires est à l'origine de la dernière vague de violence; les 26 et 27 avril derniers, des combats motivés par la convoitise des réserves de nourriture ont secoué la localité voisine de Nyal. En 1998, les comboniens avaient déjà été contraints à abandonner la zone, tandis que le 22 février dernier, les Nuers, fortement divisés, avaient détruit l'église de la mission catholique de Nyal et obligé 15.000  personnes à s'enfuir. 

(MISNA, Italie, 16-05-2001)
Ganylieil : évacuation de missionnaires et d’agents humanitaires 

Deux missionnaires comboniens et quatre agents d'organisations non gouvernementales internationales ont été évacués vendredi dernier de Ganyliel (environ 45 kilomètres de Nyal, région du Haut Nil occidental, Soudan méridional). Il s'agit d'une précaution car la zone, théâtre de combats entre factions et clans rivaux du groupe ethnique Nuer présent dans la région, est devenue extrêmement dangereuse. Les combattants se sont affrontés entre le 26 et le 27 avril derniers à Nyal pour prendre le contrôle des entrepôts de nourriture de Nyal et la violence risque par conséquent de s'étendre à Ganyliel. Ces raisons, expliquent des sources de l'agence MISNA, ont poussé à l'évacuation du personnel religieux et humanitaire. La tension dans le Haut Nil atteste de l'existence de profondes divisions au sein de la population Nuer, divisions de bon augure pour le gouvernement du Soudan, qui commande de fait les deux tiers de la région, riche en pétrole. Les missionnaires comboniens évacuèrent déjà la zone en 1998 alors que le 22 février de cette année, les Nuers attaquèrent, détruisant l'église de la  mission de Nyal et contraignant 15.000 personnes à prendre la fuite. Les deux comboniens évacués sont Père Fernando Gonzalez Galarza et Père Guillermo Aguiñaga Pantoja, tous deux de nationalité  mexicaine. 

(MISNA, Italie, 14-05-2001)
Rapatriement du corps du co-pilote danois de la Croix Rouge 

Le corps d'Ole Friis Eriksen (et non Ole Fries Erikson comme écrit précédemment) a été rapatrié hier depuis Nairobi (Kenya). Le jeune co-pilote danois a été tué mercredi dernier dans le ciel sud-soudanais alors qu'il effectuait une mission pour le Comité international de la Croix  Rouge (CICR). La police et l'aéronautique kenynanes ont ouvert une enquête sur les faits car l'appareil avait décollé de Lokichokio (Nord du  Kenya). Il devait se rendre à Khartoum via Juba. Bien qu'il portait l'insigne traditionnel de la Croix Rouge, l'avion a été touché par des projectiles tirés depuis la terre, peu après avoir dépassé la ville de Torit (150 kilomètres à l'est de Juba). Friis Ericksen a été touché et tué tandis que le commandant, dont le nom n'a pas été divulgué, est resté indemne. La Croix Rouge a suspendu depuis mercredi soir tous ses vols humanitaires au Soudan en attendant que le voile soit levé sur l'attentat. Il sera cependant difficile de découvrir qui sont les assassins du co-pilote car la zone est occupée aussi bien par les troupes militaires de Khartoum que par l'Armée populaire de libération du  Sud-Soudan (SPLA).

(MISNA, Italie, 11-05-2001)
La Croix Rouge suspend ses vols 

Le Comité international de la Croix Rouge a décidé de suspendre ses vols au Soudan tant que le voile ne sera pas levé sur la mort du co-pilote danois, Ole Fries Erikson, tué hier matin, au cours d'une opération humanitaire. L'interruption des vols, qui pourrait durer plusieurs jours, a été annoncée dans l'après-midi depuis le siège de l'organisation, à Genève (Suisse). L'avion à bord duquel volait Fries Erikson avait décollé de Lokichokio (Kenya); il a été touché par un projectile alors qu'il survolait une région du Soudan où opèrent aussi bien les troupes de Khartoum que les rebelles de l'Armée populaire de libération (SPLA). L'insigne traditionnel de la Croix Rouge était bien  visible sur l'appareil. 

(MISNA, Italie, 10-05-2001)
Attaque d’un avion du CICR et mort du co-pilot, l’évêque de Rumbek est inquiet 

Le co-pilote d'un avion de la Croix Rouge internationale (CICR) a trouvé la mort aujourd'hui à l'aube, alors qu'il survolait le sud du Soudan. Ole Fries Erikson, citoyen danois de 26 ans et employé du Comité international de la Croix Rouge est décédé sur le coup. Le premier pilote, rescapé, a brièvement raconté qu'il avait été contraint à voler à basse altitude à cause d'un problème de pressurisation et qu'une explosion avait détruit l'arrière de l'avion alors qu'il s'apprêtait à remonter. On ignore encore si l'arme utilisée a été un canon antiaérien ou bien un missile. "Prendre pour cible un avion appartenant à une organisation telle que la Croix Rouge est un signal vraiment inquiétant" a commenté il y a quelques heures à l'agence MISNA Mgr Cesare Mazzolari, évêque du diocèse de Rumbek, chef-lieu de la région el-Buheyrat (Bahr el-Ghazal méridional). Malgré les dégâts, l'avion a pu retourner à Lokichokio (Kenya), d'où il était parti deux heures plus tôt à destination de Khartoum, via Juba. Les enseignes de la Croix Rouge étaient bien visibles sur les ailes et sur le fuselage de l'appareil et son plan de vol avait été communiqué comme il se devait. 

(MISNA, Italie, 9-05-2001)
Khartoum : Gouvernement, les étrangers séropositifs seront expulsés 

Les étrangers positifs au test Hiv seront immédiatement expulsés du Soudan, a rapporté la presse locale, en précisant que le gouvernement de Khartoum avait annoncé l'institution de sévères mesures de contrôle de la diffusion de la maladie. Le ministère de l'Intérieur a l'intention de faire passer le test HIV à tous les étrangers qui demanderont un permis de séjour. Seuls les immigrés séronégatifs pourront séjourner au Soudan de manière permanente. 

(MISNA, Italie, 04-05-2001)
Arrestation de 15 autres membres du parti d’el Tourabi

Le gouvernement nord-soudanais de Hassan Omar El Béchir poursuit sa répression contre le Congrès national populaire (PNC) de son grand rival politique, Hassan El Tourabi. Aujourd'hui en effet, 15 autres membres du PNC ont été arrêtés et emprisonnés au pénitencier "Cooper" de Khartoum. El Tourabi est lui-même retenu dans cette prison, qui tire son nom de l'architecte qui la réalisa sous la domination britannique, depuis le 21 février dernier, arrêté suite à la signature d'un accord entre le PNC et le SPLA (Armée de libération populaire du Soudan). Le Soudan est le théâtre d'une âpre guerre civile depuis près de 18 ans. Les deux principaux antagonistes sont le gouvernement de Khartoum et le SPLA.

(MISNA, Italie, 04-05-2001)
Deux dirigeants du Congrès national populaire 

Deux dirigeants du parti de Hassan El Tourabi ont été arrêtés à Khartoum, a communiqué samedi un porte-parole du Congrès national populaire (PNC), parti musulman d'opposition soudanaise. Badreddin Taha, secrétaire aux Affaires Sociales du PNC et Dahab Mohamed  Salih, membre du conseil directif, ont été arrêtés jeudi dernier durant une réunion dédiée à la médiation d'une délégation de Saoudiens et de Pakistanais, dont l'objectif serait de réduire les divergences entre le Parti de Tourabi et le Congrès national (NC), du président Omar El Béchir. Tourabi, idéologue du fondamentalisme islamique soudanais, est en prison depuis le 21 février dernier avec d'autres dirigeants de son parti. Ils ont été mis en détention suite à la signature d'un accord politique entre le PNC et le SPLA, l'Armée de libération populaire du Soudan. 

(MISNA, Italie, 23- 04-2001)
Bombardement aérien sur l’école catholique de Narus (Sud Soudan)

Un Antonov soudanais a bombardé hier la localité de Narus, dans le sud du Soudan. Un enfant a été blessé et une école catholique a été gravement endommagée, rapportent des sources de l'agence MISNA, qui précisent l'heure de l'incursion, 14 h 15 locales. L'avion militaire a largué 16 bombes. Deux d'entre elles ont également touché un marché local. La petite ville de Narus se trouve à 45 kilomètres de Lokichoggio, base humanitaire de l'Onu au Kenya. L'évêque catholique du diocèse de Torit, Mgr Paride Taban, était présent à Narus au moment du bombardement. 

(MISNA, Italie, 23- 04-2001)
Monts Nuba : l’aviation soudanaise bombarde les Monts Nuba

Un avion Antonov appartenant à l'aviation soudanaise a bombardé hier la base aérienne de Kauda, sur les montagnes Nuba. Les faits ont été rapportés à l'agence MISNA par le Père combonien Renato Kizito Sesana, selon qui le raid a eu lieu à 09 h 00 locales, alors qu'un autre appareil destiné au transport humanitaire se trouvait sur la piste et qu'un autre était en phase d'atterrissage. Le bombardier soudanais a largué ses engins de mort au moment où se trouvaient à la base aérienne, contrôlée par les rebelles du SPLA (Armée de libération populaire du Soudan), plusieurs centaines de civils prêts à accueillir des visiteurs membres d'Ong italiennes. Une personne a été tuée et deux autres blessées. Père Sesana a condamné l'agression, exprimant également le mécontentement du "Koinonia educational centre", qui oeuvre dans la zone en aidant à éduquer 500 enfants chaque année. Le missionnaire a polémiqué contre les Nations Unies qui, face aux fréquentes attaques aériennes soudanaises, n'élèvent jamais la voix contre le gouvernement de Khartoum. 

(MISNA, Italie, 17-04-2001 )
Monts Nuba : l’avion de l’Evêque Macram Max Gassis a échappé de justesse au bombardement de lundi dernier 

Le bombardement ayant ciblé, lundi dernier, la base aérienne du SPLA (Armée de libération populaire du Soudan) a failli toucher un évêque. Lors du raid mené par l'aviation soudanaise à Kauda, sur les montagnes Nuba, l'appareil à bord duquel voyageait Mgr Macram Max Gassis, évêque en exil d'El Obeid (centre du Soudan, 400 kilomètres au sud-ouest de Khartoum) a été effleuré. Le prélat effectuait sa visite pastorale de Pâques dans les paroisses rurales de la zone, près de la ligne de front. Par la suite, l'avion de l'évêque a quitté Kauda en direction de la région de Bahr El Ghazal. Le bombardier – un Antonov de fabrication russe – a largué des bombes sur la base alors que plusieurs centaines de civils se trouvaient sur les lieux, attendant de souhaiter la bienvenue à des visiteurs membres d'Ong italiennes. Un soldat nuba a été tué et deux civils grièvement blessés. D'après des sources locales non confirmées, les bombardements dans la zone de Kauda se seraient poursuivis dans la journée d'hier. (CC)

(MISNA, Italie, 18-04-2001 )
Libération du directeur de « Khartoum Monitor » 

Alfred Taban, tête de proue du journalisme indépendant soudanais et directeur du journal "Khartoum Monitor", a été libéré hier dans la capitale du pays subsaharien. Taban, originaire du sud du Soudan, avait été arrêté le 11 avril dernier alors qu'il suivait une conférence de presse organisée par des chefs chrétiens dans le but de protester contre une nouvelle vague de répression contre les églises locales. Le journaliste, également correspondant pour des journaux étrangers, a déclaré ne pas avoir subi de mauvais traitements. Un sort bien différent a été réservé aux plus de 53 chrétiens arrêtés mercredi dernier durant les incidents qui ont suivi l'intervention de la police contre une foule rassemblée en la cathédrale épiscopalienne de Khartoum, la cathédrale "All Saints". Des sources de l'agence MISNA rapportent que quatre jeunes femmes et deux jeunes hommes qui faisaient partie du groupe capturé ont été condamnés à la flagellation et ont reçu 15 coups de fouet chacun dans la journée de vendredi. Les 47 autres détenus, tous des hommes, ont été condamnés à 20 coups de fouet – la sentence a été exécutée samedi – et à vingt jours de prison. Aucun imputé n'a eu le droit de s'adresser à un avocat défenseur. Le gouvernement de Khartoum a recommencé à serrer l'étau autour des chrétiens mardi dernier, avec l'annulation, officialisé au dernier moment, d'une rencontre avec le pasteur protestant Reinhard Bonke, prévue au Green Square (Place verte) de Khartoum. Une somme de 2.400 dollars (plus de 18.000 francs) avait déjà été versée pour l'occupation des lieux, généralement utilisés pour les grandes manifestations de régime. Ignorant l'annulation de l'événement, un très grand nombre de chrétiens se sont rassemblés sur la place, où ils se sont heurtés aux forces de l'ordre. De graves désordres ont suivi et, d'après divers témoignages, trois civils auraient trouvé la mort, dont deux d'origine nuer. Le lendemain, mercredi, un grand nombre de policiers originaires du sud du pays ont été envoyés à la cathédrale All Saints où, à la suite d'une provocation, d'autres émeutes ont eu lieu et où les chrétiens châtiés ont été interpellés.

(MISNA, Italie, 18-04-2001 )
Vague répressive

Le 11 avril à Khartoum, la police a arrêté Alfred Taban, tête de proue des journalistes indépendants au Soudan. M. Taban, originaire du Sud et directeur du journal Khartoum Monitor, a été interpellé alors qu'il se rendait à une conférence de presse. Le rendez-vous avait été organisé par des chefs religieux chrétiens dans le but de protester contre la vague répressive des forces de sécurité qui a déferlé il y a trois jours dans la capitale soudanaise. Le détonateur a été l'annulation tardive et injustifiée de la part des autorités d'une manifestation prévue au Green Square de Khartoum où devait avoir lieu une rencontre avec le pasteur protestant Reinhard Bonke. Un grand nombre de participants, ignorant l'interdiction, se sont retrouvés le 10 avril sur la place utilisée pour les grandes manifestations du régime. De violentes émeutes ont eu lieu et des sources non confirmées rapportent que trois personnes auraient été tuées. Un grand nombre de chrétiens ont été arrêtés par la police. Le 11 avril, suite à la provocation d'un policier, les protestants réunis dans la cathédrale de Tous les Saints, ont été réprimés à coups de bombes lacrymogènes et ont été chargés par les forces de l'ordre. - Le 17 avril, M. Taban a été libéré, sans avoir subi de mauvais traitements. Par contre, sur les 53 chrétiens arrêtés, 4 jeunes femmes et 2 jeunes gens ont été condamnés à 15 coups de fouet, et les autres 47 détenus, tous des hommes, à 20 coups de fouet et 20 jours de prison. 

(Misna, Italie, 13 et 18 avril 2001) 
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Nouvelles brèves du 28 au 30 mars 2001
L’Alliance nationale démocratique résiste à l’armée
Les directeurs des œuvres missionnaires européennes lancent un appel pour la paix
Alarme du PAM pour la famine : rien ne changera si la paix n’est pas rétablie
Des rebelles détruisent Nyal
Alarme sanitaire
La sale guerre du pétrole
L’Alliance nationale démocratique résiste à l’armée 

L'Alliance nationale démocratique (NDA ou AND, "National democratic Alliance) a affirmé avoir repoussé le quatrième assaut des milices gouvernementales qui tentaient de reconquérir la zone de Menza (Etat soudanais du Nil Bleu). L'information a été divulguée il y a quelques heures par le mouvement rebelle dans un communiqué. L'AND indique que l'attaque a été donnée à l'arme lourde dans le but de paniquer la population locale. La note ne donne pas de nombre de morts ou de blessés. La zone de Menza, est contrôlée par l'Alliance depuis 1997 et l'armée a déjà tenté de la reprendre militairement à trois reprises. L'aire se trouve au nord du cours du Nil Bleu, non loin de Damazin, où se dressent un grand barrage et une centrale hydroélectrique qui fournit l'énergie à la capitale, Khartoum.

(MISNA, Italie, 30-03-2001)
Les directeurs des œuvres missionnaires européennes lancent un appel pour la paix 

Au terme du congrès européen tenu à Achen (Allemagne) du 24 au 28 mars, les directeurs nationaux des Oeuvres pontificales missionnaires ont manifesté une vive inquiétude au sujet de la gravité de la situation au Soudan, dévasté par une guerre civile depuis presque 45 ans. La famine y menace une fois de plus la population. Un document diffusé hier constate que la cause principale du conflit naît du fait que des personnes, de différentes races et différentes religions, se voient nier leur dignité humaine et leur droit à l'auto-gouvernement. En découlent de graves atteintes à la dignité de l'homme, dont les responsables sont aussi bien les dirigeants du régime islamique de Khartoum que les mouvements rebelles du sud du pays (Spla, armée populaire de libération du Soudan et ses factions). "Le gouvernement bombarde systématiquement des objectifs civils dans le sud du pays et se sert atrocement de l'arme de la famine – affirment les Oeuvres missionnaires européennes – tandis que les mouvements de libération abusent du mot liberté, privilégient l'avidité du pouvoir, les intérêts personnels et ceux de leurs tribus au détriment de la paix et du bien-être de la population" . Les auteurs de la note font remarquer que la guerre au Soudan est en train de devenir une fin en soi et que la religion, transformée en un instrument servant à atteindre le pouvoir, est illégitimement impliquée dans le conflit. "A travers nos missionnaires et nos évêques sur place, nous savons que l'aide humanitaire est nécessaire mais qu'elle peut contribuer au maintien de la violence si au lieu d'arriver entre les mains des nécessiteux, elle finit entre celles des chefs qui alimentent la guerre". Les participants au rendez-vous d'Achen condamnent les parties en conflit et lancent un nouvel appel pour faire taire les armes et respecter les droits de l'Homme. Ils demandent à ce que l'Union Européenne et l'Onu fassent leur possible pour favoriser les efforts de paix réalisés avec le soutien de l'Igad (Autorité intergouvernementale pour le développement), réunissant Soudan, Ouganda, Kenya, Ethiopie et Erythrée. Ils demandent enfin à l'industrie pétrolière, très importante pour le pays africain, de ne pas soutenir le régime de Khartoum tant que la paix ne sera pas rétablie. 

(MISNA, Italie, 30-03-2001)
Alarme du PAM pour la famine : rien ne changera si la paix n’est pas rétablie 

Au moins trois millions de Soudanais risquent de mourir de faim à cause de la sécheresse et des conflits. Ce cri d'alarme est poussé par le Pam (Programme alimentaire mondial), selon lequel les réserves en nourriture seront épuisées d'ici la mi-avril. L'organisation onusienne demande donc à la communauté internationale une contribution urgente d'un montant d'au moins 100 millions de dollars dans les prochains mois. "Ce même appel est formulé chaque année – commente pour l'agence MISNA le Père John Antonini, porte-parole des missionnaires comboniens – parce qu'en cette saison, la nourriture manque véritablement: c'est en effet la période intermédiaire entre la semence et la récolte. La véritable tragédie cependant, c'est que dans le sud du Soudan, les gens ne peuvent pas semer durant la période des pluies, à moins de risquer de tout perdre à cause des pillages fréquents et des actes belliqueux. Tant que le problème ne sera pas résolu à la source – conclut le missionnaire – nous devrons nous abonner aux appels de ce genre". 

(MISNA, Italie, 29-03-2001 )
Des rebelles détruisent Nyal

Des rebelles de la SPLA, l'armée nationale de libération du Soudan, sont passés à l'attaque dans le sud du  pays et ont rasé Nyal, une ville de 15.000 habitants, dans la région  occidentale du Haut Nil. L'attaque a eu lieu le 22 février dernier, mais la  nouvelle vient d'être annoncée par la Commission Justice et Paix. Selon  celle-ci, l'assaut de la ville est la conséquence de représailles entre  tribus Nuer et Dinka. "C'est une démonstration de ce qu'est devenue la guerre au Soudan: un prétexte pour des actes de vengeance...", affirment  les missionnaires comboniens. 

(Fides, Rome, 23 mars 2001)
Alarme sanitaire

A peine dix médecins opèrent dans le sud du Soudan. L'alarme sanitaire a été donnée par l'Amref (Fondation africaine pour la médecine et la recherche), qui dénonce en outre le délabrement des structures, pratiquement privées de laboratoires et de salles d'opérations dignes de ce nom. Dans la région du Bahr el Ghazal, qui compte plus de 3 millions d'habitants, travaillent 4 docteurs, 2 dentistes, 3 oculistes et 1 laborantin. La pénurie la plus grave concerne les assistants médicaux. "Le sud du Soudan aurait besoin d'au moins 360 bons assistants médicaux, déclare le chef du projet Soudan de l'Amref, alors qu'ils ne sont qu'environ 80, tous âgés de plus de 60 ans et n'ayant pas eu d'ajournements professionnels depuis au moins 20 ans". 

(Misna, Italie, 26 mars 2001)
La sale guerre du pétrole

Selon un article de Africa Confidential publié le 23 mars, le projet du gouvernement soudanais de devenir un grand pays producteur de pétrole conduit à l'extermination systématique des populations du Sud et à la destruction de leurs foyers, avec le soutien de compagnies occidentales et asiatiques. Les pétrodollars financent la diplomatie de Khartoum et sa guerre contre le Sud. Alors que les Dinka et les Nuer avaient été les cibles de vastes offensives dans les années 1980 et 90, actuellement on s'attaque plus particulièrement à la région de l'Eastern Upper Nile, où on a commencé l'exploration d'une vaste concession. Les milices soutenues par le gouvernement y ont déjà fait fuir des dizaines de milliers de personnes, pour faciliter la prospection. L'offensive aurait également pour but de chasser de la région les organismes humanitaires qui peuvent témoigner des atrocités. L'ONG Christian Aid, active sur place, fait les mêmes constatations. Dans son dernier rapport, intitulé "The scorched earth: oil and war in Sudan" (La terre brûlée: pétrole et guerre au Soudan), l'organisation décrit comment dans les concessions pétrolières les habitants sont tués ou violés, et les villages détruits par l'armée et ses milices. Cette politique de la terre brûlée doit ouvrir la route à l'exploration et à l'exploitation du pétrole par des compagnies étrangères. Christian Aid a appelé toutes les compagnies pétrolières occidentales à suspendre immédiatement leurs investissements et  leurs implications dans le secteur du pétrole au Soudan. 

(ANB-BIA, de sources diverses, 28 mars 2001)
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Nouvelles brèves du 4 au 22 janvier 2001
M. Béchir donne le ton de son nouveau mandat en prolongeant l’Etat d'urgence
Les bombardements se poursuivront contre les rebelles
Le président Béchir s'engage à maintenir la Charia
Un centre de santé pillé lors d'un raid de guerriers à cheval
M. Béchir donne le ton de son nouveau mandat en prolongeant l’Etat d'urgence

Le général Béchir a promulgué un décret présidentiel mercredi 3 janvier prorogeant l'état d'urgence jusqu'au 31 décembre 2001. Le décret ne donne aucune raison justifiant la prolongation. Il s'agit de la première décision majeure du chef de l'Etat soudanais qui a été réélu vendredi 29 décembre. M. Béchir avait décrété l'état d'urgence et dissous l'Assemblée nationale (Parlement) en décembre 1999 pour une période de trois mois pour écarter son éminence grise, devenue son rival, le dirigeant islamiste Hassan al-Tourabi, qui assurait alors la présidence du Parlement. Il avait été par la suite prolongé jusqu'à la fin de l'année 2000. L'état d'urgence renforce les prérogatives du président et octroie aux services de sécurité le pouvoir de mener des arrestations et d'interdire des rassemblements en avançant des raisons de sécurité nationale. Le gouvernement soudanais a interdit le 30 décembre aux diplomates étrangers en poste à Khartoum de rencontrer des opposants. 

A.F.P. du 4 janvier 2001
Les bombardements se poursuivront contre les rebelles 

Le ministre soudanais des Affaires étrangères Moustafa Osmane Ismaïl a affirmé, le 3 janvier au Caire, « que les bombardements aériens se poursuivront contre le rebelles sudistes partout où ils se trouvent tout en essayant d'éviter les civils ». Les bombardements aériens des forces gouvernementales contre les rebelles sudistes "ne visent pas les civils, mais le gouvernement ne permettra pas au mouvement rebelle d'utiliser les civils comme boucliers humains", a affirmé le ministre. Les organisations humanitaires opérant au Sud du Soudan dénoncent régulièrement des bombardements gouvernementaux sur des cibles civiles. 

A.F.P. du 4 janvier 2001
Le président Béchir s'engage à maintenir la Charia 

Le président soudanais Omar al-Béchir s'est engagé lundi à maintenir la charia (loi islamique) en vigueur dans le pays depuis 1983, et a invité l'opposition à une réconciliation, mais basée uniquement sur les termes du régime. Le général Béchir a promis que, durant son nouveau mandat, il accomplira le "programme du régime portant sur l'instauration de la paix, la libération des territoires (du Sud), la réconciliation, le développement et l'édification de la société sur les principes de la religion (musulmane) et de la charia" (loi islamique). "La porte est ouverte à tout patriote pour qu'il se joigne à nous dans ce processus, (mais) il n'y a pas d'accord à moins qu'il ne se fasse sur les principes du Salut" (loi islamique), a-t-il souligné. "Nous appelons tous (les opposants) à la réconciliation afin de bâtir un nouveau Soudan", a-t-il lancé. 
L'opposition soudanaise a immédiatement condamné ses propos, estimant que son discours est un "revers aux efforts de règlement politique global". L’Alliance nationale démocratique (AND, coalition regroupant la majorité des partis d'opposition), a estimé que ce discours montre que le "régime refuse tout accord politique"…"la porte est totalement fermée à toute possibilité d'aboutir à un règlement pacifique »

A.F.P. – du 9 janvier 2001
Un centre de santé pillé lors d'un raid de guerriers à cheval

Des centaines de cavaliers armés jusqu'aux dents ont attaqué le village de Chelkou, (dans le Nord de l’Etat du Barh el Ghazal au sud du Soudan), et pillé un centre de santé il y a une semaine, a indiqué vendredi un porte parole du Comité international de la Croix Rouge (CICR). 
Le CICR ne disposant pas de liaison radio avec Chelkou, dans la province du Bahr el-Ghazal (sud-ouest), cette attaque survenue le 12 janvier n'a été connue que lors d'une mission sur le terrain organisée cette semaine, a précisé le porte-parole Michael Kleiner. 
"Les cavaliers sont arrivés à l'aube. Les villageois ont fui", a déclaré le porte-parole, précisant que du matériel avait été volé dans le centre de santé géré par le CICR. 
Chelkou est situé près de la ligne de chemin de fer qui relie Khartoum à la ville de Wau, tenue par les forces gouvernementales. Des cavaliers escortent souvent le train lors de ses rares voyages vers le Sud pour "s'assurer qu'il atteigne Wau". Le personnel expatrié du CICR avait été évacué du village avant l'attaque, en raison d'une insécurité croissante depuis la fin de l'année dernière. 

A.F.P. - 22 janvier 2001 

 
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Nouvelles brèves du 4 au 11 janvier 2001
Sud-Soudan : Plus de 50 bombardements en deux mois
Enlèvement de femmes et d’enfants  - Violentes incursions des intégristes islamiques
Béchir réélu
Sud-Soudan : Plus de 50 bombardements en deux mois 

Au cours des deux derniers mois de l'an 2000, l'aviation de Khartoum a commis plus de 50 bombardements dans le sud du Soudan, tuant plus de 47 personnes, majoritairement des civils. C'est le tragique bilan divulgué aujourd'hui par l'association Sudan Focal Point basée à Nairobi (Kenya). La région la plus ciblée par les avions gouvernementaux a été celle de l'Equateur, avec plus de 20 bombardements. Lors de l'un des derniers raids, lancé sur la ville de Lui, 2 personnes ont été tuées et la cathédrale de l'Eglise épiscopale locale a été détruite. On a en revanche enregistré 7 à 8 incursions aussi bien dans le Bahr el Ghazal que dans le Blue Nile du Sud. Des attaques sporadiques ont en revanche été menées dans le Haut Nil et dans le Kordofan méridional. Hier en outre, on a dénoncé un raid lancé par des pro-gouvernementaux à Mariel Bail (Bahr el Ghazal), soldé par 11 morts et 120 kidnappés, femmes et enfants pour la plupart. La responsabilité des faits a été attribuée aux Forces populaires de défense mais la dynamique fait plutôt penser à une incursion typique des Baqqara, éleveurs semi-nomades de souche arabe. Le gouvernement de Khartoum fournit à ces tribus islamiques des véhicules et des armes automatiques, leur concédant une sorte de "permis corsaire" et leur permettant de piller les villages des groupes ethniques subsahariens, tels que les Dinka. Dans le passé cependant, les Baqqara pillaient et enlevaient les femmes et les enfants en évitant les effusions de sang. 

(MISNA, Italie,  11 JAN 2001) 
Enlèvement de femmes et d’enfants  - Violentes incursions des intégristes islamiques

Plus de 120 personnes, femmes et enfants ont été enlevés au Sud Soudan, à la suite des incursions de groupes de miliciens intégristes islamiques, favorables au gouvernement de Khartoum.
Après les récents bombardements de la population civile, ainsi que de centre de secours et d'écoles chrétiennes au Sud Soudan, la région vient de subir ces incursions qui ont fait au moins 11 morts, selon des fonctionnaires de l'ONU.
Selon la même source, les attaques ont eu lieu début janvier dans la région de Mariel Bai, dans l'Etat de Bahr el-Ghazal, à quelque 1.000km au sud de la capitale.
Les auteurs de ces attaques et de ces enlèvements sont des miliciens des "forces populaires de défense", créées par le régime intégriste islamique de Khartoum pour seconder l'armée dans sa lutte contre la guérilla du Sud Soudan.
La population chrétienne y est victime de persécutions et soumise à des discriminations et à l'esclavage depuis des décennies dans la quasi indifférence de la presse et de l'opinion publique internationale.
Selon la presse de la capitale, contrôlée par le régime du président Omar el-Bashir, récemment confirmé dans sa charge, les forces rebelles pont souffert de pertes importantes à la suite d'une offensive des troupes gouvernementales, faisant 60 morts, dans la région de Ayod, dans l'Etat du Haut Nil.

(ZENIT , Italie, 9 janvier 2001)
Béchir réélu 

Le président soudanais Omar el-Béchir a été réélu pour un deuxième mandat de cinq ans avec 86,5% des voix. Les élections présidentielles et législatives, qui se sont déroulées du 13 au 20 décembre, étaient boycottées par la quasi-totalité des partis d'opposition. Dans un discours télévisé, M. Béchir a affirmé que sa priorité était de rétablir la paix dans le pays. Le Congrès national, au pouvoir, est également sorti vainqueur des élections en remportant la majorité des 278 sièges pourvus, sur un total de 360, selon des résultats partiels annoncés le 31 décembre. L'annonce des résultats dans 30 circonscriptions a été suspendue suite à des plaintes sur des irrégularités. La plupart des sièges non remportés par le Congrès national l'ont été par des indépendants et des frères musulmans. Les partis d'opposition ont qualifié ces élections de "farce" et ont affirmé qu'elles avaient été truquées. - Le président Béchir a décidé de proroger d'une année l'état d'urgence en vigueur depuis décembre 1999 (lorsqu'il avait dissous l'Assemblée nationale). Le décret, publié le 3 janvier, ne donne pas de justification à cette prolongation. L'état d'urgence permet au gouvernement d'imposer le couvre-feu, d'interdire les manifestations et les attroupements publics et de procéder à des détentions sans jugement pour une période ne pouvant pas excéder trois mois.

(ANB-BIA, de sources diverses, 4 janvier 2001)

 
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Nouvelles brèves du 4 janvier 2001
 
M. Béchir donne le ton de son nouveau mandat en prolongeant l’Etat d'urgence:
Le général Béchir a promulgué un décret présidentiel mercredi 3 janvier prorogeant l'état d'urgence jusqu'au 31 décembre 2001. Le décret ne donne aucune raison justifiant la prolongation. 
Il s'agit de la première décision majeure du chef de l'Etat soudanais qui a été réélu vendredi 29 décembre pour un deuxième mandat de cinq ans par 86,5% des voix. 
M. Béchir avait décrété l'état d'urgence et dissous l'Assemblée nationale (Parlement) en décembre 1999 pour une période de trois mois pour écarter son éminence grise, devenue son rival, le dirigeant islamiste Hassan al-Tourabi, qui assurait alors la présidence du Parlement. Il avait été par la suite prolongé jusqu'à la fin de l'année 2000. 
La décision avait alors obtenu l'aval de la cour constitutionnelle qui avait estimé que la constitution n'indique aucune autorité habilitée à dissoudre le Parlement. La cour avait considéré ceci comme "une lacune pouvant causer des crises constitutionnelles" et affirmé qu'après dissolution du Parlement, le président pouvait juger nécessaire de décréter l'état d'urgence. 
L'état d'urgence renforce les prérogatives du président et octroie aux services de sécurité le pouvoir de mener des arrestations et d'interdire des rassemblements en avançant des raisons de sécurité nationale. 
A sa réélection M. Béchir s'est engagé à restaurer la paix et réconcilier le pays "par la voie de la négociation et du dialogue". 
Le gouvernement soudanais a interdit le 30 décembre aux diplomates étrangers en poste à Khartoum de rencontrer des opposants. 
A.F.P. – B.Q.A. n°15863 du 4 janvier 2001
Les bombardements se poursuivront contre les rebelles
Le ministre soudanais des Affaires étrangères Moustafa Osmane Ismaïl a affirmé, le 3 janvier au Caire, « que les bombardements aériens se poursuivront contre le rebelles sudistes partout où ils se trouvent tout en essayant d'éviter les civils ». 
Les bombardements aériens des forces gouvernementales contre les rebelles sudistes "ne visent pas les civils, mais le gouvernement ne permettra pas au mouvement rebelle d'utiliser les civils comme boucliers humains", a affirmé le ministre. 
Les organisations humanitaires opérant au Sud du Soudan dénoncent régulièrement des bombardements gouvernementaux sur des cibles civiles. 
A.F.P. – B.Q.A. n°15863 du 4 janvier 2001

 
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Nouvelles brèves du 3 au 8 novembre 2000
 
Soudan/Erythrée. Plan de paix 
Selon la presse soudanaise, l'Erythrée  a proposé au Soudan un plan de paix entre Khartoum et l'opposition  soudanaise basée en Erythrée, incluant l'instauration d'un gouvernement de  transition. Le président el-Béchir garderait ses fonctions et le chef de  l'opposition armée sudiste, John Garang, deviendrait Premier  ministre. 
(La Croix, France, 3 novembre 2000)
Couloir humanitaire  - 
La semaine dernière, le gouvernement de Khartoum et le SPLA (Armée de libération populaire du Soudan) se sont accordés sur la mise en place d'un couloir humanitaire destiné à distribuer des secours au Sud-Soudan. Les Nations unies ont annoncé, le 7 novembre, que la piste, interdite aux deux belligérants, fera 150 km de long et reliera Lokichokio (nord du Kenya) à Kapoeta (Sud-Soudan). L'accord a été élaboré à Genève, au cours de la quatrième réunion du Comité technique pour l'assistance humanitaire. 
(MISNA, Italie, 8 novembre 2000) 

 
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Nouvelles brèves du 18 octobre 2000
 
Nouveaux bombardements sur des cibles civiles dans le sud-Soudan

Au Sud Soudan, lundi 18 octobre, dans la matinée, un avion du gouvernement de Khartoum a largué 12 bombes sur le village de Narus au Sud-Soudan (45 km de la frontière kenyane). Ce bombardement a tué un homme et blessé 3 femmes et 2 enfants. Il a détruit 18 habitations ainsi qu'une clinique gérée par le diocèse de Torit. Les blessés ont été évacués vers l'hôpital de Lokichiokio (Kenya).

Ces bombardements font suite à ceux de la semaine dernière sur le camp de déplacés d'Ikotos (Sud Ouest de Narus) qui avaient déjà blessé plusieurs personnes et détruit 70 habitations.

 


 
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Nouvelles brèves du 18 au 29 septembre 2000
Militaires et rebelles s’affrontent à nouveau
A Asmara, le président du Soudan renoue avec son vieil ennemi
Négociations
Embargos contre le bétail soudanais
Soudan - Libye.
Première sainte soudanaise
Ouverture du nouveau round de négociations à Nairobi
Manifestations.
Bombardement aérien à Narus : nouveaux détails, un mort et cinq blessés
Kosti : une manifestation étudiante se conclut dans la violence
Assemblée plénière des évêques
Soudan - Ouganda. Enfants esclaves
Militaires et rebelles s’affrontent à nouveau 

Au sud du Soudan, plus particulièrement dans la région de Bahr el Ghazal, le conflit incessant entre les troupes gouvernementales et les rebelles du Spla (Armée de libération populaire du Soudan) fait de nouvelles victimes. On a appris de sources officielles de Khartoum que les rebelles avaient attaqué un train de marchandises se dirigeant vers Awell. Cet assaut, manqué selon les militaires, a fait des centaines de morts et de blessés. Ces faits n'ont pour l'instant été ni confirmés ni démentis par les source indépendantes. L'armée régulière et les rebelles du Spla sont les principaux protagonistes de la guerre civile soudanaise, en cours depuis 1993.

(MISNA, Italie, 29-09-2000)
A Asmara, le président du Soudan renoue avec son vieil ennemi 

Le Président soudanais Omar El Béchir et le leader de l'Alliance nationale démocratique (And), Mohammed Osman El Merghani, adversaire historique de l'actuel régime de Khartoum, ont fait la paix. 
Cette réconciliation, advenue mardi soir à Asmara (Erythrée), a été marquée par les poignées de mains chaleureuses entre les deux protagonistes reprises par les caméras du monde entier. Dans un communiqué conjoint, le gouvernement de Khartoum et les forces de l'And se sont engagées à collaborer pour "créer les conditions utiles à  une union volontaire entre le nord et le sud" du pays africain. On attend maintenant de voir quelles seront les conséquences de l'entente érythréenne sur les négociations de paix en cours à Nairobi (Kenya), sous l'égide de l'Igad (Autorité intergouvernementale pour le développement). Des représentants du gouvernement d'El Béchir et du Splm, l'aile politique de l'Armée populaire de libération du Soudan (Spla), prennent part à ces colloques. En 1988 en effet, El Marghani, alors Ministre des Affaires Etrangères, avait trouvé un accord qui aurait pu rétablir la paix avec le Spla, entré en conflit avec les autorités cinq ans auparavant. Mais ces tentatives furent bloquées par le Premier Ministre Sadiq El Mahdi. L'année suivante, alors qu'El Mahdi semblait avoir changé d'idée, El Béchir pris le pouvoir par un coup d'Etat et anéantit le processus. 

(MISNA, Italie, 28-09-2000)
Négociations

Les partis en conflit au Soudan ont décidé d'engager des négociations directes afin de restaurer la paix. Réunis à Asmara, à l'initiative du président érythréen, le chef d'Etat soudanais el-Béchir et son rival, Osman el Merghani, président de l'Alliance démocratique nationale (NDA), ont convenu, le 26 septembre, de mettre "rapidement" un terme aux conflits qui déchirent leur pays. Dans un communiqué conjoint, les deux parties se sont déclarées "déterminées à arrêter rapidement les hostilités et à créer les conditions favorables au retour de l'unité entre le nord et le sud". La NDA regroupe les partis politiques du nord, arabe et musulman, et l'Armée populaire de libération du Soudan (SPLA) du colonel Garang, implantée dans le sud animiste et chrétien. Les participants aux entretiens d'Asmara considèrent qu'il s'agit d'une rencontre "exploratoire".

(PANA, 27 septembre 2000)
Embargos contre le bétail soudanais

Les exportateurs soudanais se sont plaints de l'embargo imposé à leur pays par certains gouvernements arabes à cause de l'expansion de la fièvre de la Rift Valley en Arabie Saoudite et au Yémen qui, ont-ils dit, pourrait entraîner leur ruine. L'Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis ont suspendu la semaine dernière les importations de bétail en provenance du Soudan et de plusieurs autres pays de l'Afrique de l'Est, suite à l'annonce de cas de fièvre de la  Rift Valley. Plus de 50 citoyens saoudiens et yéménites seraient morts de cette épidémie. Le ministre soudanais des ressources animales affirme  qu'aucune contamination à la fièvre de la Rift Valley n'a été notée dans le pays. "Il n'y a aucune indication de telles infections dans les annales de l'OMS et de l'Organisation internationale pour les épidémies", a-t-il  déclaré. En 1999, le Soudan avait exporté pour $131 millions de bétail et de viande. 

(PANA, 27 septembre 2000)
Soudan - Libye. 

Visite du président en Libye  -  Le 20 septembre au soir, le président somalien Sallat Hassan est arrivé à Syrte, pour une visite en Libye dont la durée n'a pas été précisée. Selon l'agence libyenne de presse Jana, le président a déclaré à son arrivée que son séjour vise à présenter les remerciements du peuple somalien au colonel Kadhafi pour la part qu'il a prise dans la réalisation de la réconciliation nationale en Somalie. Selon une source diplomatique, le nouveau président compterait beaucoup sur le soutien de Tripoli pour neutraliser les chefs de faction dont certains continuent de contester la légitimité de son élection. La plupart de ces chefs ont effectué des séjours en Libye dans le cadre de la médiation du colonel Kadhafi pour le règlement du conflit.

(PANA, 21 septembre 2000)
Première sainte soudanaise

Joséphine Bakhita, la première sainte du Soudan, sera canonisée le 1er octobre. Née en 1869 à Olgossa, un petit village du Darfour, elle fut enlevée alors qu'elle était encore une enfant et réduite en esclavage à Khartoum. Après avoir changé plusieurs fois de patrons, elle arriva en Italie, où elle découvrit la foi chrétienne. Elle fut baptisée en 1890 et devint religieuse canossienne. Elle a surtout vécu à Schio, o&ugra