LE SUD-SOUDAN NE VEUT PAS REPOUSSER LE REFERENDUM
 

 

Le 9 mars, Salva Kiir, premier vice-président de la république et président du Sud-Soudan, refuse totalement de retarder le référendum lorsqu'au premier sommet de l'IGAD depuis la paix de 2005 à Nairobi, plusieurs Etats de la région suggèrent de le repousser jusqu'à ce que la situation soit mure pour lui. L'Egypte et l'Erythrée insistèrent beaucoup. On en vint à parler des arrangements post-référendum. Aucun accord ne fut conclu en 2005 concernant le partage des revenus en cas d'indépendance du Sud.

Salva Kiir, se fait la voix de l'opinion dominante des Sud-Soudanais quand il dit : "La conduite des élections n'est pas indispensable à la conduite du référendum. Le peuple du Sud-Soudan attache plus d'importance au référendum qu'aux élections. Pour lui, le droit à l'autodétermination est l'une des réalisations politiques principales de l'Accord de paix (CPA) et ils le défendront quelqu'en soit le coût". Ceci ne peut être dit trop fortement (J.A.).