PARTIS D'OPPOSITION – DEMANDE DE REPORT DES ÉLECTIONS

 

 

Les 17 signataires des partis d'opposition majeurs ont donné une semaine à la présidence de la République avant de la rencontrer. Parmi eux, il n'y a ni le MLPS ni le parti du congrès populaire de Tourabi. Après cette semaine, ils rencontreront le MLPS pour étudier sa réponse et annoncer sa décision finale.


Si le CN refuse de repousser les élections, les forces politiques considèreront : 1/ qu'il faudra retirer leur confiance de la commission nationale ; 2/ qu'il faudra prendre une attitude décisive concernant la conduite d'élections partielles en avril où manquent les éléments fondamentaux. Une telle position sera considérée par les forces politiques comme un refus de participer à la falsification de la volonté du peuple soudanais, pour se distancer des menaces contre la stabilité du Soudan par la continuation de la guerre au Darfour et un retour à la guerre du Sud...


Le parti de Tourabi a dit à une conférence de presse hier que la décision de son parti de se différencier des autres partis d'opposition, fut causée par l'échec de la conférence du Darfour de Doha et que faire partie des élections l'exposerait à la fraude commise par le Congrès National.

Le MLPS a demandé à la présidence d'appeler tous les partis politiques à un dialogue immédiat pour décider s'il repousserait les élections générales prévues le 11 avril. Le candidat du MLPS, Yasir Arman, dit que l'atmosphère politique présente est défavorable pour avoir des élections justes et libres. Le MLPS et Yasir Arman ont critiqué la commission d'élections nationales pour avoir imprimé les cartes de vote au Soudan au lieu de le faire en Afrique du Sud, en Slovénie ou en Grande Bretagne comme arrangé précédemment. Arman dit qu'on devait corriger les erreurs dans le recensement avant que son parti puisse décider de participer ou non. Il est allé cette semaine au Darfour et a exprimé son mécontentement du mépris du Conseil National pour les memorandum soulevés par les forces politiques, le MLPS prendrait sa décision seulement après que le meeting de tous les partis aient eu lieu. Le Kenya et l'Egypte dans un sommet de l'IGAD ont suggéré qu'élections et référendum soient repoussés. Le président érythréen a conseillé de donner la priorité au référendum dans le Sud.


Le Congrès National a rejeté tout délai pour les élections tandis que le président du MLPS au sommet de l'IGAD, Salva Kiir, a avisé que la conduite du référendum ne serait pas affectée par les élections. Le JEM a pressé le gouvernement de les repousser pour permettre aux gens du Darfour et du Kordofan de voter. Human Rights Watch a dit que la répression des opposants soudanais et des médias par Khartoum, la restriction sur la liberté de réunion et d'expression, sur la liberté de presse et sur un égal accès aux médias, menacent d'avoir des élections libres et justes.


Les mesures sévères des médias incluent la décision des autorités d'appeler devant la justice deux auteurs d'articles contre le président Béchir qui veut être réélu bien qu'étant cité pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour.


(Sudan Tribune, 22 mars; traduction Vigilance Soudan)