DEFI PAR LE DR MU'TTASIM ABDULLAH MAHMOUD  AU MARÉCHAL OMAR HASSAN AHMED AL BECHIR (R), COMME CANDIDAT AU POSTE DE PRÉSIDENT
 
 

31 janvier 2010 (Traduction non-officielle arabe/anglais par Badr ed Dine Osman Musa, traduit de l'anglais par VS)



Monsieur le Président de la Commission électorale, 


...

1. Le Maréchal retraité al Béchir fut à la tête du coup d'État militaire de juin 1989. Il a mal dirigé et trompé le peuple du Soudan en déclarant que le coup d'État fut conduit à cette époque par les forces armées et non par le Front National Islamique. Mais il changea d'opinion plus tard et admit après la division qui survint dans le parti du Congrès National en 1999 qu'il en était membre et qu'il suivait Hassan Al Tourabi.  Il dit lors d'une interview accordée aux participants du second forum des journalistes soudanais travaillant à l'étranger appelés à Khartoum, en réponse à une question sur le rôle de Tourabi d'unir le gouvernement et le Mouvement de la Justice et de l'Égalité pour résoudre le problème du Darfour : "Nous connaissons Tourabi le plus..., nous fûmes ses disciples, obéissant à ses instructions de tourner à droite ou à gauche, et nous étions disciplinés dans cette obéissance." Dans la mesure où un mensonge est une manifestation de moralité corrompue, il ne devrait pas être autorisé à être nommé Président. 


2. Le Maréchal retraité Al Béchir admit de manière verbale et enregistrée pendant son  meeting avec des journalistes soudanais travaillant à l'étranger, l'existence de prisons secrètes appelées "maisons fantômes" alors qu'il promettait la fin de cette période. Ce fut aussi documenté par le journaliste Fath ar-Rahman Shabarqa dans le Rai Al Am du 13 août 2009, par le journaliste Takha Jibril dans le  journal Ashraq Al Awsar du 13 août 2009 et par Fathi Ad-Dhaw dans le journal Al-Adhat du 28 mai 2009. Cette déclaration rend le Maréchal retraité Al Béchir sérieusement responsable légalement des pratiques inhumaines qui prirent place dans ces prisons secrètes et coupable d'être rester silencieux à propos de ces crimes. Comme preuve de ceci, je cite le discours du Dr Farouk Mohammed Ibrahim, professeur à l'université de Khartoum, le 13 novembre 2000, au président Al Béchir, à propos de la torture et autres dans ces camps. Parce que le candidat...n'a pas arrêté l'injustice contre les citoyens qui souffrirent la torture dans les prisons secrètes appelées maisons fantômes, qui furent administrées par l'appareil de sécurité qui dépendait du pouvoir suprême, il a manqué de se tenir auprès de opprimés et resta silencieux à propos de la vérité, ce qui le rend inéligible.... (etc).


3. Le maréchal retraité Al Béchir, en tant que président du gouvernement du Salut National est responsable de ce qui a résulté du renvoi injuste et du déplacement des employés de l'État, sans qu'on se soit se référé aux organisations gouvernementales ni aux corps gouvernant le département du travail du pays. Pour montrer sa responsabilité directe dans cet acte violant les droits de l'homme par le renvoi d'employés nationaux dévoués, je rappelle les cas des Professeurs Samir Ibrahim Gobriel et Mohammed Al Amin Al Tom qui travaillaient à l'université de Khartoum en 1992. Il reconnut que les actions requises pour leur renvoi furent ignorées comme le journal As-Sahafa du 21 mai 2000 l'a documenté. Le candidat a ordonné le renvoi des personnes sus-mentionnées et d'autres. Cela montre l'absence de neutralité et l'exploitation du pouvoir pour se débarrasser des opposants. Donc il n'est pas éligible...etc.


4, Le Maréchal retraité Al Béchir était à la tête du Conseil de Commandement de la Révolution du Salut quand 28 officiers des forces armées furent exécutés. Les accusations étaient un coup d'État contre un régime qui vint au pouvoir après un coup d'État. Il n'eurent pas un procès juste, les procès ne durèrent que quelques heures durant un seul jour. Les engagements faits à leur endroit par les négociateurs ne furent pas honorés. On peut se souvenir que ceux qui négocièrent avec l'officier martyr Hussein al Kadarou sont encore vivants et en bonne santé. Le candidat est le premier responsable de la violation des promesses et de la conduite irréfléchie durant ces procès. Donc, il n'est pas éligible...etc.

5. Le Maréchal (r) Al Béchir était à la tête du Conseil de Commandement de la Révolution quand des Soudanais ont été exécutés quand ils étaient propriétaires ou commerçaient les monnaies fortes. Et plus tard le gouvernement du Salut national changea son action et autorisa le public à en commercer. A la suite de cet acte insensé, des vies innocentes furent perdues et crient encore justice. Je me réfère spécialement à l'exécution du citoyen défunt Magdi Mohamed Ahmed Mahgoub qui fut convaincu de l'existence de monnaie étrangère dans son coffre-fort et dans la maison de famille de son père. Le candidat est le premier responsable de cet abus de pouvoir et de cette brutalité excessive de punition, disproportionnée aux actions, revenant à prendre les vies de citoyens, ce qui est une conduite brutale suprême qui se détache profondément de la sagesse et de la moralité logique. Donc il n'est pas éligible....etc.


6, Le Maréchal (r) Al Béchir fut accusé de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité commis au Darfour par la Cour Pénale Internationale le 4 mars 2009 et un mandat international d'amener fut issu pour son arrestation. Depuis cette date, sa participation en tant que premier représentant du Soudan dans les forum internationaux, devint limitée. Selon le journal Ajras el Hurreya du 30 septembre 2009, son conseiller Ghazzi Saleh ed Dine Attabani reconnut que "le mandat d'arrêt issu par la Cour minait les plans du président de se rendre à l'étranger et le forçait à étudier les plans de voyage qu'il avait l'intention de faire en-dehors de son pays". Le candidat refusa de visiter quatre États, l'Afrique du Sud, le Vénézuela, l'Ouganda et les États-Unis. Il ne s'est pas rendu aux dernières rencontres de l'Assemblée Générale des Nations unies à New-York. Il est donc restreint dans ses mouvements et le restera parce que le mandat d'arrêt de la Cour Pénale Internationale n'a pas de limite dans ses statuts. Il fuit la justice aux yeux de la Cour. Parce que ce candidat traverse une situation difficile, qui affecterait la réputation et les intérêts du pays, il devient donc inéligible....etc.


....
Je demande donc à ce comité de retirer sa nomination de la liste finale des candidats au poste.