« TOTAL RECOMMENCERA L'EXPLORATION PÉTROLIÈRE À JONGLEI » dit le ministre.

 

Al Sir Mohammed Sudan Tribune 8 juillet 2010

Traduction et résumé, Vigilance Soudan

Le ministre fédéral du pétrole, Docteur Lual Deng, dit à Sudan Tribune et au journal Al-Akhbar lors d'une longue interview accordée dans un avion se rendant à Thar Jath, la semaine dernière : « J' ai demandé (à Total) de venir au ministère et de recommencer leur travail. » « Total a besoin d'assurances du Mouvement de Libération du Peuple Soudanais (MLPS) qu'il continueront le travail (même si le Sud fait sécession) ».


Total était venu au Soudan en 1980 quand il forma une concession avec l'américain Marathon et la Kuweit-Petroleum Company pour explorer 110 000 kilomètres carrés soit 5% de la superficie du Soudan. Il commença des travaux sismiques en 1983, avant que cela ne finisse en 1984 avec la guerre du Sud.

En 2004, avec la paix, il renouvela ses droits (pour lesquels il avait payé la concession depuis 20 ans VS), mais à cette époque le MLPS avait amené White Nile, une petite concession britannique (aussi récente qu'illégale VS) pour travailler dans le même bloc. Une bataille légale s'ensuivit. En juillet 2007 la Commission Nationale du Pétrole donna raison à Total qui n'a rien fait depuis. Une partie du problème est de remplacer Marathon qui, d'après la loi américaine sur les sanctions, ne peut travailler au Soudan. La commission avait laissé 20% des parts à des sociétés publiques. La société arabe unie Mubadala montra de l'intérêt à une époque, rien ne se matérialisa.


Pour le nouveau ministre du pétrole, demander à Total de recommencer son travail fait partie des mesures qu'il a prises pour pousser vers le haut le chiffre de production qui tourne autour de 485 000 barils par jour depuis trois ans. Quand on lui demanda ce qu'il pensait de construire un autre oléoduc pour transporter le pétrole vers le Kenya, l'Océan Indien (et la Chine vs), le Docteur Deng répondit que cette idée était «  anti-économique et chère ». Pendant la paix, le Sud continue à utiliser les mécanismes existants vers le Nord, « mais si tu es obligé, l'économie n'a pas de sens. » La société japonaise Toyota a quelque peu envisagé de construire un second oléoduc à un coût estimé à un milliard et demi de dollars. D'autres experts affirment que de tels oléoducs coûteraient plusieurs milliards de dollars. (Pour VS, le problème est le suivant, quand le pétrole part au Nord, ses revenus y vont-ils principalement? )

Quant au Docteur Deng, il espère plus que le pétrole pourrait jouer un rôle plus positif car on pourrait construire un intérêt réel pour la paix dans les zones frontières.

Publication autorisée par Sudan Tribune

 

 

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