Tout est calme, digne, extrêmement bien organisé au Sud-Soudan autant que nous puissions le voir. On sent de l'enthousiasme, de l'excitation, mais c'est en quelque sorte un sentiment de satisfaction générale que la sécession soit inévitable et ne puisse être arrêtée.
Dans la plupart des bureaux de vote que j'ai vus dans et autour de Juba, jusqu'à 90 % des électeurs ont voté pendant les trois premiers jours. J'ai reçu le rapport d'un bureau selon lequel 100% des électeurs y ont déjà voté, et dans d'autres, seulement 20% et quelques, 70% et quelques, et dans un seul cas, 100% et quelques, doivent encore voter alors que mille à deux mille électeurs sont enregistrés dans chaque bureau.
Le soir, le Sud-Soudan avança d'un pas plus proche de l'indépendance après que les organisateurs du "référendum de sécession" aient dit que le nombre des votants dépasserait le seuil des 60%. Selon les réglementations, il doit y avoir 60% de votants pour que le référendum soit valide. Plus de 50% d'entre eux doivent choisir l'indépendance pour que le Sud fasse sécession.
Les morts à Abyei, les incidents dans quelques villages de l'Etat d'Unité n'ont eu d'effet apparent ni sur le vote, ni sur le climat de paix et de stabilité.