(3 articles traduits et résumés par VS, dont le second publié par ST)
En décembre, Béchir avait dit publiquement que si le Sud votait pour l'indépendance, il instituerait dans le Nord une charria absolue.
Le 4 janvier, il se rendit à Juba. Il semblait cette fois accepter le partage du Soudan en deux. Il voulait apaiser les craintes que le gouvernement du Nord refuserait de laisser partir le Sud - qui a 70% de la production pétrolière soudanaise. Des craintes de guerre ont surgi, mais Béchir dit qu'il viendrait au Sud fêter son indépendance. Sa visite semble un adieu au Sud et au titre du Soudan, le plus grand Etat d'Afrique.
Beaucoup craignent cependant au Sud une guerre due au sort d'Abyei qui a selon le CPA son propre référendum, le même jour, ce qui n'aura pas lieu, car Khartoum n'accepte pas.
Pendant la visite de Béchir, les soldats étaient alignés le long des rues, et des troupes sur des camions surveillaient les intersections.
Les Sudistes criaient "non à l'unité" et "respectez notre décision".
Une femme dit : "La prochaine fois qu'il vient, nous l'arrêterons pour la Cour pénale Internationale". Salwa Kir répéta ses très anciennes proclamations pro-unitaires, tandis que les leaders sudistes semblaient fort heureux qu'il ait cherché à réduire les tensions autour du vote.
"Il peut faire campagne pour ce qu'il veut, la décision appartiendra au peuple du Sud Soudan", dit le Ministre de l'information sudiste.
Béchir s'est engagé à résoudre les questions du post-référendum avant le 9 juillet et à assurer une paix durable, "le Nord lui donnera tout le soutien dont il a besoin pour le développement... Le bénéfice que nous gagnons à l'unité, nous pouvons aussi le gagner de deux Etats séparés". Avant son départ vers Khartoum, Béchir parla avec les membres des différents partis du Sud Soudan. Le Secrétaire Général du MLPS, Pagan, a salué sa visite : " Béchir est venu donner un message clair aux Sudistes."
En signe de réciprocité, Salwa Kir a annonçé qu'il expulserait les rebelles Darfouri présents au Sud et SUNA cita Ali Osman Taha disant que le Nord comme le Sud n'abriteraient pas d'opposition sudiste. Le Sud abrite Minni Minnawi, le seul rebelle Darfouri à avoir signé un accord avec le gouvernement en 2006. (Les autres rebelles Darfouri semblent être au Kenya, VS).
L'armée du Sud Soudan a signé un accord avec le Général George Athor, ancien officier dans l'armée, qui lui envoya une délégation. Ses forces avaient tué des quantités de troupes depuis qu'il a accusé les officiels de fraudes dans les élections d'avril. Il y a deux semaines, l'armée sudiste l'accusa d'avoir tué 20 soldats dans une embuscade.