Numéro 96 - octobre 2000

Droits de l’homme ... droits de l’homme..
 

Au Nord
Plus de 100 membres du parti de Tourabi ont été arrêtés après la vague de protestation du mois dernier. Un assistant de Tourabi a déclaré que la moitié d’entre eux, détenus en-dehors de Khartoum étaient maltraités et torturés. Certains  auraient déjà été jugés et condamnés [à quoi? VS]. Les autres seraient simplement détenus à Khartoum, sans inculpation. 
La fédération internationale des journalistes à Bruxelles cherche à vérifier l’information selon laquelle deux journalistes de la  publication Internet al Hadaf, Osman Idriss Abou Ras et Hassan Béchir ont été arrêtés sans avoir le droit de voir leurs avocats et qu’il aurait été interdit aux journaux soudanais d’en parler. On redoute qu’ils soient en train de subir de graves tortures. 
Le Sudan Victims Torture Group demande que soit immédiatement relâché Adam Mohammed Ahmed membre du bureau politique du DUP qui s’était rendu en Erythrée à la conférence de l’Alliance Nationale Démocratique et a été arrêté à l’aéroport à son retour à Khartoum. On est sans nouvelles de lui.
Ahmed Kamal ed-Din, avocat islamiste, partisan de Tourabi, a été arrêté à la sortie du tribunal de Nyala, Darfour, où il assurait la défense de militants du CNP (parti de Tourabi) jugés pour leur participation aux émeutes. Il a été transféré à Khartoum, où il est détenu sans qu’aucune accusation n’ait été portée contre lui.

Au Sud
A nouveau 6 bombes furent lâchées sur Ikotos près d’une école et du Catholic Relief Service. D’autre part Khartoum et l’ALPS avaient signé un cessez-le feu de 10 jours pour permettre à l’Unicef de faire sa campagne de vaccination anti-polio. Pendant ce cessez-le feu, la ville de Nimule a été bombardée deux fois recevant 23 bombes, selon l’aide norvégienne. Les villages de Parajok et environs, de Tirrangore, de Mura-Hatira et les centres de nutrition du World Food Program de Tali et Terekeka ont été également bombardés selon l’ALPS. Pour Tali et Terekeka, il pourrait y avoir une raison militaire. 

L’ALPS s’est engagée à démobiliser les enfants-soldats. Vigilance Soudan souhaite qu’elle tienne sa promesse. Si elle ne tenait pas cette promesse, elle aurait déjà eu raison politiquement de la faire: la dernière résolution de la Commission des Droits de l’Homme des Nations-Unies concernant le Soudan, s’était beaucoup plus intéressée aux promesses faites qu’à leur réalisation sur le terrain.
 

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