Numéro 96 - octobre 2000

Evénements les plus marquants de la lutte Béchir Tourabi établie par Africa Confidential
 

- Décembre 1998: De hauts responsables du FNI, tenant de la ligne dure, y compris les patrons de la sécurité Nafi'e Ali Nafi'e et Bakri Hassan Salih, signent le "Memo des dix" contre Turabi; tous s'alignent ensuite avec Béchir.
- 2 déc. 1999: Béchir déclare l'état d'urgence et dissout le Parlement.
- 13 déc.: Turabi dénonce "un coup d'Etat clair et avéré". L'Egypte soutient les efforts de Béchir "pour rétablir la stabilité au Soudan".
- Le colonel Kadhafi soutient la "réconciliation nationale" au Soudan.
- 14 déc.: Béchir rencontre les émissaires de Turabi mais maintient l'état d'urgence.
- Turabi affirme que les "libertés publiques et l'équitable répartition du pouvoir et la richesse" sont menacées.
- 15 déc.: Béchir déclare [pour la première fois] qu'il a toujours été un "islamiste engagé" et qu'il a "pris le pouvoir sur ordre du mouvement islamique".
- Le secrétaire général de la Ligue arabe, Esmat Abdel Meguid, apporte son soutien au "pouvoir légitime au Soudan", citant Béchir. 
- Le journaliste égyptien Samir Ragab, proche de Hosni Mubarak, affirme que Turabi a été l'instigateur des « complots terroristes orchestrés contre l'Egypte ».
- 18 déc.: Turabi reconnaît [pour la première fois] que le FNI a organisé le coup d'Etat de 1989. "Il [Béchir] est allé au Palais et je suis allé en prison afin que le mouvement ne soit pas exposé".
- 19 déc.: Turabi met en garde contre des violences populaires mais dément appeler à de telles émeutes.
- 20 déc.: Béchir appelle à un "vaste front national" "Nous discuterons de la forme de leur participation au pouvoir".
- Des parlementaires demandent la levée de l'état d'urgence.
- 4 jan. 2000 : Turabi déclare qu’il a refusé une proposition pour la présidence du parti.
- 6 jan.: Le National Congress du FNI dément tenter d'expulser Turabi de son poste de leader.
- L'Egypte apporte son soutien à Béchir contre Turabi, tout comme d'autres Etats arabes, dont semble t-il l'Arabie Saoudite.
- 16 jan.: Turabi "redoute" que Béchir ne "s'oriente vers un régime centralisé et dictatorial".
- 24 jan: Le FNI annonce un compromis.
- L'Erythrée et l'Ouganda annoncent la normalisation de leurs relations avec le Soudan;,
- L'Egypte et les Emirats arabes unis soutiennent Béchir.
- A la suite d'une médiation, Turabi affirme que le conflit est terminé.
- Le nouveau Leadership Council est peuplé de vétérans islamistes.
- 5 jan.: Le ministre de la Défense, s'exprimant au Caire, affirme que Turabi a été expulsé.
- 8 mars: la Cour constitutionnelle déclare les initiatives de Béchir légales.
Turabi [qui a créé la cour] la traite de "canard boiteux".
- 5 mai: Béchir accuse Turabi de monter l'armée, la police et les mujahideen contre le gouvernement.
- 7 mai: Turabi accuse Béchir de trahir le mouvement islamiste.
- Le ministre de l'Information, Ghazi Salah el Din, affirme que Turabi est libre de constituer son propre parti politique [il a créé ultérieurement le Popular National Congress - et a demandé à rejoindre la National Democratic Alliance d'opposition].
- 12 mai: Turabi affirme que Béchir "a étendu son influence à l'ensemble du travail de l'Etat" [ce que le FNI a fait depuis longtemps].
- 9 juin: La police disperse des manifestations pro Turabi de la FNI Youth Union.
- 24 juin: Turabi affirme que "le peuple soudanais a un moyen d'affronter un régime militaire qui supprime les libertés".
- 26 juin: Turabi est privé de son poste de secrétaire général.
- 27 juin: Turabi annonce qu'il constitue un parti dissident.
- 8 juillet: Turabi déclare: "Le gouvernement a l'intention d'introduire la laïcité en réponse aux pressions étrangères venant de pays hostiles à l'islam.
- 22 septembre: le gouvernement accuse les partisans de Turabi de fomenter des émeutes [dans de nombreuses villes, les manifestations ont d'abord été organisées par l'opposition, les partisans de Turabi s'y sont joints ensuite].
- 8 octobre: Des manifestants étudiants tirent sur la police: le gouvernement accuse les partisans de Turabi [notons que les milices de Turabi disposent d'armes a feu]

Africa Confidential, édition française, n°364 du 16 octobre 2000 

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