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Numéro 95 - septembre 2000
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Pétrole : Commentaires de The Economist Deux
nouveaux oléoducs en projet Financement américain ?
| "...Le gouvernement soudanais n’est pas spécialement intéressé
par les problèmes de Talisman [concernant le peu de valeur relative
de ses actions à cause de la campagne dont cette société
est la cible VS]. Le ministre du pétrole insiste, ce n’est pas le
travail de Talisman de parler de droits de l’homme; il ajoute de façon
menaçante que le Soudan n’a pas besoin de Talisman pour extraire
du pétrole. Talisman affirme avoir convaincu le gouvernement soudanais
d’établir un fonds pour aider la région….Même si l’argent
du pétrole était utilisé ainsi, il resterait beaucoup
d’argent pour les armes……Une partie des quelques 300 millions de dollars
que le Soudan aura du pétrole cette année a déjà
été utilisée pour acheter des armes. Malgré
tout l’intérêt que Talisman montre pour l’éthique des
affaires, les droits de l’homme et le développement, la sinistre
vérité est que Talisman aide le gouvernement à extraire
du pétrole, et que le pétrole paie la guerre."
-Les évêques soudanais déclarent: "Comme Jésus-Christ fut vendu pour 30 deniers, notre peuple est sacrifié en échange de barils de pétrole". Le Soudan veut construire deux nouveaux oléoducs; le premier depuis la raffinerie de Gili, proche de Khartoum vers le centre du Soudan, (la Gezira, Sennar et Gédaref), puis l’Ethiopie et l’Erythrée, le second depuis le champ pétrolifère de Adaryel vers l’Ethiopie. Ces nouvelles nous parviennent du groupement d’associations canadiennes qui luttent contre les conditions de l’exploitation pétrolière au Soudan, Freedom Quest. Le projet de développement de pétrole du grand Nil a donné à part Talisman deux autres partenaires au Soudan, les compagnies nationales pétrolières chinoises (China National Petroleum Corporation ) et malaises.(Petronas). China National Petroleum Corporation a pu récemment pénétrer les marchés de capitaux américains par le biais d’une première offre publique d’achat (IPO) pour son unité nationale, PetroChina. Bien que l’IPO ait failli échouer en raison de l’opposition d’un rang serré de défenseurs du Soudan et du Tibet, de syndicats, et de ceux que concerne les problèmes de sécurité nationale soulevés par cet arrangement, il a en fait accédé péniblement au marché, bien qu’avec une énorme diminution de l’offre initiale, d’un montant de $7milliards. L’affaire aurait complètement manqué si elle n’avait été soutenue par un engagement de BP Amoco Maintenant la Chine redemande de l’argent américain, cette fois sous la forme d’une émission d’obligations d’Etat. Goldman Sachs et quelques associés de Wall Street, s’en occuperont, les mêmes qui avaient amené à la bourse de New York l’IPO de PetroChina/ China National Petroleum Corp. Qu’est une obligation d’Etat et qu’est-ce que cela apportera à la Chine? Dans ce cas une obligation d’Etat est une émission d’obligations que l’on peut comparer avec un chèque au porteur d’une valeur entre $1 et 2 milliards pour être utilisé comme le souhaite la Chine. L’argent n’est pas destiné à un projet spécifique, et les moyens de remboursement ne sont pas spécifiés. C’est de l’argent américain allant directement aux dirigeants chinois sans but précis et sans entraves. Les possibilités de développement pétrolier au Soudan restent énormes; de plus amples développements demanderont d’énormes capitaux supplémentaires. Les associés du Greater Nile ont des concessions dans des régions que l’on ne peut exploiter à cause de combats intenses. Elles ne pourront être exploitées qu’en y menant la politique de la terre brûlée, peut-être conduite par la sécurité chinoise, payée par l’argent qui était initialement un investissement américain. Ou encore l’argent servira-t-il à construire de nouveaux oléoducs, augmentant énormément les revenus de Khartoum (Suit un appel à l’administration Clinton pour bloquer la transaction.) L’ALPS a lancé un avertissement aux personnels pétroliers, disant qu’elle s’approchait des champs pétroliers et leur conseillant d’évacuer la région. -Les ONG travaillant dans l’Etat pétrolier d’Unité ont démenti avec colère les allégations de Talisman selon lesquelles ils coopéraient. |