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Numéro 95 - septembre 2000
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Droits de l’homme
| Violations ALPS
- Après la prise de Gogrial par l’ALPS, les biens des personnes absentes pour avoir fui les combats ont été pillés. Violations gouvernementales dans le Nord, détentions, saisie d’un cimetière, dans le Sud, bombardements de civils, malgré les engagements -Ghazzi Suleiman, Président du Groupe Soudanais des Droits de l’Homme, SGHR a demandé que soit relâché l’avocat Abu Bakr Abdel Raziq Adam, détenu depuis le 13 Août, sans avoir été inculpé. Il a annoncé que son mouvement porterait plainte auprès de la Cour Constitutionnelle au sujet du journaliste Alula Buhre Kedani et de l’avocat Adel Taha Muawad retenus en détention sans charges durant respectivement 8 et 10 jours. Il a ajouté qu’antérieurement un appel auprès de la Haute Cour et de l’Attorney Général pour que ces hommes soient relâchés et reçoivent un dédommagement avait été ignoré. -Selon le journal al Khartoum, basé au Caire, « le ministre de l’Intérieur soudanais a approuvé un plan destiné à réfréner le banditisme armé et les querelles tribales » au Darfour en fournissant du matériel mobile, des moyens de communication et des forces entraînées à la guérilla urbaine. Cette nouvelle est inquiétante; les communiqués comparables à celui-là qui ne mentionnaient même pas les querelles tribales semblent bien recouvrir un nettoyage ethnique des paysans africains musulmans au bénéfice des éleveurs arabes musulmans eux aussi. La presse de Khartoum avait rapporté que 36 personnes avaient été tuées en août dans des querelles tribales. - Le Conseil des Eglises du Soudan (SCC) a protesté officiellement
par écrit contre la confiscation par les autorités d’une
partie du cimetière chrétien d’Al Sahafa (Khartoum) et la
destruction d’une partie de ses constructions. Le département de
l’artisanat et du commerce du quartier a donné la permission de
construire des ateliers, en échange de quoi les bénéficiaires
doivent enclore le reste du cimetière et assurer des « services
»(?). Le SCC a déclaré n’avoir besoin ni de la clôture,
ni des services. La lettre conclut « Il est inhumain de ne jamais
nous laisser en paix, ni vivants, ni morts. »
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