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Numéro 93-94 - juillet- août
2000
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Nouvelles brèves
| -L’OUA a proposé la candidature du Soudan comme membre non-permanent
du Conseil de Sécurité. Dans la pratique c’est un peu chacun
son tour. Cette candidature doit être acceptée par l’Assemblée
Générale des Nations-Unies, qui d’habitude accepte les propositions
régionales. The Washington Post a titré « un siège
pour le génocide ».
- Le Soudan, qui a une politique monétaire orthodoxe, a regagné ses pleins droits de membre au sein du FMI après une décision prise à la majorité des membres du conseil exécutif. - Le Soudan a commencé à exporter du gaz butane. - Un rapport des Nations-Unies s’est attiré l’ire américaine en disant que les sanctions économiques contre les Etats sont inefficaces. Elles sont basées sur l’idée que le peuple mécontent changera de gouvernement, mais s’agissant de dictatures, le peuple n’a pas ce pouvoir; de plus l’effet inverse est produit, le gouvernement en question faisant croire aux populations que la mauvaise situation n’est due qu’à l’ONU. - Les étudiants du parti national du Congrès (nouveau parti de Tourabi) de l’université Nilein déclarent qu’après avoir gagné les élections universitaires et que le résultat ait été avalisé par le chancelier de l’université, un groupe de policiers était entré violemment dans les bureaux de l’union des étudiants, avait jeté des gaz lacrymogènes et tiré à balles réelles. Quinze étudiants furent détenus. Les policiers se rendirent après à l’université de Al Koran Al-Karim, où ils arrêtèrent 10 autres étudiants. « Nous jurons devant Dieu que nous ne nous arrêterons pas là après avoir vu ces coups atroces et méprisables qu’ont subi nos membres dont une dame ». Les étudiants qui soutiennent l’Alliance Nationale Démocratique déclarèrent quant à eux avoir protesté car ils n’avaient pas pu prendre part aux élections. Sur quoi, la police intervint utilisant balles en caoutchouc, gaz lacrymogènes et matraques. - Les catholiques noirs américains ont organisé 40 jours de prières pour les esclaves et victimes de génocide au Soudan. - The Guardian a découvert qu’à l’ambassade britannique
de Khartoum, les gens demandant un visa devaient signer une longue déclaration
selon laquelle ils n’avaient pas été persécutés
au Soudan, et n’avaient aucune raison pour ne pas y retourner. Ce qui pouvait
empêcher une demande d’asile politique subséquente. Cette
pratique a été supprimée.
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