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Numéro 84 - 85 - Octobre - Novembre
1999
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Nouveau différend entre le président
Béchir et son éminence grise Tourabi
| Un différend, le deuxième depuis septembre, oppose le
président soudanais Omar al-Béchir et Hassan Tourabi, le
chef du parlement.
Le différend porte sur un projet d'amendement de la constitution qui aurait pour effet de restreindre le pouvoir du chef de l'Etat. La dispute a atteint son apogée dimanche lorsque MM. Béchir et Tourabi n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur un report du débat sur les amendements. Les amendements, qui doivent être discutés mercredi par le parlement, prévoient l'élection directe des gouverneurs des 26 Etats fédéraux, actuellement nommés par le président. Les limogeages de ces gouverneurs ne peut se faire sans l'approbation du parlement, selon ces amendements qui prévoient aussi la création d'un poste de Premier ministre qui serait responsable devant le parlement. Plus des deux tiers des 384 membres de l'assemblée nationale ont voté en faveur de la poursuite de l'examen d'amendements à la constitution qui auraient pour effet de réduire les pouvoirs du chef de l'Etat. Selon les observateurs, il s'agit principalement d'un conflit de personnes, opposant les deux hommes et leurs factions, et non d'une bataille idéologique au sein du régime islamiste, au pouvoir à Khartoum depuis 1989. Les deux dirigeants sont en effet partisans de réformes politiques pour offrir une meilleure image du régime et sortir le Soudan de son isolement international. Mais le général Béchir redoute une perte de pouvoir de la présidence dans les propositions qui sont faites par l'idéologue du régime, M. Tourabi. A.F.P. – B.Q.A., Khartoum, 15 nov. 1999 |