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Numéro 79 - Mai 1999
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Victoires pour l’opposition
| Les victoires [militaires] de l’opposition [dans les combats à
la frontière éthiopienne] contre le gouvernement du National
Islamic Front ont conduit Khartoum à différer des "négociations"
à Nairobi sous les auspices de l’Inter-Governmental Authority on
Development. La National Democratic Alliance a repris une base clé
près de Kassala au cours d’un raid éclair qui aurait duré
sept minutes. Lors d’une opération baptisée du nom de code
"Lions of the East", le Beja Congress, le Democratic unionist Party, les
Sudan Alliance Forces et la Sudan People’s Liberation Army [SPLA]
ont aussi repris le contrôle de Telkuk le 9 mai, six mois après
sa chute aux mains du NIF.
Ce succès du joint Command intervient un mois après la défaite infligée aux forces du NIF par la 13ème division de la SPLA dans le sud de la province du NIF par la 13è division de la SPLA dans le Sud de la province du Nil Bleu. L’offensive surprise du NIF, qui avait débuté en décembre, s’est achevée par un désastre pour les forces qui assiègent la garnison stratégique d’Ulu, abritant des éléments de la SPLA. Selon le commandant de la SPLA dans la région, Mali Agar, Khartoum a envoyé 23 bataillons au combat (composés d’environ 600 hommes chacun, exclusivement issus de l’armée régulière). Onze d’entre eux ont été anéantis, 16 officiers supérieurs ont été tués et deux chars T-55 capturés par l’adversaire lors de la bataille finale à l’extérieur d’Ulu. Alors que l’offensive gouvernementale avait bien commencé avec la prise de certaines positions de la SPLA, les forces du NIF se sont heurtées à une vive résistance à Ulu. Malik a déclaré que les forces de la SPLA avaient tenu durant deux mois en s’enterrant dans des tranchées de plusieurs mètres de profondeur. Les renforts de la SPLA, avec les chars et les canons gouvernementaux capturés au début de la guerre ont ensuite fait le siège des forces gouvernementales, les encerclant par l’extérieur et les attaquant depuis l’arrière en empruntant la route gouvernementale d’Ed. Damazin comme s’il s’agissait de forces gouvernementales. Malik a indiqué qu’il avait proposé à l’armée de quitter les lieux à condition qu’elle abandonne ses chars, ses fusils et ses munitions Mais elle a reçu l’ordre de continuer le combat et a été "annihilée". Plus de 400 hommes ont péri. Ensuite, "il était impossible de trouver même une pièce détachée. Tout avait été détruit. Très peu d’hommes ont pu s’échapper". Les forces éthiopiennes sont intervenues à plusieurs reprises cette année pour soutenir l’opposition soudanaise. Mais cette fois, elles n’ont pas été appelées à la rescousse.. Africa Confidential, édition française n°331 du 17 mai 1999 |