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Numéro 73 - novembre 1998
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Le Soudan en novembre 1998
| Sur le plan de la politique intérieure, l’accent est mis sur
l’autorisation d’existence du multipartisme. Les anciennes formations actuellement
regroupées dans l’opposition à l’étranger sont invitées
à rentrer à Khartoum pour reprendre leur place. Cependant,
les dirigeants des dites formations, actuellement exilés, ne pourraient
pas les encadrer à nouveau dans la mesure où ils auraient
fait l’objet d’une condamnation. C’est le cas de la majorité d’entre
eux. On comprendra donc que cette proposition se heurte à un refus
énergique et à la dénonciation d’une constitution
taillée sur mesure par le régime au pouvoir. On prête
par ailleurs à M. Tourabi, président de l’Assemblée
nationale, l’intention de démissionner prochainement de sa fonction
pour se consacrer à la réorganisation de son parti, le Congrès
national, nouveau nom du Front national islamique.
Le régime a entrepris de désarmer par la force les milices et gardes du corps des chefs sudistes qui s’étaient ralliés à son plan de paix, aujourd’hui tombé dans l’oubli après une publicité fracassante. Sur le terrain, les troupes rebelles que leurs chefs avaient ralliées au régime se débandent petit à petit et vont rejoindre la SPLA. Du côté des Droits de l’Homme, on note la destruction
par bulldozer de 2 à 3.000 logements dans la banlieue de Khartoum
sous prétexte de planification urbaine et le parcage de leurs 15.000
occupants sudistes dans une zone éloignée, désertique
et sans ressources.
La vie à Khartoum est caractérisée par une certaine
pénurie des produits de grande consommation, alors que produits
de luxe et voitures neuves sont en vitrine, à des prix il faut le
dire, prohibitifs. Tous les salaires ont été augmentés
par décret de 27%, ne rattrapant cependant pas l’augmentation du
coût de la vie. Dans la capitale, le Soudanais moyen ne mange pas
à sa faim tout en consacrant à la nourriture la totalité
de son salaire.
Le front Est est stabilisé depuis plusieurs mois. Au Sud, une offensive d’envergure de la SPLA en direction de Juba, s’est vu contrée et n’a obtenu que des succès mitigés. A Nairobi, les principaux chef rebelles, John Garang et Kerubino s’accusent mutuellement de tentatives d’assassinat. En politique extérieure, le Président égyptien
Mubarak affirme que le gouvernement soudanais lui avait personnellement
révélé l’existence d’une usine d’armes chimiques non
loin de l’usine bombardée par les Américains.
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Fomalhaut
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