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Numéro 72 - octobre 1998
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Position de l'ambassadeur de France à Khartoum
| L’ambassadeur de France au Soudan, Michel Raimbaud, en poste
depuis quatre ans et dont le remplacement est toujours retardé faute
de candidat, a récemment entrepris des consultations avec des responsables
soudanais et des personnalités de l’opposition intérieure.
Il leur aurait indiqué la volonté de son pays de contribuer
à trouver une issue pacifique à la crise soudanaise. Il semble
que les autorités françaises veuillent tester le degré
d’acceptation pqr l’opposition intérieure soudanaise des nouvelles
règles institutionnelles que vient d’instaurer le régime
de Khartoum. Raimbaud aurait donc rencontré des représentants
du Democratic Unionist Party (DUP), du parti Umma et même
du Sudanese Communist Party (SCP). Ces concertations ont été
confirmées par un opposant indépendant, Ghazi Mohamed Suleiman,
au journal arabe Albayan du 21 octobre. Ghazi Suleiman aurait déclaré
à l’ambassadeur de français que pour sa part, il s’en tenait
à la plate-forme nationale* adoptée par l’opposition soudanaise
de l’intérieure comme de l’extérieur en juin 1995. Avocat
de profession, Ghazi Suleiman défend entre autres Salah Idriss,
l’homme d’affaires arabes du régime soudanais qui est propriétaire
de l’usine pharmaceutique détruite, en août dernier, par un
missile américain en représailles aux attentats à
la bombe contre les ambassades US de Nairobi et Dar es-Salaam.
Lettre de l’Océan Indien n°380 du 24
octobre 1998
Note de Vigilance Soudan * Cette plate-forme nationale a été adoptée
par les différentes composantes de l’opposition soudanaise réunie
à Asmara du 15 au 23 juin 1995. Cette déclaration reprend
en gros les principes énoncés par l’IGAD en mai 1994:
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