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Numéro 66 - avril 1998
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L’armée a tué 260 recrues dans un camp
d’entraînement
| C’est ce qu’affirme la radio de l’opposition soudanise dans une émission
du 10 avril:
“Selon des rapports de Khartoum, les autorités du “sauvage” Front national islamique ont perpétré le matin du vendredi 3 avril un massacre sanglant dont furent victimes 260 étudiants qui avaient été confinés de manière “haineuse et oppressive” dans la région d’Aylafoun, à l’ouest du Nil. Les premiers rapports indiquent que lorsque les autorités du camp furent approchées par les 2100 étudiants logés dans le camp pour obtenir la permission de visiter leurs familles et leurs relations à l’occasion de la fête du mouton, le commandant du camp refusa et menaça d’ouvrir le feu en cas de désobéissance. De bonne foi, les étudiants ne prirent pas ses paroles au sérieux. Ils quittèrent le camp par groupes. Une embuscade leur fut tendue sur le chemin et on leur tira dessus de tous les côtés. 120 étudiants moururent sur le champ alors que 140 autres furent noyés quand ils crurent que les eaux du Nil Bleu dont aucune barrière ne les séparait, étaient leur seule voie de secours. Les autorités entreprirent alors d’enterrer les corps au nombre de 260, dans une fosse commune au cimetière d’Al Sahafah au sud de Khartoum sous la garde de l’armée et des forces de sécurité qui avaient reçu des instructions strictes de barrer l’entrée du cimetière aux familles et aux amis des étudiants, de ne divulguer aucune information, etde ne faire aucune déclaration.” |
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Publié en anglais par “Middle East” 3199
du 13 avril et traduit par Vigilance Soudan.
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