• Le 27 mai, Béchir a été investi d’un nouveau mandat de cinq ans, après avoir été réélu par un scrutin, boycott et fraudes. Étaient présents deux officiels des NU, le chef de l’UNMIS (Sud Soudan) et un chef de la Minuad (Darfour), des chefs d’États africains, un ministre égyptien, deux premiers secrétaires des ambassades de Grande-Bretagne et de France. 124 ONG africaines avaient demandé à leurs 25 gouvernements de ne pas y aller. Les Occidentaux, en s’y rendant, ont affaibli leur position. Leurs ONG ont protesté.
• Les États-membres de « l’Initiative des eaux du Nil » sont le Burundi, la République Démocratique du Congo, l’Égypte, l’Éthiopie, le Kenya, le Rwanda, le Soudan, la Tanzanie et l’Ouganda. L’Égypte et le Soudan exceptés, tous furent d’accord. Depuis l’Initiative, des discussions assez calmes ont lieu.
• La CPI a demandé le 26 mai au Conseil de Sécurité, selon l’article 87 du statut de Rome, de prendre toute action jugée appropriée, car elle a pris toutes mesures pour que le Soudan obéissent à ses obligations, concernant Alhmed Haroun et Ali Kushayb sans effet (pas encore à propos de Béchir).
• L’Afrique du Sud a invité tous les chefs d’État africains à venir regarder le match de football de la Coupe du Monde chez eux, mais a prié Béchir de ne pas le faire: elle serait tenue de le remettre à la CPI.
• Khartoum a accepté de tracer avec des Sudistes la frontière entre Nord et Sud. Arrivé à ce point du problème, on n’en a plus de nouvelles. Est-ce arrêté ?
• Trois Soudanais ont été condamnés par le tribunal de Boulogne-sur-Mer à trois mois de prison avec sursis et trois ans d’éloignement du territoire, car a dit « Terre d’Asile », désespérée, on ne leur avait pas trouvé d’interprète. Ils étaient Bari.
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