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Numéro 151 - Novembre - décembre 2008
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Abyei/Sud Kordofan
Alors que se poursuivent en toute impunité les massacres et exactions de toutes sortes au Darfour, en dépit des gesticulations de la communauté internationale, International Crisis Group redoute que ne se profile un second Darfour dans la zone d'Abyei où tous les éléments d'une explosion générale sont présents. Les ennemis d'hier réunis dans un « gouvernement d'unité nationale » continuent à jouer la division en coulisses au Sud Kordofan dans le but de rallier à leur cause les électeurs appelés à s'exprimer en 2009. Les dispositions prévues par l'Accord de Paix de 2005 sont appliquées à contre-coeur, quand elles le sont, ce qui provoque colère et frustration au sein des communautés concernées, Arabes Misseriya et tribus Noubas. Le Sud Kordofan est un Etat artificiel récent créé par l'Accord de paix à partir du Kordofan occidental et des Monts Noubas. La non-application d'un protocole spécifique a provoqué depuis trois ans ressentiment et insécurité au point de réduire en cendres la ville d'Abyei en mai dernier. Les communautés antagonistes qui ont soutenu les partis rivaux restent profondément meurtries et divisées par des années de guerre, de tensions politiques et ethniques. Marginalisés par Khartoum, les Noubas ont rejoint le MPLS dans les années 1990. Les Misseriya et autres tribus arabes ont été par ailleurs soutenues et encouragées par Khartoum qui cherchait alors à établir une zone tampon afin de sécuriser à la fois le Nord et l'accès aux champs pétrolifères proches contre la rébellion sudiste, voire mener une guerre par communautés interposées contre les pays voisins. Khartoum utilisa alors une idéologie pan-arabe et pan-islamiste pour obtenir le soutien de ces arabes et promouvoir la division entre tribus Noubas et arabes. Aujourd'hui, ces mêmes tribus se sentent abandonnées par les commanditaires d'hier qui se sont servi d'elles comme monnaie d'échange pour assurer un accord de paix dont elles sont les dupes. Les promesses ne sont pas suivies d'effet : il n'y a ni paix ni retombées de la manne pétrolière. Les 2% des bénéfices pétroliers dont le Sud Kordofan devrait bénéficier ne sont toujours pas versés. Peu d'intérêt a été accordé au retour des déplacés, aux projets de développement et à la mise en place d'une administration intégrée. Des conflits provoqués par l'accès à la terre et le droit aux pâturages se sont soldés par des centaines de morts sans réaction aucune des autorités régionales ou nationales. Les tentatives de soutien du CN (Khartoum) et du MPLS aux arabes et aux africains cherchent à politiser les stratégies de développement dans la perspective des élections et attisent les tensions. Par ailleurs, ces populations sont fortement armées et Nord et Sud ont concentré leurs troupes dans cette zone.
Les Noubas reprochent à leurs alliés du MPLS de les avoir oubliés au cours des négociations afin de s'assurer l'accès au pétrole du territoire d'Abyei et garantir un référendum sur l'indépendance du Sud. Lors des discussions entre Nord et Sud sur le CPA, les Noubas souhaitaient négocier leur rattachement au Sud mais le MPLS, qui les représentait, a surtout mis en avant la défense de la culture et de l'identité Nouba au lieu de concrétiser des priorités politiques. Le MPLS accepta d'intégrer des partis du Kordofan occidental à majorité arabe dans le Sud Kordofan et de repousser les questions essentielles d'ordre politique et constitutionnel (sur l'autodétermination ou le nom de l'Etat) après les élections sans aucune garantie. De nombreux Noubas considèrent la dissolution du Kordofan occidental dans une nouvelle entité territoriale qu'ils estiment être leur Etat comme une poursuite de la politique d'arabisation menée par Khartoum contre les Noubas pendant la guerre afin d'opérer une transformation démographique et maintenir des tensions ethniques dans la région. Pour eux, augmenter le pourcentage d'arabes sur leur territoire permettra de diminuer leurs chances d'obtenir une représentation suffisamment forte lors de la prochaine consultation électorale. Beaucoup s'avouent vaincus devant la stratégie du CN d'établir une mainmise sur la région. Le recensement n'a pas tenu compte des difficultés rencontrées par les réfugiés et déplacés pour regagner leurs villages, ce qui sera un désavantage supplémentaire pour les Noubas.
Pour leur part, les Misseriya et autres tribus arabes se sentent trompées par les élites censées les représenter. Ils vivent la dissolution du Kordofan occidental et la redistribution du territoire comme une atteinte à leurs droits à la terre en même temps qu'un sentiment de perte d'appartenance à une entité administrative commune. Ils doivent à présent se battre pour exister à côté des Noubas. Ces tribus ont de tout temps été manipulées pour servir les intérêts du gouvernement central soucieux de se protéger contre les rebelles sudistes ou leurs sympathisants. Il a donc souvent été question de rappeler la fidélité à l'idéologie dominante, de souligner l'appartenance ethnique, religieuse (appel au jihad pour mobiliser les troupes face aux « infidèles » du Sud , des Monts Nouba ou du Nil Bleu). Si les Misseriya disent vouloir protéger l'unité du pays et soutenir le CPA, ils rejettent en revanche le Protocole d'Abyei et la dissolution de l'Etat du Kordofan occidental. Certains n'hésitent pas à avancer que le Parti du congrès national a surtout défendu ses intérêts au détriment des tribus. Les Misseriya n'hésitent pas à accuser le CN de les avoir « utilisés » pendant la guerre et de les oublier dès qu'un minimum de stabilité est atteint. Le CPA était sensé être suivi de projets sur le désarmement, la démobilisation et la réintégration mais les milices Misseriya n'ont reçu aucun soutien dans ce sens. Comme les chefs des milices se sentent abandonnés par le CN, le ressentiment à l'égard de Khartoum ne cesse de grandir et une étincelle pourrait facilement entraîner une explosion de violence de la part de milliers d'individus désoeuvrés et toujours lourdement armés. Le CPA n'est pour beaucoup qu'un leurre car la situation politique, sécuritaire et économique n'a guère évolué dans la région.
Les deux partis rivaux ont du mal à partager le pouvoir au sein du gouvernement d'unité nationale. Les mesures contenues dans le Protocole sur le conflit des Etats du Sud Kordofan, Monts Noubas et Nil Bleu ne sont toujours pas appliquées. Nul ne se préoccupe de paix et de réconciliation sur le terrain mais surtout de diviser les communautés pour s'assurer leur soutien lors des élections de 2009. Pour l'instant, et malgré quelques avancées, le CPA est un échec qui ne peut être pris pour modèle ailleurs, notamment pour régler le conflit du Darfour, surtout lorsque la volonté nationale et internationale font défaut. La situation est explosive au Sud Kordofan. Misseriya et Noubas sont conscients d'avoir été manipulés puis abandonnés et marginalisés par les partis majoritaires au Nord comme au Sud. Certains sont prêts à prendre les armes pour réclamer ce qui leur fut promis.
Pétrole
La recherche de l'or noir provoque des dégâts considérables dans le Sud. Des villages entiers ont été détruits pour faire place aux compagnies pétrolières qui prospectent le pétrole, des millions d'arbres ont été coupés et des centaines de milliers de personnes déplacées sans compensation. Des hommes politiques et représentants de la société civile issus des zones pétrolifères s'insurgent de voir tant de puits creusés dans leur secteur. Selon Gatkuoth Duop Kuich « ce qui s'est passé dans le Nord du Nil Supérieur est absurde. Les gens ont été chassés de leurs terres et personne n'a rien dit ». M. Kuich, député de Jonglei et président de la commission parlementaire sur les ressources naturelles au parlement du Sud, estime que les vingt ans de guerre civile ont montré que les compagnies pétrolières faisaient peu de cas de la vie humaine. Depuis les années 1980, le pétrole a été une cause majeure de la guerre qui a accentué la marginalisation du Sud. L'administration de Jaffer Nimeiri a violé l'Accord de paix signé en 1972 avec le Sud en refusant de rendre Abyei au Sud après qu'on y eut découvert du pétrole et fit assassiner les hommes politiques d'Abyei qui visitaient la région ce qui provoqua le soulèvement de 1981. Trois ans après la signature du CPA, Abyei est toujours en guerre. Lors d'une conférence récente à Juba, des participants sont originaires d'Abyei, dévastée en mai dernier, qui devra décider en 2011 si elle reste dans le Nord ou passe dans le Sud, ils viennent aussi du Sud Kordofan et du Nil Bleu qui devront choisir en 2011 s'ils veulent rester dans le nord ou rejoindre le sud, ils viennent de Jonglei où les compagnies explorent les terres des Noirs qui, il y a encore un an, devaient choisir entre soutenir la française Total ou la britannique d'un homme de cricket, White Nile. Ils racontent tous les mêmes histoires. A Jonglei, la méfiance de la communauté à l'arrivée de White Nile provoqua presque une guerre civile. White Nile sentant son emprise sur le block B lui échapper monta les habitants contre Total, ce qui fut facile. Pendant la guerre, Total dépensa 1,5 million de dollars par an pour renouveler ses droits d'exploitation alors que toute opération avait été suspendue dès le début de la guerre. Beaucoup considèrent cette fidélité comme une compromission inacceptable avec l'ennemi. Un an après que l'entreprise White Nile, discrètement enregistrée au Royaume-Uni, décida d'abandonner son contentieux avec Total, les anti Total se sont calmés mais la communauté a toujours les poches vides. Total a discrètement versé des sommes d'argent à l'Etat de Jonglei pour financer le développement mais « nous leur conseillons de nous procurer des documents juridiques authentiques et de respecter nos populations » a dit M. Kuich. Ascom n'a rien fait alors qu'ils forent une partie du Block B à Jonglei. Un rapport de la Commission européenne sur le pétrole au Soudan (ECOS) estime que les entreprises pétrolières n'ont jamais montré de compassion pour les victimes, ni tenté d'évaluer le niveau de souffrance et de destruction infligé à ses populations pour exploiter le pétrole. Les provinces de l'Unité et du Nil Supérieur ont subi les pires exactions de la part de Khartoum à une époque où nul ne s'intéressait à ce qui se passait dans ces régions. Dans Unité, la compagnie White Nile installa une entreprise en 2006 pour traiter le pétrole brut à base de soufre. Deux ans plus tard, des responsables dénoncent la mort d'au moins vingt-cinq personnes par contamination de l'eau par le soufre. Dans le nord du Nil Supérieur, on dénonce la destruction de villages entiers pour utiliser le sable sur lequel ils se trouvaient afin de construire des routes destinées à l'exploitation du pétrole. Les tombes des ancêtres ont disparu pour laisser place aux routes, ce qui horrifie les Dinka. Ces routes ont des passages pour l'eau totalement insuffisant. Elles partagent donc la région en zones désertiques et grands lacs. Rien n'en serait exploitable. Pas plus que les arbres, le sable n'a été payé à quiconque. Pour assurer l'accès aux champs pétrolifères, des dizaines de milliers de personnes ont été tuées, blessées, des femmes violées, des enfants enlevés. Beaucoup vivent dans des conditions épouvantables, certains dans les taudis minables autour de Khartoum, d'autres dans des centres tels que Bentiu. L'insécurité dans ces régions est considérable car les populations sont exaspérées d'avoir été déplacées sans compensation. Celles-ci réclament des écoles, des hôpitaux et des projets de développement. Il n'existe pas au Soudan de processus d'autonomie grâce aux revenus pétroliers car les communautés qui devraient en bénéficier ont été dépossédées de ces richesses et que la communication entre ces communautés, les compagnies pétrolières et le gouvernement est inexistante. Deng Chulol, député de Jonglei, souligne que la question du pétrole est longtemps restée un sujet tabou dont on ne pouvait parler ouvertement. Les hommes politiques redoutaient les compagnies pétrolières, les travailleurs sociaux n'osaient pas les défier car ils savaient qu'elles étaient soutenues par le gouvernement.. Ceci a permis aux compagnies de s'en tirer sans remplir leurs obligations alors qu'elles détruisent l'environnement, s'emparent des terres et des ressources qu'elles recèlent. Mais les hommes de loi issus des zones pétrolifères préviennent que ceci ne peut durer. Ils ont fondé un organisme indépendant afin de réguler les activités des compagnies pétrolières dans le pays en vertu de normes internationales en vigueur dans le domaine pétrolier. Sudan Oil Human Security Initiative est un groupe de pression représentatif de la communauté qui a des mandats séparés pour le Nord et le Sud. Le but est d'en faire aussi un partenaire de la Commission Nationale sur le pétrole qui représente à la fois le nord et le sud et a le dernier mot sur la question du pétrole au Soudan. Le gouvernement du Soudan s'est laissé allé à créer cet organisme seulement l'an dernier après avoir refusé pendant deux ans de peur de perdre le contrôle sur la gestion du pétrole (Daily Nation, 14/10/08) Sécurité Le GOSS a voté la première loi sur l'ALPS depuis la mise en place du gouvernement autonome du Sud. La loi stipule la constitution, la mission, les structures, l'exercice du pouvoir, les fonctions et les devoirs de l'armée. Le projet de loi précise que l'ALPS est une armée neutre soumise à l'autorité civile du Sud et dont la mission est de protéger le peuple et l'intégrité territoriale du Sud Soudan. La loi distingue nettement l'ALPS en tant qu'armée du Sud dirigée par son Commandant en Chef, le Président du GoSS, et le MLPS qui n'est qu'un parti politique. L'ALPS se divise entre forces actives -Terre, Air, Fleuves - et réservistes. Kuol Athian, ministre des Finances du GoSS a demandé au Parlement de voter un budget supplémentaire équivalent à 61% du budget militaire initial pour faire face aux dépenses excessives de l'armée. Il aurait besoin de 2,08 milliards de Livres soudanaises (980 millions de $) en plus des 3,4 milliards de Livres soudanaises déjà votés pour 2008. Ce budget peut être financé par les bénéfices pétroliers qui constituent 99% des revenus du Sud. Athian a précisé que le GoSS avait déjà dépensé 70% de son budget en juin. Nul n'ignore que le Sud s'arme massivement en prévision de prochains conflits. Le navire ukrainien intercepté en octobre par des pirates somaliens a permis de révéler que sa cargaison d'armements lourds, dont des tanks, était destinée au Sud Soudan malgré les dénégations du GoSS. Khartoum a convoqué les ambassadeurs du Kenya et d'Ethiopie pour protester contre l'importation illégale d'armements vers le Sud (ST, 15/10/08 ). La rallonge budgétaire a été approuvée le 23 octobre (ST, 24/10/08 ). Le GoSS a mis en place un bureau spécial placé sous le contrôle du ministère de l'Intérieur pour coordonner sa politique de contrôle des armes au sein de la population civile. Il s'agit de réduire le problème de l'insécurité dans le Sud dû à la prolifération des armes. Une somme de 5,4 millions de Livres soudanaises lui a été attribué ; l'ONU et les donateurs ont promis d'apporter leur contribution technique et financière. Ce bureau fera le lien entre les différents ministères et services de sécurité ainsi qu'avec le Nord et les pays voisins pour réduire l'importation illégale d'armes (!). La prolifération des armes multiplie les conflits tribaux et les tentatives de désarmement des populations civiles se sont jusqu'ici heurtées à une résistance impitoyable depuis 3 ans (ST, 31/10/08 ). Recensement
Les différents courants politiques sud soudanais pourraient rejeter les conclusions du cinquième recensement mené en avril. Une rencontre sur le dialogue Sud-Sud à Juba en novembre a permis de trouver un consensus pour soutenir que le Sud représente un tiers de la population jusqu'à ce qu'un recensement fiable soit effectué. Le GoSS avait manifesté son désaccord à la conduite du recensement trop précipité avec des milliers de déplacés et de réfugiés qui n'avaient pu rentrer chez eux, des questionnaires inapproriés notamment sur l'appartenance ethnique et religieuse, une période de l'année inadaptée en raison des pluies torrentielles interdisant l'accès à certaines zones, etc... les partis du Sud tiennent à maintenir le calendrier des élections générales et à revoir des projets des lois du gouvernement central non conformes à la constitution provisoire, notamment sur la sécurité nationale, la presse et les médias, le code de procédure pénale, le code civil, la loi sur le code pénal, les travailleurs et les syndicats (ST, 15/11/2008 )
Infrastructure routière
C'est une première : la route, carrossable par tous les temps, reliant Khartoum à Juba est enfin ouverte au trafic routier après avoir été fermée pendant plus de 20 ans de guerre. Ceci réduira considérablement les frais de transport des personnes et des marchandises qui, jusqu'à présent, étaient acheminées par avion. Un vol simple Khartoum-Juba coûte 200 dollars. Gabriel Changson Chang, ministre de l'Information, a annoncé qu'un projet de 400 millions de dollars était à l'étude pour développer le réseau routier entre Etats et en direction des pays voisins. Le ministère des routes et des transports envisage de relier le Sud Soudan et l'Ethiopie depuis les Etats du Nil Supérieur, Jonglei et l'Equatoria Oriental. Il est prévu de goudronner l'an prochain les routes reliant Juba à l'Ouganda et au Kenya. Ces projets vont faciliter la circulation des personnes mais aussi les investissements et les échanges commerciaux indispensables au développement du Sud (ST, 29/11/08 ).
Elections
Par la voix de son secrétaire général, Pagan Amum, le MPLS refuse de différer les élections nationales de 2009 reconnaissant que seule la commission électorale pourrait prendre une telle décision. Cependant, de nombreux obstacles se dressent à la tenue d'élections avant juillet 2009 : le conflit du Darfour, la révision de nombreuses lois notamment sur la presse et la sécurité, la démarcation définitive de la frontière entre Nord et Sud, le statut de la région d'Abyei, les difficultés de déplacement dûs à la saison des pluies (ST, 06/11/08 ). Une équipe d'experts de l'ONU a conseillé au GoSS de repousser à novembre 2009 ou début 2010 la tenue des élections nationales afin d'éviter les complications logistiques dues aux pluies. Depuis 1956, il est acquis que les élections se tiennent pendant la saison sèche. Il est évident que le retard accumulé pour voter la loi électorale et nommer la commission chargée des élections ne permet pas de respecter le calendrier prévu par le CPA. La loi électorale n'a été votée qu'en juillet dernier et la commission vient juste d'être nommée. La loi prévoit que les élections aient lieu six mois plus tard, or la commission n'aura jamais le temps de préparer les élections à l'échelle nationale avant le début de la saison des pluies. L'ONU propose de profiter de la saison sèche actuelle pour enregistrer les électeurs et organiser le vote en 2009-2010 . Le CN se dit prêt à organiser les élections selon le calendrier prévu tandis que des réticences s'expriment au sein du MPLS. Un mandat d'arrêt contre al Beshir pourrait influencer le calendrier électoral (ST, 30/11/08 ).
L'Armée de Résistance du Seigneur Une fois de plus, Joseph Kony ne s'est pas montré ce samedi 29 novembre malgré la promesse de signer l'Accord de paix avec Kampala. Il avait esquivé deux rencontres en avril et en mai alors que le document définitif était prêt, prétextant que les mandats d'arrêt lancés par la CPI étaient un obstacle à la paix dans le nord de l'Ouganda. Joachim Chissano, envoyé spécial de l'ONU pour les zones affectées par l'ARS et les membres de la médiation qui s'étaient rendus ce samedi à Ri Kwanba sur la frontière entre Soudan et Congo sont rentrés bredouilles à Juba. Chissano reste optimiste et espère que Kony pourrait se montrer le 30 novembre pour signer la paix, ce que Riek Machar a confirmé (ST, 29/11/08 ). Finalement, Kony est resté invisible et a fait savoir qu'il ne signerait pas tant que le mandat d'arrêt international lancé par la CPI n'était pas levé (ST, 30/11/08 ).
Elias |