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Numéro 147 mars - avril 2008
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ALPS : ex-Armée de Libération du peuple soudanais au pouvoir, CBA : Commission sur la frontière d'Abyei, FAS : Forces armées soudanaises, GoSS : Gouvernement du Sud-Soudan, MLPS : Mouvement de Libération du Peuple soudanais au pouvoir, PCN : parti du Congrès national, au pouvoir, Uji : Unité jointe intégrée, UNMIS : force NU au Sud.
Elias En dépit des accords de décembre 2007 qui ont permis au MPLS de rejoindre le gouvernement d'unité nationale, plusieurs points litigieux restent à concrétiser pour l'application du CPA : le statut d'Abyei, la délimitation de la frontière nord-sud, la réalisation du recensement, le redéploiement des troupes, les problèmes d'insécurité. Recensement Après avoir été remis plusieurs fois, le cinquième recensement devrait enfin se dérouler du 15 au 30 avril. Il devrait fournir des données pour mettre en place les services et des structures de développement, organiser les circonscriptions en vue des prochaines élections et apporter une évaluation plus affinée de la population afin d'établir un partage des richesses plus équitable. Or, le PCN a fait traîner sa mise en place par un gel des fonds nécessaires à sa réalisation comme pour retarder les élections. Lors des discussions de décembre 2007, le PCN a accepté de débloquer les fonds. Cependant des obstacles demeurent : la frontière nord-sud inexistante, l'insécurité dans les Etats de l'Unité, de Jonglei et du Sud-Kordofan, la formation des enquêteurs et les problèmes de logistique, la distribution du matériel, l'absence de routes et la saison des pluies. La commission du Nord a renvoyé des employés trop curieux sur sa stratégie, celle du Sud aurait tendance à exagérer les chiffres pour grossir les budgets que le Nord rechigne à lui envoyer. La commission du Sud estime que son budget a été sous-évalué et réclame six millions de dollars supplémentaires qu'elle justifie par des déplacements en avion vers des régions inaccessibles en véhicule ou en bateau (ICG, 13/03/08 ). Le retard pris pour le recensement, le vote de la loi sur les élections nationales signifie que le calendrier électoral est déjà compromis. Des points litigieux demeurent : le gouverneur de l'Etat des Lacs a prévenu qu'il boycotterait le recensement si l'appartenance ethnique n'est pas mentionnée afin de savoir qui est véritablement Sud Soudanais et, par conséquent, apte à voter lors du référendum de 2011.
Retour des déplacés et des réfugiés Ces derniers se pressent de rentrer pour participer au recensement. La terre des ancêtres est un lieu sacré vers lequel déplacés et réfugiés retournent naturellement car là se trouvent leurs racines que nul ne peut leur contester : la terre appartient au clan qui la gère et la distribue selon la coutume, elle ne se négocie pas, on ne la vend pas aux étrangers et toute occupation imposée est considérée comme une déclaration de guerre. Au terme d'âpres discussions sur la propriété foncière dans le cadre du protocole de Naivasha en 2002, le MPLS défendit sa position selon laquelle la terre appartient à la communauté et non au gouvernement alors que Khartoum estime que le gouvernement est propriétaire et peut expulser qui bon lui semble à tout moment. Ces positions aboutirent à une impasse jusqu'à ce qu'il fut décidé que chacun appliquerait ses principes sur son propre territoire (ST, Community Land, 08/03/08 ). Depuis 2005, 169 000 réfugiés et 1.9 million de déplacés ont pu regagner leurs villages. 260 000 réfugiés souhaitent rentrer au Sud-Soudan. Les problèmes ne manquent pas à l'arrivée : manque de services, surtout sanitaires et éducatifs. Le HCR a lancé un appel pour financer en 2008 ses opérations de rapatriement et de réintégration de 80 000 réfugiés dans le Sud pour une somme de 63 millions de dollars US.
Tracé de la frontière nord-sud Ceci aurait dû être fait dès 2005. Une commission sur la frontière nord-sud se mit en place en 2007. Aujourd'hui la non-existence de la frontière a des conséquences à tous les niveaux, sur le partage des richesses pétrolières puisque la plupart des puits se trouvent le long de la frontière, mais de quel côté ? Les fonds nécessaires au travail de la commission viennent d'être débloqués à la suite des accords Nord-Sud de décembre. Or la commission n'a toujours pas remis son premier rapport à la présidence en février comme prévu. Sans frontière précise, le recensement ne pourra se dérouler normalement. Définir le tracé risque d'être gêné par l'insécurité le long de la frontière. Le rapport de la commission ne manquera pas d'être contesté en raison de l'impact qu'il aura sur le partage du pouvoir et des richesses. Le PCN s'y opposera car il a tout intérêt à retarder le tracé définitif d'une frontière nord-sud qui lui ferait perdre d'importantes ressources pétrolières et autres richesses naturelles: il considère qu'il a déjà beaucoup perdu par la faute d'étrangers qui ont élaboré le rapport de la commission sur la frontière d'Abyei.
Redéploiement des forces L'ALPS et les FAS auraient dû regagner leurs territoires respectifs le 9 juillet 2007 et les Uji, assurer la sécurité le long de la frontière nord-sud. Après plusieurs échecs, le redéploiement fut fixé au 9 janvier, les unités jointes étant déployées dans les zones pétrolifères. L'ALPS se plaignit mi-janvier que des troupes des FAS restaient encore au sud de la frontière et celles qui l'avaient franchie ne s'étaient pas éloignées de 10 à 20 kilomètres règlementaires. L'ALPS fut priée de s'éloigner au sud de la rivière Kiir vers Aweil. (ST, 21/01/08 ). L'hésitation à quitter ses positions provient des doutes suscités par l'efficacité des forces jointes où ALPS et FAS n'y sont pas encore véritablement intégrées, qui manquent de commandement et doctrine militaire uniques. L'insécurité le long de la frontière est permanente surtout près d'Abyei et du Sud Kordofan. En l'absence de frontière, chaque partie peut jouer sur un espace non encore délimité.
Insécurité La région d' Abyei reste très instable, une zone tampon surnommée le « Cachemire soudanais » au coeur des rivalités entre Nord et Sud. La commission sur la frontière d'Abyei (CBA) composée d'experts internationaux a rendu ses conclusions le 14 juillet 2005, aussitôt rejetées par le PCN mais acceptées par le MLPS. Abyei n'a ni statut ni administration depuis janvier 2005. Les USA ont proposé de se joindre à la Chine et à l'Arabie Saoudite pour aider les deux parties à proposer un contrat global afin de sortir de l'impasse sur la délimitation de la frontière d'Abyei et le tracé définitif entre Nord et Sud. Devant ce vide, le MLPS a nommé en janvier 2008 un administrateur à Abyei, Edward Lino, que le PCN vient de désavouer le 30 mars arguant que seul le Président peut nommer cette instance en vertu du CPA et de la Constitution nationale et que toute autre décision nuit au CPA. Lino aurait déployé les forces de l'ALPS au nord de la ville d'Abyei. Les Misseriya ont bloqué les routes menant à Abyei et créé le Front de Libération d'Abyei en février annonçant la création du nouvel Etat du Grand Bahr Al-Arab avec Abyei pour capitale dirigé par Mohamed Omer al-Ansari en réponse à la nomination de Lino. Des combats à Meirum dans le nord du Bahr al-Ghazal ont fait au moins 70 morts entre ALPS et Misseriya poussant Salva Kiir à parler d'une reprise possible de la guerre (Gurtong/IRIN, 04/03/08). Des Misseriya regrettent le silence du PCN entravé par l'opinion internationale. Ils pensent que le PCN préfère qu'ils combattent à sa place pour faire obstacle au CPA. Les premiers heurts ont porté sur les droits de passage et remontent à novembre 2007 lorsque des pasteurs Misseriya descendaient vers le Sud avec leurs troupeaux et en furent empêchés par l'ALPS qui tentaient de les désarmer. Ils estiment qu'ils doivent défendre ces droits qui s'étendent au sud du Bahr al-Arab – surtout si Abyei opte pour l'indépendance en 2011 - et que la frontière décidée par le CBA est irréaliste. Deux communautés antagonistes sont condamnées à coexister : les Ngok Dinka, largement représentés dans le MPLS et soutenus par l'ALPS, et les Misseriya, soutenus par le PCN. Salva Kiir a demandé à l'ALPS de respecter les droits de passage. L'intransigeance du Nord est motivée par les ressources en pétrole de cette région. Les principales réserves se trouvant dans le Sud, le Nord a tout intérêt à retarder le tracé de la frontière qui l'obligerait à partager les bénéfices de cette manne s'il acceptait les frontières déclarées par la CBA qui regroupe trois puits majeurs dont les revenus ont atteint 1,8 millard de dollars de 2005 à 2008. La résolution de la crise d'octobre 2007 n'a pas exigé que le Nord applique le protocole d'Abyei ou reconnaisse les conclusions de la commission sur la frontière: ce problème a été transféré vers la présidence. Le MLPS espérait que ce point litigieux serait réglé avant le 9 janvier 2008 . Les combats dans la région pourraient déclencher des hostilités d'une ampleur nationale. La mission des Nations Unies (UNMIS) n'a pas le droit de se déplacer au nord d'Abyei et a subi le contre-coup de plusieurs assauts depuis décembre 2007. Il semble qu'il y ait des éléments parmi le PCN et les Misseriya qui utilisent la violence pour obliger à renégocier le protocole d'Abyei ou provoquer l'échec du CPA. Or des chefs Misseriya et Ngok Dinka travaillent ensemble pour la paix et éviter une escalade du conflit. La communauté internationale devrait faire comprendre au PCN que la solution du conflit passe par le tracé des frontières d'Abyei. Le rapport de la CBA doit être définitif.
Afin de lutter contre l'insécurité, le Sud a le projet de désarmer les populations civiles afin de laisser aux services de sécurité compétents la responsabilité du maintien de l'ordre. Les 50 représentants de la société civile (groupes de jeunes et de femmes, Eglises, médias, associations pour la paix) venus des dix Etats du Sud, réunis à Juba du 11 au 13 mars, se sont inquiétés que les armes rassemblées précédemment n'aient pas été stockées en lieu sûr et soient retombées entre les mains de civils : ils lancent un appel pour que les armes recueillies soient désormais détruites. Le Bureau pour le contrôle des armes et la sécurité civile a été créé pour travailler en étroite collaboration avec Riek Machar. Dans l'Equatoria Central, il a martelé qu'il fallait sortir de « la culture des armes » préjudiciable au bien-être de la communauté. Il a rappelé que seules la paix et la sécurité pouvaient faire accéder le Sud au développement en attirant les investisseurs. Wau est devenue une zone libre de toute arme avec l'aide efficace des Uji.
D'un point de vue stratégique, celles-ci servent les zones non sécurisées et répondent aux besoins avant le référendum de 2011 Elles sont un symbole d'unité nationale pour bâtir la confiance entre les ennemis d'hier et fonder la future armée nationale si le référendum devait consacrer l'unité du pays. Les Uji servent de test pour mesurer l'engagement des deux parties à appliquer le CPA. Pour l'instant, les Uji ont peu de succès à leur actif car les problèmes persistent : le retard de leur déploiement, les difficultés à intégrer les autres groupes armés, l'absence de commandement cohérent et de contrôle de ces unités et une formation intégrée inexistante. Elles sont chargées de la surveillance des zones pétrolifères dans les Etats de l'Unité et du Nil Bleu, ce qui permet à l'ALPS de maintenir sa présence dans ces zones hautement sensibles. Idem pour le PCN dans le Sud. Les Uji se heurtent à cinq obstacles pour exercer leur fonctions : leur déploiement devait être achevé le le 9 octobre 2006, or il n'atteint que 86% le 11 mars 2008. Seule la brigade indépendante de Khartoum fonctionne normalement. La sélection des membres des Uji pose problème: il apparaît que beaucoup proviennent d'autres groupes armés et non directement des FAS ou de l'ALPS comme le prévoit le CPA. Les parties s'accusent mutuellement d'utiliser les Uji comme fourre-tout pour tous les groupes et milices armés non intégrés aux forces officielles respectives. L'ALPS s'est plaint auprès de l'UNMIS que les Forces de Défense du Sud Soudan (FDSS) qui ont soutenu les FAS pendant la guerre civile (notamment à Malakal) rejoignent les Uji sans être d'abord intégrées dans les FAS. Lors d'un accrochage à Malakal en novembre 2006, les membres de la Uji se sont battus entre eux. L'envoyé de l'ONU Jan Pronk souligna que dans ce cas les Uji étaient une force de division et non d'unité. Les Uji n'échappent pas aux tensions ethniques notamment parmi les membres de l'ALPS. Enfin, l'entraînement des Uji est inexistant, en raison de l'absence de fonds nécessaires et d'une méfiance réciproque pour former ces unités à une discipline et une éthique communes. Un groupe de soutien a été mis en place en novembre avec les pays donateurs sous l'égide de l'UNMIS pour coordonner l'aide internationale pour la formation notamment. Pour l'instant, seul le Royaume-Uni s'est engagé à apporter son soutien financier. L'insécurité d'Abyei est exacerbée par l'entrée soudaine de 222 soldats puissamment armés à bord de sept Toyota et quatre camions bourrés d'armes : ils sont installés dans une école en plein centre-ville (Reuters, 02/04/08 ).
L'administration pénitentiaire, destructurée après plusieurs décennies de guerre, doit être réformée avec l'aide de l'ONU et de plusieurs organismes internationaux afin d'établir une véritable formation du personnel qui puisse répondre aux besoins des prisonniers, parmi lesquels on trouve femmes, enfants et malades mentaux. Un mort et trois blessés à la prison de Rumbek au cours d'une mutinerie. Le programme de développement des NU a commencé de rénover ce bâtiment vétuste qui date de l'époque coloniale. Pour réduire le nombre de prisonniers, le gouverneur a jugé plus de 3000 affaires pour vols et meurtres. On apprend que la prison abrite des dizaines de condamnés à mort. Dans le cadre du Traité d'Ottawa ratifié en 2003 par Khartoum, Juba s'apprête à détruire 5.000 mines antipersonnel fin mars. Développement et pétrole En décembre 2007, le PCN s'est engagé à une « gestion entière et transparente » du secteur pétrolier et a relancé la Commission nationale sur le pétrole. Bien que membre de cette commission, le MLPS a toujours noté le flou des chiffres sur les profits du pétrole. Comme il était exclu des aires de production et du marketing, il ne pouvait savoir combien de pétrole était vendu et à quel prix, encore moins quelles ristournes on accordait au PCN. Le Sud n'avait d'autre choix que d'accepter les comptes du PCN et la part qui lui revenait d'autorité. L'accord de décembre permit au Sud de pénétrer sur les lieux de production et de contrôle ainsi que sur les lieux décisionnels et de marché. Ces changements permettraient au GoSS de confirmer les chiffres de production, les pourcentages d'exportation et les bénéfices réalisés. En dépit des engagements pris, le MLPS n'a toujours pas accès aux contrats et zones d'exploitation et la Commission nationale sur le pétrole ne s'est pas réunie depuis un an. En février 2008, les revenus du pétrole ont atteint 397.78 millions de dollars répartis entre 239.30 millions de dollars pour le Nord et 158 millions de dollars pour le Sud; le sous secrétaire d'Etat aux Finances, Hafiz Atta Al Manan, a déclaré que le Sud avait reçu en tout 166.78 millions de dollars en février. Lors de sa visite au Caire en février, Salva Kiir a invité les Egyptiens à participer à la reconstruction en reprenant les travaux du canal de Jonglei abandonné en 1983 pour cause de guerre. Il est destiné à réguler le cours du Nil en permettant le flux de 4,7 millions de mètres cube par an. Ce projet pourrait soulever l'hostilité des populations locales qui pourraient se voir déplacées.
Corruption Lors du cinquième Forum des gouverneurs à Juba, Salva Kiir a déclaré la guerre contre la corruption. Il a reconnu que des individus touchaient deux ou trois salaires, protégés par de hauts fonctionnaires amis ou membres de la famille. Salva a promis que les profiteurs seraient poursuivis et punis et que les sommes détournées devraient être rendues. S'adressant aux gouverneurs, il s'est insurgé contre les comptes en banque de certains hauts responsables. Le gouverneur de l'Etat des Lacs, Daniel Awet Akot, a décidé de dénombrer ses fonctionnaires. Il les a convoqués pour une journée entière au secrétariat général avec ordre d'y rester jusqu'à 17h30, toutes les issues étant bouclées. Il s'agissait de comptabiliser les employés fantômes qui se contentent de toucher leur salaire. Avec les coupes budgétaires décidées par le GoSS et le numerus clausus fixé à 5000 fonctionnaires par Etat, l'Etat des Lacs qui en compte 7000 doit envisager de licencier. En outre le gouverneur prévoit de renvoyer en juin 3800 individus. Nombre d'entre eux devrait prendre leur retraite lorsque le ministère des Finances aura achevé son plan sur les pensions (ST, 28/03/08 ).
ARS = échec momentané ? Après de nombreuses hésitations, l'accord de paix entre l'Ouganda et l'ARS semble sur le point d'être signé. Prévu tout d'abord le 28 mars, la date vient d'être reportée au 3 puis au 10 avril sur la demande de Joseph Kony (Reuters, 01/04/08 ) qui se refuse à se rendre à Juba tant que les mandats d'arrêt de la CPI lancés en 2005 à l'encontre des responsables de l'ARS ne sont toujours pas levés. Il est donc prévu qu'il signe l'accord de paix en pleine brousse à Ri-Kwangba, à la frontière du Soudan et du Congo, et que les autorités ougandaises se rendront ensuite à Juba pour la signature. Les négociateurs ougandais se disent frustrés de ne pas rencontrer Kony lors de la signature. On pense qu'il se trouve aujourd'hui en République centrafricaine (ST, 29/03/08 ). La levée des mandats d'arrêt de la CPI a été au coeur des négociations de paix ces dernières semaines. Alors qu'il avait saisi le conseil de sécurité de l'ONU pour enquêter sur les atrocités commises par l'ARS depuis 20 ans dans le nord de l'Ouganda, le président Museveni estime aujourd'hui que son pays est apte à mettre en place des tribunaux spéciaux. Les populations directement affectées par ce conflit préféreraient une solution locale fondée sur la justice traditionnelle ( mato oput ), destinée à réintégrer le coupable au sein de la communauté au lieu de l'exclure. Pour l'ARS et ses sympathisants, la CPI est perçue comme une juridiction occidentale néo-coloniale. Les procureurs veulent savoir comment l'Ouganda envisage de mettre en place les tribunaux spéciaux, qui les dirigera, l'origine du financement et comment les crimes seront définis. Le président ougandais Museveni a déclaré à la BBC qu'il ne livrerait pas Kony à la CPI ainsi que ses deux adjoints puisque les mécanismes de la justice de son pays combinés à la justice traditionnelle pouvaient s'en charger. Mais Joseph Kony ne s'est as présenté au lieu de rendez-vous prévu. Il vient de dissoudre l'équipe de négociateurs, s'est plaint de tout, a tout stigmatisé- on a découvert que la personne en charge des négociations David Mastanga ne lui a pas remis la lettre qui lui était destinée. Il vient d'être arrêté.
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