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Numéro 146 janvier - février 2008
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Avec l'arrivée des troupes internationales, les travailleurs humanitaires redoutent la confusion. Il y aura des troupes NU en uniforme sans armes avec le logo NU, elles s'appellent Minurcat et sont chargées de former la police et de renforcer l'infrastructure judiciaire ; elles se déploieront à l'intérieur des camps de déplacés (250 000) et de réfugiés (140 000) et escorteront les humanitaires. Il y aura des troupes européennes Eufor armées avec le logo UE, qui dépendent aussi du Conseil de Sécurité ; une partie de leur mandat est d'empêcher les incursions armées dans la région et de protéger la Minurcat. Il y a encore, selon les accords franco-tchadiens, un millier de soldats français de la force Epervier, présents depuis deux décennies pour soutenir le régime (notamment par les renseignements militaires) ; ils porteront le même uniforme que les hommes de la force européenne mais avec un logo français. Les troupes internationales doivent avoir un haut degré de coopération avec le la Force hybride du Darfour. Le déploiement des forces, prévu en novembre, fut retardé faute d'équipement et d'argent. La France, qui a beaucoup poussé à l'affaire, s'est engagée à fournir 2000 des 3000 soldats nécessaires, 500 hommes en support logistique avec 10 hélicoptères, un radar de contrôle aérien et 5 drônes d'observation. Elle est sur-représentée dans la force Eufor, ce qui entraîne un soupçon de partialité qu'elle aurait voulu éviter. L'Union Européenne a ordonné, le 28 janvier, de mettre en oeuvre cette force, commandée par le général irlandais Nash depuis Paris et par le général français Ganascia sur place. 03 02 Les rebelles tchadiens, soutenus par le Soudan, attaquent leur capitale, Eufor n'arrive pas le 8 février pour cause d'insécurité.
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