Numéro 146 janvier - février 2008

 

POLITIQUE INTERIEURE

 

CN et MLPS sont tombés d'accord pour unifier leurs positions à l'égard du Darfour. De quelle manière ? C'est l'inconnue totale.

Le procès contre 30 accusés de tentative de coup d'Etat et d'assassinats politiques fut repoussé quand Moubarak el Fadl, leader du Mouvement Umma pour la Réforme et le Renouveau, accusé d'en être l'instigateur, fut relâché pour manque de preuves. Les autres, défendus par des avocats célèbres, ont été détenus sans charges de juillet à novembre ; l'accusation montée contre eux inclut la guerre à l'Etat et des relations avec des Etats ennemis, crimes qui peuvent être punis de mort ; certains disent avoir été torturés. Des familles se plaignirent que la police les empêchât d'entrer dans la Cour en lâchant leurs chiens sur eux (Reuter 17 12). Interdiction fut faite aux média d'en discuter. Béchir « pardonna » aux 30 accusés par esprit de « réconciliation nationale » .

  Pour la première fois, Béchir rencontra le secrétaire général du Parti communiste soudanais. Ils s'accordèrent sur l'importance des processus de paix en cours au Soudan. Béchir souligna que ni le CN, ni le MLPS n'étaient d'accord sur un mécanisme national qui pourrait modifier le CPA. Le communiste marqua son mécontentement sur les pratiques anti-constitutionnelles des services de sécurité. Un comité fut établi (ST 19 12).

A l'occasion de l'Aid, Mohamed Osman el Mirghani, président du Parti unioniste démocratique et de l'Alliance nationale démocratique, insista au Caire sur la nécessité d'une conférence nationale pour parler des problèmes du Sud et du Darfour (Xinhua).

Bishri, dernier fils de Sadiq al Mahdi, le chef du parti d'opposition Umma, est entré dans les services de sécurité et de renseignements. Pas de commentaires des principaux leaders, en tournée à l'étranger. Pour certains membres de l'Umma, ce fut avec l'accord de son père qui dialogue avec Béchir. Il s'attendent à ce qu'un groupe de « l'armée Umma », qui rentra au Soudan en 2001, intègre l'armée soudanaise. Cela amènera probablement une sécession au sein de l'Umma dont le principe était la non participation au gouvernement, excepté après des élections libres.

 

 

 

 

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