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Numéro 145 novembre - décembre 2007
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POLITIQUE INTERIEURE
Salva Kiir déclara aux Etats-Unis qu'il préférait parler au Congrès National (CN) qu'aux autres partis, ce qui les fâcha si leur but est véritablement de faire tomber le régime. L'Umma et l'Alliance Nationale Démocratique (AND), -le MLPS excepté-, dirigée par le DUP, regrettent que le CPA n'ait été négocié qu'avec le CN. Trente-six organismes, partis politiques de l'AND, ONG du Nord et sept personnalités indépendantes, écrivirent un mémorandum sur la crise du CPA. Sans mentionner les négociations du Darfour, ils souhaitent qu'une conférence nationale s'intéresse à tous les problèmes du Soudan particulièrement des régions marginalisées. La communauté internationale, disent-ils, est pleine d'une bonne volonté généreuse en pressant à la paix et en donnant une aide humanitaire. Cependant pour être plus efficace dans l'établissement de la paix, elle doit se familiariser avec la situation soudanaise. On ne dit pas en termes plus aimables que les négociations libyennes ne valent rien. Al Mahdi, chef du parti Umma parla de l'impasse où sont CN et MLPS. Il vient de rencontrer Béchir. Il appela à nouveau à une conférence constitutionnelle incluant tous les partis. Osman el Mirghani, président du Parti Démocratique Unioniste (DUP) d'opposition et de l'AND, qui signa avec Khartoum l'accord du Caire non respecté, annonce son retour au Soudan. Il est opposé à la venue de forces étrangères au Darfour. Béchir souhaite une alliance tripartite avec le MLPS et lui, pour les élections.
Mubarak el Fadl leader du parti Umma Réforme et renouveau, Al Mohammed Hassanein du DUP et 23 autres personnes furent arrêtées il y a quatre mois, souvent torturées pour des accusations changeantes. La Sécurité s'oppose aux renseignements militaires sur leur culpabilité. Quinze jours après, les deux hommes entamaient une grève de la faim pour être relâchés ou inculpés. Ils apprirent qu'ils étaient inculpés sans être présents, conformément à la loi. Ils ignorent les charges. On intima l'ordre aux journalistes de ne pas parler de cette affaire, ils n'obéirent pas à cet ordre illégal. Le 1 12 Mubarak était le seul à être libéré. |