|
Numéro 143 - juillet _ août
2007
|
SUD-SOUDAN
Problèmes en suspens
Coopération de Mariam Bibi Jooma Insitut d'Etudes de Sécurité Le militaire Quarante pour cent du budget du gouvernement du Sud-Soudan iraient à l'armée.
Le judiciaire Le Sud-Soudan manque de personnel juridique et judiciaire compétent. Moins de 150 personnes ont les qualifications nécessaires, y compris les juges, les avocats, et les deux procureurs. La grande majorité d'entre eux sont qualifiés en arabe, dans le système légal de la charia qui ne s'applique pas au Sud. Le personnel compétent est le plus souvent employé par Khartoum au gouvernement central, où il représente le Sud, aux NU, ou par les ONG. La loi statutaire s'oppose aux lois coutumières, dont l'application se limite aux villages selon le nombre de leurs habitants, que modifiera le retour des déplacés.
Recensement Depuis 1956, le Soudan en a fait quatre, mais le dernier (1993) est inutilisable : le Sud en guerre, n'a pas été pris en compte. Les indications manquent donc pour le partage du pouvoir et des richesses, pour les élections et le référendum. L'accord de paix (CPA) prévoit un recensement avant juillet 2007 et des élections avant fin 2008. Une Commission du Sud-Soudan pour le recensement, les statistiques et l'évaluation (SSCCSE) est installée à Juba et un Bureau Central de Statistiques au Nord. Les fonds fournis par le Gouvernement d'Unité sont insuffisants (9,2 millions $ au lieu de 14 millions $ pour 2006). Le Sud devrait avoir accès à la cartographie satellite et il manque d'équipements et de véhicules. Le coût de la vie y est plus cher qu'au Nord. Le personnel qualifié ne se contente pas de 15 $ par jour; il en obtient plus des NU et des ONG. De plus, le recensement dépend de la sécurité. Enfin le bureau de recensement a brûlé. Il pourrait obtenir à nouveau les informations reçues des régions. Mais surtout, la Commission des frontières Nord Sud, qui a commencé sa revue des cartes de la région, n'avance pas en raison de la mauvaise foi du Congrès National.
Elections La situation au Darfour s'ajoute à celle du Sud pour empêcher totalement le recensement et donc les élections. On attend la loi électorale qui attend la Commission de révision de la Commission électorale. La loi devra décider le système de représentation, proportionnel ou majoritaire. Elle devrait aussi décider si les millions de personnes de la diaspora pourront voter. Les partis d'opposition dont l'Alliance Nationale Démocratique (AND) ont fait part de leur mécontentement sur le projet de loi présenté en janvier, qui prévoit la dissolution de tout parti contraire au CPA. Rappelons que l'AND est opposée au vote d'autodétermination du Sud. |