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Numéro 143 - juillet _ août
2007
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DAR FOUR
Une Solution pour le Darfour
Lettre adressée à la réunion de Paris du 25 juin
Human Rights Watch 25 06 07- Résumé
Le 12 juin à Addis-Abeba, après quatre ans de crimes commis au Darfour et de nombreux mois passés à bloquer la mise en place d'une mission de paix efficace dans la région, le gouvernement soudanais a accepté une force hybride UA/NU de 19 000 hommes. Cet accord est bienvenu mais ne peut être tenu pour acquis. Ne présumons qu'il entraînera ni la cessation par Khartoum des violations des droits de l'homme et du nettoyage ethnique, ni les responsables de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité à être traduits devant la justice. Khartoum est passé maître dans l'art de revenir sur ses pas et la pression internationale n'a jamais été suffisante pour mettre fin à ses méthodes brutales contre l'insurrection. Il s'est senti conforté par une importante augmentation des revenus du pétrole.
Ces derniers ont servi à financer les abus militaires au Darfour, recruter, armer et payer les janjawid. Pour les en empêcher, le Conseil de Sécurité des NU devrait introduire un fonds d'investissement pétrolier obligatoire, comme le proposent Aegis Trust et HRW. Les exportations se poursuivraient sans interruption, assurant la continuité pour les clients, comme la Chine. Contrats et concessions seraient conservés et les revenus pétroliers seraient placés dans le fonds d'investissement, loin des militaires soudanais. Les produits du fonds seraient disponibles pour que le gouvernement du Soudan finance des projets de développement ou humanitaires, pour être distribués au gouvernement du Sud-Soudan selon les répartitions de l'accord de paix et utilisés comme indemnisation pour les victimes du Darfour. Les opérations liées au fonds cesseraient quand le gouvernement du Soudan aurait accepté le déploiement complet de la force hybride, l'arrêt des attaques de civils, le désarmement des janjawid, l'accès sans entraves des agences humanitaires et des médias, la coopération avec les NU et la Cour Pénale Internationale.
Contrairement à ce qui s'est passé en Irak avec le programme « pétrole contre nourriture », .....tous les revenus pétroliers payables au Fonds seraient administrés par une institution financière internationale indépendante, soumise a des audits périodiques indépendants sur tous les fonds reçus et dépensés, et impliqueraient un groupe restreint d'acheteurs de pétrole. Un Fonds pour le rétablissement du Darfour ferait peser sur les dirigeants du Soudan des mesures efficaces afin qu'il cessent leur mise à mal des droits de l'homme au Darfour, tout en respectant les besoins humanitaires du peuple soudanais et le besoin de sécurité énergétique des acheteurs de pétrole. |