Numéro 142 - mai - juin 2007


 

Armée de Résistance du Seigneur (ARS)

Les pourparlers s'étaient arrêtés en janvier dans la méfiance et les accusations de violations du cessez-le feu. L'association catholique italienne San Egidio est intervenue pour une semaine de négociations informelles sur la côte kenyane où « des progrès significatifs » ont eu lieu. Importante aussi fut l'intervention du négociateur des NU, Joaquim Chissano, ancien président du Mozambique. Une armistice de deux mois a été signée le 14 avril, dans les embrassades générales. Le chef rebelle Kony était présent ainsi que le chef négociateur ougandais. Les rebelles ont six semaines pour s'assembler à Ri-Kwangba sur la frontière de la RDC. Leur sécurité est la responsabilité du gouvernement sud-soudanais qui déploie des hommes d'élite, munis de walkies-talkies et d'armes automatiques Ils auraient été entraînés par l'armée américaine. Le problème principal est que les chefs de l'ARS sont inculpés par la CPI, que le gouvernement ougandais ne veut pas lui demander d'arrêter les poursuites avant une signature et que les rebelles ne veulent pas sortir de leurs caches avant l'abandon des poursuites par la CPI.

Les pourparlers ont repris avec Riek Machar comme chef médiateur et des co-médiateurs de RDC, Kenya, Afrique du Sud, Tanzanie et Zambie ainsi que de Chissano. Peu après, les rebelles abandonnaient leurs demandes d'une réforme constitutionnelle, et l'Ouganda acceptant d'admettre les rebelles dans l'armée.

Depuis, selon les NU, Kony est à Ri-Kwangba et les médiateurs doivent s'y rendre pour les pourparlers avec lui.

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