Numéro 142 - mai - juin 2007

 
 

SUD-SOUDAN

Sécurité

Les mines anti-personnelles (IRIN)

Les armes se sont tues mais les explosifs restent. Les responsables du déminage, l'UNMAO, la commission du Sud-Soudan pour le déminage, ont demandé aux armées l'emplacement de leurs mines, elles l'ignorent. Les habitants connaissent souvent les zones, ce qui n'est pas le cas des déplacés de retour. Jusqu'à présent, plus de 8 millions de mètres carrés ont été nettoyés, 2293 mines anti-personnelles et 1163 mines anti-char, détruites.

Le gouvernement du Sud-Soudan veut que les routes soient les premières à être déminées, ce qui n'est pas le cas de tous les civils. Beaucoup de terres agricoles et de points d'eau ne peuvent être utilisés. Au cours des cinq dernières années, 2390 accidents dus à de mines ont été rapportés. Beaucoup ne le sont pas encore. La Croix Rouge et le Croissant Rouge fournissent des prothèses destinées aux victimes, comme à celles de la poliomyélite.

 

Ex-milices /Bagarres à Juba

De grosses bagarres ont eu lieu autour de barges au port de Juba qui n'ont provoqué que quelques égratignures. Des dépêches d'agence incompréhensibles ont paru. Voilà le fin mot de l'histoire. Comme on sait, la milice pro-gouvernementale South Sudan Defence Force de Paolino Matiep s'est ralliée à l'ALPS. Comme nous l'avons rapporté, son intégration pose maints problèmes. En l'attendant, Salva Kiir avait fait venir à ces ex-miliciens, nourriture et uniformes par barges. Quand ils sont venus récupérer leur bien, des personnes mal identifiées s'y sont opposées, les considérant toujours comme des ennemis. De Khartoum, le bruit a été lancé que Paolino Matiep était mort (tué par qui ? dans que but ?). L'intéressé a démenti en se fâchant du bruit et appelé le Sud-Soudan au calme.

Des hommes qui appartiendraient à l'ALPS ont kidnappé un officier du groupe consultatif des milices, engagé dans le désarmement, et pillé sa maison. Les NU, l'armée soudanaise et l'ALPS (Joint military team), mènent l'enquête

 

1000 tués dans l'Etat des lacs en depuis deux ans dus à des combats inter tribaux.

La situation s'améliore avec le récent désarmement, l'emprisonnement de 500 personnes - dont des chefs tribaux -, accusées de cacher des armes, et l'interdiction de nomadiser hors des limites des Etats afin d'éviter le vol de bétail. Cette interdiction est appliquée aussi à Warrap, Unité, l'Equatoria centrale et Jonglei).

 

Salva Kiir a interdit aux soldats d'entrer armés dans les bars, restaurants et discothèques.

 

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