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Numéro 141 - Mars - avril
2007
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DAR FOUR
A Omdurman, ville jumelle de Khartoum
Violent accrochage entre la police et les signataires de l'accord d'Abuja
Minni Minawi pose des conditions
Minni Minawi, le seul signataire des faux accords de paix d'Abuja, est théoriquement, sinon dans les faits, le quatrième personnage de l'Etat. Il aurait été nommé gouverneur d'un des Etats du Darfour. Depuis, il est toujours à Khartoum. Il y était venu après la « paix » avec certains de ses hommes censés faire le lien avec le gouvernement. Le 24 mars, la police a encerclé la maison occupée par le MLS/Minawi, y a pénétré et tué quatre de ses occupants. Elle a mis le feu à un véhicule occupé par quatre soldats qui furent brûlés vifs. Le MLS riposta, tuant deux policiers. Une femme fut aussi tuée, portant le nombre des morts à onze. Au départ, la police voulait emmener pour les interroger deux membres du MLS//Minawi, impliqués dans un problème de circulation, ce que le MLS refusa, prétendant selon certaines sources, que ses membres à Khartoum bénéficiaient d'un statut diplomatique. Quarante-et-un ou quarante-huit MLS auraient été faits prisonniers et d'après un témoin cité par AFP, la zone où l'accrochage eut lieu fut transformée en « véritable champ de bataille » pendant plusieurs heures. « Les rues étaient désertes à l'exception de la police et de ses véhicules blindés. La police patrouillait et tirait à l'arme légère sur les hommes du MLS qui répondaient de l'intérieur du domicile » attaqué. La police parcourait Khartoum avec des porte-voix, disant de ne pas se rendre à Omdurman. Le 1er avril, Minawi déclara que l'attaque était due « à des policiers qui n'aiment pas l'accord de paix d'Abuja ». Auraient-ils pu transformer les rues d'Omdurman en champ de bataille sans l'aval des forces de sécurité ? Lors de l'enterrement, Minni a exigé, pour continuer à participer au gouvernement, que celui-ci autorise l'entrée des forces des Nations-Unies pour faciliter l'aide humanitaire, qu'il présente les inculpés à la Cour pénale Internationale et qu'il désarme les janjawid (Sudan Tribune 5 avril). |