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Numéro 141 - Mars - avril
2007
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DAR FOUR
Exactions - Humanitaire
Exactions Bombardements de civils en janvier (bombes et barils de pétrole), attaques de camps de déplacés, viols...le chaos généralisé continue. Depuis le commencement de sa mission début 2004, l'Union Africaine a eu 16 soldats tués, dont 8 tout récemment, un disparu, et 91 véhicules volés. Selon les NU (14 mars), les violences des anciens rebelles, devenus milice gouvernementale (ALS Minni Minawi), s'accroissent encore. En janvier et février, 80 000 personnes se sont enfuies de chez elles pour échapper aux forces gouvernementales et à leurs milices. Le 22 janvier, l'enclos d'une ONG où se tenait une réunion amicale entre eux, des membres de l'UA et des NU, fut envahie par des forces de police et de sécurité. Vingt personnes, dont cinq membres des NU, furent arrêtées, sévèrement battues et insultées avant d'être relâchées. L'accord sur le Statut des Forces n'était donc pas respecté, dirent les NU. Cela fait partie de la campagne d'intimidation de Khartoum.
Humanitaire Le sous-secrétaire général des NU aux Affaires humanitaires, Holmes, a déclaré au Conseil de Sécurité que le Soudan blâmait les travailleurs humanitaires pour activités politiques inappropriées, quand en fait le gouvernement ne tolère pas qui parle de violations du droit humanitaire (Nations-Unies 04 04). « Le gouvernement a construit un système de demandes bureaucratiques extrêmement onéreuses qui paralysent l'effort d'aide. Il est lent et difficile pour les visas, les permis de voyage, il impose des droits de douane élevés et retarde l'envoi des équipements de Port-Soudan. En 2005 l'aide était plus facile », a déclaré le représentant de Bush au Soudan, AndewNatsios. Après des mois d'une telle situation, le Soudan a signé un accord avec les NU, s'engageant à faciliter les choses. D'autre part, un comité, co-présidé par le ministre des Affaires Humanitaires (actuellement recherché par la CPI, VS) et l'adjoint du coordinateur des NU, se réunira tous les mois, ce qui provoque « un espoir partiel ».
Selon MSF, un tiers du territoire est temporairement ou durablement inaccessible aux organismes d'aide. Il s'agit des zones rurales en général et, en particulier, des régions dans lesquelles se concentrent les affrontements: Le Nord Darfour (Mellit, Kutum..), zones semi désertiques et à faible densité de population, déjà vidées largement de leurs habitants. Nul doute que les populations encore présentes dans ces régions survivent de façon très difficile. Les régions frontalières du Tchad au nord d'El Geneina, disputées par au moins quatre milices d'auto-défense dont certaines sont très soutenues par le gouvernement soudanais. On estime à 30 000 le nombre de déplacés privés d'assistance dans cette région. Le croissant Korma, Tawila, Shangil, Tobaya situé à l'intersection de quatre lignes de Front (NRF/ gouvernement/ ALS Minni Minawi/ALS Abd el Wahad), où se répartissent plusieurs camps de déplacés bénéficiant d'une aide sporadique.
Selon le président d'Action Contre la Faim, les programmes ont été suspendus à cause des attaques, surtout pour les vols de véhicules et à cause de l'apparition de nombreuses factions rebelles sans chaîne de commandement identifiable, ce qui ne permet pas d'obtenir des garanties de sécurité. Selon d'autres sources également sur le terrain, la sécurité alimentaire de 70 % de la population n'est pas assurée, et en janvier, l'accès des organisations humanitaires a baissé de 64 %.. De nombreux camps sont surchargés ; à al Salam l'eau manque, Abou Shok est fermé aux nouveaux arrivants, Zam Zam est proche de la saturation. D'autre part, des camps attirent des migrants économiques, tandis que d'autres personnes les fuient pour se réfugier en zone rebelle.
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