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Numéro 138 - novembre - décembre
2006
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DROITS DE L'HOMME
Mohammed Fateh Ibrahim , (Mo Ibrahim), self-made man soudanais, a vendu sa société de télécommunications pan-africaine à la Koweiti MTC pour 3,4 milliards de dollars. Il vient de fonder un prix annuel de 5 millions de dollars, à être donnés en 10 paiements annuels de 500 000 dollars, plus après les 10 ans, 200 000 dollars destinés à des projets, prix destiné à un chef d'Etat africain subsaharien. Pour être éligible, le chef d'Etat doit avoir quitté le pouvoir– un encouragement à ne pas s'y accrocher. Il devra aussi avoir « amélioré la vie de ses concitoyens de manière significative. » C'est un prix de bonne gouvernance. Le prix sera accordé par un comité nommé par la fondation Mo Ibrahim qui inclut Marie Robinson, ancienne présidente d'Irlande et Salim Salm, ancien leader de l'OUA. .Kofi Annan a été approché pour le présider. Ce comité sera informé par, mais pas tenu d'obéir à, une « table de gouvernance » organisée par Robert Rotling qui enseigne la politique publique à l'école Kennedy de gouvernement, Université de Harvard. L'information concernera 50 variables axés sur le développement économique et la sécurité. Si personne ne mérite le prix, il ne sera pas attribué. Les avantages et inconvénients du prix, comparés à d'autres investissements, donnent lieu à de grands débats.
L'avocat Four Salih Mahmoud Osman a reçu le grand prix de Human Rights Watch. Il a défendu bénévolement et quelle que soit leur appartenance ethnique, des centaines de victimes de violations des droits de l'homme au Darfour, détenues arbitrairement et torturées pour avoir contesté la politique gouvernementale ou avoir appartenu à la même tribu que les rebelles. Il a travaillé avec la Sudan Organization Against Torture (SOAT).
Le Conseil des Eglises du Soudan (ex-zone gouvernementale) et le Nouveau Conseil des Eglises du Soudan (ex-zone ALPS) préparent leur fusion. Le très courageux Cardinal Gabiel Zubeir Wako, a célébré le 25ème anniversaire de sa nomination à la tête du diocèse de Khartoum.
La seule explication que l'on ait concernant le meurtre du journaliste Mohammed Taha, se trouve in Sud-Soudan, Corruption.
Al Fahir Satti, journaliste de Al Sahafa est prisonnier au secret sans que personne n'en ait été avisé (Sudan Tribune, 24 11).
Le MLPS a porté plainte contre le journal Al Intibaha , l'accusant de promouvoir des sentiments raciaux et religieux contre le Mouvement pour créer une sédition (Juba Post, 24.11). |