Numéro 136 - mai - juin 2006

 

Développement

IRIN 25 05 (Traduit et résumé par VS)

Jusqu'en 1843, le blocage du Bahr el Gebel et du Bahr el Ghazal par des papyrus, des nénuphars et des herbes de toutes sortes, empêcha le voyage au Sud Soudan. Avec la guerre cet état de choses revint. Les rivières viennent d'être débloquées, en zone pétrolière, de Rubkona à Bentiu, ce qui les ouvre à nouveau aux bateaux. Durant la guerre les civils furent brutalement chassés de leurs zones campagnardes pour l'exploitation pétrolière. Les villes se transformèrent en larges camps de personnes déplacées, à la merci des forces armées, dans un environnement malsain et sans sécurité. Après la paix, les deux principales milices progouvernementales continuèrent à harceler et taxer la population. « Elles étaient le pouvoir et la police ». Depuis qu'elles ont rejoint le MLPS une certaine stabilité est revenue, non sans tensions. Des maisons appartenant à des miliciens ayant préféré rejoindre l'armée soudanaise, furent brûlées. Les mouvements de pasteurs arabes conduisent à un accroissement d'enlèvements de femmes et d'enfants et au vol de bétail. Mais les routes sont réhabilitées et le commerce reprend, quoique les commerçants se plaignent de barrages tenus par des hommes armés non identifiés. Les femmes sont de nouveau vêtues en robes africaines.

 

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