Numéro 136 - mai - juin 2006

 

Retour des déplacés

L'Organisation Internationale pour les migrations a mis sur pied des centres d'information dans les camps de déplacés, (pas dans les bidonvilles, le gouvernement s'y opposant), pour répondre aux questions et enquêter sur le désir de retour. Les déplacés demandèrent quand le retour organisé commencerait, qui paiera le retour, si les mines ont été enlevées, quels services existent au Sud, sécurité sur les routes et une fois arrivés, sécurité alimentaire, aide, éducation. Sur 7000 personnes interviewées en juin 2005, représentant 45000 personnes, 80% déclarèrent vouloir rentrer, 10% n'étaient pas décidées.

Une autre enquête faite en octobre 2005 par Enfants du Monde à el Fatah 3 montrait que 2/3 des gens envisageraient de rester pour profiter des parcelles qu'on devait leur attribuer. [Les résultat de ces enquêtes dépendent souvent des idées et buts que les enquêtés prêtent aux enquêteurs plus que de la réalité de leurs vœux VS].

Certains observateurs pensent que le CN veut que des Sudistes restent pour remplir des emplois non qualifiés. Le MLPS souhaite qu'ils rentrent chez eux pour rebâtir le Sud et voter (ICCO)

« Certains responsables des NU semblent un peu puristes : tout doit être prêt avant que le premier convoi s'ébranle. [ce qui n'empêche pas les nombreux retours individuels]. D'autres agissent plus pragmatiquement dont le HCR qui réhabilite les structures sociales de base des zones d'accueil. ». Les Dinka, réfugiés au Darfour, sont rentrés au Bahr el Ghazal. Ceux réfugiés en Equatoria qui avaient traversé le Nil à Juba, sont toujours autour de cette ville, craignant des vols de bétail sur la voie du retour.

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