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Numéro 136 - mai - juin 2006
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Droits de l'homme
- Le CN avait, lors de la paix, promis de revoir les règles des forces de sécurité. Elles continuent de jouer leur rôle principal en empêchant l'opposition au Congrès National de se développer. Elles attaquent et dispersent manifestations et réunions politiques, elles arrêtent les suspects d'opposition, elles conduisent des fouilles et saisissent les biens d'opposants. Les partis politiques seraient capables de beaucoup s'ils n'étaient terrorisés par la crainte de la torture. Les renseignements militaires ont aussi supprimé des droits civils et politiques (HRW). - Alors que les lourds impôts sont scrupuleusement levés sur les industriels et commerçants appartenant aux partis d'opposition, ils ne le sont quasiment pas sur les membres du Congrès National de Béchir (Anonymes).
- La Commission d'Aide Humanitaire (HAC) surveille toutes les activités des ONG nationales et étrangères. Pour être employé par ces dernières, c'est au HAC qu'il faut s'adresser. Un membre du HAC assiste à l'entretien d'embauche avec les ONG. Il semble certain que le HAC rende compte directement aux services de sécurité. Le MLPS n'est pas encore arrivé à faire changer les choses. Depuis les années 90, le HAC oblige les ONG étrangères à se jumeler avec des ONG locales. Au début il s'agissait de les obliger à travailler avec des ONG islamistes bien connues. Récemment le HAC a suscité un grand nombre d'ONG. En 2005 la Commission Nationale pour combattre la désertification était composée d'une douzaine d'ONG. Le représentant du HAC venu assister à la réunion amena une quinzaine de nouvelles ONG qui saisirent les rênes de l'assemblée. La Commission ne fonctionne plus. Pendant le sommet de l'Union Africaine, des organisations de la société civile voulurent réunir un forum pour faire pression durant le sommet. Avant qu'elles entrent, le hall était rempli de centaines de membres d'organisations progouvernementales nouvellement établies. Le résultat fut un échec total. Les déplacés près de Khartoum sont souvent organisés selon des lignes tribales et langagières. Ils sont représentés par leurs chefs. Le gouvernement cherche à les corrompre afin qu'ils persuadent leurs communautés d'obéir aux décisions gouvernementales. Quand il n'y arrive pas, il nomme d'autres chefs dits « politiques ». Les forces de sécurité ont beaucoup d'informateurs à l'intérieur des camps. Il y a aussi des « comités populaires » que les gens pensent être des représentants du Congrès National. Parfois des membres de la communauté forment des CBO, organisations basées sur la communauté, dont le Congrès National se méfie beaucoup. Ils doivent s'enregistrer auprès du HAC dont un membre assiste aux réunions (ICCO).
- On se souvient des malheurs des réfugiés sud-soudanais au Caire. Nombreux parmi eux ont fui en Israël. Ils ne peuvent y obtenir l'asile car leur pays, membre de la Ligue Arabe , y est considéré comme un État ennemi. Deux cents vingt d'entre eux y sont donc en prison. Une centaine d'autres n'auraient pas été trouvés. (ST AP 03 06). - - Quatorze mille cas de choléra ont été détectés au Sud Soudan, causant 424 morts. L'OMS craint que l'épidémie ne se répande dans d'autres pays.
- Le gouvernement soudanais avait annoncé à grand renfort de publicité, donner 20 000 tonnes de sorgho au Darfour. Le PAM les teste pour savoir si elles sont propres à la consommation humaine, elles sont pleines d'insectes (Reuter 07 06) 3153 |