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Numéro 136 - mai - juin 2006
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Politique Intérieure
APPLICATION DE LA PAIX DU SUD
« A moins que nous ne progressions sur ces points, je ne vois pas comment le reste de l'accord de paix survivra » Salva Kiir Après cet avertissement, lors de la rencontre des bureaux exécutifs du Congrès National (Béchir) et du MLPS, Salva Kiir énuméra les plus importants « problèmes brûlants » dans la (non) application de la paix. Ce sont, le délai pour l'adoption des frontières d'Abyei, la lenteur du retrait de l'armée soudanaise du Sud, et du Kordofan (i.e. Abyei et les Monts Nouba), le délai pour démarquer les frontière Nord-Sud de 1956, l'(in)exactitude des comptes pétroliers, la présence de milices « soudanaises » au Sud et au Kordofan et de rebelles ougandais en Equatoria que le peuple du Sud attribue à l'armée soudanaise, des lois en contradiction avec la Constitution , des délais dans la restructuration du service civil soudanais, des interventions de ministres et officiels du gouvernement central qui établissent des contacts directs (donnent des ordres) avec les gouvernements des États du Sud sans passer par le gouvernement du Sud Soudan. Il demande enfin une harmonisation de la politique étrangère, qui ne doit pas être partisane- coup de patte au décevant ministre MLPS des Affaires Étrangères. Il ne fit qu'une allusion lointaine au statut, laïc ou non, de Khartoum.
Le seul résultat fut que l'on décida de rencontrer les autres forces politiques, de former des « institutions de partenariat » et de se voir à nouveau. |