Numéro 135 - mars - avril 2006

 
 

Salva Kiir au consortium pour le Soudan à Paris

Il s'est tenu à la Banque Mondiale. Salva est arrivé dans son avion personnel ; depuis la mort de Garang dans un accident d'hélicoptère, le premier vice-président en a un à sa seule disposition. Il était accompagné du ministre du gouvernement central des Affaires humanitaires, un homme du Congrès National (CN), de  Tilar Deng, son ministre des affaires présidentielles, de trois dames ministres dont Rébecca Garang, qu'on n'a pas vue aux conférences de presse.

Parmi les invités, Robert B. Zoellick, le secrétaire d'État adjoint des États-unis qui donnait sur l'organisation des ordres qu'on ne lui demandait pas. Il a rappelé l'urgence d'une solution au Darfour. Et a mis en garde contre la mauvaise utilisation de l'argent du pétrole. Pour Pronk, le représentant des Nations unies au Soudan, la communauté internationale doit séparer les problèmes du Darfour de ceux de la mise en œuvre de la paix au Sud. Pour le Darfour, il a conseillé de se lancer dans le développement sans attendre la paix (sur laquelle il ne semble pas trop compter). Il a ajouté que la transparence des comptes pétroliers n'était pas seulement une demande du gouvernement du Sud-Soudan, mais aussi des Nations unies, leur aide en dépendant. Sur cette transparence sont revenus le ministre du Développement international de Norvège ainsi que les représentants des gouvernements et des organisations internationales. [Outre l'argent du pétrole donné à d'autres comme l'a dit Salva Kiir, la fausse délimitation de frontières qui permet de donner moins d'argent du pétrole au Sud, l'ignorance du Sud de la quantité de pétrole exploité, les calculs gouvernementaux mettent en 2005 le baril de pétrole à $23,60 le baril, alors qu'il a atteint $60 sur le marché mondial.]

Le ministre norvégien s'est agacé des lenteurs de la mise en œuvre de la paix, comme son homologue britannique. Ce dernier a aussi regretté le manque de collaboration de Khartoum quant à la réforme des services de sécurité [dans un sens plus respectueux des droits de l'homme].

 

Les pays donateurs ont été satisfaits de l'utilisation de l'argent, ils ont répété leurs engagements et certains ont promis plus.

Le Koweit devient le premier pays arabe à investir au Sud-Soudan, avec la réhabilitation du Port de Juba, la construction dans cette ville d'un hôtel 5 étoiles, et la création d'une industrie de pêche. Les autres pays arabes promirent sans début de matérialisation.

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