Numéro 135 - mars - avril 2006

 
 

Dits de Salva :

« Parfois la langue heurte les dents et se fait mal, mais langue et dents sont dans la même bouche et la langue ne peut s'en aller…Les spectateurs d'un match de football se plaignent toujours des joueurs. Ils sont meilleurs joueurs que les joueurs. »

« Lorsque 48 heures après la disparition de Garang, je lui ai succédé, je m'étais toujours battu à ses côtés, mais je ne savais rien des affaires. »

« Le Soudan fait partie des Nations unies, être fâché avec elles, serait être fâché avec soi ».

Quand Salva comprit que le CN ne donnerait jamais au MLPS ni le ministère de l'énergie, ni celui des finances, il demanda conseil aux instances MLPS. « Il faut l'exiger. -Alors je reprends la guerre ? -Non. Nos partenaires du CN y mettent de la mauvaise volonté, mais il n'est pas encore temps de reprendre la guerre…….. Si les Sudistes sont mécontents, ils voteront non au référendum. Si je suis le seul à vouloir l'unité, nous aurons l'indépendance. »

Sur une déclaration de Lam Akol, ministre shillouk (sudiste) des Affaires Étrangères : « S'il l'a dit, c'est sans l'accord du MLPS » avant de grommeler quelque chose entre les dents. Lam Akol, contrairement à l'attente, a une attitude extrêmement favorable au CN, mais il est le garant de la fidélité shillouk.

Interrogé sur l'ordre du jour du Sommet arabe : « Je ne sais pas, on ne m'en a pas parlé. » Ambiance.

Sur l'accident de Garang : «  La Commission n'a pas rendu ses conclusions. Je ne sais qui accuser . »

Et enfin ses gardes de Sécurité (du Nord), en substance : Nous l'appelons Monsieur le Premier vice-Président mais nous contrôlons parfaitement la situation.

 

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