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Numéro 135 - mars - avril
2006
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FRONT EST
Le gouvernement lève des milices et interdit l'aide
Début mars, le Congrès Béja a remis un mémorandum au rapporteur des Droits de l'Homme Sima Samar, lui demandant une enquête sur les meurtres de janvier 2005 à Port-Soudan, exprimant ses craintes sur les déchets toxiques grecs jetés dans l'Est et sur la transformation de l'hôpital d'Aroma en camp militaire ce qui a réduit les services médicaux. Le gouvernement soudanais a donné l'ordre à deux ONG américaines, l'International Rescue Committee et Samaritan Purse de se retirer de l'Est, l'une des régions les plus pauvres du monde. Ces ONG étaient les seules présentes sur le terrain à fournir de la nourriture, des soins de santé de base, des vaccinations, de l'eau potable, des services d'éducation et une formation aux sages-femmes, destinée à diminuer les taux très élevés de morts à la naissance. Pour le Congrès Béja : « ils les ont expulsés car ils veulent rendre la vie de notre peuple encore plus misérable. » Les NU ont tenu le gouvernement responsable pour la détérioration de la situation humanitaire, et l'ont accusé de restreindre les mouvements de leurs travailleurs, ce qui a conduit nombre d'entre eux à quitter l'Est. Le Front Est déclare que le gouvernement lève des milices. Pour les NU, lors de l'incident d'Hamashkoreib (lire le dernier VS), des milices étaient présentes. Le Front Est accuse aussi le gouvernement d'attaques, y compris avec des grenades, contre des civils à Kassala, qui ont tué 12 personnes et en ont blessé au moins 20 autres. Les pourparlers de paix ont été remis sine die à cause d'un désaccord concernant le rôle qu'y jouerait l'Érythrée. D'autre part, cinq membres du Congrès Béja appartenant à l'équipe de négociations ont été arrêtés alors qu'ils allaient se consulter avec des commandants rebelles. L'ALPS n'a pas encore quitté la région |