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Numéro 135 - mars - avril
2006
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SUD-SOUDAN
Sécurité
Rappelons que les SSDF, naguère milices progouvernementales, se sont rattachées à l'Armée de Libération du Peuple Soudanais (ALPS), sous la direction de Paolino Matiep et selon l'accord de paix. Toutefois quatre de ses commandants se sont rattachés à l'armée soudanaise. Paolino Matiep a accusé les renseignements soudanais d'avoir, sans l'aval de Béchir, fait poser des mines contre un de ses convois à Abyei alors qu'il se rendait du Nord au Sud rejoindre l'ALPS. Pronk s'en est ému, les SSDF rattachés à l'ALPS étant nombreux à devoir aller au Sud (ST 15 03).
Selon International Crisis Group , des éléments sous le contrôle du Général Simon Gatwich, un SSDF rallié à l'ALPS, cherchèrent à désarmer de force à Yuat, la population locale bien armée, sans lui expliquer les nouveaux accords. Les combats firent de 70 à 200 victimes. Le gouvernement du Sud-Soudan réagit rapidement avec l'aide des NU, d'abord pour expliquer les nouveaux accords à la population, ensuite organiser des réconciliations auxquelles prit part Riek Machar, le vice-président du Sud-Soudan. L'arrivée des SSDF au sein de l'ALPS devrait amener une plus grande diversité tribale tant à elle qu'au MLPS, la branche politique. Un des problèmes est que les SSDF ont beaucoup plus d'officiers supérieurs, disposition prise par Khartoum pour gêner leur intégration à l'ALPS.
L'Armée de Résistance du Seigneur, (ARS), groupe rebelle ougandais, déstabilise de plus en plus la région aux alentours de Juba ; elle se met en embuscade, et pose des mines antipersonnelles. Elle ne serait basée que dans des zones tenues près de Juba par l'armée soudanaise, qui l'aiderait et ne doit quitter la ville qu'à la mi-2007 (HRW 08 03 06). La région risque la famine car l'ARS empêche les agriculteurs de travailler. Des associations soudanaises ont fait appel aux Nations Unies contre la LRA. Jetteraient aussi le trouble des pasteurs tchadiens Amboro. (SRS 06 03).
Compte tenu de la situation, les autres incidents n'ont pas été trop nombreux. Un enfant a été tué et quatre blessés par l'explosion d'une mine dans la ville de Malakal. Le gouverneur adjoint de Malakal a dit aux démineurs des NU, soit de déminer Malakal, soit de s'en aller. Ils avaient reçu l'ordre de commencer par déminer les routes humanitaires. Deux inconnus ont attaqué l'enceinte d'un centre de rapatriement de l'UNHCR à Yei, tuant un homme et en blessant deux autres. En Équateur, dix villageois ont été tués dans des combats tribaux entre Dinka Bor et Moru. Les Dinka doivent retourner dans leur région d'origine, en Equatoria ils se conduisent en pays conquis. |