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Numéro 134 - janvier - février
2006
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SUD-SOUDAN
Mise en œuvre difficile de la paix La colère de Salva Kiir, premier vice-Président du Soudan, fut suscitée par la mauvaise foi de Khartoum. Pour être conciliant il avait accepté que le MLPS n’ait ni le ministère du Pétrole, ni celui des Finances. Tout se passa alors comme si Béchir en avait déduit qu’il pouvait ne pas accorder d’importance à l’accord de paix. Salva Kiir aurait proposé un plan de paix avec le Darfour, Béchir n’en aurait tenu aucun compte. Avant le sommet africain il aurait demandé des renseignements sur ses tenants et aboutissants, on lui aurait répondu de ne pas s’en occuper –quitte à faire critiquer son manque d’implication par la presse aux ordres. Abyei n’est pas dans le Sud actuellement mais devra voter pour choisir s’il veut en faire partie. La délimitation de ses frontières a été faite par une commission internationale, il n’y a aucune application, ce qui met hors de lui Deng Alor, ministre au gouvernement central des Affaires présidentielles, un homme d’Abyei. Les autres commissions établies ne se sont jamais réunies, ce qui les empêche de prendre des décisions qui pourraient contrarier Béchir. Parmi elles, celles du pétrole. Béchir continue à ne pas donner sa véritable part au gouvernement du Sud-Soudan. D’autres commissions n’ont pas été créées, dont celle des frontières Nord Sud, qui sans mystères doivent reprendre les frontières du 01 01 56. Béchir en profite pour les modifier et allouer au Nord une partie du pétrole du Sud. N’ont pas non plus été créées, les Commissions des droits de l’homme, du Service national, de la propriété de la Terre, des droits des non musulmans à Khartoum, et la Commission électorale. L’armée soudanaise devait se retirer du Sud-Soudan Elle est très en retard sur les dates prévues. Le réseau des ONG soudanaises regrette que dans les commissions existantes, la société civile ne soit pas représentée, que les membres soient des inconnus, et que peu d’informations filtrent. Ces naïfs croient apparemment qu’elles se réunissent. La plus grande capacité de nuisance de Béchir : la réconciliation
Sud/Sud. Rébecca de Mabior, veuve de Garang et ministre des routes du Sud Soudan, invitée par Bush, déclara à l’université de Washington DC : « Notre plus grand défi est malheureusement avec nos partenaires du Congrès National. Ils essaient de renégocier l’accord de paix, et de miner notre statut au sein du gouvernement d’unité nationale. En examinant les institutions gouvernementales, vous verrez que le CN a établi d’autres institutions parallèles à celles prévues au traité de paix. La plupart de ces institutions …rappellent trop l’ancien régime avec lequel nous avions décidé d’en finir lors de la signature du traité de paix. En même temps nous devons déchiffrer les manquements du MLPS. Si le Nord continue, le Sud Soudan votera pour la séparation... Le Darfour, les Monts Nouba, le Nil Bleu Sud et l’Est suivront. Ce qui arrive au Darfour est inhumain et ne peut garder le pays uni….. ». Elle fait preuve d’une grande loyauté à l’égard de Salva Kiir. Les Églises s’efforcent beaucoup de faire connaître l’accord de paix et de réussir la réconciliation. Elles ont établi une ONG à Juba qui s’active déjà. Incidents Santé |