| Béchir : « Notre priorité est d’éliminer
la rébellion, tout hors la loi est notre cible…Nous utiliserons
l’armée, la police, les moudjahidin, les cavaliers [janjawid] » (31
12 03). Il n’a jamais dit avoir changé d’avis.
Le doux et patient Jan Pronk, le 13 janvier : « Après trois
ans de tueries et de nettoyage ethnique au Darfour, nous devons admettre
que notre stratégie de paix a échoué. Tout ce que
nous avons fait fut de ramasser les morceaux, agissant trop peu et trop
tard. La responsabilité fondamentale repose sur les auteurs des
crimes. Mais nous devrions faire plus pour les arrêter et mettre
un terme à l’impunité ».
Kofi Annan a perdu patience le 14 janvier : « Le gouvernement soudanais
doit maintenant accepter des troupes internationales sur son territoire
pour apporter la paix à une région dévastée
par une campagne de nettoyage ethnique qui a fait plus de 300 000 morts. …Je
cherche un mandat pour arrêter le carnage, le viol et le pillage. … Le
gouvernement soudanais a dit jusqu’à récemment qu’il
n’accepterait que des troupes africaines. Mais nous sommes au-delà de
cela».
L’UA a dit au gouvernement soudanais « que si elle acceptait
les troupes des NU, le Soudan n’aurait qu’à s’incliner ».
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