Numéro 133 - novembre - décembre 2005

 
 


Politique Intérieure

La communauté internationale s’inquiète des lenteurs de la mise en œuvre du processus de paix et en fait de la mauvaise volonté de Khartoum. Un exemple, la responsabilité de l’aviation civile a été enlevée au ministre MLPS des transports, Kuol Manyang Ajok par décret présidentiel. Les NU ont fait connaître leur anxiété. Les États-unis s’interrogent aussi sur le nombre de ministres ennemis de la paix dans le gouvernement central. La visite prévue fin novembre de Condolezza Rice pour parler de cette paix à Khartoum semble avoir été annulée après les commentaires désobligeants de Béchir sur Zoellick (lire Ils ont dit).
L’accord de paix contient un chapitre sur la situation spéciale de Khartoum. « La signification particulière » du respect de toutes les cultures et croyances dans la capitale nationale « symbolise l’unité nationale ». Le comité joint n’est pas arrivé à un accord sur l’administration de Khartoum. Le CN considère Khartoum comme une ville du Nord soumise à la charia et le MLPS comme une capitale nationale où tous les Soudanais doivent se sentir chez eux.
L’ALPS a assimilé les Sudan Alliance Force qui combattaient le gouvernement soudanais sur la frontière érythréenne et qui, aux termes de l’accord de paix étaient considérée comme une milice devant se rallier soit au gouvernement soit à l’ALPS.

L’homme de la rue au Nord est déçu, il espérait que la politique soudanaise serait démocratique et respectueuse des droits de l’homme, qu’elle lutterait contre la pauvreté et la marginalisation. Rien n’a changé.

Sans surprise, el Béchir a été réélu président de son parti politique le Congrès National. (Xinhua 25 11)

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