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Numéro 133 - novembre - décembre
2005
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Affaires Étrangères
| Les États-unis ont renouvelé leurs sanctions pour terrorisme
contre le Soudan à cause du Darfour et il ne semble pas que Salva
Kiir ait plaidé ce dossier lors de sa visite. Les signaux hétéroclites
de l’administration américaine, alternativement condamnant
et louant le régime soudanais, ont peu fait pour que le Soudan
mette le holà aux activités des janjawid. « Si les Évangélistes
n’en font pas une priorité, l’administration n’en
fera pas une priorité » a déclaré un haut
fonctionnaire. La crise du Darfour déstabilise le Tchad et l’Afrique Centrale
Des mutins tchadiens, appartenant à la garde présidentielle
de Déby et apparemment faisant partie de ces Zaghawa hostiles à la
politique pro soudanaise de Déby, se sont mutinés sous
le nom de SCUD, et rendus au Soudan, dans le Jebel Moun. Ils veulent
que Déby abandonne le pouvoir. Les mutins seraient selon eux 800,
selon le gouvernement, 40. Déby a licencié la garde présidentielle
et l’a remplacée par une autre unité, tirée
de l’armée et de la police. Le Soudan s’est engagé à désarmer
les mutins et à les traiter comme des réfugiés.
Mais un accord entre Khartoum et N’Djaména obligerait les
deux gouvernements à ne pas accorder refuge à leurs opposants
armés. L’armée soudanaise affirme avoir expulsé du
Jebel Moun les mutins, détruisant une grande partie de la force
et faisant un prisonnier. Lors de la visite récente, au Vatican, du Cardinal Zubeir Wako, archevêque de Khartoum, le pape Benoît a dit en substance que « l’Eglise se sent le devoir, de contribuer au processus de pardon » comme le disent les évêques du Soudan depuis longtemps. Benoît XVI a aussi mentionné les « horreurs » de la région du Darfour, mettant l’accent sur la « nécessité d’une plus grande résolution internationale de garantir la sécurité et les droits humains fondamentaux pour la population ». |